GnRH (test de stimulation par la) l.m
Le test à la Gonadolibérine (LH-RH ou GnRH) permet d’apprécier la réserve hypophysaire en gonadotrophines.
Après l’injection intraveineuse de 100 μg de LH-RH, on étudie les variations de la FSH et de la LH plasmatiques à t-15, t0, t15, t30, t60, t90, t120.Une réponse est positive si le taux de base de FSH est multiplié par 1,5 à 2 et le taux de LH par 3 à 4.La réponse est variable selon l’âge : avant la puberté chez le garçon, l’élévation est très limitée pour les deux gonadotrophines. Chez la fille, une réponse de la FSH est observée, celle de la LH n’apparaît qu’à la puberté. Chez la femme réglée, la réponse de la FSH est faible en phase folliculaire ; celle de la LH est très marquée pendant la période ovulatoire immédiate (pic à 80 à 100 mU/ml), elle se réduit en période post-ovulatoire.
[A4,O4,Q2]
GnRH sigle angl. l.f. pour Gonadotropin Releasing Hormone
Hormone hypothalamique à dix acides aminés, décapeptide, à sécrétion intermittente, qui stimule la sécrétion et la libération par l'antéhypophyse des gonadotrophines, plus particulièrement la LH.
Elle joue un rôle essentiel dans le contrôle du cycle menstruel et de l'ovulation.
Ce terme remplace les anciens termes de LH-RH et de FSH-RH.
Syn. LH-RH, gonadolibérine
→ gonadolibérine, hormone gonadotrope, lutéotrophine, ovulation, Kallmann (syndrome de), GnRH (test de stimulation par la)
double stimulation tétanique l.f.
double burst stimulation
→ curarisation (monitorage de la)
électrode de stimulation l.f.
stimulus electrode
Électrode permettant d'appliquer un courant électrique, et qui comporte un pôle négatif appelé cathode et un négatif appelé anode.
Lorsque la cathode et l'anode sont reliées entre elles, l'électrode de stimulation est appelée bipolaire. Sinon, elle est monopolaire.
Pour étudier les conductions nerveuses, la cathode est appliquée sur le trajet du nerf pour dépolariser les fibres nerveuses. En cas de stimulation bipolaire, la cathode doit être placée de façon proximale par rapport à l'électrode de recueil. Si l'anode est proximale, un bloc de conduction peut apparaître. Cette erreur technique peut provoquer un bloc nodal.
[B3, H1]
Édit. 2019
épreuve de stimulation-freinage l.f.
stimulation-blockade ovarian test
Etude de la réponse ovarienne à l’injection de gonadotrophine chorionique, après avoir bloqué la fonction de la glande surrénale par la dexaméthasone, pour affirmer l’origine ovarienne d’une hyperandrogénie.
M. F. Jayle, biochimiste français (1962)
Syn. épreuve de Jayle
→ gonadotrophine chorionique, dexaméthasone, hyperandrogénie
[C2,O4]
Édit. 2018
marqueurs en stimulation l.m.p.
stimulation marker
Symboles générés par le stimulateur montrant le type d’activité cardiaque reconnue dans chaque cavité.
stimulation n.f.
stimulation
En ophtalmologie, ensemble des agents physiques susceptibles de provoquer une réponse du système visuel.
Il est évident que les principales stimulations du système visuel seront constituées de lumière, dans les limites des longueurs d'ondes perceptibles par l'œil humain (environ 400 - 700 nm.). Toutefois, il ne faut pas négliger certaines stimulations mécaniques (augmentation transitoire de pression dans l'œil) ou électriques (électrodes placées à la surface du cortex) qui peuvent générer des phosphènes.
Si on se limite aux stimulations lumineuses, on peut distinguer deux grandes classes : celles entraînant une réponse subjective du sujet (p. ex. présentation de mires ou d'optotypes que le sujet doit nommer, égalisations à réaliser entre plages voisines), et celles provoquant une réponse objective (p. ex. enregistrement de potentiels électrophysiologiques à la suite de la présentation d'éclairs lumineux ou de damiers dont la configuration se modifie dans le temps).
→ phosphènes, réfractométrie, campimétrie, optotypes, électrophysiologie rétinienne
stimulation auriculaire l.f.
auricular pacing
Stimulation électrique élective de l’oreillette droite à l’aide d’une électrode endocavitaire ou œsophagienne.
Elle est destinée au traitement de certaines tachycardies gênantes et rebelles au traitement médicamenteux, tachycardies supraventriculaires, flutter auriculaire, tachysystole auriculaire, maladie de l’oreillette. Elle consiste à envoyer pendant quelques secondes une salve de stimulus électriques très rapprochés, à un rythme supérieur au rythme auriculaire spontané. La stimulation auriculaire peut aussi être utilisée, à un rythme beaucoup moins rapide, dans le traitement des blocs sino-auriculaires responsables d’une bradycardie symptomatique.
stimulation cardiaque l.f.
cardiac pacing
Déclenchement artificiel de la contraction cardiaque par application d’un courant électrique, sous forme d’impulsions régulières de 3 à 6 volts durant chacune 2 à 3 millisecondes.
On l’utilise soit dans un but diagnostique (analyse de certains troubles rythmiques et conductionnels), soit surtout dans un but thérapeutique (traitement des troubles graves de la conduction ou du rythme). Elle utilise des électrodes (extra- ou intracardiaques) et un stimulateur dit encore pacemaker.
→ stimulateur cardiaque, pacemaker
stimulation cérébrale profond e l.f
deep brain stimulation
Application d’un courant à haute fréquence (100-120 Hz) sur la structure cérébrale génératrice de dysfonctionnements moteurs ou de troubles psychiatriques afin d’annihiler son activité anormale.
La thérapie par stimulation cérébrale profonde des mouvements anormaux vise des cibles variées :noyau sous-thalamique pour la maladie de Parkinson avec akinésie et hypertonie et noyau inter-ventral intermédiaire du thalamus pour sa forme trémorigène, globus pallidus internalis pour les dyskinésies et dystonies.
La stimulation cérébrale profonde est aussi utilisée en psychiatrie avec ses propres cibles : noyau accumbens et bras antérieur de la capsule interne pour le trouble obsessionnel compulsif et les dépressions graves.
Les indications de la méthode se sont étendues aux épilepsies pharmaco-résistantes (thalamus antérieur et noyau centro-médian du thalamus), addictions graves (noyau accumbens), comportement violent (hypothalamus postéro-médian) et douleurs résistantes aux traitements (noyaux ventro-postérieur et latéral du thalamus).
Si la neurostimulation est souvent efficace, son mécanisme d’action n’est pas complètement élucidé. De même, ses effets à long terme restent à préciser.
La neurostimulation nécessite l’introduction intra crânienne d’électrodes. Les travaux en cours cherchent à leur substituer des puces ou nano-objets positionnés dans les structures constituant de véritables prothèses ou des techniques de stimulation transcrânienne.
[H1]
Édit. 2018
stimulation endocavitaire l.f.
endocardiac stimulation
Exploration électrophysiologique cardiaque endocavitaire avec électrostimulation par une sonde située en regard des oreillettes et de la jonction auriculoventriculaire.
Elle permet la mesure des temps de conduction locorégionale, de la période réfractaire effective auriculaire et des paramètres de vulnérabilité. Les indications de ces explorations sont limitées aux arythmies résistant à différents traitements et à de rares cas d'accidents ischémiques cérébraux du sujet jeune restés inexpliqués.
stimulation lumineuse intermittente l.f.
intermittent photic stimulation
Épreuve d'activation pratiquée lors d'un électroencéphalogramme de routine à l'aide d'un stroboscope délivrant une lumière intermittente à des fréquences d'éclairs variables.
Elle est utilisée pour mettre en évidence une photosensibilité.
Sigle SLI
stimulation magnétique transcraniale l.f.
Méthode d’activation transitoire de structure cérébrale ou cérébelleuse à l’aide d’une stimulation magnétique.
Elle a l’intérêt d’être transitoire et de ne pas provoquer de lésion.
stimulation phrénique l.f.
diaphragm pacing, phrenic nerve pacing
Stimulation électrique bilatérale, continue et rythmée du diaphragme ou du nerf phrénique, utilisée pour favoriser la ventilation chez les quadriplégiques ayant une paralysie respiratoire totale par suite d'une lésion de la moelle cervicale située au-dessus de C3.
Elle a également été proposée dans l'hypoventilation alvéolaire primitive d'origine centrale (malédiction d'Ondine), ou acquise. Ce procédé, qui se substitue à la ventilation mécanique assistée permanente, améliore souvent la qualité de vie de ces malades, mais il nécessite l'intégrité du nerf phrénique.
→ Ondine (syndrome d', malédiction d')
stimulation magnétique transcrânienne
Technique médicale consistant à créer à travers la boîte crânienne un champ magnétique capable de modifier l’activité neuronale dans la zone recevant ce flux.
La première description revient à Arsène d’Arsonval en 1896.
La stimulation magnétique à une fréquence inférieure à 1 Hz est inhibitrice, la stimulation à une fréquence supérieure à 5 Hz est activatrice : ceci peut s’observer en agissant au niveau du cortes moteur primaire.
C’est à partir des années 1980 que cette technique a trouvé son intérêt en neurologie et en psychiatrie. La stimulation transcrânienne répétée consiste à émettre une série d’impulsions pendant un temps donné.
Les indications actuelles sont la dépression et les syndromes hallucinatoires ; moins efficace que la stimulation électrique transcrânienne ( électrochocs ), elle a l’avantage d’être indolore et très bien tolérée. Le traitement repose en règle sur une administration quotidienne pendant plusieurs jours consécutifs.
J. Arsène d’Arsonval, méecin physicien français, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine (1896)
→ champ magnétique, dépression, psychose hallucinatoire chronique
[H1, H3]
Édit. 2019
épreuve de stimulation-freinage l.f.
stimulation-blockade ovarian test
Etude de la réponse ovarienne à l’injection de gonadotrophine chorionique, après avoir bloqué la fonction de la glande surrénale par la dexaméthasone, pour affirmer l’origine ovarienne d’une hyperandrogénie.
M.F. Jayle, endocrinologue française (1962)
Syn. épreuve de Jayle
→ gonadotrophine chorionique, dexaméthasone, hyperandrogénie
[B3, O4]
Édit. 2020
épreuve de stimulation-freinage
L.F.
M.F. Jayle, endocrinologue française (1962)
Syn. épreuve de Jayle
[B3, O4]
Édit. 2020
fluorescence induite par la tétracycline (test de) l.m.
tetracyclin-induced fluorescence test
Méthode d’évaluation de la surface d’un cancer de la vulve dont les tissus deviennent fluorescents en lumière de Wood après injection intraveineuse de tétracycline.
→ fluorescence, Wood (lumiére de)
[O3]
Édit. 2018