échangeur à membrane l.m.
artificial membrane for solute or gaz exchange
Dispositif mettant en contac, à travers une membrane, un fluide (le sang, en général) avec un mélange gazeux (oxygénateur à membrane) ou une solution (dialyseur) afin d'apporter ou d'extraire certaines molécules ou ions.
La circulation extracorporelle du sang peut être partielle ou totale dans de tels appareils. Ces échangeurs sont utilisés en hémodialyse (insuffisance rénale) en ultrafiltration (hyperhydratation, traitement des perturbations hydro-électrolytiques, élimination des toxiques endogènes ou exogènes) ou pour remplacer l'hématose pulmonaire (cœur-poumon artificiel) en chirurgie cardiaque ou en médecine, lors de certaines insuffisances respiratoires aigües réfractaires aux autres traitements (pour suppléer en partie à une épuration insuffisante du CO2).
Le débit d'échange à travers un filtre est proportionnel à sa surface (loi de Darcy). Pour augmenter le débit, on utilise soit des fibres creuses (capillaires), soit des empilages de plaques au travers desquelles le sang circule. Les membranes d'hémodialyse, à faible perméabilité, ne laissant passer que les petites molécules (électrolytes, urée, créatinine), sont en cellulose (cuprophane, acétate ou tri-acétate de cellulose) ou en polymères synthétiques (polysulfone, polyacrylonitrile, polyamide, polyméthyl-acrylate). Les membranes d'ultrafiltration, à haute perméabilité, sont à base de polymères, elles permettent le passage de molécules moyenne (de 500 à 50 000 Da).
Des membranes spéciales (à zéolithes) pour les échanges gazeux permettent de trier par filtration les molécules d'O2 de l'air et de les séparer de l'azote dans les extracteurs d'O2.
→ dialyse, diffusion, extracteur d'oxygène, filtre, hémodialyse chronique de suppléance, hémofiltration, zéolithe
[B4, C2, G1, G ,K3, M1]
Édit. 2019