coupole pleurale l.f.
[A1]
Édit. 2015
coupole de la cochlée l.f.
cupula cochleae (TA)
cochlear cupula
Sommet de la cochlée.
Syn. anc. dôme de la cochlée
[A1]
Édit. 2015
coupole diaphragmatique l.f.
diaphragmatic dome, diaphragmatic cupola
Concavité de la face inférieure (abdominale) du diaphragme, divisée en deux portions droite et gauche par l’échancrure vertébrale postérieure du centre phrénique.La coupole droite repose sur le foie et remonte, en respiration moyenne à la hauteur de la portion antérieure du 4ème espace intercostal droit. La coupole gauche, plus basse du fait de l’empreinte cardiaque, atteint le 5ème cartilage costal gauche; elle repose sur la rate et le fundus de l’estomac. En inspiration maximale les coupoles descendent de un à deux espaces. Un abcès sous-phrénique se situe sous la coupole diaphragmatique correspondante.
[A1]
Édit. 2018
aspergillose pleurale l.f.
pleural aspergillosis
Localisation rare d'Aspergillus nécessitant une poche pleurale chronique fistulisée dans une bronche.
Elle peut s'observer dans une poche plus ou moins calcifiée séquellaire d'une tuberculose ancienne, voire dans une vieille cavité de pneumonectomie fistulisée à minima. L'hémoptysie est souvent le signe révélateur imposant un bilan bronchoscopique, tomodensitométrique et bactériomycologique pour décider du traitement
Étym. lat. aspergillum : goupillon
biopsie pleurale l.f.
pleural biopsy
Technique consistant à retirer, sur le sujet vivant, un fragment de plèvre pariétale, afin de le soumettre à l'examen au microscope.
L'étude des fragments histologiques recueillis par ponction-biopsie à l'aiguille ou mieux sous pleuroscopie, permettant de diriger le prélèvement sur les régions manifestement malades, comporte un rendement diagnostic supérieur à celui du cytodiagnostic du liquide pleural, et permet souvent d'affirmer le diagnostic de tuberculose pleurale ou celui de carcinome primitif ou secondaire de la plèvre.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
calotte pleurale l.f.
[A1,K1]
Édit. 2015
cavité pleurale l.f.
cavias pleuralis (TA)
pleural cavity
Cavité virtuelle, limitée par les feuillets pariétal et viscéral de la séreuse pleural (ou plèvre).
Ces feuillets se continuent l’un par l’autre au niveau du hile du poumon. Dans cette cavité règne une pression négative nécessaire à la bonne mécanique respiratoire.
[A1,K1]
Édit. 2015
échinococcose pleurale l.f.
pleural echinococcosis
Syn. hydatidose pleurale
[D1, K1]
Édit. 2019
hydatidose pleurale l.f.
pleural echinococcosis, pleural echinococciasis
Localisation pleurale d'embryons hexacanthes d'Echinococcus granulosus dont la localisation primitive est tout à fait exceptionnelle et la forme secondaire rare car il faut que la rupture d'un kyste hydatique de voisinage soit méconnue.
La forme secondaire correspond à la greffe de vésicules hydatiques dont le développement se fait à la fois sur la plèvre, dans l'épaisseur de la plèvre et du fascia endothoracique. Cette affection impose une véritable pleurectomie pariétale pour éviter la récidive, associée au traitement médical par l'albendazole.
Syn. kystes hydatiques pleuraux, échinococcose pleurale
[D2,K1]
lame sous-pleurale l.f.
ligne bordante pleurale l.f.
pleural marginal opacity
Sur une radiographie pulmonaire de face, opacité rubanée qui éloigne la clarté pulmonaire de la paroi thoracique latérale, débutant au cul-de-sac costo-diaphragmatique habituellement comblé.
Elle répond à un épanchement pleural qui, par capillarité, s'étend plus ou moins haut entre les feuillets pleuraux. Elle ne doit pas être confondue avec un aspect voisin dû à un excès de graisse sous-pleurale, ni avec les digitations antérieures du muscle serratus antérieur, images en règle bilatérales et symétriques.
membrane sous-pleurale l.f.
plaque pleurale l.f.
pleural plaque
Fibrose collagène circonscrite du feuillet pariétal de la plèvre.
Les plaques pleurales sont des affections liées classiquement à l'inhalation de fibres d'amiante le plus souvent. Elles sont habituellement bilatérales et asymptomatiques, souvent calcifiées et découvertes lors d'examens radiologiques systématiques.
Leur retentissement fonctionnel est considéré comme faible ou nul. L'amiante est pratiquement la seule étiologie connue des plaques pleurales. Des expositions faibles, professionnelles ou environnementales sont suffisantes pour induire des plaques pleurales. Les plaques pleurales sont une maladie professionnelle indemnisablere reconnue selon le tableau 30 du régime général de sécurité sociale.
Cependant au cours des thoracotomies pour carcinomes bronchiques, il est fréquent d'observer une ou des plaques pleurales en dehors de tout contact avec l'amiante.
→ amiante
poche pleurale calcifiée l.f.
calcific pachypleuritis
Évolution très tardive d'une pleurésie sérofibrineuse essentiellement tuberculeuse non ou mal traitée, rarement d'une pleurésie purulente ou d'un hémothorax insuffisamment traités.
Dans les pleurésies tuberculeuses, les calcifications se trouvent tant au niveau de la plèvre pariétale que viscérale, dessinant la cavité pleurale. Ces calcifications de siège périphérique, à l'aspect linéaire, moulent la paroi thoracique, le diaphragme, rarement le médiastin. Les calcifications sont séparées de la paroi par l'épaississement pleural les accompagnant, parfois par une lame graisseuse extrapleurale visible. Entre les deux couches existe ou non du liquide. Si des calcifications de la plèvre viscérale érodent de petites bronches, le liquide pleural est expectoré et la cavité se surinfecte. La seule solution thérapeutique est l'exérèse de la poche et du parenchyme pulmonaire détruit.
Jadis elle était fréquente des années après l'arrêt de l'entretien du pneumothorax thérapeutique, lorsque, la réexpansion pulmonaire ne s'était pas faite.
ponction pleurale l.f.
pleural puncture
Prélèvement de liquide pleural, de façon aseptique.
Ce prélèvement est pratiqué avec une seringue stérile vide, munie d'une aiguille pour prélever un liquide épanché dans la plèvre. C'est aussi le premier temps d'un drainage pleural.
La ponction se fait en pleine zone de l'épanchement, ce qui impose, dans les épanchements localisés, un parfait repérage radiologique.
Cette ponction doit toujours être faite avec une aseptie stricte, de préférence en salle d'opération. L'anesthésie est locale par infiltration du derme, avec du chlorhydrate de lidocaïne, la peau prend alors un aspect de peau d'orange, puis on infiltre le tissu cellulaire sous-cutané, les muscles et l'espace intercostal qu'ils recouvrent, enfin la plèvre. À l'aspiration on trouve l'épanchement recherché. Il est prélevé sur anticoagulant dans plusieurs tubes stériles pour les laboratoires de pathologie, de bactériologie, et de chimie. Surtout, on inocule ce liquide dans des bouillons de culture aéro- et anaérobie, immédiatement transportés au laboratoire de bactériologie.
On peut pratiquer cette ponction sous échographie.
pression pleurale l.f.
pleural pressure
Pression régnant dans la cavité pleurale qui ne se mesure pas directement en pratique courante, ses variations étant appréciées par la mesure des variations de la pression œsophagienne.
Sigle : Ppl
sous-séreuse pleurale pariétale l.f.
tela subserosa pleurae parietalis (TA)
Tissu celluleux interposé entre la séreuse pleurale et la paroi thoracique
→ plèvre
sous-séreuse pleurale viscérale l.f.
tela subserosa pleurae visceralis (TA)
Tissu celluleux interposé entre la séreuse pleurale et les organes intrathoraciques (poumons, organes du médiastin)
→ plèvre
suppuration pleurale enkystée l.f.
symphyse pleurale l.f.
pleurodesis
Union entre les plèvres viscérale et pariétale entraînant l'effacement de la cavité pleurale.
Cette symphyse peut être partielle, plus ou moins étendue, laissant des zones libres de la cavité pleurale, ou totale. Sa cause est habituellement une infection de la cavité pleurale, spécifique ou non, entraînant une disparition du revêtement mésothélial et l’apparition de bourgeons charnus. La grande pourvoyeuse de symphyses est la tuberculose pleurale, suivie par les pleurésies purulentes, les pleurésies inflammatoires, moins souvent un hémothorax.
Cette symphyse peut être créée médicalement pour éviter la récidive d’un pneumothorax. Les colles biologiques, les talcages, les badigeonnages de la plèvre pariétale à l'iode donnent des résultats très inférieurs à ceux de l'abrasion pleurale ou mieux de la pleurectomie pariétale. On tente de créer, dans les pleurésies abondantes récidivantes tumorales, une telle symphyse par talcage ; mais là encore, si elle est possible et si l'on envisage une survie prolongée, la pleurectomie pariétale est la technique la plus sûre.
Syn. pleurodèse
tunique séreuse pleurale pariétale l.f.
tunica serosa pleurae parietalis (TA)
serosa of parietal pleura, serous coat of parietal pleura
→ plèvre
tunique séreuse pleurale viscérale l.f.
tunica serosa pleurae visceralis, tunica serosa pleurae pulmonalis (TA)
serosa of visceral pleura, serous coat of pulmonary pleura
→ plèvre