glomus tympanique l.m.
glomus tympanicum (TA)
tympanic glomus
Amas de cellules paraganglionnaires situé le long du nerf tympanique.
→ paraganglion, ganglion tympanique
glossectomie n.f.
glossectomy
Exérèse partielle ou totale de la langue.
Selon l’importance de l’exérèse, on distingue : la glossectomie partielle (résection inférieure à la moitié de la langue mobile), l’hémi-glossectomie (résection de la moitié de la langue mobile), la glossectomie des 2/3 ou la basi-glossectomie (résection de la base de la langue).
Étym. gr. glôssa : langue ; ektomein : couper en enlevant
glossette n.f.
glossette
Préparation galénique solide (comprimé) contenant une unité d'un ou de plusieurs principes actifs médicamenteux et destinée à fondre sous la langue.
Étym. gr. glôssa : langue
→ pastille
[G3,G5]
Édit. 2017
Glossina fusca
Glossina fusca
Glossine, limitée dans sa distribution à la forêt primaire et qui n’a jamais été formellement reconnue comme intervenant dans la transmission de la trypanosomose humaine africaine.
→ glossine
Glossina morsitans
Glossina morsitans
Mouche hématophage, vivant en moyenne 6 mois et prenant un repas sanguin environ tous les 3 jours.
Agent de transmission de la trypanosomose humaine africaine (ou maladie du sommeil), Glossina morsitans est généralement présente en savane arborée. Cette espèce comprend plusieurs sous-espèces.
Glossina palpalis
Glossina palpalis
Mouche hématophage agent de transmission de la trypanosomose humaine africaine, surtout fréquente dans les zones de forêts secondaires, telles que les forêts galeries et la mangrove.
glossine n.f.
glossina
Mouche piqueuse hématophage qui est vectrice de la trypanosomose humaine africaine (maladie du sommeil).
Les principales espèces vectrices sont Glossina palpalis, Glossina morsitans et Glossina tachinoides.
Syn. mouche tsé-tsé
glossite n.f.
glossitis
Inflammation aigüe ou chronique de la langue quelle qu’en soit l’origine : infectieuse, mécanique, chimique, médicamenteuse...
Selon son aspect macroscopique, elle peut être : aphteuse (vésicules confluentes se rompant pour faire place à des ulcérations), atrophique, dépapillante (lors des anémies mégalocytaires d’une scarlatine ou d’un syndrome de Gougerot-Sjögren), disséquante, kératosique, phlegmoneuse, enfin scléreuse, soit superficielle (syphilis tertiaire), soit profonde (néoplasie), ou ulcéreuse.
Étym. gr. glôssa : langue
glossite atrophique l.f.
Inflammation douloureuse de la langue, responsable d'un aspect rouge et lisse, témoignant habituellement d'une carence en vitamine B 12 (c'est la glossite de Hunter, caractéristique de l'anémie de Biermer), en folates ou en fer.
On a aussi décrit un aspect de glossite atrophique au cours de la syphilis tardive.
Étym. gr. glôssa : langue
glossite de Chevalier l.f.
Chevalier's glossitis
Inflammation de la muqueuse linguale.
Au cours de la grossesse, elle prend l'aspect de plages atrophiques lenticulaires plus ou moins étendues.
P. Chevalier, hématologiste fançais (1934)
glossite de Hunter l.f.
W. Hunter, médecin britannique (1900)
glossite exfoliatrice marginée l.f.
benign migratory glossitis, lingual erythema migrans, geographical tongue
Variété de glossite se manifestant par des zones irrégulières dépapillées, non indurées, de couleur rose ou rouge, entourées par une bordure hyperkératosique blanchâtre légèrement surélevée, qui s'étalent et confluent en quelques jours, se modifiant sans cesse.
Bien que les lésions soient indolores, la langue peut, en période évolutive, devenir sensible à certains aliments. Cette affection est actuellement rapprochée par certains du psoriasis buccal. Un facteur familial est souvent retrouvé. Un traitement est inutile.
Syn. glossitis areata exfoliativa, desquamation marginée aberrante en aires, exfoliatio areata linguae, langue géographique (lingua geographica)
glossite kératosique l.f.
black tongue
Syn. langue noire villeuse
glossite losangique (ou rhomboïdale) médiane l.f.
median rhomboid glossitis, central papillary atrophy of the tongue
Variété d'atteinte linguale caractérisée par une zone dépapillée, centrale, médiane, bien délimitée, grossièrement losangique située en avant du V lingual, indolente.
Cette zone est rose ou rouge, lisse, vernissée, parfois mamelonnée. Elle est en général associée à une candidose, une mauvaise hygiène dentaire ou à une intoxication tabagique. Le traitement doit donc intervenir sur l'ensemble de ces facteurs, mais est généralement peu efficace.
Syn. glossitis rhondica ou rhomboida mediana
glossodynie n.f.
glossodynia
Sensation de douleur ou de brûlure localisée à la pointe ou aux bords de la langue, parfois diffuse à la muqueuse buccale (orodynie), non accompagnée de lésions apparentes.
Les douleurs sont habituellement diurnes, n’affectant pas le sommeil et régressent pendant l’alimentation. Une étiologie organique, principalement une irritation traumatique de cause dentaire, doit être recherchée. Il s'agit d'un symptôme d'étiologie parfois plurifactorielle où la composante psychique joue un rôle majeur, atteignant le plus souvent des femmes après la ménopause. Une dépression nerveuse est souvent retrouvée et doit alors être prise en charge.
Étym. gr. glôssa : langue ; odunê : douleur
Syn. glossalgie, glossopyrosis
glossolalie n.f.
glossolalia
Emploi d'un langage imaginaire et inventé, avec son riche vocabulaire et ses éléments de syntaxe malformés, mais avec conservation de la morphologie ou d'une signification, et susceptible d'être traduit (Th. Flournoy, 1902).
Terme emprunté au vocabulaire religieux, qui désignait le type de discours adopté tout à coup par les premiers chrétiens sous l'effet d'un brusque enthousiasme.
On l'observe chez des jargonaphasiques, des hystériques, ainsi que chez certains schizophrènes ou délirants chroniques.
Th. Flournoy, physiologiste et psychologue suisse (1902)
Étym. gr. glôssa : langue ; lalein : parler
glossomanie n.f.
glossomania
1) Préoccupation hypocondriaque de type obsessionnel portant sur l'état de la langue, que le patient examine de façon itérative, en la considérant généralement comme trop volumineuse.
2) Production phrastique fluente, riche en néologismes accumulés sans souci de syntaxe, sans fixité ni système de référence assignable.
Peut s'observer lors d'états schizophréniques ou paraphréniques, ainsi que d'accès maniaques où elle prend souvent une forme de jeu, mais fait davantage appel à des assonances qu'à des néologismes.
Terme discuté en tant que peu descriptif et d'un ordre diagnostique plutôt que sémiologique.
glossopharyngée (respiration) l.f.
glosso-pharyngeal breathing, frog breathing
Mode de respiration, utilisé en rééducation respiratoire des malades atteints de paralysies des muscles respiratoires consistant à utiliser les mouvements de la bouche et de la langue pour insuffler successivement de petites quantités d'air dans la trachée vers les poumons.
Dans un premier temps la bouche et le pharynx sont remplis d'air au maximum, le larynx est maintenu fermé. Dans un deuxième temps la fermeture des lèvres et l'élévation du voile du palais retiennent l'air dans l'espace buccopharyngé. Au cours d’un troisième temps le larynx s'ouvre et la contraction du plancher de la bouche, l'élévation du larynx et le retrait en arrière de la langue poussent l'air dans la trachée. Puis le larynx se referme et un nouveau cycle recommence. Une dizaine de cycles similaires permettent d'accumuler un volume d'air suffisant qui peut être utilisé pour parler. La pression peut même être suffisante pour permettre la toux.
Dans le règne animal ce mode de respiration est physiologique chez l'éléphant et chez la grenouille, dont le diaphragme est membraneux, d'où le terme anglais de frog breathing.
glossoplégie n.f.
glossoplegia
Paralysie de la langue due à une lésion du nerf hypoglosse.
Lors de la protrusion, la langue est déviée du côté sain, prenant l’aspect de “langue en croissant”.
Étym. gr. glôssa : langue ; plegê : coup
glossoptose n.f.
glossoptosis
Chute de la langue vers l’arrière.
Elle est observée dans les états comateux, les traumatismes de la mandibule et au cours de certains syndromes malformatifs, tel le syndrome de Pierre Robin.
P. Robin, stomatologue français (1923)
Étym. gr. glôssa : langue ; ptôsis : chute
glossoptose, micrognathie et fente palatine l.f.
glossoptosis, micrognathia and cleft palate
P. Robin, stomatologue français (1923)
glotte n.f.
glottis (TA)
glottis
Partie de l’étage moyen du larynx comprise entre les bords libres des plis vocaux en avant et les processus vocaux des cartilages aryténoïdes en arrière.
Ces éléments limitent la fente glottique.
Syn. anc. glotte vraie
glotte cartilagineuse l.f.
respiratory glottis
→ partie intercartilagineuse de la glotte
glotte membraneuse l.f.
true glottis
→ partie intermembranacée de la glotte
glotte respiratoire l.f.