épreuve d'effort cardiaque l.f.
exercise tolerance test
Enregistrement d’un électrocardiogramme chez un patient soumis à un effort musculaire mesuré, progressif, sur tapis roulant ou sur bicyclette ergométrique, ayant pour but de rechercher des signes objectifs de maladie coronarienne ou d’apprécier les possibilités d’adaptation à l’effort.
L’épreuve d’effort est indiquée par la survenue de douleurs précordiales atypiques, pour la détection d’une insuffisance coronarienne infraclinique (ischémie silencieuse) en présence de facteurs de risque en particulier d’un diabète (de type 1 ou 2) et chez une personne âgée de 50 ans ou plus désirant poursuivre ou reprendre la pratique d’une activité physique. En augmentant transitoirement les besoins en oxygène du myocarde, l’épreuve déborde la capacité aérobique maximale réduite du coronarien et fait apparaître les signes cliniques et électriques de l’ischémie.
L’effort est augmenté par paliers successifs de trois minutes. L’électrocardiogramme est enregistré dans les 12 dérivations et la pression artérielle est mesurée toutes les trois minutes. L’épreuve est positive si surviennent des douleurs coronariennes ou un sous-décalage du segment ST de plus d’un millimètre. Les résultats peuvent être dissociés, commandant alors une scintigraphie myocardique. La constatation d’extra-systoles ventriculaires nombreuses ou de troubles de la conduction ou encore d’une élévation tensionnelle supérieure à 26 cm Hg entraînent l’arrêt de l’effort.
L’épreuve est dite maximale si l’effort est poursuivi jusqu’à une fréquence cardiaque maximale théorique (220 - l’âge selon la formule d’ Åstrand). Elle est dite sub-maximale si on se borne à atteindre 85 % de cette fréquence en raison d’une fatigue musculaire importante. L’administration de médicaments susceptibles de modifier la repolarisation (digoxine, quinidine) et de bétabloquants doit être suspendue avant l’examen. Celui-ci doit être pratiqué par un praticien qualifié possédant un défibrillateur et du matériel de réanimation.
L'épreuve peut être complétée ou remplacée par une échocardiographie avec injection de dobutamine.
P. O. Åstrand, physiologiste suédois (1954)
→ électrocardiogramme d'effort, dobutamine
[ B3, K2]
Édit. 2020