Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Morgagni-Stewart-Morel (syndrome de) l.m.

Dénomination habituelle dans les pays anglo-saxons pour désigner l’hyperostose frontale interne ou syndrome de Morgagni (ou de Morgagni-Morel)

G. B. Morgagni, anatomiste italien (1761), R. M. Stewart, neurologue britannique (1928), F. Morel, neuropsychiatre suisse (1930)

hyperostose frontale interne, Morgagni (syndrome de)

Stewart-Bluefarb (syndrome de) l.m.

Stewart-Bluefarb’s granuloma

S. M. Bluefarb, dermatologue américain (1967) ;  W. M. Stewart, dermatologue français (1967)

pseudomaladie de Kaposi type Stewart-Bluefarb

granulome de Stewart l.m.

J. P. Stewart, otorhinolaryngologiste britannique (1933)

granulome malin centrofacial

pseudomaladie de Kaposi type Stewart-Bluefarb l.f.

angiodermatitis, pseudoKaposi’s sarcoma

Maladie cutanée proche de la maladie de Kaposi par son aspect clinique et histologique, se manifestant par des plaques infiltrées et des tumeurs violacées mais douloureuses et à topographie unilatérale et survenant brutalement chez un sujet jeune.
Conséquence d'une fistule antérioveineuse, son traitement est chirurgical.

W. M. Stewart, dermatologiste français (1967), S. M. Bluefarb, dermatologiste américain (1967)

Syn. syndrome de Stewart-Bluefarb

Stewart (granulome de) l.m.

Stewart’s grauloma

J.P. Stewart, otorhinolaryngologiste britannique (1933)

granulome malin centro-facial

Stewart et Hamilton (principe de) l.m.

Stewart and Hamilton’s principle

Principe permettant la mesure du débit cardiaque par la méthode de dilatation.
Il énonce que le débit cardiaque s’obtient en divisant la quantité injectée en amont du cœur d’un indicateur (colorant, thermique ou isotopique) par la surface de la courbe de première circulation de cet indicateur.

G.N. Stewart, physiologiste britannique (1897) ; W.F. Hamilton, physiologiste américain(1932)

Stewart-Hamilton (méthode de)

Stewart-Hamilton (méthode de) l.f.

Stewart-Hamilton's method

Technique montrant que, quand on injecte un indicateur dans la circulation, celui-ci se dilue dans le sang, sa concentration moyenne augmente à chaque passage à travers le cœur et elle se stabilise assez rapidement.
Un prélèvement fait lors de la stabilisation permet de mesurer la concentration de l'indicateur dans le sang et, connaissant la dose injectée, de déterminer le volume sanguin circulant. L'enregistrement transcutané continu de la concentration permet de déterminer le débit cardiaque.
Dans un volume V de liquide, l'injection d'une quantité I d'un indicateur donne une concentration C = I/V de colorant. Quand la concentration sanguine, Cf, est stabilisée, l'indicateur (vert d'indocyanine, traceur radioactif, bol de solution froide, etc.) est distribué dans toute la circulation. Une mesure transcutanée ou un prélèvement de sang en un endroit quelconque de la circulation (veine périphérique, artère pulmonaire par cathétérisme, etc.) permettent de mesurer Cf et, connaissant la dose d'indicateur injectée I, de calculer le volume sanguin circulant : Vs = I/Cf. L'enregistrement transcutané continu ou celui directement prélevé par cathétérisme permet d'obtenir ensuite la courbe de la concentration sanguine, courbe en fonction du temps étalonnée sur la concentration finale, Cf.
Le premier passage à travers le cœur donne un signal qui peut être extrait par calcul par un petit calculateur, car la queue du passage est une exponentielle décroissante. La surface grisée, S, sous la courbe du signal de premier passage correspond à la dose d'indicateur injectée. Avec un étalonnage convenable, le volume de l'ondée sanguine est V = I /S et, si la fréquence cardiaque f est stable, le débit cardiaque est  Q’= f.I/S.
Une version très utilisée de la méthode est l'emploi comme indicateur d'un bol de solution froide, c'est-à-dire l'injection d'un petit «bol de froid» par une sonde de Swan Ganz calibrée placée dans l'artère pulmonaire. Mesurée par des capteurs (thermistors) portés sur la sonde, la différence de température entre la solution injectée et le sang refroidi permet d'extraire le signal. La sonde étant calibrée, on obtient directement le débit cardiaque sans avoir besoin de prélever d'échantillon de sang au préalable. Comme la solution froide passe à petit débit et que la minime quantité de chaleur soustraite à la circulation n'abaisse pas la température du sang pulmonaire lors de son retour au cœur, on peut suivre en continu le débit cardiaque, grandeur cardinale très utile pour la réanimation des insuffisances cardiocirculatoires.