Leishmania
Leishmania
Genre de Protozoaires parasite, de la famille des Trypanosomatidae, vivant généralement dans les cellules endothéliales des tissus et plus rarement dans les leucocytes.
Ces protistes, caractérisé par la possession d'un kinétoplaste, se présentent sous deux formes morphologiques très différentes. La forme amastigote est un corpuscule ovoïde de 2 à 6 µm de grand axe, renfermant un noyau sphérique et un kinétoplaste (mitochondrie spécialisée) au niveau duquel on voit inconstamment l’amorce d’un embryon de flagelle. Il s’agit d’un stade immobile, apparemment aflagellé, toujours intracellulaire dans les macrophages chez l’hôte vertébré ou dans les cultures cellulaires.
La forme promastigote (ou leptomonas) est nettement plus grande (15 à 25 µm), allongée, fusiforme, présentant un kinétoplaste en position antérieure par rapport au noyau. Le flagelle qui émerge à la partie antérieure possède une portion libre importante et lui confère une grande mobilité. La forme promastigote se retrouve chez le vecteur (phlébotome) et dans les cultures in vitro. C’est la forme infestante pour l’Homme, que l'on observe également dans la phase liquide des milieux de culture. L'identification des parasites se fait par des techniques de biologie moléculaire. De nombreux zymodèmes sont maintenant connus et des corrélations entre zymodèmes et formes cliniques sont établies pour certaines espèces.
Il existe plus d'une trentaine d'espèces de Leishmania, dont une vingtaine parasite l’Homme. Ces parasites sont responsables de leishmanioses cutanées, cutanéomuqueuses, ou viscérales, zoonotiques ou anthroponotiques dans les régions tropicales, subtropicales et tempérées chaudes. Suivant les espèces, les réservoirs peuvent être constitués par des animaux sauvages (carnivores, rongeurs, etc.), des animaux domestiques (Chien) ou parfois par l'Homme. La transmission de l'animal à l'Homme est assurée par des phlébotomes (Diptères Psychodides). Dans de rares cas, une transmission non vectorielle peut s'observer (transfusion, partage de seringue mal stérilisée, transplantation d'organe, …).
W. Leishman, parasitologiste britannique (1903)
→ leishmaniose, protiste, amastigote, kinétoplaste, promastigote, leptomonas, phlébotome
[D1, D4, J1]
Édit. 2019
Leishmania
Leishmania
Genre de Protozoaires parasite, de la famille des Trypanosomatidae, vivant généralement dans les cellules endothéliales des tissus et plus rarement dans les leucocytes.
Ces protistes, caractérisé par la possession d'un kinétoplaste, se présentent sous deux formes morphologiques très différentes. La forme amastigote est un corpuscule ovoïde de 2 à 6 µm de grand axe, renfermant un noyau sphérique et un kinétoplaste (mitochondrie spécialisée) au niveau duquel on voit inconstamment l’amorce d’un embryon de flagelle. Il s’agit d’un stade immobile, apparemment aflagellé, toujours intracellulaire dans les macrophages chez l’hôte vertébré ou dans les cultures cellulaires.
La forme promastigote (ou leptomonas) est nettement plus grande (15 à 25 µm), allongée, fusiforme, présentant un kinétoplaste en position antérieure par rapport au noyau. Le flagelle qui émerge à la partie antérieure possède une portion libre importante et lui confère une grande mobilité. La forme promastigote se retrouve chez le vecteur (phlébotome) et dans les cultures in vitro. C’est la forme infestante pour l’Homme, que l'on observe également dans la phase liquide des milieux de culture. L'identification des parasites se fait par des techniques de biologie moléculaire. De nombreux zymodèmes sont maintenant connus et des corrélations entre zymodèmes et formes cliniques sont établies pour certaines espèces.
Il existe plus d'une trentaine d'espèces de Leishmania, dont une vingtaine parasite l’Homme. Ces parasites sont responsables de leishmanioses cutanées, cutanéomuqueuses, ou viscérales, zoonotiques ou anthroponotiques dans les régions tropicales, subtropicales et tempérées chaudes. Suivant les espèces, les réservoirs peuvent être constitués par des animaux sauvages (carnivores, rongeurs, etc.), des animaux domestiques (Chien) ou parfois par l'Homme. La transmission de l'animal à l'Homme est assurée par des phlébotomes (Diptères Psychodides). Dans de rares cas, une transmission non vectorielle peut s'observer (transfusion, partage de seringue mal stérilisée, transplantation d'organe, …).
W. Leishman, parasitologiste britannique (1903).
→ leishmaniose, protozoaire, protiste, kinétoplaste, amastigote, promastigote, leptomonas
[D1, D3]
Édit. 2019