coloration n.f.
staining
Application de colorants pour l'histologie et pour l'anatomopathologie.
L'hématoxyline-éosine-safran est très utilisée dans l'usage courant. De très nombreuses colorations sont appliquées pour l'observation de certaines structures comme : coloration de Perls pour les dépôts ferriques, PAS pour les mucines, Ziehl-Nielsen pour le bacille de Koch, etc.
[A2,A3]
coloration de Gömöri-Grocott l.f.
Gomori-Grocott coloration
Coloration par imprégnation argentique utilisée pour le diagnostic de la pneumocystose.
G. Gömöri, histologiste américain d'origine hongroise (1950); R. G. Grocott, histologiste américain (1955)
[A2]
coloration de Gram l.f.
Gram's stain
Technique de coloration différentielle des bactéries et premier stade de leur identification.
Le frottis est coloré par un colorant d'aniline mordancé par l'iode puis décoloré par l'alcool éthylique ou l'acétone. Certaines bactéries restent colorées (bactéries à Gram positif), d'autres sont décolorées puis mises en évidence par un colorant de contraste (bactéries à Gram négatif).
H. C. Gram, bactériologue danois (1884)
Abrév. Gram
[D1]
coloration de Harris-Shorr l.f.
Harris-Shorr’s staining
Coloration utilisée en colpocytologie associant la triple coloration nucléocytoplasmique de Shorr (écarlate, orangé, vert solide) à la coloration nucléaire par l'hématoxyline de Harris.
H. F. Harris, (1900) et E. Shorr, médecins américains (1941)
[03]
Édit. 2015
coloration de Shorr l.f.
Shorr’s staining
E. Shorr, anatomopathologiste américain (1941)
Syn. coloration de Harris-Shorr
coloration de von Kóssa l.f.
von Kóssa’s stain
J. von Kóssa, anatomopathologiste austro-hongrois (1901)
[A2,A3]
coloration de Ziehl-Neelsen l.f.
Ziehl- Neelsen's stain
Technique de coloration destinée à mettre en évidence les bactéries acido-alcoolo-résistantes, en particulier le bacille de Koch et les autres mycobactéries.
F. Ziehl, bactériologiste allemand (1882) ; F. Neelsen, anatomopathologiste allemand (1892)
→ Ziehl-Neelsen (coloration de)
[A2,A3]
coloration négative l.f.
negative staining
Technique microscopique dans laquelle le fond de la préparation est coloré ou rendu opaque pour mettre en évidence une structure (capsule) ou une particule (bactérie, virus).
[A2]
encre de Chine (coloration) l.f.
india ink (coloring)
Coloration effectuée entre lame et lamelle pour le diagnostic direct de cryptococcose.
Une goutte d’encre de Chine est déposée sur le culot de centrifugation du prélèvement (LCS le plus souvent). Sur le fond sombre de la préparation, l’épaisse capsule entourant les levures de l'espèce Cryptococcus neoformans est facilement mise en évidence, sous forme d’un halo incolore entourant la levure.
[D1, B3]
Édit. 2019
Fontana-Tribondeau (coloration de) l.f.
Fontana-Tribondeau’s staining
Coloration au nitrate d’argent destinée à la mise en évidence du tréponème de la syphilis.
A. Fontana, bactériologiste italien (1912) ; L. Tribondeau, bactériologiste français (1912)
→ syphilis, Treponema pallidum
[D1]
Édit. 2018
Gömöri-Grocott (coloration de) l.f.
Gömöri’s methenamine silver stain
Coloration par imprégnation argentique utilisée pour le diagnostic de la pneumocystose.
G. Gömöri, histochimiste américain (1950); R.G. Grocott, histologiste américain (1955)
Harris-Shorr (coloration de) l.f.
Harris-Shorr’s staining
Coloration utilisée en colpocytologie associant la triple coloration nucléocytoplasmique de Shorr (écarlate, orangé, vert solide) à la coloration nucléaire par l'hématoxyline de Harris.
H. F. Harris (1900) et E. Shorr, médecins américains (1941)
[03]
Édit. 2015
Masson (coloration trichromique de) l.f.
Masson's trichrome
Technique histologique utilisant trois colorants dont l'un, soit bleu, soit vert lumière, soit jaune safran, se fixe sur le tissu conjonctif et le différencie du tissu musculaire.
P. Masson, anatomopathologiste franço-canadien, membre de l'Académie de médecine (1880-1950)
Syn. trichrome de Masson
May-Grünwald-Giemsa (coloration de) l.f.
May-Grunwald-Giemsa
Coloration cellulaire par un mélange d’éosine, de bleu de méthylène et d’alcool méthylique et un mélange d’éosine, d’azur méthylique et de glycérine.
R. May, médecin allemand et L. Grünwald, ORL allemand (1902) ; G. Giemsa, bactériologiste allemand (1904)
mode avec coloration de flux l.m.
Musto (coloration de) l.f.
Musto coloration
Technique de coloration à imprégnation argentique, dérivée de la méthode de Gomori-Grocott et utilisée pour le diagnostic de la pneumocystose.
Linda Musto, anatomopathologiste américaine (1982)
Papanicolaou (coloration de) l.f.
Papanicolaou staining
Technique de coloration cellulaire par une préparation complexe à base d'hématoxyline de Harris et d'orange GG, surtout utilisée pour les frottis cervicovaginaux, en vue d'étudier la morphologie et l'affinité tinctoriale du cytoplasme des cellules prélevées.
Elle permet d'apprécier l'état d’imprégnation hormonale et de déceler d'éventuelles cellules cancéreuses.
G. N. Papanicolaou, anatomopathologiste américain (1883-1962)
→ hématoxyline, frottis cervicovaginal de dépistage
[F2, O3]
Édit. 2018
PAS (coloration par le) l.f. sigle angl. pour Periodic Acid Shiff
PAS stain
R. D. Hotchkiss, microbiologiste américain (1948); J. F. A. McManus, anatomopathologiste canadien (1946)
Syn. coloration de Hotchkiss-McManus
→ Hotchkiss-McManus (coloration de), acide périodique
periodique-Schiff (coloration) l.f.
H. Schiff, biochimiste allemand (1834-1915)
Perls (coloration de ) l.f.
Perls’ staining
Réaction histochimique de coloration dans laquelle le fer ferrique (non héminique), en présence de ferrocyanure de potassium, précipite en milieu acide sous forme de ferrocyanure ferrique ou bleu de Prusse, rendant alors les granules de fer visibles au microscope optique.
La présence de fer ferrique peut être ainsi aisément décelée dans les tissus dans des conditions d’hémolyse, de troubles métaboliques du fer et de maladie de surcharge. Qu’il s’agisse d’un excès local ou systémique de fer, la ferritine entre dans la constitution des granules d’hémosidérine décelables en microscopie photonique par la coloration de Perls.
Les excès locaux de fer et d’hémosidérine proviennent d’hémorragies ; l’exemple le plus simple est l’hématome. L’hémoglobine provenant de la lyse des hématies subit une transformation en hémosidérine. Les macrophages prennent alors part au processus de phagocytose des débris cellulaires et contribuent à transformer dans leurs lysosomes l’hémoglobine en hémosidérine sous forme de granules colorables par le Perls.
Dans la surcharge systémique en fer, l’hémosidérine se dépose dans de nombreux organes et tissus : hémosidérose observée en cas d’absorption exagérée de fer dans l’alimentation, en cas de mauvaise utilisation du fer, en cas d’anémie hémolytique et de transfusions répétées. Dans la plupart de ces cas de surcharge systémique en fer, l’accumulation intracellulaire ne provoque pas de lésion parenchymateuse ni d’altération fonctionnelle des organes. Par contre, dans l’hémochromatose idiopathique, où l’accumulation de fer est la plus importante, il existe des lésions du foie et du pancréas principalement, aboutissant à une fibrose hépatique d’évolution cirrhotique et à un diabète sucré. La coloration de Perls souligne l’importance de la surcharge ferrique dans les cellules hépatiques et dans les cellules de Kupffer.
Lors de l’analyse de frottis de sang et de moelle osseuse, la coloration de Perls permet d’identifier les sidéroblastes : érythroblastes médullaires contenant des granules de fer ; et les sidérocytes : hématies contenant des granules de fer ; elle permet aussi de localiser les granules de fer dans d’autres cellules de la moelle hématopoïétique ou les macrophages, ou en dehors de toute cellule (fer extracellulaire).
M. Perls, anatomopathologiste allemand (1867)
Shorr (coloration de) l.f.
Shorr’s staining
Triple coloration par l’orangé G, le vert solide et le Biebrich écarlate qui colore les prélèvements cellulaires ou tissulaires divers, notamment des frottis vaginaux.
E. Shorr, anatomopathologiste américain (1941)
Syn. coloration de Harris-Shorr
→ Harris-Shorr (coloration de)
von Kóssa (coloration de) l.f.
von Kóssa’s stain
Technique histologique colorant en noir les dépôts calciques intratissulaires, notamment dans le derme.
J. von Kóssa, anatomopathologiste austro-hongrois (1901)
Warthin-Starry (coloration de) l.f.
Coloration à base de sels d’argent, destinée à mettre en évidence, sur une coupe histologique ou un frottis, la présence de bactéries telles que les spirochètes ou les Bartonella.
A.S. Warthin et A.C. Starry, anatomopathologistes américains (1920)
Wurch-Isaac (coloration de) l.f.
Wurch-Isaac staining
Coloration pratiquée en cytologie vaginale, utilisant successivement un colorant nucléaire, l'hématoxylline de Harris, un colorant éosinophile, l'écarlate de Biebrich, et un colorant basophile, le vert sulfo-additionné d'orangé G.
T. A. Wurch et J. P. Isaac, gynécologue et histologiste français (1951 et 1952)
Ziehl-Neelsen (coloration de) l.f.
Ziehl-Neelsen test
Technique de coloration utilisée, en bactériologie, pour la mise en évidence des mycobactéries, en particulier du bacille de Koch.
Elle repose sur la propriété de ces bacilles qui, après coloration par la fuchsine phéniquée, résistent à la décoloration par l’acide nitrique et l’éthanol. Ils sont appelés, pour cette raison, bacilles acido-alcoolo-résistants.
F. Ziehl, bactériologiste allemand (1882) ; F. C. Neelsen, anatomopathologiste allemand (1892)