myocardiopathie de stress l.f.
stress cardiomyopathy
Symptomatologie aigüe mimant un infarctus myocardique survenant à l'occasion d'une émotion intense ou d'un stress physique.
La clinique est identique à celle d’un infarctus aigu (douleurs précordiales intenses, dyspnée, défaillance gauche), mais l’affection présente des caractéristiques particulières :
- akinésie transitoire apicale et antéro-apicale étendue du ventricule gauche ;
- dysfonction ventriculaire globale, pouvant conduire à des arythmies sévères ou au choc cardiogène ;
- absence de sténose coronarienne épicardique et de lésion microvasculaire ;
- ECG: surélévation ST dans les dérivations précordiales, inversion progressive de l’onde T, allongement de l’intervalle PQ (> 450 msec); une onde Q est exceptionnelle; la récupération est totale en quelques jours ou semaines ;
- élévation modérée et transitoire des enzymes cardiaques; le pic des valeurs de la troponine est enregistré tout au début de la présentation clinique, mais il est moins élevé que ce que l’on attend lors d’une atteinte myocardique aussi étendue. Par contre la créatine kinase reste à des valeurs normales alors que le peptide cérébral natriurétque s’élève de façon importante chez la grande majorité des patients.
Cette affection survient plus particulièrement (90%) chez les femmes ménopausées (de 55 à 75 ans). Son incidence est estimée à 1/36.000 dans la population générale. Dans 28 % des cas les manifestations de stress ne sont pas relevées. L’évolution est spontanément favorable en quelques jours mais le décès survient chez 4% des patients suite à des troubles du rythme ventriculaire, une insuffisance cardiaque ou est occasionnée par la cause qui l’a provoquée. Le pronostic est moins favorable chez les hommes que chez les femmes. Le risque de récidive est de 2 à 10%.
Cette affection a été décrite tout d’abord au Japon, où on lui a donné le nom de maladie de tako-tsubo parce que la dysfonction akinétique de l’apex ventriculaire gauche donne des images ressemblant au pot à col étroit qu’utilisent les pêcheurs japonais pour piéger les poulpes.
H. T. H. Sato, médecin cardiologue japonais (1990) ; C. Templin, médecin cardiologue suisse (2015)
Étym. gr. mus, muos : muscle, souris ; kardia : cœur pathos : souffance, maladie
tako-tsubo en japonais : pot à col étroit des pêcheurs
Syn. myocardiopathie de tako-tsubo
→ troponine, créatine kinase, facteur atrial natriurétique
[K2]
Édit. 2018
échocardiographie de stress l.f.
stress echocardiography
Échocardiographie pratiquée après épreuve d'effort ou après injection d'une substance pharmacodynamique pour rechercher des anomalies de contraction du myocarde.
Étym. gr. Echo : héros mythologique
→ échocardiographie, épreuve d'effort
[B2, B3, K2]
Édit. 2019
fracture de stress l.f.
stress fracture
Étym. lat. frangere: rompre, briser
Syn. fracture de contrainte
[I2]
Édit. 2018
protéines du stress l.f.p.
stress proteins
Protéines produites lors d’un stress ou d’un choc thermique par exemple, qui s’associent à d’autres protéines n’ayant pas encore acquis ou ayant perdu leur conformation tridimensionnelle.
Ces interactions sont destinées à prévenir l’agrégation des protéines altérées ou en cours de biosynthèse, à éliminer les protéines anormales ou étrangères, à assurer le transfert des protéines du cytoplasme vers la membrane cytoplasmique ou vers des organites (mitochondries, lysosomes, noyau, réticulum endoplasmique). Ce sont des molécules chaperonnes, ubiquitaires, de structure très conservée chez les eucaryotes et les procaryotes.
Les protéines du stress sont classées en différentes familles structurales (hsp, grp, métallothionéine ou enzymes telle que la superoxyde dismutase (SOD) ou l’hème-oxygénase). Elles sont associées à l’ATP. La plupart sont exprimées de façon constitutive, d’autres sont induites par le stress ou contrôlées par la concentration de glucose.
→ protéine du choc thermique, protéine du coup de chaleur, protéine du coup de froid
psychiatrie et stress l.m.
stress and psychiatry
réaction adaptative de stress ou d'alarme l.f.
adaptative stress or arousal reaction
Ensemble des phénomènes systémiques non spécifiques résultant d'une exposition soudaine à un stimulus vis-à-vis duquel l'organisme est quantitativement et qualitativement non adapté.
Première phase du syndrome général d'adaptation, modèle des maladies dites de l'adaptation, elle précède les phases de résistance et d'épuisement si la stimulation est suffisamment importante et prolongée.
H. Selye, médecin endocrinologue canadien (1946)
stress n. angl.m.
stress
Terme d’origine anglaise signifiant effort, contrainte, utilisé pour désigner les réactions psychosomatiques déclenchées dans un organisme par un agent agresseur physique (froid, acte chirurgical), biologique (agent infectieux), chimique (poison), organique (hémorragique) ou nerveux (effort, émotion) et pouvant entraîner des lésions tissulaires secondaires.
Il se distingue ainsi du choc, dans lequel les lésions tissulaires seraient primitives.
Le mot stress a été introduit avec ce sens par János (Hans) Selye en 1936, pour définir la réaction «de défense neurovégétative» à l'agression (hémorragie, traumatisme, infection aigüe, choc émotionnel, etc.). Ce concept a conduit à employer l'adrénaline dans le traitement du choc ; malheureusement, ce médicament aggrave souvent la situation. En effet, l'adrénaline peut être une cause de choc par la réaction vasoconstrictrice induite qui exclut des territoires et entraîne de ce fait des lésions cellulaires (mécanisme analogue à celui du garrot). Le mot stress et le verbe «stresser» sont passés dans le langage commun après la deuxième Guerre Mondiale avec le sens de perturbation psychique et nerveuse en réaction à une peur ou à une agression. En physiopathologie, la distinction entre «choc» et stress n'a plus grand intérêt, si ce n'est dans le domaine psychique, pour éviter le terme choc psychique.
H. Selye, physiologiste canadien (1936)
Étym. angl. stress : mot de la vieille racine européenne streng qui exprime l'idée de serrer, de tension ; en angl. courant stress a le sens de contrainte, de tension, d'agression, en langage technique celui de contrainte, de tension
→ choc de levée de garrot, choc (physiopathologie du), fracture de stress, protéines du stress, stress et psychiatrie, stress post-traumatique (état de)
stress et psychiatrie l.m.
stress and psychiatry
Modèle complexe de réponse non spécifique à des circonstances vécues par la personne comme tellement critiques, voire urgentes (agression physique, émotion, déprivations diverses, etc.) qu'elle n'a pas pu les contrôler dans ses limites d'adaptation.
À des degrés divers, sont retenus classiquement deux versants :
- physiologique (H. Selye, 1936), avec le "syndrome général d'adaptation", la "réaction d'alarme" à un agent stressant, visant à un retour à l'homéostasie. Intervient toute une chaîne de réponses neuro-endocriniennes, allant du système limbique à l'hypothalamus en passant par l'axe hypophyso-cortico-surrénalien, pouvant aboutir à des lésions en cas de dépassement prolongé des capacités de l'organisme. Ainsi se sont développés certains concepts psychosomatiques, dans une perspective causaliste seulement linéaire ;
- psychologique, à la fois mobilisant la conscience sur la situation et affaiblissant le contrôle volontaire de l'action. Cependant, si elle privilégie la massivité du traumatisme psychique et son impact immédiat, cette notion est prise en défaut pour rendre compte notamment de la dimension subjective singulière de l'événement et de l'installation des troubles psychotraumatiques au long cours. Elle demeure essentiellement d'ordre physiologique et non psychologique.
Actuellement, sous l'influence de la psycho-neuro-endocrinologie et, plus récemment, de la psychoneuro-immunologie, la perspective psychobiologique met l'accent sur les interactions entre phénomènes somatiques et psychiques.
De toute façon, le "couteau" (la source du stress) ne doit pas être confondu avec la "plaie" (le stress).
J. H. Selye, physiologiste canadien (1936)
stress oxydatif l.m.
oxyzidation stress
Ensemble des processus biologiques intervenant dans un organisme pour aboutir à la production de radicaux libres et au cours desquels sont produites des lésions cellulaires par des composés oxygénés appelés « formes réactives de l’oxygène » (FRO).
Ces composés sont le résultat des étapes de réduction complète d’une molécule d’oxygène (O2) en une molécule d’eau (H20). Ils sont produits dans l’organisme par l’action de divers facteurs tels que la respiration cellulaire normale, la pollution de l’air, la fumée de tabac, certains produits chimiques, des additifs alimentaires... Les FRO jouent aussi un rôle dans les défenses anti-infectieuses et constituent un médiateur de l’inflammation. Mail ils sont aussi, à des degrés divers, impliqués dans les mutations génétiques, dans le processus de cancérisation ou dans l’oxydation des protéines qui participe aux phénomènes du vieillissement. Une situation de stress oxydant est nécessaire pour qu’apparaissent des mutations et des lésions cellulaires. Il a été récemment démontré que l’augmentation de la teneur de l’atmosphère en gaz carbonique (CO2) renforce les effets délétères du stress oxydant sur la bactérie Escherichia coli. La superoxyde dismutase et la catalase à manganèse participent à la protection de la cellule contre le stress oxydatif, la première en dismutant le superoxyde (O2-.) en dioxygène (O2) et en peroxyde d’hydrogène (H2O2)et, la seconde, en prenant en charge H2O2 pour conduire à H2O et O2.
Klinefelter (état mental dans le syndrome de) l.m.
Klinefelter's syndrome (mental state)
Aberration chromosomique avec caryotype à formule XXY, relativement fréquente chez le garçon, caractérisée par une croissance staturale fréquemment élevée mais un aspect en général un peu féminin, un hypogonadisme (hypotrophie testiculaire avec stérilité) et habituellement une arriération mentale légère.
Sur le plan psychique, on observe diverses manifestations : troubles de la personnalité, parfois nettement psychopathiques, avec comportements agressifs et tendance à la délinquance ; anomalies variées de la vie sexuelle ; états névrotiques et/ou dépressifs surtout liés au psychosyndrome endocrinien ; manifestations psychotiques souvent de type schizophréniques, qui ne sont pas forcément dans le prolongement direct de la dysgonosomie.
Certains klinefeltériens ne présentent pas de troubles mentaux.
H. Klinefelter Jr, médecin endocrinologue américain (1942)
mal épileptique (état de) (EDM) l.m.
status epilepticus
Forme d'épilepsie caractérisée par la survenance d'une nouvelle crise avant que ne soit réalisée la récupération fonctionelle d'un épisode précédent (coma avec crise généralisée ou bien déficit moteur sensitif, sensoriel après crise partielle, suivis de retour à un fonctionnement encéphalique normal).
La répétition des crises à des intervalles brefs peut provoquer une condition épileptique fixe et durable.
Sont distingués les états de mal généralisés, partiels et unilatéraux (ces derniers relevés uniquement chez les nouveaux-nés et les jeunes enfants).
Ils sont observés une fois sur deux dans l'évolution d'une épilepsie le plus souvent symptomatique : épilepsie généralisée avec encéphalopathie épileptogène, épilepsie partielle, surtout du lobe frontal, d'origine tumorale ou traumatique mais aussi cryptogénétique. Chez un patient non épileptique, ils peuvent être dus à une agression cérébrale aigüe : traumatique, infectieuse, circulatoire, métabolique, toxique, etc.
Benzodiazépines, phénytoïne, barbituriques, chlormétiazole sont utilisés dans un premier temps isolés ou le plus souvent en association. En cas d'échec, on recourra à l'anesthésie générale, à la réanimation et à la lutte contre l'œdème cérébral.
Les conséquences d'un état de mal sont toujours sévères, dépendant notamment de son étiologie et de sa durée. La mortalité est de 6 à 8% chez l'enfant et de 10 à 15% chez l'adulte.
Sigle : EDM pour Etat De Mal
mal épileptique généralisé (état de) l.m.
generalized status epilepticus
Forme d'épilepsie généralisée, dont les états sont différenciés en EDM (Etats De Mal) généralisés convulsifs et non convulsifs (absences).
1) Les EDM généralisés convulsifs comprennent :
- les EDM tonicocloniques, soit avec crises généralisées d'emblée, observés dans les épilepsies généralisées idiopathiques et les agressions cérébrales aigües d'origine métabolique, toxique ou infectieuse ; soit avec crises partielles secondairement généralisées, constatés dans les épilepsies partielles symptomatiques ou lors d'une agression cérébrale récente, traumatique ou vasculaire ;
- les EDM toniques, rencontrés uniquement chez l'enfant dans le cadre d'une épilepsie généralisée symptomatique, plus rarement chez l'adolescent ou l'adulte ;
- les EDM cloniques, relevés chez les jeunes enfants, semblent le plus souvent l'expression d'une convulsion fébrile grave en l'absence de traitement rapide ou en rapport avec une lésion cérébrale aigüe ;
- les EDM myocloniques, soit sans troubles de conscience et de bon pronostic dans l'épilepsie myoclonique juvénile ; soit observés dans les épilepsies généralisées symptomatiques, dans les encéphalopathies aigües, anoxiques, toxiques, métaboliques ou infectieuses et à la phase terminale des épilepsies myocloniques progressives.
2) Les EDM généralisés non convulsifs (états d'absence) sont relevés dans le cadre d'une épilepsie généralisée idiopathique, au cours de l'enfance et de l'adolescence. Ils peuvent être la seule expression de cette épilepsie chez des sujets jeunes, mais surtout chez les personnes âgées au-delà de 60 ans. Leur traduction clinique est très variable. Dans le cadre d'une épilepsie généralisée symptomatique (syndrome de Lennox-Gastaut notamment), une obnubilation peut se prolonger pendant des heures et des jours. Elle est difficile à distinguer du déficit comportemental intercritique habituel. Exceptionnels, les états de mal atoniques sont particuliers aux jeunes enfants.
mal épileptique partiel (état de) l.m.
focal, localized status epilepticus
Forme d'épilepsie partielle conduisant à des états qui peuvent être simples ou complexes.
Les EDM (Etats De Mal) partiels simples, somatomoteurs, se manifestent par des crises partielles motrices répétées sur fond de déficit moteur permanent dans le contexte d'une épilepsie partielle lésionnelle ou d'une lésion aigüe du cortex moteur, sinon par des clonies limitées, mais avec ce déficit au premier plan. L'épilepsie partielle continue de Kojewnikoff en est un aspect particulier. Les EDM partiels complexes se présentent avec une expression de type confusionnel, psychotique, ou plus spécifique comme une aphasie. Ces formes d'origine surtout frontale ou temporale sont difficiles à distinguer d'un état d'absence.
A. Y. Kojewnikow, neurologue russe (1894)
manque (état de) l.m.
substance craving, deprivation state
mixte (état) l.m.
mixed manic-depressive syndrome
mort apparente du nouveau-né (état de) l.m.
neonatal asphyxia, severe neonatal distress
État prélétal d'un nouveau-né ayant souffert dans les minutes précédant sa naissance d'une insuffisance d'oxygénation d'origine placentaire.
L’enfant naît inerte, mal coloré, la détresse néonatale sévère est caractérisée par l’absence de respiration spontanée, l’abolition des réflexes périphériques, l’assourdissement et le ralentissement extrême des battements cardiaques (moins de 100 par minute) préservant à peine l’irrigation cérébrale, une acidose majeure. Le pronostic vital est en jeu, l’évolution pouvant se faire vers la survie, mais avec parfois des séquelles neurologiques sévères, ou vers le décès du nouveau-né. L’urgence est extrême.
Il faut désobstruer le pharynx puis la trachée par aspiration, ensuite intuber, faire la ventilation mécanique (en oxygène pur si possible, à la fréquence de 40 /min environ) et un massage cardiaque externe à la fréquence de 120 /min. Si la situation ne s'améliore pas en 3 min, injecter dans une veine périphérique ou ombilicale 2 mmole/kg de solution tampon alcaline en une ou deux minutes. Si la fréquence du pouls reste inférieure à 100/min, instiller 30 µg/kg d'adrénaline par un cathéter fin, glissé dans la trachée jusqu'aux bronches distales. L'avenir neurologique est très compromis s'il n'y a pas de gasps dans les 15 min (en l'absence de médicaments dépressifs injectés à la mère). Une surveillance attentive doit ensuite être mise en œuvre ensuite dans une unité de réanimation.
→ gasp
oniroïde (état) l.m.
oniroid state
Édit. 2017
période d'état l.f.
Phase d’une maladie infectieuse au cours de laquelle les signes et les symptômes sont à leur intensité maximale.
poïkilodermique (état) l.m.
poikiloderma
État cutané associant une atrophie cutanée, une dyschromie, achromie ou pigmentation, et des télangiectasies, l'ensemble prenant un aspect réticulé.
On distingue habituellement les états poïkilodermiques congénitaux et les poïkilodermies acquises. Le fait que plusieurs étiologies puissent être impliquées rend l'appellation état poïkilodermique préférable à celle de poïkilodermie.
pseudopeladique (état) l.m.
pseudopelade
Syndrome caractérisé par le développement progressif d'une alopécie cicatricielle, donc définitive, en petites plaques habituellement multiples et lentement confluantes.
Les états pseudopeladiques évoluent sans folliculite inflammatoire cliniquement décelable. Le cuir chevelu est lisse, rosé, discrètement atrophique avec disparition totale des orifices des follicules pileux. Les étiologies sont multiples : lupus érythémateux chronique, lichen plan, sclérodermie, sarcoïdose, etc. La pseudopelade idiopathique, ou pseudopelade de Brocq, peut, pour certains, se rapprocher du lichen plan à un stade tardif de son évolution.
rêve (état de) l.m.
dreamy state
État particulier à certaines crises temporales, qui se situe parmi les crises épileptiques partielles simples sans altérations de la conscience, avec troubles psychiques, et dans le cadre de leurs formes de type cognitif et idéatoire.
"Le sujet a l'impression de vivre un rêve, soit qu'il s'agisse simplement d'une mauvaise appréhension du monde environnant, donnant lieu à des illusions épileptiques d'incohérence et d'irréalité, soit qu'il s'agisse d'hallucinations épileptiques véritables, visuelles le plus souvent." (H. Gastaut).
Caractérisant les épilepsies par atteinte des régions temporales mésiales et latérales, ces états de rêve comportent des sensations d'étrangeté, d'irréalité, de familiarité, de fréquente reviviscence du passé avec ecmnésies à type de sentiments de "déjà vu - déjà vécu".
Envahissant le patient, intensément éprouvés, ils peuvent s'accompagner de troubles émotionnels intenses avec anxiété paroxystique, état de panique et/ou crises agressives, plus rarement de sensations de bien-être, voire d'euphorie. Les phénomènes de pensée forcée sont rapportés plutôt à des décharges frontales. Les crises de rire (crises épileptiques gélastiques) ou de pleurs (crises dacrystiques) sont d'origine hypothalamique.
En fait, dans leur ensemble, les crises partielles simples avec symptômes psychiques sont très proches de crises partielles complexes.
J. H. Jackson, neurologue britannique (1880)
→ dacrystique (crise), épilepsie, ecmnésie, crise épileptique gélastique
sexe d'état civil l.m.
legal sex
Sexe officiel sous lequel l'enfant a été déclaré lors de sa naissance au service chargé des actes de l'état civil dans une commune.
Cette déclaration définit l'ensemble des qualités et des droits civils d'une personne. Le sexe de la personne peut être modifié par décision de justice si l'évolution de l'enfant prouve qu'une erreur a été commise lors de la déclaration de naissance.
Syn. sexe légal
transe (état de) l.m.
trance state
Altération transitoire de la conscience de soi, avec baisse de la sensibilité aux stimulus, voire transport du sujet en dehors de lui-même et du monde réel, comportements automatiques et exaltation fréquente.
Il arrive que le sujet se comporte comme s'il était habité par une autre personnalité un esprit, une divinité, ou une "force".
Ces états se rencontrent surtout dans un contexte religieux ou culturel particulier, souvent collectif (vaudou, exorcisme, etc.), sous hypnose, après prise d'alcool ou de certaines substances et lors d'une pratique poussée du yoga et du zen.
En dehors de ces circonstances (ou dans leur cadre), l'état de transe est décrit parmi les troubles dissociatifs (de conversion) dans les classifications actuelles (CIM, DSM).
→ état crépusculaire, exaltation, extase
état anxieux aigu l.m.
acute anxious state
[H3]
Édit. 2018
état crépusculaire l.m.
twilight state
Altération transitoire de la vigilance, avec sentiment de déréalisation et irruption de l'imaginaire mais maintien relatif des repères temporospatiaux, voire d'une activité relativement coordonnée, bien que souvent automatique.
Des actes médicolégaux, en particulier hétéroagressifs, sont possibles. Une amnésie lacunaire est de règle.
Cet état a été considéré comme un des cinq "types de syndromes exogènes aigus", épiphénomènes non spécifiques d'entraves organiques du cerveau, que relie surtout l'obscurcissement de la conscience(1).
Ce terme recouvre en fait des aspects cliniques disparates : états crépusculaires critiques et postcritiques récidivants de l'épilepsie, mais aussi diverses formes, notamment subconfusionnelles, oniriques ou oniroïdes, d'autres origines (postémotionnelles, p. ex.), délires de rêve hystériques.
(1)
K. Bonhoeffer, neuropsychiatre allemand (1910) (1)
[H1,H3]
Édit. 2018