Brown (syndrome de) l.m.
- en adduction par une très forte limitation de l'élévation simulant une parésie du petit oblique mais sans élévation en abduction de l'autre, donc sans hyperaction de son synergique opposé, le muscle droit supérieur,
- en adduction par un baissement normal dans le champ du grand oblique sans hypo-action de son synergique opposé, le droit inférieur.
Au test de duction passive, l'œil atteint ne peut pas être porté dans le champ d'action du petit oblique. Ce syndrome se traduit dans les mouvements par une limitation de l'élévation du globe en adduction (impossibilité même en duction). Peut être congénital ou acquis avec différentes étiologies dont tendon du muscle du grand oblique trop court, insertion anormale de ce tendon, glissement impossible ou limité au niveau de la trochlée du grand oblique (click syndrome ou petit bruit comparable à un déclic lors d'une élévation forcée en adduction), ténosynovite au niveau de cette trochlée, traumatisme. Plusieurs familles ont été décrites avec ce syndrome isolé, il existe également dans le syndrome de Noonan, mais la majorité des formes observées sont sporadiques ou plus rarement acquise.
H. W. Brown, ophtalmologiste américain (1950)
Syn. rétraction de la gaine du grand oblique (syndrome de), pseudo-paralysie du muscle petit oblique
→ orthophorie, ptosis, duction, Noonan (syndrome de)
Édit. 2017
Denny-Brown (syndrome de) l.m.
Denny-Brown’s syndrome
1) Association de troubles trophiques des extrémités associés à des arthropathies décrite sous le nom de neuropathie radiculaire sensitive, héréditaire à transmission autosomique dominante.
2) Neuropathie paranéoplasique associée le plus souvent à un cancer bronchique.
D. Denny-Brown, neurologue néo-zélandais (1951) ; R. Wyburn-Mason, médecin britannique (1948)
→ Denny-Brown (neuropathie de), paranéoplasique (neuropathie périphérique)
Patterson-Brown-Kelly (syndrome de) l.m.
H. S. Plummer (1912), P. P. Vinson (1919), médecins américains ; D. R. Paterson, otorhinolaryngologiste britannique (1919) ; A. B. Kelly, otorhinolaryngologiste britannique (1919
→ Plummer-Vinson (syndrome de)
Brown-Vialetto-van Laere (syndrome de) l.m.
C. H. Brown, neurologue américain (1894) ; E. Vialetto, neurologue italien (1936) ; J. Van Laere, neurologue belge (1966)
Syn. syndrome de surdité neurosensorielle-paralysie ponto-bulbaire
→ syndrome de surdité neurosensorielle-paralysie ponto-bulbaire
[H1, K1, O1, P1, P2]
Édit. 2019
Allen et Brown (critères de) l.m.
Allen and Brown’s criteria
Critères utilisés pour le diagnostic de maladie de Raynaud : bilatéralité du syndrome, apparition au froid et aux émotions, pouls radial et cubital normaux, absence de trouble trophique digital, bilan étiologique négatif, évolution de puis plus de deux ans.
Ces critères sont discutés aujourd’hui.
E. V. Allen et G. E. Brown, médecins américains (1932)
[K4]
Édit. 2017
Brown (opération de) l.f.
Brown procedure
Technique de reconstruction du tibia dans les aplasies congénitales par transposition de la fibula vascularisé entre la partie distale du fémur ou la partie proximale du tibia, si elle existe, et l’astragale.
La jambe comporte ainsi un os porteur unique et la fibula tibialisée s’épaissit. La fonction est liée à l’existence ou non d’une articulation du genou, de sa qualité, et de l’évolution en cours de croissance. Le pied, toujours dystrophique dans ces cas, doit être placé en position de fonction.
F. W. Brown, chirurgien orthopédiste américain (1965)
Édit. 2017
brown sugar l.angl.
Héroïne peu raffinée de couleur marron, mélangée à des excipients actifs (amphétamines, caféine, strychnine, codéine, barbituriques) et inertes (lactose, glucose, sucre cuit qui donne au produit ses colorations).
Toujours injectée par voie intraveineuse, elle entraîne des effets plus violents que l'héroïne "blanche". Elle est originaire surtout du Pakistan, d'Inde, de Turquie et du Liban.
Étym. angl. brown : marron ; sugar : sucre
→ héroïne
Édit. 2017
Denny-Brown (neuropathie de) l.m.
Denny-Brown’s neuropathy, paraneoplastic sensory neuropathy
Ensemble de manifestations cliniques liées à une neuropathie sensitive d’origine paranéoplasique par atteinte du ganglion spinal rachidien postérieur, parfois prolongée par des lésions dégénératives des cordons postérieurs.
Cette atteinte radiculaire et cordonale postérieure se traduit par des paresthésies et par des douleurs fulgurantes asymétriques des quatre membres. Elle s’installe en quelques jours à quelques mois, entraîne une ataxie proprioceptive et aboutit à un tableau pseudo-tabétique. L’évolution se fait vers une atteinte diffuse du névraxe avec troubles respiratoires. Ce syndrome paranéoplasique est presque exclusivement observé dans les carcinomes bronchiques à petites cellules. Il est très souvent révélateur, précédant la découverte du carcinome. Il serait d’origine auto-immune. Il n’est qu’exceptionnellement réversible sous traitement.
D. Denny-Brown, neurologue néo-zélandais (1951) ; R. Wyburn-Mason, médecin britannique (1948)
Syn. neuropathie sensitive subaiguë paranéoplasique
→ neuropathie paranéoplasique, paranéoplasiques (neuropathies périphériques)