acide désoxyribonucléique (ADN) l.m.
deoxyribonucleic acid
Acide nucléique présent dans les noyaux et les mitochondries de toutes les cellules vivantes et renfermant l'ensemble des informations génétiques de l'individu, nécessaires au développement et au fonctionnement d'un organisme.
Il est composé de deux chaînes de nucléotides dans lesquels le sucre est le désoxyribose et les bases l’adénine, la cytosine, la guanine et la thymine dont la séquence détermine le code génétique. Les deux chaînes s’enroulent l’une autour de l’autre pour former une double hélice ; elles s’attachent l’une à l’autre par des liaisons hydrogène entre deux bases complémentaires (adénine-thymine ou cytosine-guanine).
La molécule d'ADN est caractérisée par l’ordre de ses bases azotées. Il s'agit d'un langage codé en "séquence de bases". On dit ainsi que l'ADN est le support de l'information génétique, car il est comme un livre, un plan architectural du vivant, qui oriente, qui dicte la construction des principaux constituants et bâtisseurs cellulaires que sont les ARN qu'ils soient directement fonctionnels (ARN ribosomiques dont certains ont une activité enzymatique, ARN de transferts, miRNA et autres) ou qu'ils codent la Synthèse de protéines (chaînes polypeptidiques).
L’ADN joue un rôle clé dans les caractéristiques héréditaires de la plupart des organismes vivants en apportant l’information génétique nécessaire à la synthèse des protéines dans les cellules. La division cellulaire s’accompagne d’une réplication de l’ADN en deux brins identiques à la molécule d’origine.
F. Miescher, médecin suisse, première identification (1869) ; F. Crick, médecin britannique et J. Watson, médecin américain, tous les deux prix Nobel de médecine en 1962 (1953)
[C1, C3, Q1]
Édit. 2020
appariement des bases l.m.
base pairing
Association par liaison hydrogène de deux bases d’un acide nucléique, cette association spécifique ayant lieu entre une base purique et une base pyrimidique, dites bases complémentaires.
Elle permet la formation de molécules d'ADN double brin, d'hybrides ADN-ARN et de séquences double brin de l'ARN. Les appariements habituels selon Watson et Crick sont AT, CG, AU. D'autres appariements peuvent avoir lieu, en particulier avec l'ARNt.
complémentarité des bases nucléiques l.f.
nucleic bases complementarity
Capacité des bases nucléiques (puriques ou pyrimi
Les associations de bases complémentaires sont : A et T dans l'ADN, A et U dans l'ARN, C et G dans l'ADN et l'ARN.
→ appariement des bases, base purique, base pyrimidique
[C1,Q1]
kilopaire-de-bases n.f.
kilobase pair
Unité utilisée pour la mesure de la taille d'un acide nucléique double brin et correspondant à une séquence de 1000 paires de bases.
Du fait de l'homogénéité et de la régularité de la structure de ces polymères, leur taille est corrélée à leur masse par la relation : 1 kpb = 0,6666 mégadalton.
Symb. kpb
mésappariement de bases l.m.
mismatch pairing
Appariement erroné entre deux bases des deux brins d'un ADN nouvellement répliqué.
Étym. mé-, mes-.. : préfixe négatif d’origine francique ; lat. par, paris : égal, semblable
→ correction d'épreuve, réparation d'un mésappariement de bases
substitution de bases l.f.
base substitution
Remplacement d'une base par une autre dans la molécule d'ADN pouvant conduire à une mutation dans le génome.
paire de bases l.m.
1) Appariement des bases azotées des nucléotides situées sur deux brins complémentaires d'ADN ou ARN.
Cet appariement a lieu à travers des liaisons hydrogène. Dans le cas de l’ADN, l’adénine (A) s’apparie avec la Thymine (T) et la Guanine (G) avec la Cytosine (C).
2) La notion de paire de base s’utilise également pour parler de la longueur d’un fragment d’ADN.
Ainsi, un fragment d’ADN de 20 pb correspond a deux brins complémentaires de 20 nucléotides chacun.
Sigle pb
[Q1]
Édit. 2018
bases de l'ADN l.f.p.
Bases azotées, situées par paires et reliant les deux chaînes de l'acide désoxyribonucléique (ADN).
On distingue les bases puriques (adénine, guanine) et les bases pyrimidiques (thymine et cytosine).
→ acide désoxyribonucléique, bases puriques, bases pyrimidiques
[Q1]
Édit. 2019
acide palmitique-acide oléique (rapport) l.m.
palmitic acid-oleic acid ratio
Concentrations relatives, dans le liquide amniotique prélevé par amniocentèse, de deux des constituants de la lécithine, qui participent à la structure du surfactant et donc, par ses propriétés tensio-actives, à la maturation du poumon fœtal.
La prépondérance de l'acide palmitique sur l'acide oléique à partir de 35 semaines d'aménorrhée atteste d'une concentration de surfactant suffisante pour maintenir à la naissance l'ampliation des alvéoles pulmonaires et éviter par conséquent la maladie des membranes hyalines.
[C2,K1,O6]
Édit. 2017