Babinski-Weill (épreuve de) l.f.
Babinski-Weill’s test
Manœuvre destinée à mettre en évidence un trouble de l’équilibre d’origine vestibulaire ou cérébelleuse.
Le sujet, les yeux fermés, fait alternativement dix pas en avant et dix pas en arrière, en ligne droite, plusieurs fois de suite. Un sujet normal ne dévie pas. En cas de troubles vestibulaires, on constate une déviation angulaire de plus en plus importante.
J. Babinski, membre de l'Académie de médecine, neurologue français et G. Weill, ophtalmologiste français (1913)
Syn. épreuve de déviation angulaire, épreuve de la marche en étoile
→ ataxie labyrinthique, syndrome vestibulaire central, syndrome vestibulaire périphérique
[H1 ]
Édit. 2018
Carter et Robbins (test de)
saline infusion test
Epreuve destinée à contrôler la sécrétion d’hormone post-hypophysaire (hormone antidiurétique) utilisée pour le diagnostic du diabète insipide.
Chez le sujet normal, la perfusion intraveineuse, en 45 minutes, de 600 à 800 ml. de solution salée hypertonique à 25 %° provoque une libération d’hormone antidiurétique et réduit de 70 à 90 % le débit urinaire. Elle reste sans action en cas de diabète insipide vrai.
Anne C. Carter et J. Robbins, médecins américains (1947) ; R. C Hickey, chirurgien et K. Hare, anatomiste américains (1944)
Syn. épreuve de de Hickey-Hare
[O4]
épreuve de la déviation angulaire l.f.
Babinski-Weill’s test
J. Babinski, membre de lAcadémie de médecine et G. Weill, neurologue et ophtalmologue français (1913)
Syn. épreuve de Babinski-Weill
[H1]
Édit. 2018
épreuve de compatibilité sanguine l.f.
blood compatibility testing, cross match
Test de laboratoire pratiqué pour détecter les anticorps irréguliers (en dehors des systèmes ABO et Rhésus), mettant en présence le sérum du patient et les hématies homologues qui doivent être transfusées.
Ce test personnalisé utilise sensiblement les techniques de la recherche des agglutinines irrégulières. L'épreuve de compatibilité est spécifique pour un patient donné. On réserve cette épreuve aux patients ayant un ou plusieurs allo-anticorps anti-érythrocytaires. Dans certains pays elle est faite avant chaque transfusion.
[F1, F3]
Édit. 2020
épreuve de concentration des urines l.f.
urinary concentration test
Étude du pouvoir de concentration des urines après restriction hydrique.
Cette épreuve est destinée à trouver la nature d'une polyurie, à discerner un diabète insipide. Les urines sont recueillies et un échantillon de sang est prélevé après 15 heures de restriction hydrique contrôlée. Les résultats normaux incluent un débit urinaire inférieur à 0,6 mL/min, une osmolalité urinaire supérieure à 850 mosm/kg avec un rapport de l'osmolalité urinaire sur l'osmolalité plasmatique supérieur ou égal à 2,9. La concentration plasmatique d'hormone antidiurétique est située entre 3 et 6 pg/mL.
→ polyurie, diabète insipide, hormone antidiurétique
[M1, O4]
Édit. 2020
épreuve de concentration-dilution l.f.
F. Volhard, médecin interniste et néphrologue allemand (1910)
[C2,M1]
Édit. 2018
épreuve de débranchement l.f.
test of disconnection
épreuve de freinage par la dexaméthasone l.f.
dexamethasone suppression test
Epreuve biologique destinée à contrôler la dépendance de la corticosurrénale à l'hypophyse.
Cette épreuve est utilisée pour le diagnostic positif du syndrome de Cushing.
Elle consiste à freiner la sécrétion hypophysaire de corticostimuline, l’ACTH. Il existe deux types de tests.
Le premier est un test dit de freinage « rapide », effectué en première intention, qui consiste à administrer 1 mg de dexaméthasone à minuit et à doser le cortisol plasmatique à 8 h . Chez le sujet normal, la concentration de cortisol doit être inférieure à 50 nmol/L. Elle reste élevée en cas de syndrome de Cushing.
Le test dit « standard » consiste à administrer la dexaméthasone à raison de 0,5 mg toutes les 6 h pendant deux jours. Le dosage de la cortisolémie est effectué 6 h après la dernière prise. L’interprétation des résultats est identique au test standard.
H. W. Cushing, neurochirurgien américain, membre de l'Académie de médecine (1932)
→ Cushing (syndrome de), ACTH, dexaméthasone
[B3, O4]
Édit. 2020
épreuve de provocation l.f.
test of provocation
Test de provocation pour le dépistage du glaucome.
Plusieurs épreuves diagnostiques ont été utilisées pour évaluer les risques de glaucome à angle ouvert (test à la dexaméthasone) ou de glaucome à angle fermé (test à l'obscurité).
→ glaucome à angle ouvert, glaucome à angle fermé, dexaméthasone
[P2]
Édit. 2020
épreuve de stimulation-freinage l.f.
stimulation-blockade ovarian test
Etude de la réponse ovarienne à l’injection de gonadotrophine chorionique, après avoir bloqué la fonction de la glande surrénale par la dexaméthasone, pour affirmer l’origine ovarienne d’une hyperandrogénie.
M. F. Jayle, biochimiste français (1962)
Syn. épreuve de Jayle
→ gonadotrophine chorionique, dexaméthasone, hyperandrogénie
[C2,O4]
Édit. 2018
épreuve de tolérance fœtale à la contraction utérine l.f.
oxytocin challenge test
[B3, O3,]
Édit. 2020
épreuve de van Slyke l.f. (obsolète)
van Slyke’s test
D. D. van Slyke, biochimiste américain (1921 voir Austin)
Syn. clairance de l'urée
[M1]
Édit. 2020
Jayle (test dynamique de) l.m.
Jayle's dynamic test
Epreuve combinée de stimulation du corps jaune par HCG et de freinage des cortico-surrénales par la dexaméthasone, permettant de mettre en évidence une insuffisance lutéale latente, une insuffisance œstrogénique du corps jaune ou une hyperandrogénie ovarienne.
Elle consiste à administrer à partir du 3e jour du plateau ménothermique 3 mg de dexaméthasone par jour et 5 000 unités d’HCG trois fois à 48 heures d'intervalle. On dose ensuite au 6e jour les stéroïdes plasmatiques, œstradiol, progestérone, testostérone et δ-4-androstènedione.
M-F. Jayle, biochimiste français (1962)
Syn. Epreuve de stimulation-freinage de Jayle
épreuve de la marche aveugle l.f.
Babinski-Weil’s test
Syn. Babinski-Weil (épreuve de)
[H1]
Édit. 2018
test de Carter et Robbins
saline infusion test
Epreuve destinée à contrôler la sécrétion d’hormone post-hypophysaire (hormone antidiurétique) utilisée pour le diagnostic du diabète insipide.
Chez le sujet normal, la perfusion intraveineuse, en 45 minutes, de 600 à 800 ml. de solution salée hypertonique à 25 %° provoque une libération d’hormone antidiurétique et réduit de 70 à 90 % le débit urinaire. Elle reste sans action en cas de diabète insipide vrai.
Anne C. Carter et J. Robbins, médecins américains (1947) ; R. C Hickey, chirurgien et K. Hare, anatomiste américains (1944)
Syn. épreuve de de Hickey-Hare
[O4]
test de Lewis-Federici l.f.
Lewis-Federici’s test
E. R. Lewis, otorhinolaryngologiste américain (1925) ; F. Federici, otorhinolaryngologiste italien (1931)
Syn. épreuve de Lewis
→ Lewis (épreuve de), otospongiose
urée (clairance de l') l.f.
urea clearance
Mesure du pouvoir d'épuration du rein pour l'urée exprimée par le volume de plasma totalement épuré par le rein par minute.
La clairance de l'urée est très influencée par le taux de l'urée sanguine et le volume urinaire. Chez le sujet sain, avec un débit urinaire supérieur à 1,5 mL/mn la clairance de l'urée est de l'ordre de 65 à 100 mL/mn. Cette épreuve a été remplacée, en pratique clinique, par la mesure de la clairance de la créatinine.
D.D. Van Slyke, biochimiste américain (1921)
Syn. épreuve de Van Slyke
→ clairance, débit de filtration glomérulaire
épreuve de concentration-dilution
l.f.
F. Volhard, médecin interniste et néphrologue allemand (1910)
[M1]
Édit. 2020
épreuve de débranchement
→ l.f.
disconnecting test
Épreuve d'hypercapnie utilisée au cours du sevrage d'une ventilation mécanique de longue durée pour voir si le patient reprend des mouvements ventilatoires spontané après arrêt de l'appareil.
Si la reprise est trop longue à venir, il faut réduire le réglage de la ventilation pour éviter l'alcalose.
En dehors de toute action médicamenteuse ou toxique, si la reprise ne se fait pas en 15 min, c'est un signe de destruction des centres respiratoires et de mort cérébrale.
L'épreuve doit se faire sous oxygène pur, elle est significative si les mouvements respiratoires ne reprennent pas au bout de 15 min ou lorsqu'on atteint une PaCO2= 60 mm de Hg. Pour conforter la valeur médicolégale de cette épreuve certains enregistrent le spirogramme du patient.
→ apnée (oxygénation sous), mort cérébrale
[G1]
Édit. 2020
épreuve de stimulation-freinage l.f.
stimulation-blockade ovarian test
Etude de la réponse ovarienne à l’injection de gonadotrophine chorionique, après avoir bloqué la fonction de la glande surrénale par la dexaméthasone, pour affirmer l’origine ovarienne d’une hyperandrogénie.
M.F. Jayle, endocrinologue française (1962)
Syn. épreuve de Jayle
→ gonadotrophine chorionique, dexaméthasone, hyperandrogénie
[B3, O4]
Édit. 2020
épreuve de Jayle l.f.
stimulation-blockade ovarian test
Etude de la réponse ovarienne à l’injection de gonadotrophine chorionique, après avoir bloqué la fonction de la glande surrénale par la dexaméthasone, pour affirmer l’origine ovarienne d’une hyperandrogénie.
Ce test traditionnel est devenu désuet dans l'exploration des hyperandrogénies.
M.F. Jayle, endocrinologue française (1962)
Syn. épreuve de stimulation-freinage
→ gonadotrophine chorionique, dexaméthasone, hyperandrogénie
[B3, O4]
Édit. 2020
épreuve de stimulation-freinage
L.F.
M.F. Jayle, endocrinologue française (1962)
Syn. épreuve de Jayle
[B3, O4]
Édit. 2020
Bárány (épreuve de) l.f.
Bárány’s caloric test, Bárány’s sign, Bárány’s test.
R. Bárány, otologiste autrichien, prix Nobel de médecine en 1914 (1911)
Édit. 2017
Beth Vincent (épreuve de) l.f.
ABO blood group typing
Méthode de détermination du groupe sanguin ABO consistant à rechercher l'agglutination des hématies par un sérum de groupe connu (anti-A ou anti-B).
Cette détermination doit toujours être associée à une épreuve de Simonin.
Avant toute transfusion de globules rouges, un contrôle ultime prétransfusionnel est obligatoire.
B. Vincent, médecin américain (1918) ; C. Simonin, médecin français (1929)
Édit. 2017
Bing-Aubry (épreuve de) l.f.
Bing’s entotic test
Epreuve tombée en désuétude qui consistait à comparer la perception d’un son par conduction osseuse absolue (le conduit auditif externe bouché) et relative (le conduit auditif externe ouvert).
Cette épreuve était utilisée pour mettre en évidence, lors d’un examen audiométrique, une discrète surdité de transmission.
A. Bing, otologiste allemand (1891) ; M. Aubry, O.R.L. français, membre de l’Académie de médecine (1899-1980)
Édit. 2017