absence d'apolipoprotéine A-I due à la délétion du complexe génique ApoA1, ApoC3, ApoA4 l.f.
apolipoprotein A-I, absence of, due to deletion of ApoA1, ApoC3, ApoA4 gene complex
Absence d'apolipoprotéine A-I due à la délétion du complexe génique ApoA1, ApoC3, ApoA4 ; avec artériosclérose, infarctus, et opacification cornéenne.
Diminution importante des HDL, apolipoprotéines A-I non détectables et apolipoprotéines A-II normales. Une seule famille décrite. L'opacification cornéenne est due à des dépôts diffus de lipides dans les cellules épithéliales. Différente de la maladie de Tangier, autosomique récessive, où les homozygotes ont une absence d'apolipoprotéine A-I et des apolipoprotéines A-II normales et où les hétérozygotes ont des apolipoprotéines A-I et A-II diminuées. D'autres déficiences en apolipoprotéine A-1 donnent la même symptomatologie clinique. L’affection est autosomique dominante (MIM 107680.0012).
E.J. Schaefer, biochimiste américain (1982)
→ opacification cornéenne due au déficit en apolipoprotéine A-I, Tangier (maladie de)
[Q2]
Édit. 2016
ADAM (complexe) acr. m. pour Adhérences, Déformations, Amniotique, Mutilations
ADAM complex
[O6]
Édit. 2017
Caïn (complexe de) l.m.
Caïn’s complex
Attitude hostile d’un enfant vis-à-vis de ses frères et sœurs qui, à ses yeux, lui disputent l’amour et les soins des parents.
Étym. Caïn fils aîné d’Adam et d’Ève, tua son frère Abel, dont il était jaloux.
Syn. complexe d’intrusion (Lacan).
→ complexe
[H4,Q1]
Carney (complexe de) l.m.
Carney complex
Syndrome associant une pigmentation cutanéo-muqueuse atteignant surtout le visage, de multiples myxomes cutanés et cardiaques, ces derniers conditionnant la gravité de cet état pathologique, ainsi que des tumeurs nerveuses, surrénaliennes (hyperplasie micronodulaire pigmentée), testiculaires et hypophysaires.
La transmission autosomique dominante de ce complexe est due à une mutation du gène PRKAR1A.
J. A. Carney, anatomopathologiste américain (1985)
→ hyperplasie micronodulaire pigmentée de la surrénale, PRKAR1A gene
[Q2]
cellule complexe l.f.
complex cell
Cellule de l'aire V1 et V2 dont le champ récepteur est constitué de zones ON et OFF qui se chevauchent, chacune répondant à toutes les variations de luminance.
Ces cellules ont un champ récepteur orienté.
[A2]
choristome complexe l.m.
complex choristoma
Malformation pseudotumorale faite de l'association variable de différents composants tissulaires (cartilage, tissu lacrymal, adipeux, etc.) dont l'aspect clinique est celui d'un dermoïde, d'un dermolipome ou d'un ptérygion.
Étym. gr. choristos : séparé
[F5]
complexe n.m.
complex
1) En chimie, association moléculaire entre deux corps chimiques dans laquelle les propriétés de l'une des deux substances sont occultées tant que persiste la liaison avec l'autre appelée complexant.
Par ex., l'acide éthylène-diamine-tétra-acétique est un complexant des ions divalents : Ca2+, Mg2+.
2) En biochimie, association de plusieurs macromolécules unies stœchiométriquement pour une fonction déterminée.
Par ex., les complexes I, II, III, IV, V de la chaine respiratoire de la membrane interne des mitochondries.
3) En psychiatrie, selon la théorie psychanalytique le complexe est un ensemble structuré de représentations et d’affects susceptible de déterminer certains comportements normaux ou pathologiques.
[C1, H3]
Édit. 2019
complexe ADAM l.m.
→ bride amniotique, maladie amniotique
[A4,O3,O6]
complexe amygdalien l.m.
[P1]
complexe antigène-anticorps l.m.
[F3]
complexe cohésine l.f.
cohesin, cohesin complex
Complexe protéique qui assure la cohésion des chromatides sœurs durant la méiose et la mitose.
→ chromatide, chromatides sœurs, méiose, mitose
[Q1]
Édit. 2019
complexe d'attaque membranaire l. m.
membrane attack complex
Assemblage des composants terminaux du complément C5b-C9 qui s'insèrent dans les membranes cellulaires.
Sigle . CAM
[F3,C3]
complexe de blocage de l'expression génique par des ARN l.m.
RNA-induced silencing complex
Complexe multiprotéique s’associant à un micro-ARN ou à un petit ARN interférent capable de bloquer les ARN messagers complémentaires en inhibant leur traduction ou en les dégradant.
Impliqué dans le maintien de l’hétérochromatine, il agit en se liant à de petits ARN interférents.
Syn. complexe RITS
Sigle RITS
→ interférence ARN, micro-ARN, petit ARN interférent, ARN message, protéine argonaute, hétérochromatine
[Q1]
Édit. 2019
complexe de Caïn l.m.
Caïn’s complex
Attitude hostile d’un enfant vis-à-vis de ses frères et sœurs qui, à ses yeux, lui disputent l’amour et les soins des parents.
Étym. Caïn fils aîné d’Adam et d’Ève, tua son frère Abel, dont il était jaloux.
Syn. complexe d’intrusion (Lacan).
→ complexe
[H4,O1]
complexe de Carney l.m.
Carney complex
Syndrome à transmission autosomique dominante, associant une pigmentation cutanéo-muqueuse atteignant surtout le visage, de multiples myxomes cutanés et cardiaques, ces derniers conditionnant la gravité de cet état pathologique, ainsi que des tumeurs nerveuses, surrénaliennes, testiculaires et hypophysaires.
J. A. Carney, anatomopathologiste américain (1985)
[Q2]
complexe de castration l.m.
castration complex
Pour S. Freud, à la fois signe et pivot du complexe d'Œdipe, décrit dans un premier temps chez le garçon ("Le petit Hans", 1909), c'est la peur qui s'attache à la menace de perdre le pénis, associée à la vue des organes génitaux féminins.
À partir de 1923, avec la mise en place du primat du phallus, la question se pose tout autant pour le garçon que pour la fille. Freud maintient, pour le garçon, l'angoisse de castration, et pour la fille, l'envie de pénis ("Penisneid"). Les deux peuvent, selon lui, constituer la butée d'une analyse.
Pour J. Lacan, la castration ne peut se comprendre qu'à partir de la privation : absence de pénis chez la femme. La castration est une opération symbolique marquée par l'intervention du père réel et qui porte sur un objet imaginaire : le phallus imaginaire. En effet, cette castration n'est jamais, du moins dans la structure névrotique, une castration réelle.
[H4]
complexe de fusion l.m.
fusion beat
Accident électrique de l’électrocardiogramme correspondant à une contraction ventriculaire inhabituelle, survenant au sein d’un tracé de tachycardie ventriculaire, et correspondant à l’activation myocardique simultanée par un influx d’origine sinusal et par un influx d’origine ectopique.
[K2]
complexe de jonction l.m.
junctional complex
Système assurant la cohésion des cellules épithéliales et obstruant l’espace intercellulaire.
On décrit ainsi des systèmes élémentaires du bord libre vers la profondeur : zonula occludens, zonula adherens, macula adherens.
[A2]
complexe de reconnaissance de l'origine de réplication l.m.
origin recognition complex
Complexe multiprotéique se liant à l’ADN, capable de reconnaître les sites où doit commencer la réplication de l’ADN dans les chromosomes eucaryotes.
Sigle ORC
→ ADN, réplication, eucaryote
[Q1]
Édit. 2019
complexe d'espèces l.m.
Ensemble d’espèces morphologiquement semblables mais qui diffèrent par leur comportement.
Parmi les espèces anophéliennes appartenant à un même complexe (Anopheles gambiae, p. ex), ces différences ont une importance considérable car elles conditionnent les capacités de transmission du paludisme.
[A2,D2]
complexe HLA l.m.
Sigle pour human leucocytes antigens
→ complexe majeur d'histocompatibilité
[F3]
complexe Hox l.m.
Hox complex
Famille de gènes homéotiques disposés de l'avant vers l'arrière, c'est-à-dire de l'extrémité 3' vers l'extrémité 5' de l'ADN de 4 chromosomes chez les vertébrés, dirigeant le développement des organes depuis l'extrémité céphalique jusqu'à l'extrémité caudale.
Les 4 complexes Hox de la Souris sont orthologues entre eux, car ils proviennent génétiquement de la duplication d'un complexe Hox ancestral unique comme celui qu'on trouve chez l'Amphioxus, et également homologues des gènes HOM des invertébrés.
[Q1]
complexe I
complex I
complexe immun l.m.
immune complex
Combinaison d’un antigène et d’un anticorps spécifique, formé localement ou circulant, capable de fixer le complément.
Les complexes immuns peuvent être formés au sein des tissus ou des parois vasculaires. Ils peuvent être libérés dans la circulation sanguine et se déposer dans les zones de filtration telles que la membrane basale des glomérules rénaux.
Les multiples aspects des maladies des complexes immuns dépendent de la localisation des dépôts vasculaires ou de leur généralisation. Parfois les manifestations cutanées ou artérielles sont au premier plan. Souvent les lésions vasculaires s’étendent à différents viscères ou à tout l’organisme et entraînent des maladies très variées : glomérulonéphrites aiguës et chroniques, hépatite chronique active, cirrhose biliaire primitive, fibrose pulmonaire interstitielle diffuse, poumon éosinophilique, maladie du sérum, phénomène d’Arthus, lupus érythémateux aigu disséminé, sclérodermie, polyarthrite rhumatoïde, syndrome de Gougerot-Sjögren, purpura thrombopénique idiopathique, syndrome de Dressler, polychondrite atrophiante chronique, etc.
N. M. Arthus, physiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1903) ; H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1925) ; H. S. C. Sjögren, ophtalmologiste suédois (1930) ; W. Dressler, médecin cardiologue américain (1956)
Syn. complexe antigène-anticorps
→ complément, maladie à complexes immuns
[F3]
complexe majeur d'histocompatibilité l.m.(CMH)
major histocompatibilitity complex (MHC).
Ensemble multigénique, multi-allélique de gènes codant les molécules de présentation des peptides aux lymphocytes T.
Les produits de gènes de classe I interagissent avec les lymphocytes T CD8+, les produits de gènes de classe II avec les lymphocytes T CD4+.
Le CMH comprend un ensemble d’autres gènes intervenant dans la présentation de l’antigène, en particulier les gènes lmp codant des constituants du protéasome, les gènes tap-1 et tap-2 codant les molécules transmembranaires liées à l’ATP et assurant le transport des peptides du cytosol vers le réticulum endoplasmique. Le CMH comprend en outre des gènes de protéines de stress qui assurent le transport intracellulaire des protéines dégradées.
Les gènes des classe III du CMH codent des protéines solubles intervenant dans les réactions inflammatoires et immunitaires tels que les composants du complément C4A, C4B et le facteur B, ainsi que le facteur de nécrose des tumeurs (TNF). Le CMH de l’Homme est appelé système HLA.
J. Dausset, immunologue français, prix Nobel de Médecine en 1980 (1965) ; B. Benacerraf, immunologue américain d'origine vénézuélienne, prix Nobel de médecine en 1980 (1972)
→ HLA, lymphocyte T, protéasome, ATP, cytosol, réticulum endoplasmique, protéines du stress, complément, TNF
[F3, Q1]
Édit. 2020