Trypanosoma brucei gambiense
Trypanosoma brucei gambiense
Agent, en Afrique de l’Ouest, de la trypanosomose humaine africaine.
Il provoque des parasitémies plus basses que T. brucei rhodesiense, avec des symptômes peu marqués pendant les premiers mois et un passage insidieux à la phase nerveuse.
Le réservoir de germes est humain, la transmission étant facilitée par la très longue période d’incubation et par les porteurs sains.
Trypanosoma brucei rhodesiense
Trypanosoma brucei rhodesiense
Agent, en Afrique de l’Est, de la trypanosomose africaine. C’est la sous-espèce la plus virulente pour l’Homme.
Moins de trois mois après la piqûre de la glossine infectée, la parasitémie est élevée et le passage des trypanosomes dans le LCR peut commencer. Le réservoir de germes est constitué par des animaux, domestiques ou sauvages.
Trypanosoma brucei brucei
Trypanosoma brucei brucei
Trypanosome africain qui n’infeste pas l’Homme.
C’est l’agent étiologique de la Nagana chez les animaux et en particulier chez le bétail.
Trypanosoma brucei
Trypanosoma brucei
Protozoaire très mobile, de forme allongée, aux deux extrémités pointues, avec un noyau central, un kinétoplaste, une membrane ondulante et un flagelle libre prenant son origine près du kinétoplaste.
Agent de la trypanosomose africaine, il est transmis par la piqûre de glossines (mouches tsé tsé).
Chez l’hôte vertébré et chez l’insecte vecteur, on observe différents stades de développement dont la morphologie varie en fonction de la taille (longueur et épaisseur), de la position du noyau, de la position du kinétoplaste par rapport au noyau et à l’extrémité postérieure, de la présence ou de l’absence d’un flagelle libre. On distingue ainsi, chez l’hôte vertébré, les trypomastigotes sanguicoles et métacycliques et, chez la mouche vectrice, les formes procycliques dans l’intestin et les épimastigotes du proventricule et des glandes salivaires. Il existe trois sous-espèces, que leurs caractères biochimiques, immunologiques et moléculaires permettent de distinguer, et qui présentent aussi une sensibilité différente à certains médicaments : Trypanosoma brucei brucei, T. brucei gambiense et T. brucei rhodesiense dont seules les deux dernières sont pathogènes pour l’homme.
Trypanosoma n.m.
trypanosoma
Genre de protozoaires flagellés, fusiformes, parasites du sang et agents spécifiques de plusieurs maladies des pays chauds.
trypanosomiase, amastigote, épimastigote, protomastigote, trypomastigote, maladie du sommeil
Étym. gr. trupanon : tarière ; sôma : corps ;
Trypanosoma cruzi
Trypanosoma cruzi
Trypanosome latinoaméricain, agent de la maladie de Chagas, existant chez l’Homme sous forme amastigote, immobile, localisée dans le système lymphomonocytaire et le myocarde.
Dans le sang périphérique, il se présente sous forme trypomastigote où il a l’aspect d’un trypanosome (flagellé) mais dont la membrane ondulante est moins marquée que dans les espèces africaines.
Chez l’insecte vecteur, une réduve, Trypanosoma cruzi est absorbé sous forme trypomastigote. Dans l’estomac de l’insecte, après un passage sous forme épimastigote (également observée en culture) se produit une multiplication sous forme promastigote. La forme épimastigote réapparaît dans l’intestin moyen et, dans l’intestin postérieur, il y a transformation en forme trypomastigote métacyclique infestante qui sera déposée sur la peau avec les déjections de l’insecte. Trypanosoma cruzi n’est en effet pas transmis par piqûre de la réduve. Il pénètre activement dans la peau par l’orifice de piqûre ou au niveau des muqueuses, en particulier oculaires (d’où le signe de Romaña).
C. Romaña, médecin argentin (1935)