fascia péri-rénal l.m.
Édit. 2018
ganglions lymphatiques péri-œsophagiens l.m.p.
→ nœuds lymphatiques juxta-oesophagiens
granulome éosinophile (ou éosinophilique) péri-orificiel l.m.
eosinophilic granuloma
Lésion pouvant apparaître à tout âge, même dans la petite enfance, siégeant surtout dans les régions périanale et périvulvaire, mais plus rarement sur les organes génitaux masculins, dont l'aspect clinique, peu spécifique, associe œdème, ulcérations, papules souvent hémorragiques et ecchymoses et dont le diagnostic n'est porté que par l'examen histologique. La biopsie montre un dense infiltrat dermique polymorphe riche en histiocytes anormaux analogues à ceux de la maladie de Letterer-Siwe ou du granulome éosinophile des os, avec un nombre variable d'éosinophiles.
Ces lésions peuvent rester isolées ou être associées à d'autres manifestations de l'histiocytose langerhansienne.
A. Nanta (1936), A. Nanta et J. Gadrat (1937), A. Bazex (1937), dermatologistes toulousains, lésion rattachée à l'histiocytose langerhansienne par Andrews (1939)
→ granulome éosinophile vulvaire
hématocèle péri-tubaire l.f.
peritubal hematocele
Hématocèle développée autour de la trompe de Fallope, le plus souvent après fissuration d'une grossesse extra-utérine.
→ hématocèle, grossesse extra-utérine
[03]
hématocèle péri-utérine l.f.
peri-uterine hematocele
Hématocèle développée autour de l'utérus.
[03]
lentiginose péri-orificielle avec polypose viscérale l.f.
periorificial lentiginosis with visceral polyposis
Association d’une polypose gastrointestinale et d’une pigmentation mélanique exagérée de la peau et de certaines muqueuses, bouche et région anorectale, ou lentiginose périorificielle.
Affection héréditaire transmise sur le mode autosomique dominant ou à hérédité indéterminée, débutant généralement peu après la naissance, comportant des lentigines groupées autour de la bouche, sur les lèvres et assez souvent la muqueuse buccale, mais aussi sur les mains et les pieds et la région périanale, associées à une polypose digestive disséminée. Les polypes sessiles ou pédiculés, de surface lobulée, sont histologiquement constitués d’axes conjonctifs grêles et ramifiés, riches en fibres musculaires lisses, et tapissés de cellules intestinales cylindriques hautes et très mucosécrétantes. Considérés comme des hamartomes, leur cancérisation est fréquente.
J. L. Peutz, médecin interniste néerlandais (1921) ; A. Touraine, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1946) ; H. Jeghers, médecin interniste américain (1949)
Syn. syndrome de Peutz, syndrome de Peutz-Touraine, syndrome de Peutz-Touraine-Jeghers
lipomatose péri-vésicale l.f.
perivesical lipomatosis
Affection rare qui se traduit par un envahissement des espaces cellulaires pelviens périvésicaux par un tissu lipomateux dense, susceptible de comprimer la vessie et le segment pelvien des uretères.
Elle est cause de troubles mictionnels et surtout d'une certaine obstruction urétérale bilatérale. Elle est diagnostiquée principalement par le scanner pelvien. Son étiologie n'est pas connue. Son traitement chirurgical visant à l'exérèse du tissu lipomateux compressif n'est pas aisé en raison de l'absence de limitation ou de plan de clivage.
liposclérose péri-urétérale l.f.
retro-peritoneal fibrosis
Compression progressive, uni- ou bilatérale des uretères par une liposclérose post-inflammatoire du tissu cellulaire périurétéral.
Syndrome d'Ormond (1948), déjà décrit par Albaran (1905), l'adénoliposclérose dysprotéinique rétro-péritonéale ou lipomatose rétro-péritonéale pseudotumorale est caractérisée par des signes généraux (altération de l'état général avec asthénie, poussées fébriles intermittentes et hypertension artérielle) des signes locaux de la région lombaire (lombalgies, coliques néphrétiques, oligo-anurie intermittente) avec des signes de compression vasculaire (artérielle ou veineuse) rectosigmoïdienne et duodéno-pancréatique. L'imagerie (échographie, urographie) montre une rétention pyélique avec hydronéphrose bilatérale et sténose des uretères par compression extrinsèque visible à l'urétropyélographie rétrograde.
Ce syndrome peut survenir au cours d'un traitement au long cours de migraines par antisérotonine (méthylsergide) ou par d'autres dérivés de l'ergot de Seigle (tartrate d'ergotamine, dihydroergotamine). Il régresse, en principe, à l'arrêt du traitement et peut réapparaître lors de sa reprise. Le même syndrome a été signalé au cours de traitements par β-bloquant, amphétamine, carboplatinium. Certaines observations évocatrices d'un processus comparable font état d'autres localisations viscérales (cœur, médiastin, poumon et plèvre, pédicule du foie, tissus rétro-orbitaire), des anévrismes aortiques avec péri-aortite ont été signalés. La pathogénie est mal connue (phénomènes vasomoteurs avec persistance de l'effet de la sérotonine sur des récepteurs non bloqués, angéite d'hypersensibilité, affection auto-immune, etc.).
Étym. gr. lipos : graisse ; skleros : dur, raide
Syn. adiposclérose (du lat. adeps : graisse), mot hybride, à éviter
panaris péri-unguéal l.m.
periungual whitlow
Infection purulente décollant l'épiderme autour de l'ongle.
Syn. tourniole (populaire)
péri-urétérite l.m.
periureterite
Évolution inflammatoire et fibreuse du tissu cellulaire périurétéral, correspondant soit à l'extension d'une urétérite, soit à une fibrose rétro-péritonéale idiopathique.
La "gangue" fibreuse ou fibrolipomateuse ainsi formée peut épaissir considérablement la paroi urétérale, ou encore, dans la fibrose rétro-péritonéale, la comprimer sans l'envahir, avec persistance d'un plan de clivage anatomique. Ces lésions ne doivent pas être confondues avec les cellulites néoplasiques rétro--péritonéales.
→ fibrose rétro-péritonéale, cellulite néoplasique rétro-péritonéale
péri-uréthrite n.f.
periurethritis
Inflammation aigüe ou chronique des tissus périuréthraux, complication des affections endo-uréthrales, tels rétrécissement, infections itératives, lithiase, corps étrangers.
péri-uréthrite aigüe n.f.
acute periurethritis
Infection microbienne et parfois suppurée des tissus péri-uréthraux compliquant l'évolution des infections uréthrales et parfois des manœuvres endo-uréthrales à visée thérapeutique.
L'évolution peut se faire vers la régression sous antibiothérapie ou vers la suppuration.
→ abcès péri-uréthral, phlegmon péri-uréthral
péri-uréthrite chronique l.f.
chronic periurethritis
Processus scléro-inflammatoire touchant les tissus péri-uréthraux pouvant former une gangue rigide épaisse qui complique souvent les affections sténosantes du conduit.
phlegmon péri-amygdalien l.m.
peritonsillar abscess, quinsy
Suppuration développée entre la capsule de l’amygdale et la paroi musculaire du pharynx.
C’est la principale complication des angines bacté
Syn. abcès péri-amygdalien, phlegmon de l'amygdale
phlegmon péri-néphrétique l.m.
perinephric abcess
Infection suppurative du tissu cellulo-graisseux de la loge rénale.
Succédant à ou accompagnant une pyonéphrite ou une pyonéphrose, il peut aboutir à une suppuration rétropéritonéale diffuse, pouvant se fistuliser dans le côlon ou la plèvre. Il doit être drainé d'urgence.
→ fistule rénobronchique, fistule rénodigestive, péri-néphrite, pyonéphrite, pyonéphrose
substance gélatineuse péri-épendymaire de la moelle l.f.
→ substance gélatineuse centrale de la moelle spinale
substance grise péri-épendymaire de la moelle l.f.
→ substance gélatineuse centrale de la moelle spinale
veines péri-pyramidales l.f.p.
→ veines corticales radiées du rein
abcès n.m.
abscess
Terme générique : amas de pus collecté dans une cavité néoformée résultant de la nécrose de liquéfaction d’un tissu solide refoulant les tissus mous voisins.
Il fait suite à un processus inflammatoire sous la dépendance d’un agent bactérien, mycosique ou chimique. La cavité s’entoure d’un tissu de granulation. L’évolution peut se faire vers la fistulisation, l’enkystement ou la résorption. Il existe de multiples variétés d’abcès selon l’anatomie pathologique, l’étiologie, le type clinique, les localisations topographiques.
Le terme abcès chaud fait référence à des abcès inflammatoires dus à des bactéries pyogènes, tandis que celui d'abcès froid correspond à des formes peu inflammatoires provoquées par ex. par la tuberculose, la syphilis, les mycoses profondes.
Étym. lat. abcessus, de abcedere : écarter
Syn. collection purulente, diapyème (désuet)
[A2, D1]
Édit. 2020
abcès amibien l.m.
amoebic abscess
Abcès provoqué par Entamœba histolytica, de localisation colique ou hépatique.
1) L’abcès colique "en bouton de chemise" accompagne la phase intestinale aigüe d'une amibiase. Il correspond à une collection située dans la sous-muqueuse, communiquant avec une ulcération muqueuse par un étroit pertuis au travers de la muscularis mucosae.
2) L’abcès hépatique représente une des principales complications de l’amibiase.
Parfois très volumineux (plusieurs litres dans les cas extrêmes), il contient un pus normalement aseptique coloré par un mélange de bile et de sang (pus « chocolat »).
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
→ amibiase, dysenterie amibienne, abcès amibien du foie
[A2, D1, L1 ]
Édit. 2020
abcès amibien du foie l.m.
amoebic liver abscess
Abcès du foie causé par Entamœba histolytica.
Le séjour en pays d'endémie peut être ancien, voir inconstant en cas de contamination autochtone ; un antécédent de dysenterie est très inconstant. Le tableau clinique est celui d’une hépatomégalie fébrile, superposable à celui d’un abcès à pyogènes. L’imagerie montre une lésion hypoéchogène ou hypodense de taille variable. Le diagnostic est affirmé en présence d’une sérologie spécifique positive qui complète un tableau anamnestique clinique et échographique évocateur. Le métronidazole est le traitement de choix. La ponction à visée diagnostique est superflue et la ponction aspiration à visée thérapeutique n'est pas systématique. La ponction sous échographie ou scanner peut être indiquée à visée diagnostique en cas de doute et/ou en cas de risque élevé de rupture dans le péricarde, en particulier pour les abcès situés dans le lobe gauche du foie. Elle est discutée au cas par cas, en présence d'une résistance au traitement médical ou d'un abcès de plus de 10 cm de diamètre. L’appréciation de l’efficacité du traitement est clinique, l’imagerie pouvant rester pathologique des mois ou même des années après la guérison.
Hsin-Hui Wang, médecin taiwanais (2018)
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
→ hépatite amibienne, abcès amibien, métronidazole
[D1, L1]
Édit. 2020
abcès anal l.m.
anal abscess
Collection de pus autour de l'anus secondaire à une infection d’une des glandes présentes à la partie haute du canal anal dans l'épaisseur du muscle sphinctérien.
Les causes sont multiples : diverticulite intestinale, rectocolite hémorragique, maladie de Crohn. maladie de Verneuil. L'évolution peut se faire vers l'apparition d'une fistule avec la peau ou un autre organe comme le vagin ou la vessie.
→ diverticulite colique, rectocolite hémorragique, Crohn (maladie de), Verneuil (maladie de)
[D2,L1,L2]
Édit. 2017
abcès arthrifluent l.m.
arthrifluent abcess
Collection purulente provenant d’une articulation, le plus souvent abcès froid d’origine tuberculeuse, pouvant migrer à distance de l’articulation d’origine.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner ; gr. arthron : articulation ; lat. fluerer : couler
[D1, I1]
Édit. 2020
abcès caséeux l.m.
caseous abscess
Abcès froid tuberculeux dont le contenu est blanchâtre et pâteux.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner, caseum : fromage
[A3, D1]
Édit. 2020
abcès cérébelleux l.m.
cerebellar abscess
Abcès à bactéries pyogènes, de localisation cérébelleuse.
Plus rares que les abcès cérébraux (moins de 10%), ils surviennent à proximité d'un foyer de suppuration otomastoïdienne, parfois par l'intermédiaire d'un envahissement des sinus veineux transverse et latéral. Ils ont été décrits également dans les cardiopathies congénitales, qui sont responsables d'embolies septiques.
La symptomatologie comporte une hypertension intracrânienne, des signes cérébelleux, une atteinte des nerfs crâniens et des signes de compression du tronc cérébral.
L'imagerie (IRM notamment) permet de distinguer un abcès intra-cérébelleux (le plus souvent lobaire) d'un abcès extradural ou de l'angle pontocérébelleux.
Le diagnostic différentiel ne se fait parfois que lors de l'intervention, avec les tuberculomes, les localisations parasitaires, mycosiques, et surtout les tumeurs.
Le traitement est antibiotique au stade pré-suppuratif et neurochirurgical au stade collecté. La mortalité reste lourde.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
[D1, H1]
Édit. 2020