astrocytome l.f.
astrocytoma
Tumeur développée à partir des astrocytes, dont la fréquence est d'environ 30% des tumeurs gliales hémisphériques et 30% de celles du cervelet chez l'enfant.
Si la description histologique de ces tumeurs est admise par tous, leur classification a fait l'objet de mises au point successives. Macroscopiquement, il s'agit d'une lésion infiltrante, blanchâtre, mal limitée, dont l'expansion spatiale peut varier. Au microscope, les formes protoplasmiques, souvent de siège temporal, sont constituées de cellules monomorphes ; les formes fibrillaires, dont les cellules sont plus petites et plus allongées, sont riches en gliofilaments et sont séparées par des microkystes ; les formes pilocytiques, aux cellules bipolaires, dont beaucoup de très bon pronostic, sont l'apanage du sujet jeune (astrocytome cérébelleux, du 3e ventricule) ; les formes gémistocytiques comportent de volumineuses cellules à noyau excentré. Les astrocytomes anaplasiques sont des formes malignes dont la différenciation astrocytaire reste reconnaissable.
Sur des critères de génétique moléculaire (mutations du gène suppresseur de tumeur p53, perte de l'hétérozygotie du chromosme 17, etc.), l'Organisation mondiale de la santé a classé depuis 1993 ces tumeurs en trois grades : astrocytome pilocytique (1), astrocytome de bas grade (2), astrocytome anaplasique (3), le quatrième étant représenté par les glioblastomes.
Le pronostic de ces tumeurs est d'autant plus défavorable que leur grade est élevé. Un autre "grading" est fondé sur les anomalies cytonucléaires, le nombre des mitoses, le degré de nécrose et les anomalies vasculaires (Daumas-Duport).
Étym. gr. aster : étoile, ou astron : constellation ; kutos : cellule
→ glioblastome, anaplasie, anaplasique
[F2,F5,H1,H2]
neuro-astrocytome n.m.
neuroastrocytoma
anaplasique adj.
anaplastic
État d'une tumeur habituellement maligne dont l'architecture et les cellules sont très éloignées de celles du tissu dont elles proviennent ; les cellules ont perdu leurs critères de différenciation.
Naguère, on opposait les carcinomes anaplasiques à petites cellules et ceux à grandes cellules. Les techniques immunohistochimiques ont démontré le caractère neuro-endocrine, donc différencié, des carcinomes à petites cellules. Pour éviter toute confusion, les carcinomes à grandes cellules sont dits indifférenciés.
Cet adjectif anaplasique ne doit plus être utilisé dans la classification des carcinomes bronchopulmonaires.
[A3,F2]
Édit. 2017
cancer anaplasique l.m.
anaplastic carcinoma
Forme de cancer épithélial caractérisée histologiquement par une indifférenciation plus ou moins complète des éléments cellulaires en prolifération.
Syn. cancer indifférencié
[F2]
cancer anaplasique de la thyroïde l.m.
anaplasic cell carcinoma of the thyroid
Tumeur maligne de la thyroïde très rare (1% à 3%) faite de nappes de cellules indifférenciées d’aspect fusiforme ou conservant des signes de différenciation épithéliale.
D’évolution rapide, aussi bien régionale que métastatique, leur survie médiane est de quatre à cinq mois.
Syn. carcinome indifférencié de la thyroïde
[F2,O4]
carcinome anaplasique de la thyroïde l.m.
anaplasic cell carcinoma of the thyroid
Syn. cancer anaplasique de la thyroïde
[F2,O4]
tumeur anaplasique l.f.
anaplastic carcinoma
tumeur anaplasique de l'ovaire l.f.
anaplastic tumor of the ovary
Cancer du revêtement épithélial de l'ovaire.
Quatrième cancer génital féminin par la fréquence, il survient le plus souvent chez les femmes de plus de 45 ans. Insidieux, il est diagnostiqué à un stade souvent évolué comportant une atteinte extra-pelvienne. Il se traite par la chirurgie de réduction et la chimiothérapie. Selon le type cellulaire, la tumeur est classée comme étant séreuse, mucineuse, endométrioïde, mixte, épithéliale, indifférenciée, brennerienne ou non classée. Selon l'étendue initiale, la survie à 5 ans varie de 60% à 5%.
Étym. lat. tumor : gonflement