Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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récidivant adj.

recurrent

Qui concerne la récidive d’une maladie : angine récidivante.

récidive n.f.

recurrence

Réapparition des signes cliniques d’une maladie, après une période plus ou moins longue de guérison apparente.

Étym. lat. recidiva : récidive

→ régression, rechute, récurrence

rectite n.f.

Expression fonctionnelle de lésions du rectum sous forme de troubles de l’évacuation intestinale (tension douloureuse rectale ou ténesme, fausses envies répétées ou épreintes, émission de glaires ou de pus, voire sanglantes)

Ce symptôme peut être d’origine infectieuse (parasites, bactéries, virus) ou idiopathique (rectocolite ulcérohémorragique, maladie de Crohn).

→ proctite

récupération n.f.

restoration

Condition de santé dans laquelle un sujet recouvre les forces qu'une maladie lui avait fait perdre, ou retrouve une fonction.
Ex. : récupération articulaire ou musculaire diminuée après un accident ou une immobilisation.

récurrence n.f.

recurrence

Reprise évolutive d’une maladie infectieuse après guérison apparente de celle-ci, en l’absence de toute réinfection.

Étym. lat. recurrens : qui revient en arrière

redressement de verge l.m.

plication procedure for penile deviation, corpus cavernosum plication 1, chordee excision 2

1) Intervention consistant à plicaturer l'albuginée d'un corps caverneux pour compenser une angulation anormale du pénis en érection.
Cette intervention est indiquée dans les courbures anormales congénitales de la verge. Elle a de rares indications dans la maladie de Lapeyronie.
2) Intervention chirurgicale visant à redresser la verge incurvée d'un hypospadias par excision du tissu fibreux ventral prolongeant le méat hypospade.
Ce tissu fibreux joue le rôle d'une "corde" ventrale qui incurve la verge vers le bas. Son excision redresse le pénis mais fait reculer le méat hypospade. Cette intervention est en général une préparation à la future uréthroplastie.

R. M. Nesbit, chirurgien urologue américain (1965)

→ courbure anormale de la verge, La Peyronie (maladie de), Nesbit (opération de)

Reduviidae

Reduviidae

Famille d’insectes hémiptères comprenant notamment la sousfamille des Triatominés (triatomes), regroupant des espèces vectrices de l’agent de la maladie de Chagas, Trypanosoma cruzi.
Chez les triatomes, les adultes mâles et femelles et les nymphes sont hématophages. La transmission s’effectue non  par piqûre mais à partir des déjections de l’insecte qui dépose ainsi sur la peau les formes infestantes du parasite (formes épimastigotes). Celles-ci pénètrent par l’orifice de piqûre, une lésion de grattage ou au niveau d’une muqueuse (conjonctive oculaire). Les triatomes piquent aussi bien l’homme que les nombreux animaux constituant le réservoir de Trypanosoma cruzi. Il existe  quelque 120  espèces de triatomes dont les plus importantes sont Rhodnius prolixus, Triatoma dimidiata, T. megista, T. infestans, T. sordida, et Panstrongylus lignarius, P. megistus.

Syn. réduves

→ trypanosomose humaine américaine,

rééducation fonctionnelle l.f.

1) Ensemble des techniques manuelles (massages, mobilisation, etc.) ou physiothérapiques, visant à faire recouvrer partiellement ou totalement des déficits fonctionnels à des personnes souffrant d’une affection musculaire, articulaire ou neurologique à la suite d’une maladie ou d’un accident.
2) Spécialité médicale exercée par des médecins titulaires d’un diplôme de rééducation fonctionnelle ou par des kinésithérapeutes.

rééducation professionnelle l.f.

Ensemble des mesures ayant pour but de permettre à une personne, après maladie ou accident, de reprendre son activité professionnelle d’origine ou d’acquérir une nouvelle profession.

Reese (dysplasie rétinienne de) l.f.

Reese’s retinal dysplasia

Malformation rétinienne bilatérale avec persistance du vitré primitif et pseudo-gliome, associée à d'autres anomalies oculaires et somatiques.
La rétine, siège de nombreux plissements, est collée sur un vitré primitif persistant en arrière du cristallin. Le cristallin est normal ou subluxé. L'œil est fréquemment microphtalme. On trouve souvent associées des malformations de la chambre antérieure telles qu'un colobome irien, une anomalie de clivage de l'angle ou un syndrome de Peters. Histologiquement la rétine est séparée de l'épithélium pigmentaire et les replis rétiniens ont un aspect en pseudo-rosettes. On peut également trouver d'autres malformations embryonnaires, des lésions du système nerveux, une cryptorchidie. Il s'agit souvent d'une trisomie 13 (Bartholin-Patau syndrome), mais d'autres syndromes présentent cette dysplasie comme la maladie de Norrie, le syndrome de Meckel, la cyclopie. Les cas unilatéraux peuvent exister. Affection sporadique avec possibilité de cas familiaux (MIM 266400).

A. B. Reese et F. C. Blodi, ophtalmologistes américains (1950)

Syn. Reese-Blodi (dysplasie de)

→ Krause-Reese-Blodi (syndrome de)

référentiel n.m.

frame of reference

Critère externe de jugement de la présence ou non d’un signe ou d’une maladie.
P. ex. dans une étude sur la valeur de la scanographie dans le diagnostic de métastases hépatiques, critère de jugement sur lequel on a fait le diagnostic de métastase et d’absence de métastases hors scanographie.

Syn. standard de référence externe

[E1]

Édit. 2020

réflexe de clignement l.m.

blink reflex

Réponses réflexes du muscle orbiculaire de l’œil (voie efférente faciale) à un choc électrique sur le nerf supra-orbitaire (voie afférente trigéminale).
Elles sont au nombre de deux :
- R1, homolatérale, plus stable, avec une latence d'environ 10,45 ms, suggérant une voie réflexe oligosynaptique ;
- R2, bilatérale, avec une latence d'environ 30,5 ms. suggérant une voie polysynaptique.
L'une et l'autre explorent les voies réflexes trigéminofaciales constituées par les arcs afférents et efférents, le pont et le bulbe, connexions centrales de ces deux réponses.
R1 est altérée lors d'atteintes du trijumeau, du facial et du pont, R2 dans les troubles de la conscience, les lésions bulbaires latérales ou hémisphériques controlatérales, la maladie de Parkinson et certaines prises médicamenteuses (diazépam). Ces investigations intéressent p. ex. le syndrome de Guillain-Barré.

reflux vésico-urétéral congénital l.m.

congenital vesico-ureteral reflux

Reflux de l'urine vésicale vers l'uretère et le rein en rapport avec une malformation congénitale de la jonction urétérovésicale ou du bas appareil.
Celle-ci aboutit à l'absence ou l'insuffisance des éléments du dispositif anatomique antireflux normal. La conséquence en est la formation d'un méga-uretère refluant et de lésions variables du rein sus-jacent ajoutant à la néphropathie interstitielle des zones de dysplasie, l'ensemble pouvant aller jusqu'à la destruction fonctionnelle du rein dès la naissance. La malformation peut être uni ou bilatérale.
Le reflux et le méga-uretère qui en résultent sont dits "primaires" ou "primitifs" s'ils sont liés uniquement à l'anomalie de la jonction urétérovésicale ; ils sont dits "secondaires" s'ils sont en rapport avec un obstacle congénital du bas appareil tels que maladie du col, valvules de l'urèthre postérieur, etc.

→ dysplasie rénale, néphropathie ascendante, néphropathie interstitielle

Refsum (syndrome de) l.m.

Refsum’s syndrome, heredopathia atactica polyneuritiformis

Maladie rare, autosomique récessive, due à un déficit en acide phytanique-oxydase, et dont l’âge de début se situe généralement dans les deux premières décennies.
Elle comporte des signes neurologiques qui sont les premiers à apparaître, tels que ataxie cérébelleuse et polyneuropathie périphérique, une rétinite pigmentaire avec troubles de la vision la nuit, une surdité
neurosensorielle, une arythmie avec bloc de branche et une fonte musculaire. Les signes dermatologiques sont représentés par une ichtyose légère parfois généralisée. Les lésions sont dues à l’accumulation dans tous les tissus, dont l’épiderme, d’acide phytanique d’origine alimentaire.  Le traitement consiste en un régime associé à des plasmaphérèses. Un diagnostic prénatal est possible par amniocentèse et dosage de
l’acide phytanique-oxydase.

S. Refsum, neurologue norvégien (1949)

Syn. maladie de surcharge en acide phytanique, hérédopathie ataxique polynévritique

régime agricole l.m.

1) Ensemble de la réglementation constituant le système d’assurance sociale réservé aux exploitants et aux salariés des professions agricoles.
 Les risques couverts concernent : la maladie, l’invalidité, les accidents du travail, la vieillesse et aussi la maternité et les charges de famille.
2) Expression désignant l’ensemble des caisses administrant et gérant ces risques pour les professions agricoles.

→ mutualité sociale agricole

régime complémentaire l.m.

supplementary regime

Système de protection sociale servant à un assuré à compléter les avantages qui lui accorde un régime de base. L’adhésion à un régime complémentaire est volontaire, en ce qui concerne l’assurance maladie, elle est obligatoire en ce qui concerne l’assurance vieillesse.

→ assurance volontaire, régime de retraite complémentaire

régime d'assurance particulier l.m.

particular regime

Régime obligatoire d’assurance sociale propre à certains secteurs professionnels.
Il jouit de son autonomie pour certains risques, la vieillesse par exemple, mais il est rattaché au régime général pour les prestations de l’assurance maladie et maternité et les allocations familiales : par exemple les agents de l’Electricité de France, du Gaz de France, les fonctionnaires civils de l’Etat, les clercs de notaire, etc., appartiennent à des régimes particuliers.
Un régime particulier ne doit pas être confondu avec un régime spécial.

→ régime spécial

régime d'assurance spécial l.m.

special regime

Régime obligatoire d’assurance sociale propre à certains secteurs professionnels qui gère en toute autonomie vis-à-vis des autres grands régimes l’assurance maladie et la vieillesse de ses adhérents.
1) Sont par exemple couverts par un régime spécial les agents de la Société Nationale des Chemins de Fer français (SNCF), des mines nationales, de la Banque de France, de la Régie Autonome des Transports parisiens (RATP), etc.
2) Un régime spécial de doit être confondu avec un régime particulier.

→ régime particulie

régime particulier l.m.

Régime obligatoire d’assurance sociale propre à certains secteurs professionnels.
Il jouit de son autonomie pour certains risques, la vieillesse par exemple, mais il est rattaché au régime général pour les prestations de l’assurance maladie et maternité et les allocations familiales.
1) Par exemple les agents de l’Electricité de France, du Gaz de France, les fonctionnaires civils de l’Etat, les clercs de notaire, etc., appartiennent à des régimes particuliers.
2) Un régime particulier ne doit pas être confondu avec un régime spécial.

régime spécial l.m.

Régime obligatoire d’assurance sociale propre à certains secteurs professionnels qui gère en toute autonomie vis-à-vis des autres gr’ands régimes l’assurance maladie et la vieillesse de ses adhérents.
1) Sont par exemple couverts par un régime spécial les agents de la Société Nationale des Chemins de Fer français (SNCF), des mines nationales, de la Banque de France, de la Régie Autonome des Transports parisiens (RATP), etc.
2) Un régime spécial de doit être confondu avec un régime particulier.

rein polykystique, cataracte et cécité congénitale l.m.

polycystic kidney, cataract, and congenital blindness

Association d’une polykystose rénale, d’une cécité à la naissance et d’une cataracte centrale.
Maladie observée sur trois membres d'une fratrie, où l’on trouve également une microcorie, une rétine hypoplasique, une absence de corps ciliaire et la persistance d'un angle iridocornéen fœtal. L’affection est autosomique récessive (MIM 263100).

K. F. Fairley, médecin australien (1963)

réinsertion n.f.

Action visant à rendre à une personne la plénitude des relations familiales, sociales, professionnelles qu’elle entretenait avant une maladie ou un accident ou lui assurer des relations aussi proches que possible des précédentes.

→ insertion sociale

remède n. m.

remedy

Tout ce qui est utilisé pour traiter une maladie.
Il s’agit le plus souvent d’un médicament mais les techniques chirurgicales , psychothérapiques et de médecine physique peuvent répondre à cette définition.

Étym. lat. : remedium

réservoir de maladie l.m.

Zone géographique où une maladie s’observe avec une prévalence et une incidence supérieures à celles d’autres zones, qu’elle peut gagner.
Cette zone préférentielle peut être due aux conditions d’hygiène de la population humaine (par exemple le choléra dans certaines régions de l’Inde), aux nécessités éthologiques du germe responsable ou de l’insecte vecteur  (par exemple la bilharziose dans des régions subtropicales), etc.

→ foyer de maladie, voyage

résorption osseuse modelante l.f.

metaphysis constriction, undertubulation

Processus dynamique qui permet à un os long de garder, au cours de sa croissance, une forme harmonieusement évasée à ses extrémités.
Le cartilage de conjugaison (physe) assure la croissance en longueur de l'os et l'ossification périostée assure la croissance en largeur. Le rôle de la métaphyse est de maintenir l'évasement harmonieux de cette zone en combinant l'accroissement à une résorption ostéoclastique sous-périostée (constriction métaphysaire).
L'élargissement exagéré des jonctions métaphysaires traduit une absence (maladie de Pyle) ou une insuffisance (dysplasie exostosante) de cette résorption.

Étym. lat. resorbere : avaler de nouveau

→ Pyle (maladie de), maladie exostosante

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