Epworth (échelle de somnolence d') l.f.
Epworth (scale of drowsiness)
Evaluation à l'aide d'un questionnaire de la somnolence diurne devant une suspicion d’apnée du sommeil.
L’existence d’une hypertension artérielle et d’un ronflement pendant le sommeil nocturne sont des arguments pour rechercher une apnée du sommeil.
Le questionnaire permet de coter l’importance de la somnolence dans la journée, dans différentes circonstances, en attribuant une note de 0 à 3 suivant la fréquence de l’endormissement (0 jamais, 1 si cela est possible, 2 si cela est probable et 3 si cela est systématique). Les questions concernent les situations suivantes : au cours de la lecture d’un document, devant la télévision ou au cinéma, assis inactif dans un lieu public (salle d'attente, théâtre, cours, congrès, en qualité de passager, depuis au moins une heure sans interruptions, d'une voiture ou d'un transport en commun (train, bus, avion, métro), en étant allongé pour une sieste, lorsque les circonstances le permettent, en position assise au cours d'une conversation (ou au téléphone) avec un proche, en étant assis à table à la fin d'un repas sans alcool, au volant d'une voiture immobilisée depuis quelques minutes dans un embouteillage . Le total varie de 0 à 24. En dessous de 8, il n’existe pas de dette de sommeil.
De 9 à 14, il existe un déficit de sommeil. - Un total supérieur à 12, caractéristique d’une somnolence diurne excessive, justifie la réalisation d’une polysomnographie.
M. W. Johns, médecin australien (1991)
Étym. Cette échelle a été introduite en 1991 par le Dr Murray W. Johns de l’Epworth Hospital de Melbourne
→ apnée du sommeil (syndrome d'), somnolence, polysomnographie
[H1, K1]
Édit. 2020
questionnaire n.m.
Désigne à la fois l’ensemble de questions posées ainsi que celles auxquelles on doit répondre.
Les questionnaires sont des modes d’information aussi indispensables pour l’établissement du dossier médical d’un malade que pour une enquête épidémiologique, l’évaluation d’une thérapeutique, etc. Il existe de nombreux types de questionnaires selon le but recherché ; avant le lancement d’une enquête, chaque question doit être essayée, sa validité évaluée, etc.
questionnaire de la douleur de Saint-Antoine (QDSA) l.m.
Traduction et adaptation en français du MacGill Pain questionnary (MPQ)
qui apporte les mêmes renseignements avec seulement 61 mots et permet essentiellement une évaluation qualitative de la douleur chronique, en particulier la douleur neuropathique.
Pour décrire la douleur, telle qu’elle est ressentie habituellement, le patient choisit dans chaque groupe de mots, celui qui est le plus exact et attribue une note de 0 à 4 selon l’intensité ressentie.
Critères sensoriels :
- A battements, pulsations, élancements, en éclairs, décharges électriques, coups de marteau ;
- B rayonnante, irradiante ;
- C piqûre, coupure, pénétrante, transperçante, coups de poignard ;
- D pincement, serrement, compression, écrasement, en étau, broiement ;
- E tiraillement, étirement, distension, déchirure, torsion, arrachement ;
- F chaleur, brûlure ;
- G froid, glace ;
- H picotements, fourmillements, démangeaisons ;
- I engourdissement, lourdeur, sourde.
- J fatigante, énervante, éreintante ;
- K nauséeuse, suffocante, syncopale ;
- L inquiétante, oppressante, angoissante ;
- M harcelante, obsédante, cruelle, torturante, suppliciante ;
- N gênante, désagréable, pénible, insupportable ;
- P déprimante, suicidaire.
(BOURREAU F, LUU M, DOUBRERE JF, GAY C. Elaboration d'un questionnaire d'auto-évaluation de la douleur par liste de qualificatifs : comparaison avec le Mac Gill pain questionnaire de Melzack. Thérapie, 1984, 39 : 119-129.)
F. Bourreau, médecin français (1984)
questionnaire DN4 l.m.
DN4 questionnaire
Questionnaire qui réunit dix items, pour lesquels la réponse est oui ou non, permettant de reconnaître la nature neuropathique d’une douleur.
1 La douleur présente-t-elle une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :
- brûlure,
- sensation de froid douloureux,
- décharges électriques.
2. La douleur est-elle associée dans la même région à un ou à plusieurs des symptômes suivants :
- fourmillements,
- picotements,
- engourdissement,
- démangeaisons.
3. La douleur est-elle localisé » dans un territoire où l’examen met en évidence une hypoesthésie :
- au tact,
- à la piqûre.
4. La douleur est-elle provoquée ou augmentée par le frottement ?
Si le score égal ou supérieur à 4/10 le test est positif ( sensibilité 82,9% et spécificité 89,9%).
→ douleur
questionnaire DN4 l.m.
Syn. critères diagnostiques de la douleur neuropathique
→ douleur neuropathique (critères diagnostiques)
[H1]
Édit. 2018