temps d'acquisition l.m.
acquisition time
En scanographie et en IRM, temps nécessaire pour recueillir et stocker les signaux destinés à l'obtention d'une coupe.
1- En scanographie, ce temps dépend de nombreux paramètres : épaisseur de la coupe, incrément, matrice, qualité et quantité du rayonnement X, type de balayage, nombre de détecteurs. En deux décennies, ce temps est passé de deux minutes à une seconde en scanographie hélicoïdale. Le temps nécessaire pour visualiser une coupe comprend le temps d'acquisition et le temps de reconstruction.
2- En IRM, le temps d'acquisition dépend du temps de répétition TR, du nombre d'acquisitions (ou accumulations) effectuées pour acquérir une ligne de la matrice et du nombre de lignes de celle-ci. Ainsi, pour une séquence pondérée en T1, où TR = 0,5 s, si on fait 3 acquisitions avec une matrice de 256 x 256, le temps d'acquisition est de 0,5 x 3 x 256 = 6 min. 24s. Pour une séquence pondérée en T2, si TR = 2 s, le nombre d'acquisitions et la matrice restant les mêmes, le temps d'acquisition est de 2 x 3 x 256 = 25 min. 30 s. Les techniques d'imagerie rapide permettent de réduire ce temps de façon considérable.
[B2,B3]
Édit. 2018
temps d'ascension - de demi-ascension l.m
ascension time - half ascension time
Délais mesurés sur le tracé du piézogramme carotidien qui permettent d'évaluer la qualité de l’éjection ventriculaire gauche.
Le temps d’ascension est celui qui s’écoule entre le début de l’éjection ventriculaire (pointe du carotidogramme) et le premier sommet protosystolique p de la courbe piézographique. Il est normalement compris entre 0,06 et 0,14 secondes. Le temps de demi-ascension est le temps nécessaire pour que l’onde systolique atteigne la moitié de son amplitude maximale. Il est normalement inférieur à 0,06 s. Il est plus fidèle que le précédent pour mesurer la vitesse de l’éjection ventriculaire gauche. Il est allongé dans les sténoses valvulaires aortiques.
temps d'écho (TE) l.m.
echo delay time, time TE
En IRM, dans une séquence d'écho de spin, temps qui s'écoule entre l'impulsion d'excitation de π/2 (90°) et le recueil du signal après le premier écho ou après deux échos successifs.
Si le TE est suffisamment long pour que le signal de précession libre (FID) ait décru de façon significative, la séquence fait apparaitre les différences de T2 des tissus. On utilise donc un TE très court (de l'ordre de 30 msec) si l'on veut explorer les différences de T1 ; un TE suffisamment long (de l'ordre de 60 msec.) si l'on veut faire apparaitre les différences de T2.
→ écho de spin, temps de répétition
[B2,B3]
Édit. 2018
temps d'inversion (TI) l.m.
time interval TI, interpulse interval
En IRM, dans la séquence d'inversion récupération, temps qui s'écoule entre l'impulsion initiale de π (180°) et l'impulsion de π/2 (90°).
Parfois utilisé également dans la séquence d'écho de spin pour désigner le temps qui s'écoule entre l'impulsion d'excitation de 90° et l'impulsion d'inversion de 180°.Dans ce dernier cas, TI = TE/2 où TE est le temps d'écho.
apnée (temps d') l.m.
breath holding test
Temps maximal pendant lequel un sujet peut suspendre sa ventilation.
Chez le sujet conscient en ventilation spontanée, l'épreuve d'apnée doit se faire en inspiration forcée (le temps d'apnée volontaire est d'autant plus long que l’inspiration préalable a été plus grande). Mais la volonté ne peut résister très longtemps aux pulsions des centres respiratoires excités par une PaCO2 trop élevée. Chez le sujet normal le temps d'apnée volontaire est d'au moins une minute, il est plus long chez les plongeurs entrainés et très court chez les dyspnéiques. La dépression des centres respiratoires (alcalose, certains médicaments - barbituriques, morphiniques, etc. - ou toxiques), l'hyperpnée ou l'oxygénation préalable la diminution du métabolisme allongent le temps d'apnée volontaire. Il est raccourci par l'excitation des centres (acidose, hypoxie, médicaments «analeptiques respiratoires», etc.), par l'augmentation du métabolisme ou par la réduction du volume d'air contenu dans les poumons (position expiratoire, syndromes restrictifs). L'épreuve d'apnée volontaire, difficile à conduire et peu fidèle, explore mal la fonction respiratoire.
Sous ventilation mécanique : à l’arrêt du respirateur (recherche du seuil d’apnée ou épreuve de débranchement), le temps mis par le patient (conscient ou non) à faire un premier mouvement respiratoire mesure le temps d'apnée tolérable par les centres respiratoires. Si ce temps dépasse une dizaine de secondes, le patient est hyperventilé, si les mouvements ventilatoires ne reprennent pas au bout de plusieurs minutes alors qu’une hypercapnie notable s’est installée, c’est que les centres sont anesthésiés ou lésés.
Étym. gr. apnoia : absence de vent (à distinguer d'apneustia : arrêt volontaire de la respiration).
Syn. épreuve d’hypercapnie
apnée volontaire (temps d') l.f.
time of voluntary apnea
éjection ventriculaire (temps d') l.m.
ventricular ejection time
Durée de l’expulsion dans l’aorte du sang chassé par la contraction systolique du ventricule gauche.
On la mesure sur le carotidogramme, entre le début de l’ascension de la courbe et l’incisure catacrote. Le temps d’éjection corrigé est le temps d’éjection mesuré, mais modifié grâce à une abaque spéciale (Meiners) en fonction de la durée du cycle cardiaque précédent.
[K2]
Édit. 2019
facteurs temps (d'une irradiation) l.m.p.
time-dose factors
Facteurs exprimant la distribution de la dose dans le temps : fractionnement, étalement et débit de dose.
[F2]
Édit. 2018
hémolyse à l'étuve (test du temps d') l.f.
Appréciation de la résistance globulaire en comparant la survenue de l’hémolyse dans le plasma du malade et dans celui d’un plasma témoin après mise à l’étuve à 37°.
Normalement l’hémolyse ne survient pas avant quatre jours. Une hémolyse précoce en cas d’ictère hémolytique.
J. Caroli, et J. Etévé, gastroentérologues français (1949)
Syn. test de Caroli
[F1]
Édit. 2015
séquence écho-planar (IRM) l.f.
L’écho-planar (EPI) est une séquence IRM extrêmement rapide (plus de 10 coupes à la seconde - temps d'acquisition de quelques centaines de millisecondes, de l'ordre de 500 ms) qui peut être diversement pondérée : T1, T2, TE*, inversion-récupération, diffu
Comme en écho de spin rapide (ESR), plusieurs lignes du plan de Fourier sont acquises avec une seule impulsion de radiofréquence (acquisition segmentée), ou même le plan de Fourier entier (single shot). Mais contrairement à l'ESR (où les échos sont générés par une série d'impulsions de 180°), en séquence écho-planar les échos sont produits par une série d'impulsions q qui réalisent un train d'échos de gradient, avec commutation rapide des gradients en fin de ligne. Le temps d'acquisition est ainsi réduit de façon importante par rapport à l'ESR. Mais l'écho planar nécessite des gradients très puissants qui n'existent que sur certains appareils récents.
A l’origine d'importantes modalités IRM nouvelles : séquence de diffusion, de perfusion, d’imagerie fonctionnelle, la séquence écho-planar nécessite un appareillage puissant et performant. C’est une des techniques d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle qui permet d'établir, de façon non agressive, une cartographie fonctionnelle du cerveau, en localisant les modifications hémodynamiques liées à l'activité neuronale que provoque l'activation d'une région encéphalique. Elle est également une voie de recherche en imagerie fonctionnelle cardiaque.
P. Mansfield, Sir, physicien britannique, prix Nobel de médecine en 2003 (1977)
Syn. écho planar (imagerie par)
Sigle EPI
→ écho de spin rapide, séquences de diffusion, séquences de perfusion, imagerie par résonance magnétique fonctionnelle
[B2,H1,H5]