Gibbs (phénomène de ou artéfacts de) l.m.
Gibbs’ artefacts
J. W. Gibbs, scientifique américain (1839-1903)
Gibbs-Donnan (équilibre de) l.m.
F. G. Donnan, physicien et chimiste britannique (1911), J. W.Gibbs physicien et chimiste américain
[C1]
Édit. 2017
Gibert (pityriasis rosé de) l.m.
C. Gibert, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1860)
Giedion (syndrome trichorhino-phalangien de) l.m.
A. Giedion, pédiatre suisse (1966)
→ trichorhino-phalangien (syndrome)
Giessen (test de) l.m.
Test de correspondance rétinienne dans lequel une postimage au flash est pratiquée sur la fovéola de l'œil dévié non dominant.
Il consiste à placer un verre rouge sombre devant l'œil dominant, à travers lequel le sujet ne doit pouvoir voir que la lumière centrale de la croix de Maddox. Le sujet perçoit avec l'œil dominant uniquement la lumière rouge, avec l'œil dévié, d'une part la postimage fovéolaire, d'autre part la lumière centrale blanche de la croix de Maddox. On en déduit :
- l'angle objectif, écart entre la lumière blanche centrale de la croix de Maddox et la postimage de l'œil dévié. La postimage étant sur la fovéola, si elle n'est pas superposée sur la lumière blanche, c'est que celle-ci se projette sur une zone non fovéolaire et donc il y a un angle de strabisme proportionnel à l'écart entre les deux. C'est une définition monoculaire de l'angle objectif qui prend en considération, au niveau de l'œil dévié, l'écart entre la fovéola et le point rétinien où tombe l'image de la cible quand l'œil dominant fixe ;
- l'angle subjectif, écart entre la lumière blanche et la lumière rouge sombre. En effet, par définition, l'angle subjectif est l'écart perçu entre les deux images d'un même objet, en l'espèce la lumière centrale de la croix de Maddox vue blanche par la zone rétinienne où elle se projette sur l'œil dévié, et vue rouge sombre par la fovéola de l'œil fixateur. Si elles étaient vues superposées, l'angle subjectif serait égal à l'angle objectif et la correspondance rétinienne normale.
- l'angle d'anomalie, écart perçu entre les deux images formées sur les deux fovéolas, donc écart entre la lumière rouge de l'œil fixateur et la postimage de l'œil dévié. Si cet écart est nul, la correspondance rétinienne est normale et l'angle subjectif égale l'angle objectif. L'interprétation de ce test est un bon entraînement pour la compréhension des perturbations sensorielles qui accompagnent la déviation strabique.
Étym. Gießen : université allemande où ce test a été démontré
GIFT sigle angl. m. pour Gamete Intra-Fallopian Transfer
Transfert intratubaire de gamètes.
Chez les couples affectés d'une stérilité apparemment sans cause, notamment lorsque les trompes sont perméables, les gamètes, spermatozoïdes et ovocytes, recueillis par ponction folliculaire, sont placés dans les trompes sous contrôle d'une cœlioscopie.
gigantisme n.m.
gigantism
Accroissement exagéré de la taille provoqué par une sécrétion excessive d’hormone de croissance avant la maturité squelettique.
Étym. gr. gigas : grand
gigantisme cérébral l.m.
cerebral gigantism, Soto’s syndrome
Macrocéphalie, bosses frontales, prognathisme, et nez plat.
Il s’y ajoute une grande taille avec âge osseux avancé pendant les 2 ou 3 premières années de la vie, une éruption dentaire précoce, un retard mental, un hypertélorisme, des fentes palpébrales d’inclinaison antimongoloïde, une cataracte. La plupart des cas sont de nouvelles mutations dominantes, ce qui fait qu'ils apparaissent sporadiques. L’affection est autosomique dominante (MIM 117550).
J. F. Sotos, pédiatre américain (1964)
Syn. Sotos (syndrome de)
gigantisme cérébral-polypose et taches génitales
Sotos syndrome with intestinal polyposis and pigmentary changes of the genitalia
→ Sotos (syndrome de), Sotos-like (syndrome)
gigantisme dysplasique lié au sexe l.m.
dysplasia gigantism X-linked syndrome
J. L. Simpson, médecin généticien américain (1975)
→ Simpson (syndrome dysmorphique de)
gigantisme sinusien l.m.
sinus gigantism
Soufflure aérienne non évolutive du sinus frontal.
Étym. lat. gigas, gigantis : géant
gigantomastie n.f.
Gigantorhynchus gigas
Gigantorhynchus gigas
Ver rond appartenant au phylum des acantocéphales, de 10 à 50 cm de long, parasite du Porc à l’état adulte et dont l’hôte intermédiaire est la larve d’un coléoptère (Hanneton).
L’infestation humaine est accidentelle et rare (quelques cas en Europe centrale et en Amérique). Cliniquement, il s’agit de douleurs abdominales paroxystiques, avec diarrhée, vomissements, fièvre et hyperéosinophilie sanguine. La guérison peut être spontanée avec l’expulsion des vers mais des complications (péritonite aigüe par perforation) peuvent survenir.
Syn. Macrocanthorhynchus hirudinaceus
gigaxonine n.f.
gigaxonin
protéine cytoplasmique ubiquitaire codée par le gène GAN.
La gigaxonine appartient au système ubiquitine-protéasome. Des mutations de cette protéine entrainent une désorganisation des filaments intermédaires du cytosquelette, en particulier dans les neurones, entrainant la maladie appelée neuropathie à axones géants
→ GAN gene, neuropathie à axones géants.
Gigli (opération de) l.f.
Gigli’s procedure
Section chirurgicale du pubis en dehors de la symphyse.
L. Gigli, gynécologue obstétricien italien (1863-1908)
Syn. pubiotomie, hébotomie
Gigli (scie de) l.f.
Gigli’s saw
Scie souple, se présentant comme un fil métallique, maniée par l’intermédiaire de deux poignées (amovibles) dans un mouvement de va-et-vient.
Un passe fil recourbé permet de la positionner facilement autour d’une diaphyse osseuse.
L. Gigli, gynécologue obstétricien italien (1863-1908)
Gil-Vernet (segmentation de) l.f.
Gil-Vernet's segmentation
Première étude fine de la structure anatomique de la glande prostatique basée sur des centaines de coupes autopsiques, démontrant qu'elle n'est pas homogène et définissant une zone centrale et périuréthrale ou crâniale où naîtrait l'hypertrophie bénigne de la glande, et une zone périphérique ou caudale où naîtrait l'adénocarcinome, toutes deux séparées par une zone de transition ou intermédiaire.
S. Gil-Vernet, anatomiste et chirurgien urologue espagnol, membre de l’Académie de médecine (1953)
Gil-Vernet (technique de) l.f.
Gil-Vernet's procedure
Technique d'uréthroplastie cutanée en deux temps utilisant un lambeau scrotal, destinée à la réparation des pertes de substance uréthrales proximales.
J. M. Gill-Vernet, chirurgien urologue espagnol (1984)
Gilbert (maladie de) l.f.
Gilbert's cholæmia
Affection fréquente, affectant 3 à 10 % de la population, transmise sur le mode autosomique récessif, due à un déficit partiel d'activité de la bilirubine-UDP-glucuronosyltransférase 1-1, enzyme hépatique nécessaire pour conjuguer la bilirubine en un dérivé excrétable par les voies biliaires, l'intestin et les urines en raison de sa solubilité dans l’eau.
Elle se traduit par la survenue de poussées d'ictère, qui durent quelques jours, apparaissant en général chez le jeune adulte à l'occasion d'un jeûne prolongé, d'un stress ou sans cause apparente et qui peuvent s'accompagner d'asthénie, de douleurs abdominales, de troubles dyspeptiques. L'examen est tout à fait normal en dehors des poussées.
Il existe en outre une tendance à la formation de nævus pigmentaires et de xanthélasma.
Les anomalies biologiques se résument à une hyperbilirubinémie non conjuguée qui peut être parfois cliniquement latente ; les enzymes hépatiques sont normales.
Des mutations du gène UGT1A1 (2q37) sont responsables d'une perte partielle de l'activité de l’enzyme et résultent en une diminution importante de la conjugaison de la bilirubine. L'administration de phénobarbital entraîne une régression de l'ictère mais en raison de ses effets indésirables, on s'abstient habituellement de tout traitement.
Une mutation de gène UGTA1 est par ailleurs à l’origine du syndrome de Ciggler-Najar.
A. Gilbert, gastro-entérologue français, membre de l'Académie de médecine (1901)
Syn. Syn. hyperbilirubinémie non conjuguée non hémolytique héréditaire, cholémie familiale, Gilbert, Castaigne et Lereboullet (maladie de)
→ bilirubine, bilirubine conjuguée, UDP-glucuronosyltransférase, UGT1A1 gene, Crigler-Najjar (syndrome de)
Gilbert, Castaigne et Lereboullet (maladie de) l.f.
A. Gilbert, membre de l’Académie de médecine, M. J. Castaigne, P. Lereboullet, membre de l'Académie de médecine, gastro entérologues français, (1901)
Syn. maladie de Gilbert, hyperbilirubinémie non conjuguée non hémolytique héréditaire, cholémie familiale, Gilbert, Castaigne et Lereboullet (maladie de)
Gilchrist (maladie de) l.f.
Forme nord-américain de blastomycose, due à Blastomyces dermatidis, qui donne plus rarement des atteintes cérébroméningées que la forme dite sud-américaine
T. Gilchrist, dermatologue américain (1896)
→ blastomycose cérébroméningée, Blastomyces dermatidis
[D1, H1]
Édit. 2018
Gill (opération de) l.f.
Gill’s procedure
Technique de traitement du spondylolisthesis lombaire bas par résection de l’arc postérieur de la vertèbre olisthésique et du tissu fibrocartilagineux local.
Sans greffe ni fixation dans la technique originale, elle a pour but de libérer les racines nerveuses comprimées et s’adresse aux formes où les douleurs sciatiques sont importantes et les lombalgies modérées.
G. G. Gill, chirurgien américain (1955)
Gilles de la Tourette (maladie de, maladie des tics de, syndrome de) l.f. ou m.
Gilles de la Tourette’s disease
Affection familiale autosomique dominante, surtout masculine, observée plus souvent aux Etats-Unis qu’en Europe, débutant habituellement dans le jeune âge, caractérisée par des tics moteurs multiples, très rapides, débutant le plus souvent par la face et la moitié supérieure du corps, plus ou moins différenciés, parfois automutilants, soit simultanés, soit alternants, disparaissant pendant le sommeil, s'accentuant en période de tension et associés à un ou plusieurs tics vocaux : bruits glottiques, grognements (tics d'aboiements) ou chapelets de mots orduriers et scatologiques.
Peuvent s'y ajouter des phénomènes d'écho (échomimie, écholalie), une coprolalie, une coprophilie sans troubles psychotiques, ainsi que des actes répétitifs (toucher ou aligner des objets) dont on discute la nature.
Bien que, chez les "tourettiens", il n'y ait pas d'atteinte intellectuelle (cf. l'œuvre littéraire de l'anglais S. Johnson, 1704-1784, et l’observation classique de G. Itard concernant la marquise de Dampierre, 1799-1884), l'évolution, chronique, fluctuante, peut comporter des modifications des tics. Elle est souvent invalidante par suite du retentissement affectif et social des troubles et d'une fréquente mise à l'écart du patient par un entourage impressionné.
L'étiologie est source de débats, voire de polémiques, qui concernent p. ex. la fréquence de l'association à une névrose obsessionnelle chez l'enfant, un trouble déficitaire de l'attention, et aussi une transmission génétique. Concernant cette dernière, une mutation dans le gène HDC codant l’histidine décarboxylase (TRP317TER) ainsi que des mutations dans le gène SLITRK1 (SLIT- AND NTRK-LIKE FAMILY, MEMBER 1) ont été décrites (bien que les mutations dans ce dernier soient controversées). En fait, la maladie de Gilles de la Tourette semble multifactorielle.
Les neuroleptiques semblent plus efficaces que les antidépresseurs.
G. Gilles de la Tourette, neurologue français (1884)
Syn. maladie des tics, maladie des tics habituels, Tourette (syndrome de)
Gillespie (syndrome de) l.m.
Gillespie’s syndrome
F. D. Gillespie, ophtalmologiste américain (1965)
→ aniridie, ataxie cérébelleuse et déficience mentale
Gillette (espace de) l.m.
P. E. Gillette, chirurgien français (1836-1886)