anasarque fœtoplacentaire non immunologique l.m.
non immune hydrops fœtalis
Rétention hydrique du fœtus et de ses annexes, dont la cause n’est pas une iso-immunisation rhésus mais par ex. une infection à parvovirus B 19 ou une cardiopathie congénitale, avec souvent une anomalie chromosomique.
Étym. gr. ana : autour ; sarx : chair
[A4, D1, K3, O6, Q2]
Édit. 2020
avortement immunologique l.m.
immunological abortion
Interruption spontanée et répétée de grossesse, précoce presque toujours, due à une anomalie de l'immunité.
La cause en est une maladie de système comme le lupus érythémateux disséminé ou plus souvent la présence d'anticoagulants circulants de type lupique et d'auto-anticorps anticardiolipidiques définissant le Syndrome des antiphospholipides. Des auto-anticorps antinoyau, anti-ADN, ou antithyréoglobuline sont souvent associés. Le traitement associe les glucocorticoïdes, l'aspirine et l'héparine.
Parfois la seule explication proposée est un excès de compatibilité dans les groupes tissulaires HLA entre les partenaires, et donc une mauvaise reconnaissance par la mère des antigènes paternels, car une différence franche d'identité immunologique permet normalement l'apparition de phénomènes de facilitation de la part du système immunitaire de la mère, et donc une tolérance à l'égard des antigènes paternels portés par l'embryon. Des essais cliniques d'immunisation antipaternelle par injection à la mère de lymphocytes de l'homme ont été proposés.
diagnostic immunologique de la grossesse l.m.
immunologic pregnancy test
Dosage radio-immunologique, ou réaction antigène-anticorps de Wide et Gemzell, mettant en évidence des taux très faibles d'hormone chorionique gonadotrophine, HCG, ou de sa sous-unité β chez la femme enceinte, dès le retard de règles.
Le test est qualitatif, rapide et simple, ou quantitatif.
L. Wide, biochimiste endocrinologue et C. A. Gemzell, gynécologue suédois (1960)
dosage radio-immunologique l.m.
radioimmunassay
Épreuve biologique permettant la mesure quantitative d'une protéine au moyen d'anticorps marqué.
Rosalyn Yalow, physicienne américaine, prix Nobel de médecine en 1977
[B1]
Édit. 2020
ignorance immunologique l.f.
immunological ignorance.
Tolérance de peptides du soi qui n'interviennent pas dans la sélection négative intrathymique.
intolérance immunologique l.f.
intolerance
L'intolérance ou hyperallergie est une réaction anormale par son intensité, souvent à la suite d'une dose minime, souvent même infrathérapeutique d'un médicament.
Ainsi, une dose modeste d'atropine entraînera une sécheresse buccale chez un sujet intolérant à l'atropine mais entraînera un eczéma chez celui qui est devenu allergique à ce médicament.
marqueur immunologique en dermatopathologie l.m.p.
immunological stain in dermatopathology
→ immunomarqueurs en dermatopathologie
mémoire immunologique l.f.
immunologic memory
Concept exprimant la capacité d'un organisme (ou de cellules immunocompétentes) de répondre de façon accélérée particulièrement intense à une nouvelle stimulation par un antigène déjà rencontré.
Les lymphocytes B à mémoire se distinguent des lymphocytes B naïfs par l’absence d’IgD membranaires et la présence d’IgG, d’IgA ou d’IgE membranaires. Les lymphocytes T à mémoire sont caractérisés par une faible expression de la sélectine CD62L et la présence d’une isoforme courte de la molécule CD45 (CD45RO). Les cellules T à mémoire possèdent en outre des propriétés de migration tissulaire (écotaxie) particulières liées à l’expression de certains antigènes ou d’intégrines membranaires. D’une façon générale les lymphocytes T et B à mémoire sont caractérisés par leurs capacités d’activation par de faibles concentrations d’antigènes ou de peptides et un rôle plus restreint des cosignaux d’activation (cytokines, molécules adhésives intercellulaires).
Étym. lat. immunire : se protéger : gr. logikê (de logos : discours, étude)
privilège immunologique l.m
Immune privilege
Propriété de quelques organes de tolérer l’introduction d’antigènes étrangers sans réaction inflammatoire d’origine immune.
Cette propriété est partagée par l’œil, le cerveau, le placenta et les testicules. Alors que les greffes reconnues comme étrangères sont rejetées par l’organisme, le rejet est absent ou atténué dans le cas de ces tissus privilégiés. C’est, en particulier, le cas de la greffe de cornée.
[F3]
Édit. 2018
surveillance immunologique l.f.
immunological monitoring
Processus qui consiste à suivre au cours du temps, pour les personnes d’une population donnée, leur état immunologique à l’égard d’une maladie donnée, que l’immunité soit naturelle ou acquise après une campagne de vaccination.
Syn. sérosurveillance
→ surveillance épidémiologique
tolérance immunologique l.f.
immunological tolerance
Etat de non-réponse spécifique induit par un premier contact avec l'antigène.
La tolérance naturelle de l’organisme vis-à-vis de ses propres constituants antigéniques est due en partie à la délétion (sélection négative) ou à l’inactivation (anergie) des cellules T et B autoréactives au cours de leur différenciation.
L’état de tolérance peut être induit chez l’adulte par administration de l’antigène par voie muqueuse (voie orale ou voie nasale). Selon les modalités expérimentales, cette tolérance peut impliquer une délétion périphérique des lymphocytes T et B spécifiques d’antigène, une anergie ou différents mécanismes de suppression. La tolérance spécifique d’un antigène ou d’un ensemble d’antigènes doit être distinguée des déficits immunitaires ou de l’immunosuppression.
Syn. tolérance immunitaire
→ équilibre hôte-parasite, résistance, sensibilité
voie immunologique classique l.f.
classical (pathway)
En immunologie, voie par laquelle les complexes antigène-anticorps contenant des IgM, des IgG1 ou des IgG3 activent le complément par la voie de C1.
Différentes molécules bactériennes qui interagissent avec C1q, en particulier les lipopolysaccharides, peuvent activer cette voie en l’absence d’anticorps. La voie classique implique les composants C1, C2, C4 et elle génère une C3 convertase C4b2a. Celle-ci est liée de façon covalente à la surface activatrice..