gestation (8ème semaine) l.f.
pregnancy (8° week)
La période embryonnaire est terminée et la période fœtale débute.
Elle se caractérise par la croissance rapide du fœtus (surtout entre la 9ème et la 20ème semaine de gestation) et par la plus grande différenciation des organes et des tissus déjà ébauchée à la période embryonnaire.
G. L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948)
Étym. lat. gestatio action de porter
→ horizons de Streeter, horizon XIX, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
gestation (9ème à 12ème semaine) l.f.
pregnancy (9°-12° week)
A la 9ème semaine la tête représente presque la moitié du fœtus ; la longueur aura doublé à la 12ème semaine de gestation mais le développement de la tête est plus lent.
Le cou s’allonge et se défléchit et le menton n’est plus au contact du corps. Les paupières se rejoignent, se soudent et les yeux restent fermés jusqu’à la 25ème semaine de gestation. Les ongles se forment sur les doigts. Le membre supérieur grandit de façon disproportionnée. L’intestin moyen, qui avait fait procidence dans le cordon ombilical, rentre dans la cavité abdominale qui a augmenté de volume (10ème semaine de gestation). La sécrétion biliaire a commencé. A la 9ème semaine de gestation, les organes génitaux externes montrent des traits distinctifs qui seront complètement différenciés en caractères masculins ou féminins à la 12ème semaine de gestation.
G. L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948)
Étym. lat. gestatio action de porter
→ horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
gestation pour autrui (GPA) l.f.
gestational surrogacy
Fait pour une femme de porter un enfant pour le compte d’un couple qui en a assuré le projet et la conception et à qui il sera remis après sa naissance.
Différentes expressions sont employées pour désigner la femme concernée par la GPA : gestatrice, mère porteuse, mère de naissance, mère gestante, mère gestationnelle, mère de substitution. Il en est de même pour le couple qui est dit : accueillant, d’accueil, d’intention, demandeur, intentionnel, commanditaire. Gestatrice et couple d’intention sont les expressions les plus employées.
En anglais, la gestatrice est dite surrogate mother ou full surrogate et, quand elle est également génitrice, partial surrogate. Le couple d’intention est dénommé intented parents ou commissing couple. La conception par fécondation in vitro (FIV) avec les gamètes des parents d’intention se traduit par full surrogacy et celle utilisant un ovocyte de la gestatrice par partial surrogacy
La GPA recouvre plusieurs situations. Le plus souvent, la conception de l’enfant résulte d’une FIV des gamètes du couple d’intention suivie du transfert chez la gestatrice ; le père et la mère d’intention sont les parents génétiques.
Plus rarement, avant l’implantation chez la gestatrice, la conception résulte d’une FIV ou d’une insémination utilisant soit les spermatozoïdes du père d’intention et un ovocyte provenant de la gestatrice, ou d’une donneuse, soit un ovocyte de la mère d’intention et des spermatozoïdes fournis par un donneur. Dans ces trois circonstances, le couple d’intention n’a qu’un lien génétique partiel avec l’enfant et, dans le premier cas, la gestatrice est également génitrice.
Exceptionnellement, la conception résulte d’une FIV utilisant les spermatozoïdes d’un donneur et l’ovocyte d’une donneuse, suivie du transfert chez la gestatrice. Le couple d’intention n’a alors aucun lien génétique avec l’enfant.
La GPA est, pour le moment, interdite en France alors qu’elle est admise dans d’autres pays européens.
gestation prolongée l.f.
Grossesse marquée par un allongement de sa durée normale, propre à chaque espèce.
Une gestation prolongée de un à quatre mois a été décrite dans diverses races bovines, accompagnée le plus souvent d'anomalies chez les veaux et d'une augmentation importante de leur poids. Le déterminisme génétique est, tantôt autosomique récessif, tantôt non précisé.
gestationnel adj.
gestational
Qui est en rapport avec la grossesse, p. ex. l'âge gestationnel désigne le terme de la grossesse exprimé en semaines d'aménorrhée.
geste suf.
gravida
Suffixe précédé d'un préfixe numérique pour désigner le nombre de grossesses d'une femme, p. ex. primigeste, secundigeste etc.
gestité n.f.
gravida
Dans les antécédents d’une femme, nombre de fois où elle a été enceinte, que la grossesse ait ou non été menée à terme.
gestose n.f.
gestosis
Syn. toxémie gravidique, prééclampsie
GEU sigle f. pour Grossesse Extra Utérine
ectopic pregnancy
Grossesse extra-utérine ou grossesse ectopique.
GFO sigle m. pour Glaucome par Fermeture d'angle
GGF sigle angl.
Glial Growth Factor
Facteur de croissance des cellules gliales.
[C1]
Édit. 2018
GH sigle angl. pour growth hormone
GH-RH sigle angl. pour Growth Hormone Releasing Hormone
→ hormone de libération de l'hormone de croissance
Ghose-Sachdev-Kumar (syndrome de) l.m.
Ghose-Sachdev-Kumar’s syndrome
Syndrome ophtalmologique associant blépharophimosis, nanophtalmie et rétinite pigmentaire.
Les fentes palpébrales sont étroites, le blépharophimosis est accompagné d'énophtalmie. Il existe une microphtalmie avec hypermétropie forte (+14,00 dioptries), et glaucome. La rétinite pigmentaire est surtout localisée dans la région périvasculaire et équatoriale, les papilles sont pâles, il existe une héméralopie et l'ERG est altéré. L’affection est autosomique récessive (Gendiag 4944).
S. Ghose, M. S. Sachdev, H. Kumar, ophtalmologistes indiens (1985)
GHR gene sigle angl. pour growth hormone receptor
Gène situé sur le locus chromosomique 5p13-p12, codant pour growth hormone receptor (récepteur de l’hormone de croissance), ancré dans la membrane cellulaire et en particulier dans les cellules hépatiques et joue un rôle dans la transduction du signal de l’hormone de croissance aboutissant à la synthèse et la sécrétion d’IGF1 (sigle angl. pour insulin growth factor 1, anciennement appelé somatomédine C). IGF1 stimule la croissance et de la division cellulaire, en particulier du cartilage.
La mutation de ce gène entraîne le nanisme de type Laron.
Syn. GH receptor, GHBP, GHR_HUMAN, growth hormone binding protein, serum binding protein, somatotropin receptor
ghréline n.f.
ghrelin
Neuropeptide de 28 acides aminés, stimulant la sécrétion de l’hormone de croissance GH par l’antéhypophyse. La grhéline est aussi une hormone orexigène, qui stimule la prise alimentaire, au profit de la masse adipeuse.
Ce neuropeptide a été initialement isolé de l’estomac. La sérine en position 3 porte un radical octanoyle indispensable à son activité Les taux plasmatiques de ghréline augmentent dans l’insuffisance cardiaque congestive correspondant a une augmentation des facteurs cataboliques et à une diminution des facteurs anaboliques.
GHS sigle pour Goldenhar’s Syndrome
→ microsomie hémifaciale et anomalie radiale
GHS-R sigle
[→ ghréline,Goldenhar ou Goldenhar,Franceschetti (syndrome de)]
Giaccai (acro-ostéolyse de) l.f.
Giaccai’s acroosteolysis
L. Giaccai, médecin radiologue libanais
→ acropathie ulcéromutilante familiale
[H1,Q2]
Édit. 2018
Gianotti-Crosti (syndrome de) l.m.
Gianotti-Crosti’s syndrome, papular acrodermatitis of childhood, infantile papular acrodermatitis
Dermatose du jeune enfant caractérisée par des lésions érythématopapuleuses symétriques des extrémités et du visage mais aussi des fesses et des cuisses, spontanément régressives en quelques semaines et dont le lien avec le virus de l'hépatite B a été établi.
Des éruptions voisines, papuleuses ou papulovésiculeuses, acrosituées, ont été ensuite associées à des virus différents et appelées "syndrome acropapulovésiculeux". En fait, plusieurs études ont montré l'impossibilité d'attribuer un aspect clinique précis à une origine virale donnée : d'où le regroupement actuel de ces éruptions sous le terme de syndrome de Gianotti-Crosti. Les virus responsables sont ceux des hépatites A et B, le virus d'Epstein-Barr, le cytomégalovirus, le VIH.
F. Gianotti et A. Crosti, dermatologues italiens (1955 et 1957)
Syn. acrodermatite papuleuse infantile, acroérythème papuleux infantile
Giardia intestinalis
Giardia intestinalis
Protozoaire flagellé, parasite de l’intestin grêle de l’Homme, responsable de la giardiase, existant sous deux formes : végétative et kystique.
La forme végétative ou trophozoïte est piriforme, mesure 10 à 20µ de long sur 6 à 10µ de large, avec, de face, un aspect en cerf-volant et, de profil, un aspect en cuiller dû à une dépression de la face ventrale. Elle est pourvue de deux noyaux et de quatre paires de flagelles. Le kyste est la forme de résistance et de dissémination. C’est un élément ovalaire, de 10 à 13µ de long sur 8 à 9µ de large. Il possède deux à quatre noyaux et renferme des moignons de flagelles groupés en un faisceau réfringent dans l’axe longitudinal du kyste.
Syn. Lamblia (obsolète) intestinalis
giardiase n.f.
giardiasis, lambliasis
Syn. giardiose,lambliase (obsolète)
giardiose n.f.
giardiasis, lambliasis
Parasitose de la partie initiale de l'intestin grêle due à un protozoaire flagellé, Giardia intestinalis (ou G. duodenalis, ou G. lamblia).
Les trophozoïtes ou formes végétatives mobiles de G. intestinalis vivent à la surface de la muqueuse duodénojéjunale et, chez l'homme et divers animaux, se transforment en kystes éliminés avec les selles. La contamination humaine résulte de l'ingestion de kystes par les mains sales ou les objets, l'eau et les aliments souillés.
Parasitose cosmopolite, la giardiase est plus fréquente chez les enfants et en régions tropicales en cas de médiocre niveau d'hygiène. Le plus souvent asymptomatique, la giardiase est parfois responsable de dyspepsie, de diarrhée chronique avec selles pâteuses, plus rarement, d'un amaigrissement avec stéatorrhée consécutif à une malabsorption intestinale due à une atrophie villositaire.
L'examen parasitologique des selles ou du liquide duodénal permet le diagnostic.
La prescription de nitro-imidazolés s'avère habituellement efficace.
Étym. de A. Giard, zoologiste français (1846-1908)
Syn. giardiase, lambliase (obsolète)
gibbeux adj.
hunchbacked
Qui est atteint de gibbosité.
Étym. lat. gibbus : bossu
gibbosité n.f.
Présence d’une bosse de la région dorsale, par suite d'une anomalie congénitale, d'un traumatisme ou d'une infection de la colonne vertébrale.
Elle peut être médiane (cyphose) ou latérale. Les causes les plus fréquentes sont une scoliose ou le mal de Pott. La cyphose est due à des lésions complexes des corps vertébraux et de leurs articulations. Les gibbosités hautes entraînent des altérations de structure et de fonction de la cage thoracique, facteurs de complications respiratoires graves. Des déformations du bassin peuvent être la source de dystocies obstétricales.
Étym. lat. gibbus : bossu