Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Plasmodium malariae

Plasmodium malariae
Plasmodium responsable de la fièvre quarte qui, contrairement aux trois autres espèces plasmodiales humaines, n’est pas strictement spécifiques de l’homme mais peut être retrouvé chez certains singes.
Cette espèce a une répartition tropicale et subtropicale cosmopolite mais très inégale. Elle sévissait jadis en Europe (delta du Danube) d’où elle a maintenant disparu. Sur le plan clinique, le paludisme à Plasmodium malariae est surtout caractérisé par la longueur de son évolution (plusieurs dizaines d’années parfois), qui n’est pas liée à la présence de formes exo-érythrocytaires quiescentes (hypnozoïtes) qui n’ont jamais été mises en évidences, mais qui résulte de la très longue persistance de parasitémies infradécelables. Il s’agit donc de recrudescences et non pas de rechutes palustres. La parasitémie est habituellement modérée (5.000 à 50.000 µL). Morphologiquement, cette espèce est caractérisée, sur un frottis sanguin coloré au Giemsa, par des hématies parasitées plus petites que la normale, avec des trophozoïtes en "bague à chaton", des schizontes âgés en "écharpe" ou en "bandelette équatoriale". Il n’existe pas de granulations mais un abondant pigment mélaniquee. Les gamétocytes sont sphériques ou ovoïdes et il existe des corps en rosace très réguliers, comprenant 6 à 12 noyaux ("corps en marguerite") avec un pigment dense au centre. Le cycle évolutif chez l’homme (cycle schizogonique) est de 72 heures, entraînant la périodicité quarte (un accès tous les trois jours) du paludisme correspondant.