Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

65 résultats 

Treacher Collins (dysostose mandibulofaciale avec anomalies des membres de) l.f.

mandibulofacial dysostosis, Treacher Collins type, with limb anomalies

E. Treacher Collins ophtalmologiste britannique (1900) ; F. R. Nager et J-P. de Reynier, otorhinolaryngologistes suisses (1948)

Nager (syndrome de), dysostose mandibulofaciale type Nager, dysostose mandibulofaciale type Nager

Treacher Collins (dysostose mandibulofaciale de)

Syn. Franceschetti (dysostose mandibulofaciale de)

Franceschetti (dysostose mandibulofaciale de)

[P1, P2, P3]

Édit. 2019

Treacher-Collins, Franceschetti (syndrome de) l.m.

E. Treacher-Collins, ophtalmologiste britannique (1900) ; A. Franceschetti, ophtalmologiste suisse  (1944)

dysostose mandibulofaciale

Treacher Collins Franceschetti (syndrome de) l.m.

E. Treacher-Collins, ophtalmologiste britannique (1900) et A. Franceschetti, médecin suisse (1944)

Syn. Franceschetti (dysostose mandibulofaciale de)

Franceschetti (dysostose mandibulofaciale de)

[P1, P2, P3]

Édit. 2019

dysostose mandibulofaciale de Nager et de Reynier l.f.

mandibulofacial dysostosis, Nager-de Reynier type 1 with limb anomalies

Nager et de Reynier (dysostose mandibulofaciale de),

dysostose mandibulofaciale type Nager l.f.

Nager's syndrome, acrofacial dysostosis Nager type, preaxial acrofacial dysostosis Nager type

F. Nager, otorhinolaryngologiste suisse (1948)

Syn. syndrome de Nager

Nager (syndrome de)

Franceschetti (dysostose mandibulofaciale de) l.f.

mandibulofacial dysostosis

Syndrome malformatif facial, secondaire à une anomalie primitive du développement du premier arc branchial comprenant : obliquité en bas et en dehors des fentes palpébrales, atrophie mandibulaire, malaire et zygomatique (dont absence de la partie externe de l'orbite), malformation et implantation basse de l'oreille, suppression de l'angle nasofrontal, macrostomie, palais ogival, mèches de cheveux pré-auriculaires et retard mental.
Selon la classification des formes faciales de Paul Tessier il s'agit des fentes 6, 7 et 8. Lorsque la dysostose mandibulofaciale est complète ou presque elle porte le nom de Franceschetti. Le syndrome est parfois létal et sa pénétrance et son expression sont variables. Au niveau oculaire s'observe également: une microphtalmie, une cataracte, une hypoplasie papillaire, un colobome de la paupière inférieure, une absence localisée de cils, un dermoïde épibulbaire. D'autres anomalies peuvent être observées: appendice prétragien, langue bifide ou lobulée, malpositions dentaires. Les formes à minima, avec atteinte de l’orbite et du malaire, correspondent au syndrome de Treacher Collins. Le locus du gène (MFD1 ou TCOF1) est en 5q32-q33.1. L’affection est autosomique dominante (MIM 154500).

P. Tessier, chirurgien français (1971) ; E. Treacher Collins ophtalmologiste britannique (1900) ; A. Franceschetti, ophtalmologiste et D. Klein, généticien suisses (1949) ; P. Zwahlen, ophtalmologiste suisse (1944)

Étym. gr. dus , indique la difficulté, l’anomalie ; osteon : os

Syn. Franceschetti (syndrome de), Franceschetti-Klein-Zwahlen (syndrome de), Treacher Collins (dysostose mandibulofaciale de), Treacher Collins (syndrome de), Treacher Collins Franceschetti (syndrome de)

Sigle angl. MFD1

neurocristopathie,  macrostomie, colobome, dermoïde épibulbaire

[H3, P1, P2, P3]

Édit. 2019

Nager (dysostose mandibulofaciale de type) l.f.

Nager's syndrome

F? Nager, otorhinolaryngologiste suisse ( 1948)

Nager (syndrome de)

Nager et de Reynier (dysostose mandibulofaciale de) l.f.

mandibulofacial dysostosis, Nager-de Reynier type 1 with limb anomalies

Dysostose mandibulofaciale (acrofaciale préaxiale) avec anomalie des membres.
Les anomalies faciales comportent une malformation du pavillon de l’oreille, une fente labiale latérale, une fente palatine, une agénésie du maxillaire inférieur et une hypoplasie du malaire. Les anomalies des membres consistent en l’absence de radius, la synostose radio-ulnaire, et l’absence de pouce. Les anomalies palpébrales comportent: un ptosis des paupières inférieures, une obliquité antimongoloïde des fentes palpébrales et une hypoplasie des cils de la paupière inférieure. Un gène (AFDN) est localisé en 9q32. L’affection est autosomique dominante (MIM 154400).

F. Nager et J. de Reynier, otorhinolaryngologistes suisses (1948)

Syn. dysostose mandibulofaciale de Treacher Collins avec anomalies des membres, dysostose acrofaciale 1 type Nager

dysostose mandibulofaciale de Nager et Reynier l.f.

Nager et Reynier (dysostose mandibulofaciale de), Treacher Collins (dysostose mandibulofaciale récessive de)

Nager et Reynier (dysostose mandibulofaciale de) l.f.

Dysostose mandibulofaciale (acrofaciale préaxiale) avec anomalie des membres.
Les anomalies faciales comportent une malformation du pavillon de l’oreille, une fente labiale latérale, une fente palatine, une agénésie du maxillaire inférieur et une hypoplasie du malaire. Les anomalies des membres consistent en l’absence de radius, la synostose radio-ulnaire, et l’absence de pouce. Les anomalies palpébrales comportent: un ptosis des paupières inférieures, une obliquité antimongoloïde des fentes palpébrales et une hypoplasie des cils de la paupière inférieure. Un gène (AFDN) est localisé en 9q32. L’affection est autosomique dominante (MIM 154400).

F. R. Nager et J. de Reynier, otorhinolaryngologistes suisses (1948)

Syn. dysostose mandibulofaciale de Treacher Collins avec anomalies des membres, dysostose acrofaciale 1 type Nager

mandibulofaciale de Treacher Collins récessive (dysostose)

Collins (liquide de) l.m.

Collins’ solution

L'un des liquides utilisés en transplantation pour la préservation de l'organe.
Sa composition est proche de celle du milieu intracellulaire.
L'Eurocollins, de composition légèrement différente, en est un produit dérivé.

G. M. Collins, chirurgien américain (1969 et 1991)

liquide de conservation

[G3]

achromatopsie incomplète récessive liée au sexe l.f.

achromatopsia incomplete X-linked recessive

Affection qui ressemble à l'achromatopsie, en moins grave, sans photophobie avec nystagmus absent ou de très faible amplitude.
L'électrorétrinogramme (ERG) est petit en photopique et normal en scotopique, l'ectro-oculogramme
(EOG) est normal, l'acuité visuelle est mauvaise de 1/10 à 1/20ème, il existe une dyschromatopsie à toutes les couleurs, un nystagmus pendulaire peu marqué. L'aspect du fond d'œil est normal. Dans le monochromatisme aux bâtonnets l'ERG photopique est éteint. Le patient peut voir les petits objets bleus sur fond jaune et vice versa. L’affection est rarissime de fréquence 1 pour 100 millions. Locus est en Xq28. L’affection récessive est liée au sexe (MIM 303700).
J. Huddart, homme de sciences britannique (1741-1816) qui évoqua le premier la dyschromatopsie à toutes les couleurs lors d’une séance de Philosophical Transations of the Royal Society de Londres en 1777.

Étym. gr. a : privatif ; chrôma : couleur ; opsis : vision

Syn. BCM, CBBM, monochromatisme au bleu, achromatopsie monochromatique monocônes bleus, monochromatisme aux cônes.

[P2,Q2]

Édit. 2017

adrénoleucodystrophie néonatale récessive l.f.

adrenoleukodystrophy, autosomal neonatal

Forme néonatale d'adrénoleucodystrophie avec dysmorphie du visage, convulsions, infections respiratoires et décès dans les premières années de la vie.
Troisième forme d'adrénoleucodystrophie où les premiers signes sont constatés avant 1 an avec dolichocéphalie, front haut, strabisme, épicanthus, racine du nez large, narines antéversées, oreilles basses, hypotonie et arrêt de croissance. Au niveau cérébral, on trouve une démyélinisation, une anomalie de la gyration et des inclusions lamellaires dans la substance blanche. Sur le plan oculaire, il peut exister une cataracte polaire, des pigmentations rétiniennes et une papille pâle. Il s'agit, tout comme pour l'adrénoleucodystrophie liée au sexe, d'une peroxysomopathie.
L’affection est autosomique récessive (MIM 202370) ou liée au sexe récessive.

P. J. Benke, généticien américain (1981)

Syn. adrénodystrophie néonatale

Sigle NALD

[H1, O1, O4, Q2]

Édit. 2020

analphalipoprotéinémie récessive l.f.

recessive analphalipoproteinemia

Déficit familial du métabolisme des lipides de haute densité (HDL, highy density lipoprotein) avec hypocholestérolémie, manifestations neurologiques et opacification de la cornée.
La première description a été faite par Fredrickson sur des sujets habitants l'île de Tangier de la baie de Cheasapeake. Il existe une hypertrophie du foie, de la rate, du thymus, des ganglions et des amygdales. Les amygdales sont fortement hypertrophiées avec des traînées de couleur orangée. Sur le plan neurologique, on trouve une neuropathie dégénérative périphérique avec fatigue, faiblesse musculaire, et parfois diplégie faciale. Au niveau oculaire, on peut trouver une diplopie, un ectropion et une fermeture incomplète des paupières qui précédent en général la dystrophie de cornée. La cornée est infiltrée dans 80% des cas, cette infiltration ne peut être vue qu'au biomicroscope avec une forte lumière au niveau du tiers postérieur du stroma. L’affection est autosomique récessive (MIM 205400) ou liée au sexe récessive.

D.S. Fredrickson, biochimiste américain (1961)

maladie de Tangier, déficit familial en lipoprotéines de haute densité

[C1,Q2]

Édit. 2017

anémie sidéroblastique autosomique récessive réfractaire à la pyridoxine l.f.

autosomal recessive pyridoxine-refractory sideroblastic anemia

Anémie microcytaire hypochrome sévère avec sidéroblastose médullaire, ne répondant pas à la pyridoxine, causée par une mutation homozygote du gène SLC25A38 ou du gène GLRX5.
Les besoins transfusionnels répétés conduisent à une surcharge en fer à corriger par les chélateurs du fer au risque de voir évoluer les effets de l’hypersidérose. La transplantation des cellules souches hématopoïétiques représente le seul traitement curateur.

Clara Camaschella, biologiste italienne (2007) ; D. L. Guernsey, anatomopathologiste canadien (2009)

anémie sidéroblastique, SLC25A38, GLRX5

[F1,Q2]

Édit. 2017

atrophie optique à hérédité autosomique récessive l.f.

optical atrophy with recessive autosomal herÉdit.y

Wolfram (syndrome de), Rosenberg-Chutorian (syndrome de)

atrophie optique autosomique récessive l.f.

autosomal recessive optic atrophy

Neuropathie dégénérative qui peut exister dès la naissance ou se révéler vers l'âge de trois ou quatre ans et qui se manifeste par une acuité visuelle médiocre, voire nulle, un nystagmus constant, une atrophie optique très marquée.
L'électrorétinogramme est normal, ce qui permet de faire le diagnostic différentiel avec l'amaurose congénitale de Leber.

Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture

Syn. atrophie optique congénitale

atrophie optique récessive congénitale l.f.

Hérédodégénérescence infantile du nerf optique.
Gène visuelle et papilles pâles dès la naissance, acuité visuelle à 1/10 et moins, scotome centrocœcal. Dyschromatopsie bleu-jaune sévère et parfois achromatopsie. Nystagmus constant, ERG normal et PEV altérés. L'affection est à dissocier de l'amaurose congénitale de Leber et des formes dominantes d'atrophie optique. L’affection est autosomique récessive (MIM 258500).

P. Kjer, ophtalmologue danois (1959)

Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture

autosomal recessive polycystic kidney disease l.angl.

Sigle ARPKD

polykystose rénale récessive

dysplasie récessive oculo-dento-osseuse l.f.

recessive oculodentoosseous dysplasia

Affection polymalformante comprenant principalement une microphtalmie, une micro-cornée, des malformations de l'émail dentaire et des dents et une syndactylie du tissu mou des doigts 4 et 5 aux mains et 2, 3 et 4 aux pieds.
Le nez est long et étroit. Il existe d’autres signes oculaires tels que télécanthus, épicanthus marqué, iris dysplasique, résidu de l'artère hyaloïdienne au fond d'œil allant de la papille au cristallin et d’autres anomalies osseuses tels que anomalies diaphysaires aux mains et pieds, angle mandibulaire obtus, élargissement des os longs des membres et des diaphyses des mains des os et des pieds. L’affection correspond au syndrome oculodentodigital de type dominant, mais son hérédité est autosomique récessive (MIM 257850) et est liée à une mutation du gène GJA1.

E. I. Traboulsi, ophtalmologiste américain (1986)

GJA1

dysplasie vitréorétinienne primitive récessive l.f.

primary vitreo-retinal dysplasia autosomal recessive

H. Saraux, ophtalmologiste français (1969)

Saraux (dysplasie hyaloïdorétinienne de)

dystrophie musculaire oculopharyngée récessive l.f.

oculopharyngeal muscular dystrophy recessive

Dystrophie musculaire de l'adulte avec dysphagie puis ptosis progressifs, puis ophtalmoplégie externe et fatigue des extrémités.
Dystrophie musculaire progressive des muscles de la face et du pharynx avec dysfonctionnement pharyngé et œsophagien et plus rarement ataxie. Le déficit est de même type que pour l'ophtalmoplégie externe progressive, le ptosis précède la dysphagie, il s'y associe une faiblesse de l'orbiculaire, puis une diplopie et une ophtalmoplégie. La maladie peut être associée à une rétinite pigmentaire et à un bloc atrioventriculaire.
On ne trouve pas de fibres rouges déchiquetées en microscopie et en microscopie électronique mais il existe  des inclusions tubulofilamenteuses internucléaires.

L’affection est autosomique récessive (MIM 257950).

L. G. Kiloh, neurologue australien et S. Nevin, neurologue britannique (1951) ; T. P. Kearns et G. P. Sayre, ophtalmologistes américains (1958)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Syn. Kiloh-Nevin (syndrome de)

dystrophie, ataxie, ptosis, ophtalmoplégie, rétinite pigmentaire, bloc atrioventriculaire

[H1, I4, K2, L1, P1, P2, Q3]

Édit. 2019

ectopie isolée et congénitale du cristallin récessive l.f.

ectopia lentis isolated recessive

Subluxation évolutive du cristallin, le plus souvent vers le haut, conjonctivale.
Ces formes autosomiques récessives sont très rares (MIM 225100).
Éliminer les autres syndromes récessifs tels que le syndrome de Weill-Marchesani et l'homocystinurie. L’affection est autosomique récessive (MIM 225100).

V. A. McKusick, généticien américain, membre de l'Académie de médecine (1955) ; G. Weill, ophtalmologiste français(1932) ; O. Marchesani, ophtalmologiste allemand (1939)

Étym. gr. ek : hors ; topos : lieu

Weill-Marchesani (syndrome de), homocystinurie

[P2, Q2]

Édit. 2019

épidermolyse bulleuse dystrophique récessive d'Hallopeau-Siemens l.f.

recessive dystrophic epidermolysis bullosa (Hallopeau-Siemens)

Variété précoce et sévère d'épidermolyse bulleuse présente dès la naissance avec des lésions cutanéomuqueuses profuses cicatrisant au prix de synéchies et de rétractions cutanées voire tendineuses; un retard staturo-pondéral est la règle, de même que, à l'âge adulte, une déformation des mains et des pieds en moufles par synéchies, des atteintes œsophagiennes et anales à type de sténose, ainsi que oculaires.
Le pronostic vital est grevé par la possibilité d'une amylose rénale et de cancers cutanés à type de carcinomes spinocellulaires. Le clivage se fait dans la partie supérieure du derme, sous la lamina basale. L'anomalie ultrastructurale est représentée par l'absence de fibres d'ancrage ou leur dystrophie; l'anomalie moléculaire est située sur le gène du collagène VII chromosome III. Un diagnostic anténatal est possible. Il existe des variantes : formes localisées, et forme inversée de Gedde-Dahl limitée aux régions des plis.

F. Hallopeau, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1890), H. W. Siemens, dermatologue allemand (1921)

Syn. épidermolyse bulleuse polydysplasique (obsolète), épidermolyse bulleuse mutilante (obsolète), dermolyse bulleuse récessive type Hallopeau-Siemens

[J1,Q2,O1]

Édit. 2018

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