Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Toxoplasma gondii

Toxoplasma gondii
Sporozoaire dont le cycle asexué de développement se déroule chez de très nombreux  homéothermes dont l’Homme (hôtes intermédiaires), la multiplication sexuée se produisant chez le chat (hôte définitif).
Ce parasite cosmopolite existe sous plusieurs formes évolutives. Le tachyzoïte, mobile, pathogène, a une forme en croissant et mesure 8 à 12µm de long. C’est ce stade qui est éventuellement transmis in utero et entraîne la toxoplasmose congénitale. Les bradyzoïtes, également arciformes mais plus petits que les tachyzoïtes, sont des stades quiescents contenus dans les kystes. Ceux-ci sont des formations généralement sphériques, pouvant atteindre 100µm de diamètre, entourées d’une enveloppe résistante et contenant plusieurs milliers de bradyzoïtes. Ce sont les kystes qui sont à l’origine du principal mode de contamination humaine en France, par ingestion de viande parasitée consommée saignante. Chez le chat, apparaissent, à l’issue de la multiplication sexuée, les ookystes qui sont éliminés avec les déjections de l’animal. Très résistants, ces ookystes demeurent longtemps infestants dans la nature. Ils sont à l’origine de la contamination des herbivores et, dans une certaine mesure, de l’homme.

Syn. toxoplasme

→ toxoplasmose

toxoplasmose n.f.

toxoplasmosis

Parasitose cosmopolite provoquée par Toxoplasma gondii et qui revêt plusieurs formes.
La forme acquise, résultant d’une contamination orale (ingestion de kystes contenus dans de la viande saignante ou d’oocystes avec de l’eau ou des aliments contaminés) est presque toujours bénigne et même le plus souvent inapparente. Sa prévalance en France est de l'ordre de 50 à 60%. Elle laisse persister une immunité protectrice, évitant une nouvelle contamination. Chez les immunodéprimés (sida en particulier), une toxoplasmose acquise ancienne est susceptible de réactivation avec une symptomatologie gravissime, essentiellement neurologique et souvent mortelle en l'absence de traitement. Enfin, la toxoplasmose congénitale résulte d’une transmission maternofœtale. Le moment de la contamination maternelle par rapport à la date de la conception en conditionne la gravité. Les transmissions précoces, pendant la première moitié de la grossesse, sont habituellement très graves, aboutissant à des avortements spontanés ou à d’importantes lésions cérébrales et oculaires. Au contraire, les transmissions tardives sont souvent inapparentes mais peuvent, parfois après plusieurs années, donner lieu à des complications éloignées (neurologiques ou oculaires).
Il s'agit également d'une des affections opportunistes les plus fréquentes chez les sidéens.

→ Toxoplasma gondii

toxoplasmose congénitale l.f.

congenital toxoplasmosis

Toxoplasmose due au passage transplacentaire de Toxoplasma gondii au cours d’une primo-infection maternelle.
Si de nombreuses toxoplasmoses congénitales tardivement transmises in utero sont bénignes, voire inapparentes, cette infection, si elle est transmise en début de grossesse, est susceptible de provoquer une encéphalomyélite, des lésions fœtales (choriorétinites, microcéphalie, retard psychomoteur) ou d’entraîner l’avortement. Des méthodes de biologie moléculaire permettent de poser le diagnostic d’atteinte fœtale in utero par amniocentèse à partir de la 25ème  semaine de grossesse.

→ Toxoplasma gondii