Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

535 résultats 

nitro-bleu (test au) l.m.

nitroblue tetrazolium test

Test permettant d'étudier les fonctions bactéricides des polynucléaires neutrophiles : le NBT est un colorant jaune, soluble, qui est réduit dans les polynucléaires neutrophiles sous forme de cristaux bleu foncé intracellulaires.
Dans le test au NBT, la stimulation des polynucléaires est déclenchée par la phagocytose de particules de latex.

patch test l. angl.

Test cutané d’exploration d’une allergie cutanée de contact telle du type de l’eczéma.
Test réalisé avec un timbre ou une micro cupule imbibés d'une solution de l'allergène étudié et la lecture se fait à 72 heures après 48 heures de contact. Localement, on provoque un petit eczéma localisé. Il s’agit d’un test épicutané ou patch test.
Lorsque les tests classiques n’ont pas fait la preuve d’une allergie à un produit fortement suspecté selon l’histoire clinique du patient, on pratique un ROAT test (Repeated Open Application Test). Les substances à tester, en particulier celles de nature industrielle sont appliquées sans préparation ou modification, deux fois par jour, sur l’avant-bras ou sur le dos. La lecture du test se fait au bout de 2 à 4 jours mais il est recommandé de la répéter le 7ème jour. Certaines réactions pouvant être liées à un effet irritant, il est bon dans ce cas d’avoir recours à des témoins non allergisants.
Il peut arriver que tous ces tests soient négatifs et que le patient déclare que son eczéma de contact n’apparaît qu’après une exposition solaire, même minime. Il convient alors de réaliser des « photopatch tests », tests épicutanés (patch tests) effectués en associant une irradiation par des rayons ultra-violets afin de révéler les photo-allergènes.
tests cutanés en allergologie, photopatch test, ROAT test

tests cutanés en allergologie l.m.p.

skin test in allergology

Tests consistant à provoquer au niveau de la peau un phénomène allergique minimal, de façon à identifier, en utilisant une série d'allergènes, celui qui est en cause dans le phénomène clinique considéré.
Trois types de réactions cutanées sont utilisées.
1) Les tests cutanés d'allergie immédiate introduisent dans les téguments une dose minime d'allergène et l'on observe dans les minutes qui suivent une réaction locale urticarienne, par scarification cutanée, ou par piqûre ("prick") soit par le biseau d'une aiguille classique pour intramusculaire, soit par un instrument spécialisé. L'introduction de l'allergène peut se faire aussi par une injection intradermique dosée à la seringue. De toute façon, la lecture de ce test d'allergie immédiate se fait dans les 20 minutes qui suivent l'inoculation. Il s’agit d’un prick test.
2) S'il s'agit d'une allergie retardée à support lymphocytaire, type allergie tuberculinique p. ex., on pratique une intra-dermoréaction dosée à la seringue dont la lecture s'effectue 48 heures après..
3) S'il s'agit d'une allergie cutanée de contact, type eczéma, le test est réalisé avec un timbre ou une micro cupule imbibés d'une solution d’allergène la lecture se fait à 72 heures après 48 heures de contact. Localement, on provoque non plus un phénomène urticarien mais un petit eczéma localisé. C’est un test épicutané ou « patch test ». Lorsque les tests classiques n’ont pas apporté la preuve alors qu’un produit est fortement suspecté selon l’anamnèse clinique, on pratique un « ROAT test » (Repeated Open Application Test). Les substances à tester, en particulier des substances industrielles sont appliquées sans préparation ou modification, deux fois par jour, sur l’avant-bras ou sur le dos. La lecture du test se fait au bout de 2 à 4 jours mais il est recommandé de la répéter le 7ème jour. Certaines réactions pouvant être liées à un effet irritant, il est bon dans ce cas d’avoir recours à des témoins non allergisants.
Il peut arriver que tous ces tests soient négatifs et que le patient déclare que son eczéma de contact n’apparaissent qu’après une exposition solaire, même minime : on pratique alors des photopatch tests, qui sont des tests épicutanés (patch tests) effectués avec addition d’irradiation par des rayons ultra-violets afin de révéler les photoallergènes.

 patch test, photopatch test, prick test, ROAT test

test de l'écran l.m.

cover-test

Test pour rechercher et étudier un déséquilibre oculomoteur, ayant pour principe de pratiquer une brève occlusion d'un œil pour créer une dissociation de la binocularité quand elle existe et/ou d'étudier la position des axes visuels dans les différents champs du regard.
On utilise une palette montée sur un manche. Chez le jeune enfant l'examinateur peut utiliser son pouce. Si on veut observer le déplacement éventuel de l'œil sous écran, on peut utiliser un écran translucide.
Il existe deux types de test de l'écran :
- le test de l'écran unilatéral (cover-uncover test : le test est placé d'abord sur un œil, puis, après avoir laissé les deux yeux libres, il est déplacé sur l'autre œil;
- le test de l'écran alterné (cover-test alterné) : ici on pratique l'occlusion d'un œil et, sans intervalle, celle de l'autre œil ; le but est d'obtenir une dissociation.

binocularité

[P2]

Édit. 2019

Fibromètre® n.m.

Test diagnostique non invasif permettant d’apprécier l’importance de la fibrose hépatique, adapté aux principales causes de maladies hépatiques, constitué de plusieurs examens biologiques, délivrant un score compris entre 0 et 1.
- Dans les maladies virales (V), le test estime le score de fibrose et d’activité (inflamètre hépatique ou Fibroscan®) nécessite les dosages suivants : taux de prothrombine, alanine-amino transférase (ALAT), aspartate-amino transférase (ASAT), gamma-glutamyl transférase (GGT), urée, acide hyaluronique, alpha2 macroglobuline, en tenant compte de l’âge et du sexe. L’aire de fibrose hépatique, test quantitatif mesurant le pourcentage de fibrose du foie nécessite la numération des plaquettes et les dosages de bilirubine, GGT, urée, acide hyaluronique, alpha2 macroglobuline.
Dans les hépatopathies métaboliques (S), le test estime le score de fibrose par la numération des plaquettes et les dosages suivants : ASAT, ALAT, ferritine, glycémie, en tenant compte du poids du patient. Une estimation quantitative du pourcentage de fibrose nécessite également de connaître le taux de prothrombine et la concentration d’acide hyaluronique.
- Dans les hépatopathies alcooliques (A), le test estime le score de fibrose (test qualitatif) par les dosages du taux de prothrombine, alpha2 macroglobuline, acide hyaluronique. L’aire de fibrose (test quantitatif mesurant le pourcentage de fibrose du foie) nécessite la numération des plaquettes et les dosages du taux de prothrombine, de l’acide hyaluronique, de l’alpha2 macroglobuline. Les résultats sont analysés par un système expert qui détecte les résultats erronés.
 

hépatite chronique virale C, classification Métavir®, marqueurs non invasifs de fibrose hépatique, ALAT, ASAT

[L1]

Édit. 2018 

absorption intestinale (étude de l') l.f.

study of intestinal absorption

Techniques visant à démontrer une malabsorption par dysfonctionnement de l'intestin grêle.
L’intestin grêle est le site principal de l’absorption des nutriments, à laquelle participe à un moindre degré le colon.
L’étude de l’absorption intestinale fait appel à de multiples techniques. Le choix des examens s’appuie sur les données cliniques et les orientations diagnostiques.
- Le dosage des constituants plasmatiques ( hémoglobine,  calcium, fer, folates, vitamine B12, carotène, pré-albumine, albumine, magnésium, cholestérol, taux de prothrombine etc…) permet d’apprécier le retentissement sanguin de la malabsorption. La citrullinémie est un marqueur de la fonctionnalité intestinale. L'alpha1 antitrypsine témoin d'inflammation.
- Les examens endoscopiques  du tube digestif haut permettent de réaliser des biopsies en particulier de l’intestin grêle proximal.
- Un fécalogramme complet, le dosage de l’élastase fécale, la clairance de l’alpha1 antitrypsine sont utiles au diagnostic.
- Le breath test ou test respiratoire à l’hydrogène,non invasif,  permet de diagnostiquer une colonisation bactérienne chronique de l’intestin grêle ; des tests respiratoires spécifiques de la malabsorption des glucides, telle que l’intolérance au lactose, au fructose ou au sorbitol peuvent être prescrits.
- Des tests dynamiques précisent l'importance de la malabsorption et orientent le diagnostic étiologique :
       test au D-xylose qui explore l'absorption au niveau du jéjunum proximal (Il est peu utilisé et remplacé par des biopsies du grêle proximal);
       test de Schilling qui mesure la capacité d'absorption de la vitamine B12 par l'iléon terminal (mais il n’est plus disponible actuellement);
       test de déconjugaison des sels biliaires qui explore l'absorption iléale des sels biliaires, mais également l'existence d'une pullulation
       microbienne intestinale.

       test au lactulose/mannitol  utilisé pour mettre en évidence une augmentation de la perméabilité intestinale (atrophie villositaire, maladie         inflammatoire).                 

-

Étym. lat. absorbere : absorber

D-xylose, Schilling (test de), élastase fécale, clairance de l'alpha1 antitrypsine, test respiratoire à l'hydrogène

[L1]

Édit. 2020

masquage n.m.

masking

Modification apportée à la perception d’un son lors de l’adjonction d’un second stimulus.
On distingue différents types de masquage : le masquage simultané où les deux sons, le son test et le son masquant sont émis simultanément, et le masquage résiduel où le son masquant précède le son test. Les composantes fréquentielles du son masquant, effectivement masquantes, sont celles les plus proches de la fréquence du son test. La bande passante effectivement masquante est nommée « bande critique ». Elle est d’environ 100 Hertz pour les fréquences du son test inférieures à 500 Hertz, tandis que pour les fréquences du son test supérieures à 500 Hertz ; elle augmente en fonction de la fréquence du son test. L’origine de ce phénomène de masquage est essentiellement endocochléaire. Il explique la nécessité d’étudier le système auditif en audiologie dans le silence (cabine audiométrique).

H. Fletcher, physicien américain (1940)

Étym. bas lat. masca ; ital. maschera :  masque ; peut-être racine prélat. :  mask…: noir

audiométrie, décibel

dexaméthasone (test à la) l.m.

dexamethasone test

Test de freination, voire de suppression, après administration de dexaméthasone, de la sécrétion de cortisol, hormone qui s'intègre dans la physiologie de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien.
Ce test est utilisé pour le diagnostic positif du syndrome de Cushing. Il existe deux types de tests. Le premier est dit de freinage « rapide », effectué en première intention, qui consiste à administrer 1 mg de dexaméthasone à minuit et à doser le cortisol plasmatique à 8 h. Chez le sujet normal, la concentration de cortisol doit être inférieure à 50 nmol/L. Elle reste élevée en cas de syndrome de Cushing. Le test dit « standard » consiste à administrer la dexaméthasone à raison de 0,5 mg toutes les 6 h pendant deux jours. Le dosage de la cortisolémie est effectué 6 h après la dernière prise. L’interprétation des résultats est identique au test rapide.
On notera, par ailleurs, qu’un échappement à cette freination est observé chez environ 40 à 50% des patients atteints d'une dépression majeure. Par contre, la persistance d'un test pathologique serait prédictive d'une rechute à court terme avec tout particulièrement un risque suicidaire. Cette prédictivité supérieure à celle d'autres tests est, elle aussi, controversée. Il reste que les troubles du métabolisme du cortisol paraissent pratiquement constants dans les états dépressifs. Ainsi, bien que les taux d'ACTH plasmatique demeurent généralement normaux chez ces patients, les concentrations de "corticotropin releasing hormone" (CR) sont augmentées dans le liquide céphalo-rachidien, montrant l'origine haute des anomalies de ce métabolisme.

dexaméthasone

dosage hormonal l.m.

hormonal titration

Méthode d'appréciation des sécrétions hormonales d'une femme, soit par dosage dans les urines émises pendant 24 heures des catabolites des hormones, soit, actuellement, par dosage plasmatique radio-immunologique de l'hormone circulante elle-même.
Deux types de dosages plasmatiques hormonaux existent :
- les dosages plasmatiques statiques, qui explorent le taux circulant d'une hormone, par exemple les hormones stéroïdiennes, la testostérone, les œstrogènes, la progestérone ;
- les dosages dynamiques, qui étudient la fonction de secrétion hormonale d'une ou plusieurs glandes endocrines. P. ex. pour l'axe hypothalamo-hypophyso-gonadique : test de freinage à la bromocriptine, test au citrate de clomifène, épreuve de freinage par la dexaméthasone, test à la LH-RH, test à la progestérone, test à la thyrolibérine

Sabin et Feldman (test de) l.m.

Sabin-Feldman’s test, dye-test

Test sérologique d’affinité tinctoriale longtemps considéré comme la méthode de référence pour le sérodiagnostic de la toxoplasmose, consistant à mettre en présence des toxoplasmes vivants, entretenus sur ascite de Souris, du complément et des dilutions du sérum à étudier.
Dans la technique originale, l’action des anticorps spécifiques sur des toxoplasmes vivants était appréciée in vivo par la perte d’affinité tinctoriale pour le bleu de méthylène (d’où le nom de la méthode : dye-test ou test de coloration). Par la suite, ce test a été simplifié par l’examen en microscopie à contraste de phase, montrant, en cas de réaction positive, des toxoplasmes lysés (d’ou le nom actuel de test de lyse).

A. Sabin, microbiologiste américain et H. A. Feldman, épidémiologiste américain (1948)

Syn. dye-test, test de lyse

toxoplasmose

sérologie syphilitique l.f.

syphilitic serology

Recherche et dosage, dans un sérum, des anticorps spécifiques de Treponema pallidum, agent de la syphilis.
Le diagnostic de syphilis repose sur la positivité de plusieurs tests :
- réaction à antigène lipidique non tréponémique : VDRL (Venereal Disease Research Laboratory),
- réactions à antigènes tréponémiques spécifiques : TPHA (Treponema Pallidum Haemagglutination Assay),  FTA-abs test (Fluorescent Treponema Antibody absorption test). (Le test d’immobilisation des trémonèmes de Nelson n’est plus pratiqué).
Les tests VDRL et TPHA sont utilisés pour le diagnostic rapide de dépistage de la syphilis et peuvent être quantifiés.
Dans la syphilis primaire, le FTA-abs test et le TPHA se positivent entre le 7ème et le 15ème jours, le VDRL plus tardivement. Au cours de la syphilis secondaire, tous les tests sont positifs. Dans la syphilis tertaire, les tests sont faiblement positifs, voire négatifs. Dans la syphilis congénitale précoce, toutes les réactions sont positives.
Une fausse positivité isolée du test VDRL peut s’observer dans les dysglobulinémies, certaines viroses (hépatites, mononucléose infectieuse), le lupus érythémateux systémpique et la sclérodermie.

test de lyse l.m.

dye-test

Test qui a longtemps constitué la méthode de référence pour le sérodiagnostic de la toxoplasmose.
Dans la technique originale, l’action des anticorps spécifiques sur des toxoplasmes vivants était appréciée par la perte d’affinité tinctoriale pour le bleu de méthylène (d’où le nom de dye test ou test de coloration). Par la suite, ce test a été simplifié par l’examen en microscopie à contraste de phase, montrant, en cas de réaction positive, des toxoplasmes lysés (d’ou le nom actuel de test de lyse).

A. B. Sabin, virologiste américain et H. A. Feldman, microbiologiste américain (1948)

Syn. dye test, test de Sabin et Feldman

tests projectifs de la personnalité l.m.p.

projective tests of personality

Groupe de tests qui s'est développé à partir de 1939 (Frank) dans une perspective psychologique originale : celle d'une conception syncrétique de la personnalité.
Celle-ci est un tout irréductible, unique, que l'on peut comprendre mais non quantifier. Le résultat apparait donc sous la forme d'un portrait descriptif et qualitatif de la personnalité. Du fait même de la conception qui les sous-tend, la validité de ces épreuves soulève de nombreuses difficultés méthodologiques.
Leurs mécanismes dépassent le cadre de la projection telle que l'a définie S. Freud en tant que mécanisme de défense, qui consiste à rejeter sur un objet ou une situation des sentiments pénibles ou vécus comme interdits. Selon Frank, le caractère essentiel de la technique projective est qu'elle évoque au sujet "ce qui est l'expression de son monde personnel et des processus de sa personnalité". Les plus connus et les plus utilisés sont le test de Rorschach et le TAT ("thematic apperception test"), le CAT ("childrens' apperception test"), le test de Patte noire ou le test du village chez l'enfant.
Bien que très diverses, ces épreuves ont en commun : leur but, à savoir une appréciation de la personnalité totale ou de certaines de ses facettes, replacées dans un contexte holistique ; le stimulus, qui doit pouvoir donner lieu à une variété aussi grande que possible de réponses ; l'interprétation des résultats, qui utilise dans une très large mesure des concepts analytiques.
Malgré l'existence de nombreux problèmes métrologiques de fidélité et de validité, ces techniques ont fait la preuve de leur utilité en clinique psychiatrique et dans le domaine de la recherche.

L. K. Frank, sociologue américain (1939), S. Freud neurologue autrichien (1858-1939), H. Rorschach, psychiatre suisse (1921)

prothèse totale du genou l.f.

total knee arthroplasty

Dispositif remplaçant les surfaces articulaires fémorale, tibiale et parfois patellaire de l'articulation du genou.
Les prothèses totales du genou, dont existent de multiples modèles, sont composées d'une pièce métallique fémorale, d'une pièce métallique tibiale, avec, entre les deux, un patin polyéthylène. S'y ajoute souvent un insert patellaire polyéthylène fixé à la face postérieure de la patella.
Chaque composant peut être scellé (cimenté), impacté ou vissé (sans ciment). Le couple de friction est, dans la très grande majorité des cas, constitué de métal (nickel-chrome) sur du polyéthylène.
Les prothèses de genou se divisent en deux grandes catégories:
- les prothèses à glissement, où la pièce fémorale glisse sur la pièce tibiale par l'intermédiaire d'un insert polyéthylène. Ces prothèses peuvent
  avoir un plateau fixe ou mobile, être ultracongruantes et/ou postéro-stabilisées.
- les prothèses contraintes, où existe une charnière entre la pièce fémoral et la pièce tibiale. Ces dernières sont en général des prothèses de reprise.Prothèse totale du genou cimentée


Prothèse totale du genou non cimentée

Sigle PTG

prothèse unicompartimentale du genou

[I2]

Édit. 2019

Binet-Simon (test d'intelligence de) l.m.

Binet-Simon’s intelligence test

Premier test d'intelligence, destiné à dépister dans le milieu scolaire les enfants incapables de suivre l'enseignement par insuffisance de moyens intellectuels.
Il a d'abord été utilisé pour les enfants de trois à douze ans et pour les adultes arriérés. Il s'agit d'une épreuve surtout verbale. Dans la première version, les questions reposaient uniquement sur le nombre de réussites. Dans la seconde, elles ont été regroupées par niveaux d'âge. Le résultat est lié à la réussite d'un niveau d'âge déterminé.
Ce test n'est plus utilisé dans sa forme primitive, plusieurs dérivés présentant de meilleures qualités métrologiques : test de Terman, test de Terman-Merril, Binet-Simon révision Zazzo, "nouvelle échelle métrique d'intelligence" (NEMI)

A. Binet, physiologiste et psychologue (1857-1911) et T. Simon, médecin et psychologue français (1873-1961) (1905)

quotient intellectuel (QI)

Édit. 2017

Coombs (test de) l.m.

Coombs' test

Test à l'antiglobuline permettant de mettre en évidence dans un sérum certains anticorps dits incomplets (non révélés par les méthodes classiques) qui peuvent être fixés sur les hématies (test de Coombs direct) ou être sériques, ce qui nécessite alors leur mise en contact préalable avec les hématies (test de Coombs indirect).
Pour la recherche des anticorps Rhésus, par exemple, on utilise comme réactif du sérum de lapin préparé par des injections de sérum humain du groupe O. Dans un premier temps une goutte du sérum à étudier est mise en contact avec une suspension d'hématies Rh+ connues afin que les anticorps (globulines) se fixent sur la paroi des globules. Un tube témoin est préparé de la même façon avec un sérum normal. S'il y a agglutination dans le tube du sérum testé alors qu'elle n'existe pas dans le tube témoin c'est que le sérum testé contient un anticorps anti-Rh. Ce test est utilisé pour rechercher les agglutinines irrégulières et pour trouver la cause de certains états hémolytiques, telle la maladie hémolytique du nouveau-né.

R. Coombs, immunologiste britannique (1945)

[F1,F3]

Paliaga (test de) l.m.

Test du prisme de huit dioptries, base nasale, de Paliaga, qui permet de faire la différence entre une micro-ésotropie et une pseudo-ésotropie : un test positif est caractérisé par une absence de mouvement de convergence ou par un mouvement paradoxal de convergence lors de l'interposition du prisme base nasale.
La probabilité d'avoir une micro-ésotropie est de 100% quand le test est positif. La probabilité pour le sujet examiné d'être normal est de 96% quand le test est négatif.

G. P. Paliaga, ophtalmologiste italien (1987)

prisme diagnostique l.m.

prism cover-test

Méthode de mesure de l'angle de strabisme avec des prismes séparés ou des barres de prismes horizontaux et verticaux.
Le prisme est placé devant l'œil dont on veut mesurer la déviation et on augmente la puissance du prisme jusqu'au moment où, au cover-test alterné, il n'y a plus de mouvements oculaires.
Il existe de nombreux tests prismatiques (test de 4 dp de Irvine et Jampolsky, test d'adaptation prismatique, test de duction prismatique de Bielchowsky, etc), mais ils ne sont pas d'usage courant.

S. R. Irvine, ophtalmologiste américain (1944) ; A. Jampolsky, ophtalmologiste américain (1964)

ROAT test acr. angl pour Repeated Open Application Test

Test cutané d’allergie de contact pratiqué lorsque les tests classiques (patch test) n’ont pas apporté une preuve formelle malgré l’anamnèse clinique.
Les substances à tester, en particulier des substances industrielles sont appliquées sans préparation ou modification, deux fois par jour, sur l’avant-bras ou sur le dos. La lecture du test se fait au bout de 2 à 4 jours mais il est recommandé de la répéter le 7ème jour. Certaines réactions pouvant être liées à un effet irritant, il est bon d’avoir recours à des témoins non allergisants. Ce test est utilisé lorsque les tests classiques n’ont pas fait la preuve d’une allergie à un produit fortement suspecté selon l’histoire clinique du patient.

tests cutanés en allergologie, patch test

test n.m.

test

Épreuve faite avec une technique précise pour déterminer la qualité d'un objet ou d'une personne dans un domaine donné.
Il faut distinguer le test qui définit la mise en œuvre de l'épreuve, du résultat de l'épreuve. Le test peut être, soit uniquement qualitatif ou coté, soit exprimé sous forme d'un indice. Ex. en allergologie le test pour déterminer la substance responsable ou celle risquant de provoquer un accident allergique consiste en une série de scarifications, sur chacune d'entre elles on dépose un allergène choisi dans une liste type. Ensuite vient la lecture du test, son expression peut être donnée selon la forme d'une liste de valeurs mesurées ou de réponses qualitative (réponse + ou -), ou encore d'un graphique. Le résultat peut être condensé sous forme d'un score global.

Étym. vieux fr. test (lat. testum), pot de terre employé par les alchimistes pour faire l'essai de l'or, d'où procédure d'essai ; le sens moderne vient de l'anglais.

score

test de Coombs l.m.

Coombs' test

Test à l'antiglobuline permettant de mettre en évidence dans un sérum certains anticorps dits incomplets (non révélés par les méthodes classiques) qui peuvent être fixés sur les hématies (test de Coombs direct) ou être sériques, ce qui nécessite alors leur mise en contact préalable avec les hématies (test de Coombs indirect).
Pour la recherche des anticorps Rhésus, par exemple, on utilise comme réactif du sérum de lapin préparé par des injections de sérum humain du groupe O. Dans un premier temps une goutte du sérum à étudier est mise en contact avec une suspension d'hématies Rh+ connues afin que les anticorps (globulines) se fixent sur la paroi des globules. Un tube témoin est préparé de la même façon avec un sérum normal. S'il y a agglutination dans le tube du sérum testé alors qu'elle n'existe pas dans le tube témoin c'est que le sérum testé contient un anticorps anti-Rh. Ce test est utilisé pour rechercher les agglutinines irrégulières et pour trouver la cause de certains états hémolytiques, telle la maladie hémolytique du nouveau-né.

R. Coombs, immunologiste britannique (1945)

[F1,F3]

test mental l.m.

mental test

Épreuve standardisée dans laquelle sont définis de façon précise la tâche à exécuter, les conditions de passation et le mode d'analyse des réponses.
Le développement des tests a été étroitement lié aux facteurs sociaux. Jusqu'à la première guerre mondiale, l'intérêt s'est porté essentiellement sur les tests d'intelligence et d'aptitude, les préoccupations étant alors centrées sur le domaine scolaire et l'insertion professionnelle En France, le premier test mental a été mis au point en 1905 par A. Binet dans le but de dépister les arriérés mentaux dans les écoles.
Les tests de personnalité ne sont apparus qu'entre les deux guerres : techniques projectives, qui permettent un portrait descriptif et qualitatif de la personnalité ; questionnaires, qui explorent les différents aspects de la personnalité normale et pathologique.
La finalité du test est le classement du sujet examiné dans un groupe d'étalonnage. Celui-ci doit répondre à trois critères diagnostiques, qui résument les qualités métrologiques de l'épreuve : la fidélité, (qui implique que le test puisse fournir des résultats identiques lorsqu'il est appliqué deux fois de suite chez le même sujet) ; la sensibilité ou finesse discriminative, (qui doit être suffisante pour que le classement ait un intérêt pratique) ; la validité ou correspondance entre ce que le test est censé mesurer et ce qu'il mesure effectivement.

A. Binet et T. Simon, psychologues français (1904)

valeur prédictive l.f.

Probabilité de la fiabilité des tests utilisés dans un but de diagnostic ou de dépistage

La valeur prédictive positive désigne la probabilité qu’une personne ayant un test positif soit vraiment positive (c’est-à-dire malade).
La valeur prédictive négative désigne la probabilité qu’une personne dont le test est négatif ne soit pas malade.
La valeur prédictive d’un test dépend de la sensibilité et de la spécificité du test utilisé, mais également de la prévalence de l’affection étudiée dans l’échantillon.

probabilité

Allen (test d') l.m.

Allen's test.
Manœuvre consistant à s'assurer que l'arcade artérielle palmaire qui assure la vascularisation de la main est bien alimentée par une artère cubitale fonctionnelle avant de mettre en place un cathéter dans l'artère radiale pour coronarographie.
L'artère radiale est l'artère dominante de l’arcade palmaire. Sa thrombose expose à l’ischémie de la main si l’artère cubitale n’assure pas la suppléance. Pour le test d'Allen on demande au patient de serrer le poing pendant qu'on comprime les artères radiale dans la gouttière radiale et cubitale dans la gouttière cubitale. Puis on fait desserrer le poing : la paume de la main, qui était devenue pâle, se recolore rapidement lorsqu'on lève la compression cubitale, si cette artère perfuse correctement l’arcade palmaire. Le test est anormal si la recoloration s'effectue en plus de 10 secondes. La méthode initiale, purement visuelle peut être sensibilisée par l’emploi de divers appareils (doppler, oxymètre de pouls, photopléthysmographie ou débitmètre-laser).

E. Van Nuys Allen, médecin américain (1929)

[K4]

Édit. 2017 

bentonite (test de floculation à la) l.f.

Bentonite (test of flocculation)

Test de détection du facteur rhumatoïde utilisant comme réactif des particules de bentonite sensibilisées par des IgG humaines.
Ce test n’est plus utilisé, la détection du facteur rhumatoïde se faisant actuellement dans la plupart des laboratoires par le test au latex, la réaction de Waaler-Rose et leurs variantes.

facteur rhumatoïde, latex (test d'agglutination au), Waaler-Rose (réaction de)

[F3]

Édit. 2020

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