Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Gillies (opération de) l.f.

Gillies’ procedure

Méthode de traitement des hypoplasies mammaires par rotation spirale de la glande.

H. Gillies, Sir, chirurgien plasticien britannique (1959)

Gilteritinib n.m

Médicament antileucémique,  inhibiteur de la tyrosine kinase ( FMS-like tyrosine kinase 3).
Il est  actif dans la leucémie myéloblastique avec mutation de FLT3 et sert d'apport thérapeutique dans les leucémies myéloblastiques réfractaires au traitement concentionnel. La dose journalière est de 120 mg par voie orale.

A. E. Perl, médecin américain (2018) ; A. M. Brunner, médecin américain (2021)

leucémie myéloblastique, FLT3 gene

[F1, G5]

Édit. 2021

gingipaïnes n.f.p.

gingipains

Protéases toxiques responsables de pathologie parodontales, produites par Porphyromonas gingivalis, bactérie gram négatif, anaèrobie, présente dans le sillon gingival.

[P3]

Édit. 2019

gingivite n.f.

gingivitis

Inflammation localisée ou diffuse des gencives.
Hypertrophique, hémorragique, desquamative ou ulcéreuse, elle peut être infectieuse bactérienne (bactéries aéro- et anaérobies de la flore buccale), virale (herpétique) ou mycosique (Candida). Une gingivite ulcéreuse ou nécrosante peut s’associer à l’angine de Vincent.

Étym. lat. gingiva, gencive

gingivite desquamative l.f.

desquamative gingivitis

Variété de gingivite faite de lésions érosives des gencives, généralement secondaire à un lichen plan érosif ou à une pemphigoïde cicatricielle.
Plus rarement, il s'agit d'une autre maladie bulleuse auto-immune. La gencive marginale est généralement épargnée. Ces lésions sont plus fréquentes chez la femme âgée ou d'âge moyen.

gingivite gravidique l.f.

gingivitis of pregnancy

Gingivite congestive hyperplasique peu ou pas douloureuse apparaissant plus ou moins tôt pendant la grossesse.
Elle régresse plus ou moins rapidement après l'accouchement et peut récidiver d'une grossesse à l'autre.

épulis gravidique

gingivite hyperplasique l.f.

gingival hyperplasia

Variété de gingivite où l'hypertrophie de la gencive se caractérise par une hyperplasie du tissu conjonctif associée à une hyperplasie épithéliale.
On observe un gonflement ferme non inflammatoire des papilles interdentaires puis des gencives marginales. Ces lésions sont généralement d'origine médicamenteuse (hydantoïne, nifédipine, cyclosporine) ; mais elles peuvent aussi survenir au cours de leucémies et le gonflement des gencives est alors dû à un infiltrat de cellules leucémiques associé à un œdème. Quelle que soit l'étiologie, il existe une nette corrélation entre le degré de l'hypertrophie et l'accumulation de la plaque dentaire. Dans les formes médicamenteuses, on peut prévenir l'apparition de l'hypertrophie par une hygiène rigoureuse.

gingivo-stomatite n.f.

gingivostomatitis

Inflammation simultanée des gencives et de la muqueuse buccale, d’étiologie variée : infectieuse, (herpétique), allergique, etc.

gingivite

gingivome n.m.

Syn. épulis

épulis

[F5, P3]

Édit. 2020

ginglyme n.m.

ginglymus (TA)

hinge joint

Articulation dont l’un des surfaces est en forme de poulie (ou trochlée) comportant une gorge médiane séparant deux facettes latérales convexes.
La surface opposée est inversement conformée avec une crête médiane bordée de deux facettes latérales concaves. Les mouvements sont exécutés autour d’un axe unique, celui de la poulie (ex. : articulation huméro-ulnaire)

Syn. anc. articulation trochléenne, trochléarthrose

GIP sigle angl. m. pour Gastric Inhibitory Peptide

Peptide inhibiteur de la sécrétion gastrique.
Synthétisé par certaines cellules intestinales, ce polypeptide comporte 14 acides aminés, ayant des analogies de structure avec le VIP et avec la sécrétine.

Syn. entérogastrone

Giraldes (organe de) l.m.

J. Giraldes, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1881-1951)

paradidyme

Giraldes (orifice accessoire de) l.m.

J. Giraldes, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1808-1875)

fontanelle nasale

giratoire (épreuve) l.f.

giratory test

Étym. bas-latin gyrare : faire tourner

rotatoire (épreuve)

Girdlestone (opération de) l.f.

Girdlestone’s procedure

Résection de la tête et du col du fémur, utilisée pour le traitement des pseudarthroses du col fémoral.

G. R. Girdlestone, chirurgien britannique (1943).

girus medialis occipitalis l.m.

cunéus

GIST sigle angl. pour GastroIntestinal Stromal Tumor

tumeur stromale gastro-intestinale

Gitelman (syndrome de) l.m.

Gitelman syndrome

Syndrome caractérisé par une alcalose métabolique avec hypokaliémie, associée à une hypomagnésémie importante et à une faible excrétion urinaire de calcium, secondaires à une tubulopathie rénale distale.
Les symptômes essentiellement neuromusculaires débutent après l'âge de six ans et la maladie est généralement reconnue durant l'adolescence ou l'âge adulte. Ce sont des crampes, une faiblesse et des douleurs musculaires, une fatigue parfois accompagnées de douleurs abdominales, de vomissements et de fièvre. Une paresthésie du visage est souvent présente. La maladie se complique rarement de rhabdomyolyse, de paralysie ou de tétanie. Fréquemment sont observés des vertiges, une polydipsie sans polyurie et une nycturie. Une chondrocalcinose est souvent associée. La pression artérielle est diminuée par rapport à celle de la population générale. Un arrêt cardiaque soudain a parfois été rapporté. En général, la croissance est normale mais peut être retardée chez les patients atteints de sévères hypokaliémies et hypomagnésémies.
Le syndrome de Bartter est le diagnostic différentiel le plus important.
Un complément en magnésium est recommandé ainsi qu’un régime riche en sodium et en potassium. Une surveillance cardiologique est justifiée pour dépister les éventuelles arythmies cardiaques. Le pronostic à long terme de l’affection est excellent.
La prévalence des homozygotes est estimée à environ 1/40 000 mais celle des hétérozygotes est d'environ 1% dans les populations caucasiennes, faisant ainsi du syndrome de Gitelman la maladie tubulaire rénale héréditaire la plus fréquente.
L’affection est transmise selon le mode autosomique récessif. La majorité des patients présentent des mutations du gène SLC12A3 (solute carrier family 12, member 3) qui code pour le co-transporteur Na-Cl (NCC) sensible aux diurétiques thiazidiques. Plus de 140 mutations différentes, réparties sur l'ensemble de la protéine ont été rapportées. Chez une petite minorité de patients, des mutations du gène CLCNKB codant pour le canal chlore ClC-Kb ont été identifiées. Le défaut de transcription du NCC mène à une absence de réabsorption du sodium et du chlore dans le tubule contourné distal. La perte de NaCl au niveau tubulaire conduit à une hypovolémie (donc à une hypotension) et à une alcalose métabolique dite de contraction (l’hypovolémie active le système rénine-angiotensine-aldostérone se traduisant par une tentative de réabsorption du sodium (canal sodé épithélial) et d’excrétion de potassium contribuant à l’alcalose métabolique et à l’hyokaliémie). L’inhibition de l’absorption du NaCl dans le tubule contourné distal a des conséquences sur la réabsorption du calcium et du magnésium dans ce segment.

H. J. Gitelman, J. B. Graham, L. G. Welt médecins américains (1966)

Syn. hypokaliémie-hypomagnésémie familiale

Bartter (syndrome de), SLC12A3 (gène), CLCNKB (gène), rhabdomyolyse, chondrocalcinose

[M1, O1, Q2]

Édit. 2018

givre n.m.

J. Gonin, ophtalmologiste suisse (1904)

dégénérescence givrée et palissadique de Gonin

GJA1 gene sigle angl. pour gap junction protein alpha 1

Gène situé sur le locus chromosomique 6q22.31, codant pour la connexin 43, une des 21 connexines humaines ; celles-ci jouent un rôle dans les communications et les jonctions intercellulaires qui permettent le transport de nutriments, de particules ioniques et d’autres petites molécules nécessaires à entretenir des signaux de communications intercellulaires.
La connexine43 se trouve dans de nombreux tissus tels que les yeux, les oreilles, la peau, les os, le cœur et le cerveau
Des mutations de ce gène entraînent la dysplasie oculo-dento-digitale de Lhomann, le syndrome oculo-digito-œsophago-duodénal le syndrome hétérotaxique (situs inversus), et certaines cardiopathies congénitales sévères,

Syn. connexin 43, connexin43, CX43, Cx43α1, CXA1_HUMAN, gap junction 43 kDa heart protein, gap junction protein, alpha 1, 43kDa, gap junction protein, alpha-like

Lhomann (dysplasie oculo-dento-digitale), situs inversus, cardiopathie congénitale, oculo-digito-œsophago-duodénal (syndrome)

GJB1 gene sigle angl. pour Gap junction beta-1 protein

Syn. CX 32 gene sigle angl. pour connexin 32

CX 32 gene, amyotrophie péronière de Charcot-Marie-Tooth liée au sexe

GL-3 acr. pour globotriaosylcéramide

céramide-trihexoside? globotriaosylcéramide

[C1, C3]

Édit. 2018

GLA gene sigle angl. pour GaLactosidase Alpha

Gène situé en Xq22 qui code pour l’enzyme α galactosidase A qui détruit la globotriaosylceramide au cours du recyclage cellulaire en particulier celui des érythrocytes.
Plus de 370 mutations de ce gène ont été identifiées conduisant à l’accumulation de globotriaosylceramide (ou céramide-trihexoside)  à l’origine de la maladie de Fabry.

Syn. Agal Human, Agalsidase α, α-D-galactoside galactohydrolase, α-galactosidase, α-galactosidase A, ceramidetrihexosidase, Melibiase

angiokeratoma corporis diffusum de Fabry

glabelle n.f.

glabella (TA)

glabella

Eminence médiane, large et mousse, arquée et concave en haut, située sur la face exocrânienne de l’écaille de l’os frontal, immédiatement au-dessus de l’échancrure nasale de la crête orbito-nasale, entre les deux arcades sourcilières.
Elle est parcourue par la suture métopique.

Syn. anc. bosse frontale moyenne

glabre adj.

glabrous

1) Dépourvu de poils (imberbe, rasé).
2) En botanique : sans poils, sans duvets (plante, tige, feuille).
3) En bactériologie : lisse, ne présentant que peu ou pas d’hyphes aériens (colonies de micromycètes).

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