capsulite rétractile d'épaule l.f.
frozen shoulder
Affection touchant l'épaule avec rétraction et épaississement de la partie inférieure et antérieure de sa capsule articulaire, se traduisant par une raideur douloureuse évoluant vers une perte complète de la mobilité.
Fréquente après 40 ans, la capsulite s'installe souvent d'emblée, mais peut aussi être secondaire à tout traumatisme quelle qu'en soit la nature (contusion, fracture, luxation) d'autant qu'il a été suivi d'une immobilisation prolongée, mais aussi à une tendinite du susépineux, un infarctus du myocarde, une affection pulmonaire intrathoracique, une affection neurologique homolatérale, des syndromes cervicaux douloureux, un diabète. La guérison spontanée survient dans un délai de 12 à 24 mois. À l'arthrographie, l'image est caractéristique avec une réduction globale des limites du constraste opaque, témoin de l'épaississement et de la tension capsulaire. Le traitement repose sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les infiltrations articulaires, la physiothérapie et la rééducation des postures.
Syn. épaule gelée
[I1,I3]
épaule gelée l.f.
frozen shoulder
Phase d’état de la capsulite rétractile de l’épaule, qui se traduit par une douleur et une limitation des mouvements passifs et actifs de l'épaule.
A la phase initiale de cette affection, l’épaule est simplement douloureuse, sans limitation franche de sa mobilité. C’est à ce stade que l’affection est la plus difficile à diagnostiquer et où elle risque d’être confondue avec d’autres causes de scapulalgie : tendinopathie calcifiante ou non. Or c’est aussi à cette phase que le traitement (infiltration ira-articulaire d’un dérivé cortisoné) est le plus efficace. Le diagnostic peut être confirmé initialement par l’échographie (épaississement du ligament coraco-huméral) ou surtout l’IRM (épaississement hypersignal en T2 et prise de contraste du récessus axillaire et de l’intervalle des rotateurs). A la phase d’état, il peut être confirmé par une arthrographie qui met en évidence une réduction du volume articulaire lors de l'injection du produit de contraste. A ce stade, l’arthro-distension couplée à une infiltration cortisonée intra-articulaire et suivie d’une rééducation douce a régulièrement une bonne efficacité.
S. E. Duplay médecin français, membre de l'Académie de médecine (1872) ; E. A. Codman, chirurgien orthopédiste américain (1934)
Syn. épaule bloquée, capsulite rétractile d'épaule
[I1]
Édit. 2018