Miescher (élastome intrapapillaire perforant verruciforme serpigineux de) l.m.
elastoma intrapapillare perforans verruciformis, Miescher’s elastoma, elastosis perforans serpiginosa
Dermatose apparaissant le plus souvent à l'adolescence, faite de papules ou de petits nodules qui se disposent souvent en lignes serpigineuses ou en cercles, situés le plus souvent sur le cou, la nuque ou le visage et dont l'aspect histologique est caractérisé par des masses épidermiques cornées invaginées contenant des fibres élastiques altérées et entrant parfois en contact avec le derme.
Cette dermatose s'observe souvent en association avec une anomalie génétique du tissu conjonctif : syndrome de Marfan, ostéogénèse imparfaite.
W. Lutz, dermatologiste suisse (1953) ; A. G. Miescher, dermatologiste suisse (1955)
Syn. kératose folliculaire serpigineuse de Lutz (1953), maladie de Lutz-Miescher
→ élastome, Marfan (maladie de), ostéogénèse imparfaite
[A3, J1, Q2]
Édit. 2019
collagénome perforant verruciforme l.m.
verrucous perforating collagenoma
Dermatose très rare faite de papules kératosiques posttraumatiques comportant, à l'examen histologique, un aspect de perforation épidermique avec élimination de fragments de gros faisceaux collagènes mêlés à des polynucléaires altérés et à des cellules malpighiennes nécrotiques, image très proche de celle de la collagénose perforante réactionnelle acquise ou congénitale de Mehregan.
Il s'agit vraisemblablement d'un mode réactionnel très particulier à une substance étrangère introduite par effraction dans la peau.
P. Laugier et F. Woringer, dermatologistes français (1963) ; A.H. Mehregan, dermatologiste américain (1967)
→ collagénose perforante réactionnelle
[J1]
acrokératose verruciforme de Hopf l.f.
acrokeratosis verruciformis
Génodermatose rare, autosomique dominante, caractérisée par la présence sur le dos des mains et des pieds de papules ressemblant à des verrues planes, souvent coalescentes, mais sans véritable spécificité histologique.
Cette absence de spécificité permet de la distinguer, d'une part, de la forme acrale de la maladie de Darier et, d'autre part, de l'épidermodysplasie de Lutz-Lewandowsky qui présente un risque important de transformation maligne.
G. Hopf, dermatologue allemand (1931)
Étym. gr. akros : extrémité ; keras : corne
[J1,Q2]
Édit. 2017
Levandowsky-Lutz (épidermodysplasie verruciforme de) l.f.
epidermodysplasia verruciformis
Génodermatose rare autosomique récessive se manifestant par une infection cutanée disséminée et chronique à PVH 5 et 8, plus rarement 17 ou 20, qui associe des lésions à type de verrues planes et des macules érythémateuses, pigmentées ou achromiques, squameuses, ressemblant au pityriasis versicolor.
Les lésions siègent sur le dos des mains, les avant-bras, le visage, les jambes, le tronc. Leur structure histologique est très spécifique : grands kératinocytes à noyau vacuolisé et à cytoplasme vitreux contenant des granules ronds de kératohyaline. Le risque majeur est constitué par les cancers cutanés épithéliaux de survenue précoce. Une protection contre les ultraviolets est indispensable.
F. Lewandowsky, dermatologiste allemand et W. Lutz, dermatologiste suisse (1922)
[A3, J1, Q2]
Édit. 2020
Hopf (acrokératose verruciforme de) l.f.
G. Hopf, dermatologiste allemand (1931)
[J1, Q2]
verruciforme adj.
verruciform
Caractérise ce qui ressemble à une verrue.
Étym. lat. verruca : verrue
→ verrue
[J1]
Édit. 2019
xanthome verruciforme l.m.
verruciform xanthoma
Lésion solitaire, décrite initialement sur les gencives comme un nodule sans signes cliniques particuliers.
Elle est caractérisée histologiquement par une hyperplasie épithéliale verruciforme associée à de larges cellules spumeuses xanthomisées contenant des granules PAS-positifs et des lipides. L'évolution spontanée est bénigne.
[P3]
Dubreuilh (élastome diffus de) l.m.
Dubreuilh’s diffuse elastoma
W. Dubreuilh, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1913)
→ élastome diffus de Dubreuilh
élastome n.m.
elastoma
Nodule pseudotumoral résultant d'une hyperplasie localisée du tissu élastique du derme moyen et profond.
Dans certains cas, il peut s'agir d'amas de substance dite orcéinophile parce qu'ayant pris l'affinité tinctoriale de l'élastine. Il existe plusieurs variétés cliniques d'élastome.
→ élastine
[A3, J1]
Édit. 2019
élastome diffus l.m.
diffuse elastoma
→ élastome, élastome diffus de Dubreuilh
[A3, J1]
Édit. 2019
Dubreuilh (élastome diffus de) l.m.
diffuse elastoma
Manifestation du vieillissement de la peau réalisant une nappe diffuse siégeant sur la face et le cou avec peau épaissie, atrophique et ridée.
W. Dubreuilh, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1892)
→ élastome
[A3, J1]
Édit. 2019
élastome en nappe du nez l.m.
elastoma of the nose
Forme d'élastome réalisant une plaque isolée, jaunâtre, située sur l'arête du nez.
→ élastome
[A3, J1]
Édit. 2019
Weidmann (élastome juvénile de) l.f.
Weidman’s juvenile elastoma
F. D. Weidman, dermatologue américain (1933)
Weidmann (élastome juvénile de) l.m.
juvenile elastoma
Forme d'élastome survenant dans l'enfance, soit de façon isolée, soit dans le cadre d'une dermatofibrose lenticulaire disséminée.
La forme isolée, faite d'un élément unique ou, plus souvent, de papules multiples correspond à l'ancien nævus elasticus (ou mieux hamartome élastique) avec ses deux variantes cliniques : prémammaire de Lewandowsky et en tumeurs disséminées de de Graciansky et Leclercq.
F. D. Weidmann, dermatologue américain (1933); F. Lewandowsky, dermatologue allemand (1921) ; P. de Graciansky et R. Leclercq, dermatologues français (1960)
→ élastome, dermatofibrose lenticulaire disséminée de Schreus, hamartome élastique cutané
[J1, O1]
Édit. 2019
chéilite granulomateuse de Miescher l.f.
granulomatous cheilitis, Miescher's cheilitis
Inflammation granulomateuse chronique de la lèvre de cause inconnue.
Elle se traduit initialement par une tuméfaction intermittente, parfois asymétrique d'une lèvre. Puis l'hypertrophie devient permanente : c'est la macrochéilite ; la lèvre prend une consistance élastique. Seule une biopsie profonde permet de retrouver les petits granulomes gigantoépithélioïdes caractéristiques. Elle peut accompagner une maladie de Crohn. Le syndrome de Melkersson-Rosenthal associe une macrochéilite identique à celle de Miescher, une langue plicaturée et une paralysie faciale périphérique.
A. G. Miescher, dermatologiste suisse (1945) ; E. Melkersson, neurologue suédois (1928) ; C. Rosenthal, neuropsychiatre allemand (1931)
→ macrochéilite granulomateuse
[N1,P3]
granulomatose disciforme chronique et progressive de Miescher et Lederer l.f. (obsolète)
granulomatosis disciformis chronica et progressiva
Affection décrite comme cliniquement identique à la nécrobiose lipoïdique, donc caractérisée par le développement progressif d'une vaste plaque arrondie ou polycyclique de la région prétibiale, mais histologiquement différente par l'absence de nécrose et de dépôts lipidiques et par le caractère tuberculoïde de l'infiltrat.
Il n'y aurait pas de diabète associé.
A. G. Miescher et M. Leder, dermatologistes suisses (1948)
Leder et Miescher (granulomatose de) l.f.
Leder and Miescher granulomatosis
A. G. Miescher et M. Leder, dermatologistes suisses (1948)
Syn. granulomatose disciforme chronique et progressive de Miescher et Lederer
→ granulomatose disciforme chronique et progressive de Miescher et Lederer
[J1]
Édit. 2019
Lutz-Miescher (maladie de) l.f.
Lutz-Miescher’s disease
W. Lutz, dermatologiste suisse (1953) ; A. G. Miescher, dermatologiste suisse (1955)
→ élastome intrapapillaire perforant verruciforme
macrochéilite granulomateuse de Miescher l.f.
Miescher's cheilitis, granulomatous cheilitis
Gonflement d'abord intermittent puis permanent d'une ou des deux lèvres, secondaire à une inflammation granulomateuse de cause inconnue.
A. G. Miescher, dermatologue suisse (1945) ; E. Melkersson, neurologue suédois (1928) ; C. Rosenthal. neuropsychiatre allemand (1931)
Étym. gr. : makros : grand ; kheilos : lèvre ; -ite : suffixe indiquant l’inflammation
→ macrochéilite, Melkersson-Rosenthal (syndrome de)
Miescher (chéilite granulomateuse de) l.f.
granulomatous cheilitis, Miescher's cheilitis
A. G. Miescher, dermatologiste suisse (1945) ; E. Melkersson, neurologue suédois (1928) ; C. Rosenthal, neuropsychiatre allemand (1931)
→ chéilite granulomateuse de Miescher
Miescher et Lederer (granulomatose de) l.f.
A. G. Miescher et M. Lederer, dermatologues suisses (1948)
→ granulomatose disciforme chronique et progressive
Miescher (macrochéilite de) l.f.
A. G. Miescher, dermatologue suisse (1945)
→ macrochéilite granulomateuse de Miescher
Lutz-Miescher (maladie de )
l.f.
Lutz-Miescher disease
W. Lutz, dermatologiste suisse (1953) ; A. G. Miescher, dermatologiste suisse (1955)
Syn. Miescher (élastome intrapapillaire perforant verruciforme serpigineux de), kératose folliculaire serpigineuse de Lutz
→ Miescher (élastome intrapapillaire perforant verruciforme serpigineux de)
[A3, J1, Q2]
Édit. 2019
granulome annulaire perforant l.m.
perforating granuloma annulare
Forme anatomoclinique exceptionnelle de granulome annulaire, marquée par des phénomènes d'élimination transépidermique.
mal perforant l.m.
mal perforant, perforating ulcer of the foot
Au début, simple ulcération de la plante du pied sur une zone hyperkératosique et insensible, qui se creuse ensuite et donne un ulcère arrondi de 2 à 3 cm de diamètre au fond atone, entouré d'un bourrelet kératosique peu inflammatoire. L'indolence du mal perforant et l'anesthésie de la zone environnante sont caractéristiques.
Acropathie ulcéromutilante, cette affection est probablement liée à une atteinte dégénérative des ganglions spinaux et des racines postérieures des nerfs rachidiens et à une artériolite. L'étiologie exacte reste inconnue. Le mal perforant plantaire siège au niveau des points d'appui de la plante du pied. Une surinfection secondaire peut se voir. L'évolution peut se faire sur le mode chronique. Le traitement est surtout prophylactique et associe une hygiène rigoureuse et un chaussage non traumatisant.