Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

6 résultats 

pathogen-associated-molecular-patterns l. angl.

immunité naturelle ou innée

periadenitis mucosa necrotica recurrens de Sutton l.f.

periadenitis mucosa necrotica recurrens, Sutton's aphtae
Ulcération de grande taille, profonde, douloureuse, récidivante, atteignant généralement la muqueuse buccale.
De telles lésions peuvent s'intégrer au sein d'une maladie de Behçet ou rester isolées. Elles cicatrisent spontanément en laissant des cicatrices fibreuses rétractiles.

R. L. Sutton, dermatologiste américain (1911)

Syn. ulcère de Sutton

Sutton (periadenitis mucosa necrotica recurrens de) l.f.

periadenitis mucosa necrotica recurrens, Sutton's aphtae

R. L. Sutton, dermatologiste américain (1911)

periadenitis mucosa necrotica recurrens de Sutton

lymphome de (type) MALT l.m. sigle angl. pour malignant lymphoma of Mucosa Associated Lymphoid Tissue.

MALT, lymphome digestif primitif, sarcome du tube digestif

MALT acr. angl. pour Mucosa Associated Lymphoid Tissue

Tissu lymphoïde associé aux muqueuses trouvé dans l’intestin, l’arbre bronchique et dans d’autres muqueuses.
Dans la muqueuse du tube digestif le MALT est parfois appelé GALT (Gut Associated Lymphoid Tissue). Il peut y être présent à l'état normal, p. par exemple dans les plaques de Peyer de l'intestin grêle ou apparaître au cours de phénomènes inflammatoires chroniques, p. par exemple le tissu lymphoïde de la muqueuse gastrique en cas de gastrite chronique. Le MALT peut être le siège de lymphomes, dits lymphomes du MALT, qui représentent la forme la plus fréquente de lymphome gastrique.
Les lymphomes pulmonaires primitifs de bas grade s’en rapprochent.

P. G. Isaacson, anatomopathologie britannique (1983)

GALT, MALT (lymphome du), Peyer (plaque de)

MALT (lymphome du) l.m.

MALT lymphoma

Variété de lymphome non hodgkinien développé à partir du tissu lymphoïde annexé aux muqueuses, plus précisément de la zone marginale, la précession par des lésions lymphoépithéliales bénignes étant fréquente : gastrite chronique à Helicobacter pylori, thyroïdite chronique, syndrome de Sjögren.
Ces lymphomes ont une évolution souvent indolente, longtemps localisée. Le rôle d'une stimulation antigénique chronique locale est illustré par la régression possible des lymphomes gastriques après éradication de Helicobacter pylori.
La classification OMS (2001) distngue les lymphomes de la zone marginale (dans 96% des cas) à cellules lymphoïdes B de petite taille, peu évolutifs et les lymphomes diffus à grandes cellulesB, invasifs.
Dans près de la moitié des cas il est noté une translocation t(11 ; 18)(q21- q22) entraînant une fusion des deux gènes API2 et MALT1 impliqués dans la régulation de l’apoptose ; dans les formes à grandes cellules on note une mutation par délétion P53.

Syn. lymphome à cellules monocytoïdes, lymphome de la zone marginale

Sigle  : Mucosa Associated Lymphoid Tissue

MALT