AZT sigle f. pour AZidoThymidine
Analogue nucléosidique de la thymidine, inhibiteur de la réverse transcriptase (transcriptase inverse) du VIH.
Premier antirétroviral efficace contre l’infection à VIH.
L’AZT pénètre passivement dans la cellule où il subit une triple phosphorylation grâce à des kinases, avant de pouvoir inhiber la réverse transcriptase virale. Il est également capable d’inhiber le virus de l’hépatite B mais aussi l’EBV in vitro seulement.
Bien absorbée par voie orale (60 à 65%), l’AZT a une demi-vie de 3 à 4 heures, une bonne diffusion dans le liquide cérébrospinal notamment ; métabolisée par le foie, elle est excrétée par le rein. Son activité s’est d’abord confirmée en monothérapie avant que son efficacité se révèle supérieure en association avec d’autres substances, d’abord en bithérapie puis dans des trithérapies. Elle est actuellement largement utilisée dans des associations avec le 3TC (lamivudine) ou avec le 3TC et l’abacavir. Utilisée par voie orale, habituellement à la dose de 250 mg 2 fois par jour chez l’adulte. Elle est susceptible de sélectionner des mutants résistants au niveau des codons 215, 41, 70 et de perdre de l’efficacité. Elle peut donner des effets secondaires à type d’épigastralgies, d’anémie macrocytaire ou de douleurs musculaires. Elle participe à la survenue, à plus long terme, de lipodystrophie et peut être à l’origine d’acidose lactique gravissime, susceptible de conduire à un décès.
Horwitz (1967)
Syn. zidovudine
[G5]
Édit. 2018