méningite cérébrospinale épidémique l.f.
epidemic cerebrospinal meningitis
Méningite purulente aigüe provoquée par le méningocoque (Neisseria meningitidis), transmissible par voie rhinopharyngée et survenant de manière sporadique ou épidémique.
Outre le syndrome méningé fébrile, elle se caractérise par la présence d’un purpura cutané et d’arthralgies. L’évolution est le plus souvent favorable sous traitement antibiotique (amoxicilline ou céphalosporine de 3e génération) mais certaines formes suraigües (purpura fulminans) sont mortelles. La survenue d’un cas implique des mesures de prophylaxie codifiées dans l’entourage du malade.
Étym. gr. meningx : membrane ; -ite : suffixe indiquant l’inflammation : lat. cerebrum : cerveau ; spinalis de spina :épine ; epidemia :propagation
→ méningé (syndrome), vaccin méningocoque
méningite aigüe à pyogènes l.f.
pyogenic acute meningitis
Affection demeurée fréquente malgré les antibiotiques, et frappe surtout l'enfant et le nourrisson.
Les méningites dues principalement au méningocoque et au pneumocoque, peuvent être suivies d'évolutions démentielles profondes, associées à des états de mal comitial avec nécrose biammonique.
L'Hæmophilus influenzae peut également laisser des séquelles neuropsychiatriques.
Étym. gr. meningx : membrane ; -ite : suffixe indiquant l’inflammation : pyon : pus ; genos : formation, naissance
méningite lymphocytaire aigüe bénigne l.f.
lymphocytic acute benign meningitis
Affection caractérisée par un syndrome méningé aigu fébrile, un liquide céphalo-rachidien clair, riche en lymphocytes et une évolution spontanée habituellement favorable.
La cause en est généralement virale, liée à un grand nombre d’agents. Les plus fréquents dans nos régions sont les entérovirus et le virus ourlien lors des poussées épidémiques. Ces virus provoquent également des cas sporadiques, de même que les virus de l’herpès et du zona.
Étym. gr. meningx : membrane ; -ite : suffixe indiquant l’inflammation : lat. lympha : eau claire (dérivé du gr. nymphê) ; gr. cutos : cellule
méningite purulente aigüe l.f.
purulent acute meningitis
Infection méningée suppurée bactérienne due le plus souvent aux pneumocoques, aux méningocoques ou à Haemophilus influenzae, plus rarement aux staphylocoques et aux streptocoques, parfois à des bacilles à Gram négatif.
Ces méningites sont primitives ou secondaires à un foyer infectieux de voisinage ou à distance, ou encore à une brèche dure-mérienne (dans ce cas elles sont souvent récidivantes et liées aux pneumocoques).
En clinique, elles se traduisent par un syndrome méningé (céphalées, raideur méningée, signes éventuels de gravité comme une atteinte de la vigilance ou des convulsions généralisées), dans un contexte infectieux en général sévère. Le LCR est hypertendu, trouble ou franchement purulent ; son examen permet notamment l'identification du germe, le plus souvent par culture. L'hémoculture est systématique.
Un traitement antibiotique à doses élevées doit être entrepris sans attendre l'identification du germe ni les résultats de l'antibiogramme ; il sera adapté secondairement à la sensibilité aux antibiotiques de la bactérie en cause.
Étym. gr. meningx : membrane ; ite : suffixe indiquant l’inflammation :
hydrorrhée cérébrospinale l.f.
cerebrospinal hydrorrhea
Étym. gr. hudôr : eau ; rhein : couler
→ rhinorrhée du liquide cérébrospinal
[P1,H2]
méningite n.f.
meningitis
Atteinte inflammatoire des méninges.
Par une ponction lombaire, on distingue les méningites purulentes et les méningites à liquide clair, dites lymphocytaires.
Étym. gr. meningx : membrane ; -ite : suffixe indiquant l’inflammation
méningite à éosinophiles l.f.
eosinophilic meningitis
Méningite aigüe à éosinophiles provoquée par les larves d’un nématode normalement parasite des rats : Angiostrongylus cantonensis, dans les îles du Pacifique et de l’Océan Indien, et Angiostrongylus costaricensis en Amérique Latine.
Elle peut s’accompagner de lésions encéphaliques.
Étym. gr. meningx : membrane ; - ite : suffixe indiquant l’inflammation
Syn. angiostrongylose, méningo-encéphalite à éosinophiles
→ angiostrongylose nerveuse, Angiostongylus cantonensis, Angiostrongylus costaricensis
[D1, H1]
Édit. 2018
méningite néonatale l.f.
neonatal meningitis
Forme de méningite du nouveau-né survenant au décours de l'accouchement.
Elle est souvent d'origine bactérienne, due à un streptocoque β-hémolytique ou à Listeria monocytogenes présents dans la filière génitale de la mère et transmis au nouveau-né lors de la naissance. La listériose peut également être transmise par voie transplacentaire. Leur morbidité et leur mortalité néonatales sont élevées.
Étym. gr. meningx : membrane ; - ite : suffixe indiquant l’inflammation :
méningite tuberculeuse l.f.
tuberculous meningitis
Méningite granulomateuse liée à la prolifération du bacille de Koch, prédominant dans les espaces méningés de la base du crâne, à l’origine de foyers de nécrose cérébrale et évoluant, en dehors de son pronostic vital, vers une fibrose fréquemment génératrice d’un blocage des voies de circulation du LCR.
Le tableau clinique est souvent celui d’un syndrome méningé subaigu avec fièvre modérée et atteinte de l’état général mais aussi présence de signes focaux souvent trompeurs, voire de troubles de la conscience plus ou moins profonds : un ralentissement psychomoteur, une somnolence diurne contrastant avec l’insomnie nocturne, une apathie, un syndrome dépressif. Il peut être inauguré par un état confusionnel, une psychose délirante aigüe ou un delirium tremens alcoolique. Une primo-infection récente, la présence de tubercules de Bouchut au fond d’œil, une miliaire pulmonaire constituent des arguments majeurs.
Le diagnostic repose principalement sur l’étude du LCR qui est clair, lymphocytaire, avec hyperprotéinorachie et hypoglycorachie. Le BK n’est pas toujours retrouvé à l’examen direct et les cultures sont indispensables comme peut l’être l’amplification génique ou PCR. L’IRM est également d’un bon apport diagnostique.
Le traitement médical a radicalement transformé le pronostic qui était fatal mais reste encore sévère dans les formes traitées tardivement : mortalité d’environ 15 à 20% chez l’adulte, séquelles neurologiques de l’ordre de 15% (en particulier : hydrocéphalie le plus souvent communicante).
Des séquelles psychiatriques peuvent se voir chez l’enfant surtout s’il est jeune : un retard intellectuel parfois compliqué de signes diencéphalo-hypophysaires, des troubles caractériels ou même un état psychotique, qui peuvent être associés à une hydrocéphalie et à une comitialité. Chez l’adulte les séquelles sont plus discrètes avec cependant l’éventualité d’une évolution démentielle.
Personnalité antérieure, réactions de l’entourage, hospitalisation prolongée, précocité, qualité et complications propres du traitement, terrain somatique à risque (précarité de vie, éthylisme) etc. sont, surtout chez l’enfant, autant d’éléments qui peuvent peser sur l’apparition et l’intensité de ces complications.
Étym. gr. meningx : membrane ; -ite : suffixe indiquant l’inflammation :
glomérulonéphrite aigüe endocapillaire avec insuffisance rénale aigüe l.f.
acute endocapillary glomerulonephritis with acute renal insufficiency