Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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globie n.f. (obsolète)

Amas bacillaire particulier à la lèpre, après coloration de Ziehl, et trouvé dans le mucus nasal ou les lépromes

globine n.f.

globin

Protéine liée à l'hème pour constituer l'hémoglobine.
Elle est constituée de deux chaînes alpha et de deux chaines bêta. Les anomalies des acides aminés constitutifs de ces chaînes sont à l'origine de différentes maladies : hémoglobinoses.

→ hème, hémoglobine, hémoglobinoses

[C1, F1]

Édit. 2018

globoïde adj.

globoid

Ressemblant à un globe.

globoside n.m.

globoside

Sphingosidolipide neutre de type céramide-tétrahexoside, qui a été isolé des stromas de globules rouges, mais qui se trouve dans toutes les membranes cellulaires.
Sa formule est N-acétylgalactosaminido-β-3-galactosido-α-4-galactosido-β-4-glucosido-β-1-céramide.

globotriaosylcéramide n. m.

globotriaosylceramide

Syn. ceramide-trihexoside

→ ceramide-trihexoside

[C1, C3]

Édit. 2018

globule blanc l.m.

white blood cell

→ leucocyte

globule polaire l.m.

polar body

Petite cellule, toujours abortive, qui résulte, au cours de la méiose, des deux divisions de maturation très inégales que l’ovocyte de premier ordre accomplit successivement, soit avant soit après sa fécondation mais, de toute façon, avant sa segmentation.
L’ovocyte de premier ordre donne ainsi naissance à 4 cellules filles ayant chacune 22+1 X chromosomes. Une seule d’entre elles devient mature. Les trois autres, qui forment les globules polaires, ne reçoivent que très peu de protoplasme et dégénèrent au cours du développement ultérieur.

globule rouge l.m.

red blood cell

Syn. hématie, érythrocyte

→ hématie

globuline n.f.

globulin

Protéine se distinguant des albumines par une masse moléculaire plus élevée et précipitant dans les solutions de sulfate d'ammonium à demi-saturation.
On a distingué les euglobulines, insolubles dans l'eau pure, des pseudoglobulines, solubles.
Dans le plasma sanguin, on classe parmi les globulines : le fibrinogène, les alpha, bêta, gamma-globulines caractérisées par leur mobilité électrophorétique ; dans le blanc d'œuf, plusieurs ovoglobulines, comme le lysozyme ; dans le lait, des lactoglobulines ; chez les végétaux, certaines protéines ont aussi été rangées parmi les globulines : la vicilline du pois, l'arachine de l'arachide, l'édestine du chènevis.

globuline liant les hormones sexuelles l. f.

sex hormone binding globulin

Glycoprotéine plasmatique synthétisée principalement par le foie, assurant le transport plasmatique des hormones sexuelles (androgènes et oestrogènes).
Les hormones liées à la globuline liant les hormones sexuelles (plus couramment désignée par son sigle anglo-saxon, SHBG) sont inactives et seule leur fraction libre, non liée, peut exercer les effets hormonaux. La concentration circulante de SHBG, en fixant plus ou moins d'hormone libre, exerce ainsi un effet régulateur sur l'activité hormonale.
La
SHBG a été également décrite sous les noms de "protéine liant les androgènes" (androgen binding protein, ABP) et de "globuline liant  la testostérone et l'oestradiol " (testosterone/estradiol binding globulin, TeBG). Ces trois appellations désignent en fait la même protéine.

Syn. globuline liant les androgènes (androgen binding globulin, ABG), globuline liant la testostérone et l'oestradiol (testosterone/estradiol binding globulin, TeBG)

Sigle SHBG

→ androgène, oestrogène

[C1, O4]

Édit. 2020

globuline sérique l.f.

→ sérumglobuline

globulinémie n.f.

globulinemia

Concentration des globulines dans le sérum sanguin, normalement comprise entre 25 et 32 g/L.
Les concentrations des différentes globulines sont : alpha 1-globulines 3-5 g/L, alpha 2-globulines 5-8 g/L, bêta-globulines 7-10 g/L, gamma-globulines 10-15 g/L,

globulinurie n.f.

globulinuria

Présence de globulines dans les urines.
L'électrophorèse des protéines urinaires permet d'identifier les fractions éliminées.

→ protéinurie

glomangiomatose de Bailey l.f.

Bailey's glomangiomatosis

Affection survenant le plus souvent dans le cadre d'une glomangiomatose familiale à transmission autosomique dominante, caractérisée par l'apparition, dès l'enfance et en n'importe quel endroit de la surface du corps, d'une multitude de glomangiomes bleutés, plus ou moins saillants, parfois caverneux, qui deviennent plus nombreux avec l'âge et, contrairement aux tumeurs glomiques solitaires, ne sont généralement pas douloureux.
L'aspect clinique de ces lésions est proche du "blue rubber bleb nævus" syndrome de Bean, qui peut globalement être assimilé à une glomangiomatose. Celle-ci ne s'accompagne toutefois pas des angiomes digestifs qui font partie intégrante de ce syndrome.

O. T. Bailey, anatomopathologiste américain (1935) ; W. B. Bean, médecin interniste américain (1958)

Syn. glomangiomatose disséminée, Bean (syndrome de)

→ blue ruber bleb naevus (syndrome du), glomique (tumeur)

glomangiome n.m.

→ glomique (tumeur)

glomérule n.m.

glomerulus

En néphrologie, segment initial du néphron qui permet le processus de filtration.
Il est formé d'anses capillaires qui constituent le floculus glomérulaire, de cellules mésangiales qui s'insèrent entre les boucles capillaires et de l'appareil juxtaglomérulaire qui siège au pôle vasculaire. Le glomérule est relié au système vasculaire par les artérioles afférentes et efférentes, il se prolonge par le tube rénal. L'espace situé entre les anses capillaires et la capsule de Bowman qui délimite la périphérie du glomérule constitue la chambre urinaire.

glomérule sudoripare l.m.

sweat gland, secretory portion

Partie sécrétrice profonde de la glande sudorale constituée par un tube à extrémité borgne, plusieurs fois enroulé sur lui-même et fait de deux assises cellulaires : une couche périphérique d'éléments clairs implantés sur une basale épaisse et une couche interne de cellules plus sombres.

Syn. peloton sudoral

glomérulite n.f.

→ glomérulonéphrite

glomérulonéphrite n.f.

glomerulonephritis
Néphropathie caractérisée par une atteinte glomérulaire exclusive ou prédominante dont l'évolution revêt une allure aigüe, subaigüe ou chronique.
Les symptômes majeurs sont la protéinurie (parfois intégrée dans un syndrome néphrotique), l'hématurie (micro- ou macroscopique) et l'hypertension artérielle. Les glomérulonéphrites (GN) chroniques sont une cause fréquente d'insuffisance rénale irréversible.
Les GN relèvent d'étiologies multiples. Elles sont le plus souvent primitives en apparence et d'étiologie inconnue. Elles peuvent être secondaires à diverses affections acquises ou héréditaires et relèvent d'un processus immunitaire encore imparfaitement élucidé.
L’étude en microscopies optique et électronique ainsi que l’examen en immunofluorescence ont permis le démembrement des GN dites primitives et leur classement en fonction du type histologique des lésions, de la nature et du siège des dépôts immuns. On peut  distinguer les GN en fonction de la présence ou non d'une prolifération : les formes non prolifératives regroupent les GN à lésions glomérulaires minimes, les GN avec hyalinose segmentaire et focale, les GN extramembraneuses, les GN avec anomalies des membranes basales, les GN avec accumulation de matériel anormal ; les formes prolifératives réunissent les GN prolifératives mésangiales, endocapillaires, les GN nécrosante focale avec prolifération extracapillaire, les GN prolifératives endo et extracapillaires et les GN membranoprolifératives. On  peut aussi distinguer les GN en fonction ou non de dépôts de complexes immuns ou de dépôts isolés de complément

Syn. glomérulopathie

glomérulonéphrite à croissants l.f.

→ glomérulonéphrite subaigüe extracapillaire

glomérulonéphrite à dépôts mésangiaux d'IgA l.f.

mesangial nephropathy

Glomérulonéphrite se manifestant par une hématurie, macroscopique ou microscopique, souvent récidivante due à des dépôts mésangiaux d’IgA et de C3 associés ou non à des lésions segmentaires et focales du floculus, sous forme de nécrose focale avec croissant ou de lésions cicatricielles avec croissant fibreux.
L'hématurie peut s’accompagner d’une protéinurie pouvant être discrète mais parfois abondante.
L'affection est considérée de cause inconnue mais dans certains cas la découverte de la maladie survient 24heures après une affection des voies aériennes supérieures. De telles lésions histologiques peuvent aussi être observées dans d’autres affections : purpura rhumatoïde ou purpura de Schönlein-Henoch, hépatopathies surtout alcooliques, maladie cœliaque etc. L'association avec la spondylarthrite ankylosante paraît fortuite. Le diagnostic de GN à dépôts mésangiaux d’IgA sera retenu lorsque ces dernières causes auront été éliminées
L'évolution est habituellement lente. La survenue d'une insuffisance rénale est observée dans environ un quart des cas. Quand cette GN conduit à l’insuffisance rénale terminale et qu’une transplantation est proposée, le risque de récidive se situe entre 30 et 50 % des cas avec cependant peu de cas où cette récidive est responsable de la perte du transplant. La transplantation n’est donc pas contre-indiquée.

J. Berger, médcin néphrologue français (1968)

Syn. maladie de Berger

→ glomérulonéphrite

glomérulonéphrite à lésions glomérulaires minimes l.f.

minimal change disease

Néphropathie qui s'observe plus particulièrement chez le jeune enfant mais qui peut atteindre l'adulte, même de plus de 60 ans, se traduisant cliniquement par un syndrome néphrotique pur (sans hématurie, hypertension ni atteinte fonctionnelle rénale), parfois très intense.
L'évolution est généralement favorable soit spontanément soit plus souvent sous l'effet des corticoïdes. Des rechutes ainsi que  l’apparition ultérieure de lésions de type de « hyalinose segmentaire et focale » est possible.
Histologiquement, le tissu rénal est dans les limites de la normale en microscopie optique avec des cytoplasmes podocytaires bien visibles et  en microscopie électronique un effacement des pédicelles des podocytes. Il n’existe pas de dépôts immuns.
Ce syndrome néphrotique est habituellement sensible aux corticoïdes. Dans les formes cortico-dépendantes, la ciclosporine peut être efficace et permettre de diminuer les doses de corticoïdes

→ néphrotique (syndrome), glomérulonéphrite avec hyalinose segmentaire et focale

glomérulonéphrite aigüe l.f.

acute glomerulonephritis

Atteinte rénale glomérulaire aigüe, réversible, habituellement consécutive à une infection rhinopharyngée ou cutanée due à un streptocoque β hémolytique de groupe A essentiellement des groupes 4 ou 12.
D'autres causes infectieuses, virales ou parasitaires sont possibles.
Le tableau clinique associe des signes urinaires (avec oligurie, protéinurie, hématurie micro ou macroscopique, cylindrurie), une rétention sodique entraînant souvent des œdèmes périphériques, une hypertension avec parfois des signes de défaillance cardiaque. Les explorations biologiques montrent souvent une altération fonctionnelle rénale, et un taux sérique de C3 abaissé. L'évolution est habituellement favorable en quelques semaines, voire quelques mois. La guérison sans séquelles est la règle.
Alors que l’atteinte de la  valeur fonctionnelle rénale est habituellement modérée, il existe une forme avec insuffisance rénale aigüe caractérisée par une oligurie, une hypertension artérielle élevée et des œdèmes volumineux. La guérison sans séquelles est la règle.
Les lésions histologiques sont essentiellement glomérulaires marquées par une prolifération cellulaire endocapillaire pure (prolifération mésangiale associée à la présence de cellules inflammatoires dans les capillaires glomérulaires dont des polynucléaires) et par la présence de dépôts extramembraneux à forme conique (humps) fixant de façon prédominante la fraction C3 du complément et de façon moins constante l’immunoglobuline G. Dans des formes sévères des nécroses focales du floculus avec croissants peuvent être observées. La réversibilité des lésions n’est alors pas complète et des cicatrices fibreuses peuvent se développer.

Sigle GNA

→ humps

glomérulonéphrite aigüe endocapillaire avec insuffisance rénale aigüe l.f.

acute endocapillary glomerulonephritis with acute renal insufficiency

→ glomérulonéphrite aigüe

glomérulonéphrite aigüe poststreptococcique l.f.

streptococcal glomerulonephritis

→ glomérulonéphrite aigüe

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