Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Kaplan-Meier (méthode) l.f.

Kaplan-Meier’s estimation

Moyen d’exprimer la survenue d’événements qui dépendent du temps, c’est-à-dire des variables tronquées ou censurées.
Les mesures reposent sur le principe des probabilités conditionnelles. Dans la méthode de Kaplan-Meier, les chutes des taux de survie sont déterminées par la date de survenue de l’événement « décès »
Par extension, cette notion de « décès » peut s’appliquer à tout événement non récurrent qui survient dans le temps, par exemple l’apparition d’une récidive ou de la métastase d’un cancer.

E. L. Kaplan, mathématicien et P. Meier, statisticien américains (1958)

variable tronquée, variable censurée

méthode de Kaplan-Meier l.f.

Kaplan-Meier’s estimation, Kaplan-Meier estimator

E. L. Kaplan, mathématicien américain et P. Meier, statisticien américain (1958)

Kaplan-Meier (méthode de)

Kaplan-Meier (méthode) l.f.

Kaplan-Meier estimation

Méthode non paramétrique d’estimation de la probabilité de survie.
L’estimation repose sur le principe des probabilités conditionnelles. La probabilité de survie est recalculée après chaque événement, en prenant en compte le nombre de personnes censurées. C’est la méthode d’étude de la survie la plus utilisée en épidémiologie clinique.

[E1]

Édit. 2020

courbe de Kaplan-Meier l.f.

Courbe de survie reposant sur les probabilités conditionnelles pour laquelle la chute des taux de survie est déterminée par chaque décès (au sens biostatistique, c’est-à-dire pouvant être un échec, telle qu’une récidive)

E. L. Kaplan et P. Meier, biostatisticiens américains (1958)

[E1]

Meier-Gorlin (syndrome de) l.m.

Meier-Gorlin syndrome, ear-patella-short stature syndrome, MGS

Malformation congénitale autosomique récessive rare comportant une triade : malformation de l’oreille, absence ou hypoplasie rotulienne et petite taille.
La triade est complète dans 85 pour cent des cas ; elle peut être associée à d’autres anomalies : craniocéphaliques, génitales, mammaire (hypoplasie ou aplasie), et aux membres (camptodactylie, os grêles et incurvés, pied bot). L’état mental est normal. Sex-ratio 1/1.
Dans les familles atteintes la consanguinité est fréquente. Six gènes sont en cause ; ils codent pour six sous unités protéique agissant sur le début de la replication et sur la transcription de l’ADN nécessaires pour le développement des cellules, des organes et pour la croissance. Selon le ou les gènes en cause et leur localisation six types du syndrome MGS sont décrits. Les plus graves sont le syndrome MGS1 lié à la mutation du gène ORC1 (Origine Recognition Complex 1) localisé en 1p32 et le syndrome MGS2 dont le gène ORC4 est en 2q22-q23.

Z. Meier, pédiatre suisse (1959), R. J. Gorlin, stomatologue et généticien américain (1975)

Sigle : MGS pour Meier-Gorlin syndrome

Gusberg et Kaplan (classification de) l.m.

Gusberg and Kaplan’s classification

Classification des hyperplasies atypiques de l’endomètre par ordre croissant de gravité.
Elle distingue :
1) l’hyperplasie atypique adénomateuse,
2) l’hyperplasie adénomateuse moyenne : aux proliférations glandulaires s’ajoutent des aspects pseudo-stratifiés avec invaginations et bourgeonnements épithéliaux,
3)   l’hyperplasie atypique adénomateuse sévère : il existe des invaginations avec des bourgeonnements marqués.

S. B. Gusberg et A. L. Kaplan, gynécologues américains (1963)

Kaplan-Grumbach-Hoyt (syndrome de) l.m.

Kaplan Grumbach and Hoyt’s syndrome

W. E. Hoyt, neuroophtalmologiste américain, Selna Lucille Kaplan, pédiatre endocrinologue américaine et M. M. Grumbach, pédiatre américain (1970) N. B. le premier auteur de la publication est W. E. Hoyt

dysplasie septo-optique

Kaplan (technique de) l.f.

Kaplan’s technique

Technique de radiothérapie de la maladie de Hodgkin, visant à irradier l’ensemble des aires ganglionnaires du thorax et de l’abdomen.
Elle utilise des champs, antérieurs et postérieurs, de forme complexe appropriée pour englober, en 2 volumes-cibles, d’une part les aires médiastinales, sus-claviculaires et axillaires (mantelet), et d’autre part les aires lombaires et iliaques (Y inversé).

H. S. Kaplan, médecin radiothérapeute américain et S. A. Rosenberg, médecin oncologue américain (1962)