volume expiratoire maximal par seconde l.m.(sigle VEMS)
forced expiratory volume per second (FEV1)
Volume de gaz expiré pendant la première seconde d'une expiration forcée maximale réalisée après une inspiration complète, exprimé en LBTPS/sec et en % d'une valeur théorique déterminée par l'âge, la taille et le sexe du sujet.
Il représente les 3/4 de la capacité vitale chez le sujet normal.
Le VEMS est un débit qui s'exprime en litres par seconde ; il est plus faible que le débit expiratoire maximal ou débit de pointe.
Le rapport de Tiffeneau VEMS/CV compare le VEMS à la capacité vitale. Ce rapport vaut 77 ± 5%, chez l'homme adulte normal (Cara et Sadoul, 1953). Il est très abaissé chez l'emphysémateux et dans tous les syndromes obstructifs ; par contre il reste normal dans les syndromes restrictifs. Comme le VEMS a la dimension d'un débit, et CV à celle d'un volume, le rapport VEMS/CV est inversement proportionnel à la taille : il est donc toujours plus élevé chez l'enfant que chez l'adulte. Le VEMS diminue progressivement avec l'âge à partir de 22 ans et perd 25% entre 22 ans et 65 ans. A tailles et à âges égaux, il est un peu plus petit chez la femme que chez l'homme (environ 6%).
Le spirogramme de l'épreuve d'expiration forcée montre que la courbe décroît avec le temps ; elle est la somme de 2 exponentielles : la première (partie rapide) dépend de l'inertie du mélange gazeux (elle est très accélérée avec les mélanges He/O2), la seconde dépend de la viscosité de l'air alvéolaire. Comme cette viscosité joue essentiellement dans les petites bronches, la queue du tracé donne des informations sur leur état : c'est pourquoi l'on mesure les volumes expirés à 2, 3, 4, 5 secondes (FEV2, FEV3, etc.). L'étude de la boucle pression-volume correspondant à l'épreuve d'expiration forcée fournit de meilleures indications que les valeurs FEV2, FEV3.
Le terme volume expiré au maximum en une seconde a été choisi, avec l'accord de R. Tiffeneau, lors de la réunion de Paris (1955) à la place de «capacité pulmonaire utilisable à l'effort»), terme qu'il avait d'abord utilisé.
Cet indice fonctionnel demeure le plus utilisé pour le diagnostic d'un trouble ventilatoire obstructif.
R. Tiffeneau, médecin physiologiste français (1910-1961) ; M. Cara, médecin anesthésiste-réanimateur français, membre de l’Académie de médecine (1953)
→ débit de pointe, expiration forcée (épreuve d'), similitude biologique, Tiffeneau (épreuve de), ventilation maximale indirecte