échographie n.f.
ultrasonography, sonography
Méthode d'imagerie indolore, sans danger connu actuellement, qui permet l'exploration morphologique dynamique de certains organes grâce à la réflexion des ultrasons sur leurs structures anatomiques (même principe que le radar).
Grace à un élément piézo-électrique un transducteur, qui est une sonde à la fois émettrice et réceptrice, émet des ultrasons (US) aux fréquences utilisées en diagnostic médical (2 à 25 MHz). Ces US se propagent à travers le corps humain et, aux interfaces entre deux structures différentes, se réfléchissent en renvoyant des US en écho. Ces derniers atteignent le transducteur et sont convertis en un signal électrique filtré, amplifié, traité et affiché sur un moniteur.
Il existe plusieurs modes d’échographie :
- le mode A (comme Amplitude). Il fonctionne selon le principe du sonar de profondeur : sur le tracé linéaire d’un oscilloscope chaque interface rencontrée par le faisceau d’US engendre une déflexion verticale dont la position est proportionnelle à la distance et l’amplitude à la réflectivité de l’interface avec le milieu rencontré. Ce mode échographique fut historiquement le premier. Utilisé pour repérer l’écho médian des structures intracrâniennes, il n’est pratiquement plus emloyé à l’heure actuelle;
- le mode B (comme Brillance). L’intensité de la réflexion n’est plus représentée comme dans le mode A par une déflexion verticale sur une ligne, mais par un point dont la brillance, proportionnelle à la réflectivité de l’interface, se situe au sein d’une gamme de gris. Plus le point est billant, plus l’interface est marquée. En combinant plusieurs sources d’US, placées côte à côte, on obtient une coupe bidimentionnelle plane, ou échotomographie. C’est le principe le plus utilisé actuellement;
- le mode TM (comme Temps/Mouvement) explore sur une même ligne la position des interfaces traversés par les US et leur variations en fonction du temps avec en ordonnée la profondeur et en abscisse le temps. Ce mode est actuellement largement utilisé en cardiologie (pour étudier les parois des cavités cardiaques et les valves) et en ophtlamologie (pour mesurer l’épaisseur de la cornée).
-le mode 3D. Son but est d'aditionner plusieurs plans de coupe pour former un volume, représenté par une matrice 3D. La sommation des plans de coupe n’est plus réalisée manuellement par une sonde couplée à un capteur mais, le plus souvent, automatiquement par le biais d'une sonde volumique. Les données de cette matrice volumique peuvent être utilisées de différente manières : analyse multi-plans pour obtenir des plans de coupes arbitrairement définis par l'utilisateur, parfois impossibles à réaliser en échographie plane; rendu surfacique…
- le mode 4D. C’est le mode 3D en temps réel, autorisé par la puissance des ordinateurs actuels.
- le mode doppler : mesure de la vélocimétrie en mode continu, pulsé, couleur ou énergie. L’étude de fréquence des échos réfléchis sur une surface mobile (effet doppler) permet de déterminer la vitesse de déplacement de la structure ou le sens et le débit du sang.
D’autres modes techniques peuvent équiper les échographes actuels, en particulier l’élastographie…
L’échographie permet également de guider différents gestes techniques (échographie interventionnelle) : introduction d’une aiguille pour un prélèvement ou une injection, mise en place d’un cathéter endovasculaire ou endocavitaire, extraction d’un corps étranger…
C. Doppler, physicien et mathématicien autrichien (1842)
Étym. gr. êchos : son, son réfléchi, écho
[B2, B3]
Édit. 2019