rapport des cotes l.m.
odds ratio, OR
En épidémiologie, rapport d'une proportion définissant un évènement (cote) à son complément à l'unité (cote de l'évènement contraire).
Le calcul des probabilités est né de considérations sur les jeux de hasard (jeu de dés, de pile ou face, etc.). La notion de cote (p. ex. un cheval parié à 10 contre 1) offre une autre approche des probabilités, celle utilisée sur les champs de course.
Pour estimer le risque apporté par l'exposition à un germe infectieux, on compare un groupe de sujets non exposés à un groupe de malades, ce qui conduit à comparer 4 données : le nombre des malades exposés, a, et non exposés, b, celui des sujets indemnes exposés, c, et celui des indemnes non exposés, d.
À partir de là, on peut tirer des fréquences (prévalence de la maladie) ou des cotes. le rapport des cotes, OR = ad÷bc, est relié à la fréquence d'exposition des malades, risque subi par les malades, rm = a/(a+b) et à celle des sujets indemnes, risque subi par les indemnes, ri = c/(c+d), selon la relation
OR = rm/1-rm x 1-ri/ri.
Si la prévalence chez les sujets indemnes exposés est la même que celle de malades, rm = ri le rapport des cotes est égal à 1: il est alors peu probable que l'exposition intervienne dans la maladie : c'est l'hypothèse nulle, et le facteur de risque vaut rm/ri = 1.
Le rapport des cotes est un moyen simple pour évaluer la probabilité d'une cause (pollution, germe infectieux, etc) connaissant une population témoin, d'où l'emploi de cas-témoins.
Des tables numériques permettent de calculer la significativité du rapport des cotes. Le tableau ci-dessous fixe ces notions.
[E1]
table de calcul des cotes et des risques
| Table de calcul des cotes et des risques | |||
| sujets exposés | sujets non exposés | Risques | |
| Nombre de sujets malades | a | B | rm = a/a+b |
| Nombre de sujets indemnes | c | D | ri = c/c+d |
| Cotes | Ca = a/c | Cb = b/d | |
| Rapport de cotes | OR = C a /Cb = ad/bc | ||
angle antérieur des côtes l.m.
[A1]
Édit. 2017
angle postérieur des côtes l.m.
[A1]
Édit. 2017
muscles courts élévateurs des côtes l.m.p.
musculi levatores costarum breves (TA)
levatores costarum breves
Douze petits muscles triangulaires situés dans la région postérieure du thorax, en arrière des muscles intercostaux externe.
Chacun d’eux s’insère sur un processus transverse et se termine sur la face externe de la côte sous-jacente.
muscles élévateurs des côtes l.m.p.
musculi levatores costarum (TA)
levatores costarum
Muscles subdivisés en muscles longs élévateurs des côtes et muscles courts élévateurs des côtes.
Tous agissent sur les côtes contribuant à l'extension, à l'inclinaison latérale et à la rotation de la colonne. Ils sont innervés par le rameau postérieur du huitième nerf spinal cervical et les rameaux postérieurs des nerfs spinaux thoraciques.
Syn. anc. muscles surcostaux, muscles suscostaux
muscles longs élévateurs des côtes l.m.p.
musculi. levatores costarum longi (TA)
levatores costarum longi
Muscles qui s'insèrent sur les processus transverses de la première et de la deuxième vertèbre thoracique. Ils se terminent respectivement sur la face externe de la troisième et de la quatrième côte.
Leur innervation est celle de tous les muscles élévateurs des côtes : les rameaux postérieurs du huitième nerf spinal cervical et du premier nerf spinal thoracique.
Syn. anc. muscles surcostaux longs
→ muscles élévateurs des côtes
syndrome des côtes courtes-polydactylie l.m.
short rib-polydactyly syndromes
Malformations congénitales le plus souvent létales caractérisées par un nanisme par brièveté des os longs et des côtes et une polydactylie, de transmission autosomique récessive dont plusieurs types ont été décrits.
Le type I, syndrome de Saldino-Noonan comporte de nombreuses malformations viscérales associées, une hypoplasie avec un aspect en trident du bassin et des métaphyses pointues.
Le type II, syndrome de Majewski, où la brièveté des membres portant sur les segments mésoméliques avec hypoplasie du tibia, s’associe à une polysyndactylie, à des malformations crânio-faciales (division palatine) et cardiaques.
Le type III, syndrome de Verma-Naumoff avec polydactylie postaxiale, hypoplasie des corps vertébraux et hypoplasie pulmonaire.
Le type IV, syndrome de Beemer (ou Beemer-Langer) présente une brièveté radiale et ulnaire, un raccourcissement modéré du tibia ; la polydactylie est inconstante. Le décès survient par insuffisance respiratoire.
F. Majewski, pédiatre et généticien allemand (1971) ; R. M Saldino, neuroradiologue américain et Jacqueline Anne Noonan, cardiologue pédiatrique américaine (1972) ; P. Naumoff, médecin radiologue américain (1977) ; I. C. Verma, généticien indien (1975) ; F. A. Beemer, généticien néerlandais et L. O. Langer Jr, médecin radiologue américain (1983)
→ Saldino-Noonan (syndrome de), Majewski (syndrome de)
[Q2,I1]
syndrome des côtes courtes polydactylie de type I l.m.
short ribs polydactyly syndrome type I
R.M Saldino, neuroradiologue américain et Jacqueline Anne Noonan, cardiologue américaine (1972)
→ Saldino-Noonan (syndrome de)
[Q2,I1]
syndrome des côtes courtes- polydactylie de type II l.m.
short rib-polydactyly type II
F. Majewski, pédiatre et généticien allemand (1971)
[Q2,I1]
syndrome des côtes courtes- polydactylie type Majewski . l.f.p.
short rib-polydactyly Majewski type
F. Majewski, pédiatre et généticien allemand (1971)
[Q2,I1]
rapport des chances l.m.
côtes flottantes l.f.p.
costae fluctuantes (TA)
floating ribs
Onzième et douzième côtes dont l’extrémité antérieure distale libre ne s’articule pas avec les cartilages costaux.
[A1]
Édit. 2015
côtes sternales l.f.p.
[A1]
Édit. 2015
côtes vraies l.f.p.
costae verae (TA)
true ribs
Sept premières côtes dont le cartilage distal s’insère de façon indépendante au bord latéral du sternum.
Syn. vraies côtes
[A1]
Édit. 2015
fausses côtes l.f.p.
costae spuriae (TA)
false ribs
Côtes des 8ème, 9ème et 10ème paires dont l’extrémité antérieure est reliée au cartilage costal immédiatement supérieur.
Elles s'unissent par l'extrémité antérieure de leur cartilage au cartilage costal commun sus-jacent et par son intermédiaire à l’appendice xiphoïde et à la partie basse du sternum. Elles sont intermédiaires entre les côtes vraies (1 à 7) et les côtes flottantes (11 et 12)
Syn. côtes asternales
[A1]
Édit. 2018
fracture de côtes l.f.
rib fracture
vraies côtes l.f.p.
rapports de cotes l.m.p.
odds ratio
Cette mesure approche de façon correcte le risque relatif dont l’utilisation n’est motivée que pour des raisons mathématiques.
[E1]
Édit. 2020
acide palmitique-acide oléique (rapport) l.m.
palmitic acid-oleic acid ratio
Concentrations relatives, dans le liquide amniotique prélevé par amniocentèse, de deux des constituants de la lécithine, qui participent à la structure du surfactant et donc, par ses propriétés tensio-actives, à la maturation du poumon fœtal.
La prépondérance de l'acide palmitique sur l'acide oléique à partir de 35 semaines d'aménorrhée atteste d'une concentration de surfactant suffisante pour maintenir à la naissance l'ampliation des alvéoles pulmonaires et éviter par conséquent la maladie des membranes hyalines.
[C2,K1,O6]
Édit. 2017
Arden (rapport d') l.m.
Arden’s ratio
Rapport (RA) entre deux valeurs obtenues à l’électro-oculographie : le pic à la lumière ou "light peak" (LP) et la dépression à l’obscurité ou "dark through" (DT). RA = LP/DT.
Il est normalement supérieur à 1.85.
Son calcul est capital car il permet l’interprétation de l’électro-oculographie. Une valeur inférieure à 1.85 permet de mettre en évidence une atteinte rétinienne étendue sur plus de trois diamètres papillaires même en cas d’absence de lésions visibles à l’ophtalmoscope.
G. Arden, ophtalmologiste et électrophysiologiste britannique (1962)
→ électro-oculogramme, électro-oculographie, électro-oculographique (technique d'enregistrement), électrophysiologie rétinienne
gyromagnétique (rapport) (γ) l.m.
gyromagnetic ratio
I/E (rapport) l.m. sigle pour Inspiration/Expiration
I/E ratio
Rapport de la durée d'inspiration à celle d'expiration.
L/S (rapport) l.m. sigle pour désigner le rapport Lécithine/Sphingo
L/S ratio
Rapport des phospholipides du surfactant pulmonaire dosés dans le liquide amniotique pour apprécier la maturité pulmonaire fœtale.
La maturité pulmonaire fœtale est considérée comme acquise quand le rapport est supérieur à 2.
rapport de Valsalva l.m.
Valsalva’s ratio
A. M. Valsalva, anatomiste italien (1666-1723)