Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Goldenhar (syndrome de) l.m.

Goldenhar’ syndrome

Syndrome génétique développemental rare à hérédité autosomique dominante, apparaissant en pré- ou néonatal, atteignant le premier et le second arc branchiaux et caractérisé par la triade classique de l'hypoplasie mandibulaire conduisant à une asymétrie faciale, des malformations auriculaires et oculaires, et des anomalies vertébrales.
Le développement des enfants atteints de ce syndrome est généralement normal, même si on estime entre 10 % et 15 % les enfants ayant des retards d'acquisition dans les principales phases du développement ou un
Il existe plusieurs degrés d'atteinte, les patients n'ont pas forcément tous les signes.
Les anomalies du visage peuvent comporter des troubles de la
Les anomalies au niveau du tronc peuvent comporter

M. Goldenhar, médecin américain  (1952), A. Franceschetti, P. Zwahlen et D. Klein, ophtalmologues suisses (1944)

Syn. dysplasie OAV, dysplasie facio-auriculo-vertébrale, dysplasie oculo-auriculo-vertébrale, OAVS, spectre étendu de la microsomie hémifaciale, syndrome de Franceschetti et Goldenhar, syndrome oculo-auriculo-vertébral

Réf. Orphanet (avril 2014)

[A4,O6,Q2]

Goldenhar avec anomalie radiale (syndrome de) l.m.

Goldenhar’s syndrome with ipsilateral radial defect

M. Goldenhar, médecin américain (1952),

→ microsomie hémifaciale et anomalie radiale

Goldenhar-Franceschetti (syndrome de) l.m.

M. Goldenhar, médecin américain (1952), A. Franceschetti, P. Zwahlen et D. Klein, ophtalmologues suisses (1944).

Syn. Goldenhar(syndrome de)

→ Goldenhar(syndrome de)

Goldmann (périmètre de) l.m.

Goldmann’s perimeter

Appareil d’exploration du champ visuel constitué d’une coupole de 30 cm de rayon éclairée par une source lumineuse située à sa partie supérieure.
Appareil très répandu permettant un bon relevé panoramique du champ visuel. Sa version statique reste peu utilisée.

H. Goldmann, ophtalmologiste suisse (1945)

Goldmann (verre de) l.m.

H. Goldmann, ophtalmologiste suisse (1899-1991)

→ verre à trois miroirs

Goldmann-Favre (syndrome de) l.m.

Goldmann-Favre’s disease

H. Goldmann, ophtalmologiste suisse (1957) ; M. Favre, ophtalmologiste suisse (1958)

→ rétinoschisis avec héméralopie précoce

golfe de la jugulaire l.m.

→ bulbe supérieur de la veine jugulaire

golfe temporal l.m.

Zone anatomique du cuir chevelu glabre, située, à droite ou à gauche, en arrière du front entre les régions frontale et temporale droite ou gauche.
Après la puberté, un recul physiologique de la ligne frontale d'implantation des cheveux détermine l'apparition normale des golfes temporaux chez 96% des garçons. Leur développement est ensuite un des symptômes les plus précoces de l'alopécie androgénogénétique masculine.

Syn. golfe frontotemporal

golfe vortiqueux l.m.

vortex ampulla

Confluence des veines choroïdiennes dans la région équatoriale pour donner naissance à une veine vortiqueuse.

→ veine vortiqueuse

Golgi (appareil de) l.m.

Golgi’s apparatus, Golgi’s complex.
Structure cytoplasmique faite de citernes en « piles d'assiettes » en relation morphologique et fonctionnelle avec le reticulum endoplasmique.
L’appareil de Golgi comporte : 1) une face convexe ou face de formation ou cis-Golgi, recevant les vésicules de transport du réticulum endoplasmique qui contiennent les protéines synthétisées par le réticulum endoplasmique granuleux ou rugueux ; 2) une face convexe ou face de maturation ou trans-Golgi, à partir de laquelle se forment les vésicules de sécrétion. Le produit de sécrétion à l’intérieur des vésicules golgiennes est concentré sous forme de grains de sécrétion avant d’être libéré à la surface de la cellule par exocytose. Ce phénomène est particulièrement net au niveau du plasmocyte dans lequel l’appareil de Golgi, très développé sous forme d’une zone claire juxta nucléaire en microscopie optique, concentre les anticorps sécrétés.

C. Golgi, histologiste italien, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1906 (1843-1926)

→ glycosylation

Golgi (organe de) l.m.

Golgi's apparatus, body

Formation proprioceptive située dans le tendon musculaire, d'où partent les fibres sensitives Ib.
Celles-ci gagnent la racine postérieure puis la corne postérieure de la moelle et vont s'articuler dans la corne antérieure avec les cellules motrices, d'où nait le motoneurone alpha destiné au muscle.
L'organe de Golgi joue un rôle dans le fonctionnement du réflexe proprioceptif d'étirement, le réflexe tendineux, dit encore réflexe myotatique.

C. Golgi, anatomiste italien, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1906 (1886)

Goll (faisceau de) l.m

fasciculus gracilis (TA)

fasciculus gracilis

Faisceau constitué principalement de fibres ascendantes primaires s'étendant sans synapse de la racine postérieure de la moelle jusqu'au noyau de Goll, à la jonction bulbocervicale, après avoir cheminé dans la partie interne du cordon postérieur homolatéral.
Il véhicule les informations tactiles fines (sensibilité épicritique) et la proprioception de la moitié homolatérale de la surface corporelle dans sa partie inférieure.

F. Goll, anatomiste suisse (1825-1903)

Syn. faisceau gracile

Goll (noyau de) l.m.

gracile nucleus (TA)

gracile nucleus

Noyau bulbaire bas formant un relais entre le faisceau de Goll et les fibres myélinisées, qui aboutira au thalamus controlatéral après avoir donné lieu, après décussation en arrière des pyramides bulbaires, aux lemnisques médians, situés dans le tronc cérébral au milieu de la substance réticulée.

F. Goll, anatomiste suisse (1829-1903)

Syn. noyau gracile

Gollop (syndrome de) l.m.

Gollop’s syndrome

Multiples malformations du crâne et des yeux dans le cadre d'une dysostose fronto-facio-nasale.
La dysmorphie crâniofaciale comporte brachycéphalie, encéphalocèle, asymétrie faciale, étage moyen réduit. Le nez est court avec arête et racine élargies et les ailes sont minces. Il peut exister une fente labiale et palatine. L’examen des yeux montre cryptophtalmie, ankyblépharon, ptosis, paupières en S avec impossibilité de fermer les yeux complètement, blépharophimosis, colobome palpébral supérieur, ankyloblépharon filiforme, kyste dermoïde épibulbaire limbique. L’affection est autosomique récessive (MIM 229400).

T. R. Gollop, médecin généticien brésilien (1981)

Syn. frontofacionasale (dysplasie)

Goltz (syndrome de) l.m.

- des signes osseux : anomalies vertébrales, cyphose, spina bifida, anomalies des extrémités (syndactylie, hypoplasie digitale, ectrodactylie) avec anomalies unguéales; ostéopathie striée radiologique;

- des anomalies buccodentaires et oculaires.
L’affection est le plus souvent sporadique par mutation de novo ; le locus de la forme héréditairelaschko évoqueun mosaïcisme.

R. W. Goltz, dermatologue américain (1962)

Syn. syndrome de Goltz-Gorlin, hypoplasie dermique en aires, dysplasie dermique focale,

→ hypoplasie dermique en aires, Blaschko (lignes de)

Goméga (en IRM) symb. m.

→ gradient de codage en fréquence

[B2,B3]

Édit. 2018

gomme n.f.

gum (1), gumma (2)

1)   En dermatologie, lésion inflammatoire subaigüe d'origine infectieuse de l'hypoderme, circonscrite, évoluant vers le ramollissement, la nécrose et l'ulcération en passant par les quatre stades classiques de crudité, ramollissement, fistulisation, réparation.
Les étiologies des gommes sont la syphilis tertiaire, la tuberculose, les mycoses profondes et certaines infections à pyogènes.
2) En chimie, substance présente dans de nombreux organes végétaux, tels que tiges, bois, fruits, formée de polyosides de masse moléculaire élevée, comme les arabanes, les xylanes, les mannanes.
chewing gum
Forme galénique d’une préparation pharmaceutique de consistance souple constituée d’un support, une gomme, qui s’amollit à la mastication, libérant progressivement un principe actif plus ou moins parfumé.
Les gommes sont des substances présentes dans de nombreux organes végétaux, tels que tiges, bois, fruits et formées de polyosides de masse moléculaire élevée, comme les arabanes, les xylanes, les mannanes. En l’occurrence il s’agit de la gomme chicle, latex qui s’écoule du sapotier (arbre fruitier d’Amérique centrale). Le principe actif est en général un désinfectant buccal. La gomme elle-même ne doit pas être ingérée.

Étym. lat. cummi ou gummi : gomme

[G3,G5]

Édit. 2017

gomme à mâcher l.f.

Forme galénique d’une préparation pharmaceutique de consistance souple constituée d’un support, une gomme, qui s’amollit à la mastication, libérant progressivement un principe actif plus ou moins parfumé.
Les gommes sont des substances présentes dans de nombreux organes végétaux, tels que tiges, bois, fruits et formées de polyosides de masse moléculaire élevée, comme les arabanes, les xylanes, les mannanes. En l’occurrence il s’agit de la gomme chicle, latex qui s’écoule du sapotier (arbre fruitier d’Amérique centrale). Le principe actif est en général un désinfectant buccal. La gomme elle-même ne doit pas être ingérée.

[G3,G5]

Édit. 2017

gomme mycosique l.f.

mycotic gumma, fungal gumma

Lésion inflammatoire due à un champignon correspondant à une hypodermite subaigüe qui se ramollit et s'ulcère en passant par quatre stades évolutifs successifs : crudité, ramollissement, ulcération, réparation.

gomme syphilitique l.f.

syphilitic gumma

Nodule dermo-hypodermique évoluant de façon subaigüe vers le ramollissement et l'ulcération, représentant généralement une des manifestations de la syphilis tertiaire ou de la syphilis congénitale tardive.
Les gommes syphilitiques sont plus souvent uniques que multiples et siègent surtout aux jambes mais aussi sur la muqueuse palatine ou linguale, ainsi que dans le foie, les testicules, ou les os.
Elles doivent leur nom à leur consistance ou au liquide qui s’en écoule : solution de gomme.

→ foie ficelé

gomme tuberculeuse l.f.

tuberculous gumma

Tuberculose cutanée caractérisée par un nodule sous-cutané évoluant vers le ramollissement et la fistulisation et correspondant à une atteinte par voie hématogène ou par contiguïté.
Au cou, ce sont les écrouelles, qui guérissent avec des cicatrices rétractiles inesthétiques.

→ écrouelle

Gömöri-Grocott (coloration de) l.f.

Gömöri’s methenamine silver stain

Coloration par imprégnation argentique utilisée pour le diagnostic de la pneumocystose.

G. Gömöri, histochimiste américain (1950); R.G. Grocott, histologiste américain (1955)

Gompertz (équation de) l.f.

B. Gompertz, mathématicien britannique (1779-1865)

→ croissance contrainte

gomphose n.f.

gomphosis (TA)

gomphosis, socket

Syndesmose (ou synfibrose) entre deux pièces osseuses dans laquelle l’une est enfoncée dans l’autre à la manière d’un coin ou d’un clou.
Une telle liaison n’existe pas véritablement dans les structures du corps humain. Tout au plus peut-on imaginer qu’un fragment osseux enfoncé dans un os à l’occasion d’une fracture puisse réaliser une telle disposition.
Ce terme a été improprement appliqué à la connexion dento-alvéolaire ; en réalité, cette connexion est de caractère ligamentaire et non rigide comme le serait une gomphose ; c’est une syndesmose type.

Étym. gr. gomphos : cheville, verrou

gonadal adj.

Relatif aux gonades.

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