épiphysiolyse fémorale supérieure l.f.
femoral epiphysiolysis
Glissement de la tête fémorale par rapport au col.
Cette affection fréquente (1/10.000 enfants) survient essentiellement chez le garçon en période péri-pubertaire. Dans sa forme idiopathique, de loin la plus fréquente, elle est favorisée par une surcharge pondérale et un syndrome adiposo-génital, mais peut être secondaire à un trouble métabolique (hypo ou hyperthyroidie, ostéodystrophie rénale, rachitisme…), ou iatrogène (corticothérapie, radiothérapie…). L’atteinte est fréquemment bilatérale, d’emblée ou successivement.
Dans la forme dite stable, la plus fréquente, le déplacement progressif de la tête fémorale vers le bas et en arrière se traduit par des douleurs mécaniques inguinales, parfois projetées au genou, associées à une boiterie. Dans les formes dites instables, plus rares, le déplacement est aigu et brutal avec une douleur intense.
Le diagnostic se fait sur la radiographie de la hanche de face et surtout de profil, complétée en cas de doute par une IRM. Le pronostic est fonction de la sévérité du déplacement de l’épiphyse. Les complications sont l’ostéonécrose épiphysaire, la chondrolyse laminaire (surtout post-opératoire) et la coxarthrose secondaire. Le traitement est la mise en décharge et le vissage cervicocéphalique, rarement la chirurgie à ciel ouvert.
Étym. gr. epiphusis : épiphyse ; lusis : séparation
Syn. coxa vara des adolescents
→ épiphysiolyse, ostéodystrophie rénale, ostéonécrose, chondrolyse , coxarthrose
[I1, O1]
Édit. 2020