mélioïdose n.f.
melioidosis
Maladie infectieuse endémique principalement dans le Sud-Est asiatique et dans le Nord de l’Australie, voisine de la morve, due à une bactérie tellurique Burkholderia pseudomallei, ou bacille de Whitmore, isolé dans le sol et l’eau douce et transmise par inhalation ou par inoculation cutanée.
À la phase initiale l’infection peut être aiguë, septicémique, ou subaiguë, avec abcès viscéraux et cutanés. Le poumon est atteint dans plus de la moitié des cas. Très polymorphe, elle peut aussi être asymptomatique et, après des mois ou des années de latence, se révéler par des abcès pulmonaires, hépatiques, osseux, cérébraux. Le diagnostic, évoqué en raison d’un séjour en région d’endémie, repose sur l’isolement du germe par hémoculture, prélèvement de gorge ou dans le pus d’un abcès. La culture du riz représente un risque professionnel considérable tandis que le diabète de type 2 constitue un facteur prédisposant.
Le traitement des formes symptomatiques fait appel aux carbapénèmes, à la ceftazidime, ou à l’association pipéracilline-tazobactam. Le traitement prophylactique post-exposition utilise le triméthoprime-sulfaméthoxazole.
A. Whitmore, médecin infectiologue britannique (1912), A. T. Stanton, Sir, médecin britannique (1921)
Étym. gr. malis ou mêlis : morve ou lat. malleus : morve ; eiden : avoir l’apparence de
→ morve