vascularisation de suppléance l.f.
collateral flow; collateral circulation
Lors de l’obstruction d’un vaisseau, circulation sanguine de suppléance qui s’établit à contre-courant, par des anatomoses entre les branches collatérales de celui-ci, situées en amont de l’obstruction et celles situées en aval (cf. schéma).
Cette circulation collatérale permet un rétablissement plus ou moins complet, de la vascularisation dans le territoire du vaisseau obstrué. Pour qu’elle s’établisse efficacement, il est nécessaire que des anastomoses existent, donc que le territoire du vaisseau ne soit pas de type terminal (encéphale, tête du fémur…). et que l’obstruction soit, si possible, progressive. Exceptionnellement, la vascularisation de suppléance peut être la cause de troubles cliniques : c'est le cas du syndrome dit de la sous-clavière voleuse ou du détournement sous-clavier.
→ vascularisation, détournement sous-clavier (syndrome de)
[K4]
Édit. 2020
distichiasis avec anomalie congénitale du cœur et de la vascularisation périphérique l.m.
distichiasis with congenital anomalies of the heart and peripheral vessels
Rangée de cils dédoublée et anomalie du septum ventriculaire avec bradycardie sinusale, varicosités et œdème des membres inférieurs.
Une famille est connue, une mère et 4 de ses enfants. L’affection est autosomique dominante (MIM 126320).
S. Goldstein, pédiatre américain (1985)
hémodialyse chronique de suppléance l.f.
intermittent hemodialysis of substitution
Technique d'épuration extrarénale utilisée pour le traitement des insuffisances rénales chroniques, qui repose sur le principe des échanges, à travers une membrane semi-perméable, entre les constituants du plasma et ceux d’une solution hydroélectrolytique, dite « liquide de dialyse », de composition proche de celle d’un liquide extra-cellulaire normal.
Le principe de l’hémodialyse fait appel aux lois des transferts de masse à travers les membranes semi-perméables constituées de polyacrilonitrile et plus souvent de cuprophane ou d’acétate de cellulose disposés en plaques, en bobines et surtout en fibres creuses.
L'hémodialyse nécessite la mise en œuvre d'une circulation extracorporelle partielle qui dérive le sang vers la membrane semiperméable de l’appareil dit « rein artificiel », préalablement rempli d'une solution isotonique.
Dans le traitement substitutif de l’insuffisance rénale chronique, la dérivation sanguine est artérioveineuse grâce à une fistule créée chirugicalement, au préalable, à l’avant-bras, à partir de l’artère radiale. Le sang est rendu incoagulable par de l’héparine de bas poids moléculaire, par voie générale ou localement, à l'entrée de l'appareil. Le débit sanguin utilisé est de 33 à 200 mL/min, le débit à contrecourant du dialysat est en moyenne de 500 mL/min.
L'écart de concentration entre les deux compartiments crée une différence de pression osmotique qui détermine le passage des molécules à épurer à travers la membrane. Les petites molécules (électrolytes, urée, créatinine) traversent plus facilement la membrane que les autres. L’établissement d’un gradient de pression hydrostatique entre le sang du malade et le bain de dialyse permet la soustraction, par ultrafiltration de la quantité de sel et d’eau accumulée par le malade dans l’intervalle de deux dialyses. L'efficacité d'épuration du dispositif est évaluée par la clairance pour un soluté donné. Des dispositifs de surveillance de la composition du bain, de la pression de perfusion dans le circuit, assurent la sécurité.
Le plus souvent, les séances d’hémodialyse d’une durée de quatre heures, sont répétées trois fois par semaine. Elles peuvent avoir lieu soit dans des centres spécialisés traitant de nombreux malades, notamment à haut risque, soit dans des centres dits d'autodialyse où quelques patients se prennent eux-mêmes en charge avec l'aide éventuelle d'un technicien, soit au domicile même du patient.
L’hémodialyse périodique assure la suppléance des fonctions d’excrétion et de régulation hydroélectrolytique du rein malade sans pouvoir pallier la perte de ses fonctions endocrines et métaboliques.
B. H. Scribner, médecin néphrologue américain (1960)
Étym. gr. haima : sang ; dia : à travers; luein : dissoudre
Syn. rein artificiel
→ hémofiltration, hémodiafiltration, rein artificiel, fistule artérioveineuse, générateur de dialyse
[M1]
Édit. 2015
suppléance n.f.
supply
Remplacement d'une structure ou d'une fonction perturbée : p. ex. circulation de suppléance, suppléance nerveuse.
Étym. lat. supplere : compléter, remplacer
vascularisation n.f.
vascularization
1. Développement des vaisseaux dans un tissu ou un organe.
C’est elle qui, dans sa disposition normale, apporte aux tissus et organes un débit sanguin suffisant pour assurer oxygénation et nutrition, et récupère, lors du retour veineux au cœur, le sang désoxygéné et les déchets métaboliques. L’atteinte pathologique de la vascularisation compromet la vitalité et l’intégrité des tissus et des organes.
2. Réseau des vaisseaux qui assure la perfusion des organes et des tissus.
Étym. lat. vasculum, de vas : vaisseau
[A1, K4, C2]
Édit. 2020