germinatif adj.
germ line
Qui a trait aux cellules sexuelles ou germinales.
La division des cellules germinatives conduit chez l'homme au spermatozoïde et chez la femme à l'ovocyte, qui constituent les gamètes.
germinome n.m.
germinoma, germ cell tumor
Tumeur rare (0,1 à 3,4% des tumeurs intracrâniennes), développée sur la ligne médiane, notamment dans la loge de la glande pinéale, près d'elle et dans la loge hypophysaire, observée principalement chez l'homme entre 15 et 25 ans.
Souvent volumineuse, mal limitée, infiltrant les structures voisines, elle apparaît lobulée, formée d'une double population de grandes cellules polygonales à gros noyau central nucléolé fréquemment en mitose et de lymphocytes T, groupés autour des vaisseaux.
Elle est habituellement incluse parmi les tumeurs germinales du fait de sa similitude histologique avec le séminome testiculaire. Son origine embryologique reste inconnue. Certaines théories évoquent à son origine une migration aberrante des cellules germinales primitives. Elle est souvent source de métastases.
Cliniquement, elle se révèle par des signes d'hypertension intracrânienne et/ou des paralysies oculomotrices, voire une pseudopuberté précoce chez l'enfant. Une ponction ou biopsie en conditions stéréotaxiques va permettre le diagnostic histologique en s'aidant de marqueurs tels que les phosphatases alcalines placentaires.
Les traitements radiothérapiques, associés ou non à la chimiothérapie, sont très efficaces. Une surveillance au long cours est cependant d'autant plus nécessaire que des localisations secondaires par propagation dans le liquide céphalorachidien peuvent survenir.
Germiston (virus)
Germiston (virus)
Virus à ARN du genre Orthobunyavirus (famille des Bunyaviridae) répandu en Afrique orientale et du Sud.
Le virus Germiston circule parmi des rongeurs sauvages par l'intermédiaire de moustiques, notamment des Culex. Chez l'Homme, il n'entraîne qu'une maladie bénigne associant fièvre, céphalées, myalgies, rash, confusion.
Sigle GERV
gérodermie ostéodysplasique héréditaire de Bamatter-Franceschetti-Klein-Sierro l.f.
geroderma osteodysplastica hereditaria, Bamatter’s syndrome
Nanisme congénital à transmission héréditaire lié au sexe, comportant notamment aspect sénile avec peau du visage sèche, atrophique et ridée, ostéoporose, hyperlaxité ligamentaire et hypotonie musculaire.
Le tableau clinique (nanisme, aspect sénile prématuré), qui rappelle la progeria ou les nains de Walt Disney, comporte aussi une déformation de la colonne vertébrale susceptible de fractures et de subluxation coxo-fémorale, des anomalies dentaires avec hypoplasie maxillaire et prognathisme mandibulaire. L’examen oculaire montre microcornée et ectopie pupillaire.
L’affection est autosomique récessive liée à l’X (MIM 231070).
F. Bamatter, A. Franceschetti, D. Klein, A. Sierro, pédiatres suisses (1949)
Syn. maladie de Bamatter-Franceschetti-Klein-Sierro, syndrome de Bamatter, nanisme de Walt Disney
gérontologie n.f.
gerontology
Ensemble des disciplines et sciences médicales, biologiques ou humaines (sociale, économique, démographique, psychologique, anthropologique, culturelle et autres) traitant du vieillissement des personnes humaines.
Elle s’intéresse surtout aux modifications psychophysiologiques et sociales liées à la sénescence, c'est-à-dire au vieillissement normal.
La gériatrie et la gérontopsychiatrie sont des disciplines médicales qui traitent de la sénilité, c'est-à-dire de la pathologie de la vieillesse : aspects somatiques pour l'une, troubles psychiques pour l'autre.
Étym. gr. gerôn : vieillard
→ gériatrie, gérontopsychiatrie
gérontophilie n.f.
gerontophilia
Préférence sexuelle pour les vieillards comme objets érotiques.
gérontopsychiatrie n.f.
gerontopsychiatry
Discipline médicale traitant des troubles mentaux de la personne âgée.
À côté des aspects organiques, dont on sait l'importance et la multiplicité, l'augmentation de la durée de vie a suscité un approfondissement de cette pathologie, concernant notamment : sa dimension psychodynamique et sociale, l'évolution avec l'âge d'affections mentales antérieures et la nécessaire adaptation de l'attitude générale, des méthodes psychothérapiques, de l'aide médicosociale et des chimiothérapies. Le psychiatre ne peut intervenir seul, mais il doit collaborer avec d'autres médecins (gériatres et surtout le médecin de famille, très souvent engagé au premier rang), ainsi que d'autres techniciens de la santé mentale (personnel infirmier, travailleurs sociaux). Malgré les progrès réalisés, l'attention portée à ces troubles reste insuffisante, de même que les moyens mis en œuvre.
gérontoxon n.m.
gerontoxon, arcus senilis
Mince bande opaque grisâtre située sous la cornée, parallèlement au limbe à quelque distance de ce dernier et séparée de lui par l'anneau lucide de Vogt.
Il est commun chez le sujet âgé, plus rare chez le jeune où il faut d'abord rechercher un trouble du métabolisme lipidique. Au-delà de 60 ans, il n'a plus de signification pathologique.
Étym. gr. geron : vieillard ; toxon : arc
Syn. arc lipidique juvénile ou sénile
Gerota (capsule de) l.f.
D. Gerota, anatomiste roumain (1867-1939)
Gerstmann (syndrome de) l.m.
Gerstmann's syndrome
Association, dans les formes typiques, d'agnosie digitale, indistinction droite-gauche, acalculie et agraphie dite "pure", c'est-à-dire non liée à une alexie.
Incapacité du sujet à distinguer, montrer ou choisir les divers doigts de sa propre main ou de celle de l'observateur, l'agnosie digitale est la composante principale de ce syndrome, qu'elle peut caractériser isolément. Les discussions sur la signification de cette atteinte des doigts dans leur fonction spécifique d'index et de comptage, oscillent entre une atteinte des relations spatiales et celle de la somatognosie proprement dite.
Ces troubles sont liés à des lésions pariétales de l'hémisphère gauche. Ils se différencient de l'autotopo-agnosie car ils affectent la nomination et la description des parties du corps localement et non de façon généralisée. Mais un rapprochement clinique est possible pour autant que l'on peut observer des cas de régression de l'autopoagnosie vers le syndrome de Gerstmann. Celui-ci est souvent difficile à mettre en évidence du fait de l'aphasie associée.
J. Gerstmann, neurologue autrichien (1924)
Gerstmann-Straüssler-Scheinker (syndrome de) l.m.
Gerstmann-Straüssler-Scheinker's syndrome
Démence héréditaire familiale attribuée à une mutation d'une protéine prion.
Il s’agit d’un groupe d'encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) génétiques, ubiquitaires mais très rares, à transmission autosomique dominante.
Dans toutes les formes étudiées est relevée une mutation dans le gène de la protéine du prion (PrP) avec six points différents, dont la mutation 102 leu est la plus fréquente.
Après un début à un âge variable, autour de 40 ans en moyenne, et malgré une certaine diversité symptomatique, deux formes principales s'observent :
- ataxique, de type cérébelleux, progressive, qui s'associera à des troubles de la motricité oculaire, à des signes pyramidaux et à un déficit cognitif modéré. Elle correspond généralement à une mutation Pro102Leu ;
- démentielle ou télencéphalique, qui dominera sur les signes ultérieurs, pseudobulbaires, pyramidaux et accessoirement myocloniques, cérébelleux, pyramidaux et périphériques. La mutation Ala117Val est plus fréquente.
La présence constante de plaques amyloïdes abondantes, uni- ou plutôt multicentriques, disséminées dans le cortex cérébral et surtout cérébelleux, constitue leur marque commune.
Réussie chez les petits rongeurs, la transmission la moins aléatoire suite à des inoculations est celle due à la protéine portant la mutation Pro102Leu.
J. Gerstmann, neurologue autrichien, E. Sträussler, neuropsychiatre autrichien et I. M. Scheinker, neurologue russe (1936)
→ maladie de Creutzfeldt-Jakob
[D1,D5,E1,H1]
Édit. 2071
Gesell (échelle de) l.f.
Gesell's developmental schedule
Épreuve qui étudie le rythme de développement des petits enfants âgés de quatre semaines à cinq ans dans six domaines : locomotion, motricité manuelle, adaptabilité manuelle, expression verbale, compréhension verbale, réactions sociales (A. Gesell, 1919).
Ce test a été largement utilisé en France dans les années 1950 par Jenny Aubry et son équipe pour évaluer les enfants placés en institution ("Enfance abandonnée"). Il est peu homogène. Certains domaines d'observation et certaines épreuves ont été retenus pour des tests construits ultérieurement.
A. Gesell, pédiatre et psychologue américain (1928)
gésine n.f.
gestagène adj.
gestagenic
Qui possède la propriété de favoriser l'évolution de la grossesse par une activité hormonale comparable à celle du corps jaune ou du placenta ou par l'inhibition de la contractilité utérine.
Gestaltpsychologie n.f.
Théorie issue de la phénoménologie, selon laquelle, dans certains cas, le tout ne se réduit pas à la somme de ses parties et doit être appréhendé sous sa forme globale.
Il suffit d'en modifier un élément pour que la forme soit remaniée (M. Wertheimer, W. Köhler, K. Koffka, 1913).
Pour K. Goldstein, en tant que tout intégré, le fonctionnement de l'organisme se fonde sur la notion de "figure", définie comme une fonction ou une dysfonction qui se détachera du "fond", constitué par l'organisme et l'homme tout entier, mais qui restera indissolublement lié à cet arrière-plan somatopsychique.
La Gestalttheorie, qui a exercé une forte influence sur les concepts actuels, est à rapprocher de la notion de structure.
M. Wertheimer, psychologue autrichien (1880-1943) ; W. Köhler, psychologue allemand (1887-1967) ; K. Koffka, psychologue allemand (1886-1941)
Étym. all. Gestalt : forme, configuration
Gestaltthérapie n.f.
gestalt psychotherapy
Technique qui cherche à mettre en contact direct le sujet avec un champ phénoménologique immédiat, afin de favoriser une prise de conscience de la sensorimotricité et de l'affectivité, obérées par des blocages, des refus ou des dérivations.
La conscience de soi émergeant du corps perçu permet la libération de l'énergie que le sujet peut utiliser à des fins actives ou fantasmatiques. La Gestaltthérapie met l'accent, au travers d'une technique apparentée au jeu dramatique, sur l'importance des perceptions globales des phénomènes figure-fond et du ressenti, fondées sur l'idée que lorsque la satisfaction n'est pas obtenue - la "Gestalt inachevée" -, la tension persiste et arrête le développement de l'individu, le rendant incapable d'accomplir d'autres tâches, ce qui serait à l'origine des états névrotiques.
F. Perls (1940)
Étym. all. Gestalt : forme, configuration
gestante adj.
gravid
Équivalent de enceinte à propos d’une femme et de gravide à propos d’un animal.
gestante n.f.
gravida
Femme enceinte.
Chez l’Animal on utilise plutôt le terme femelle gravide.
gestation n.f.
pregnancy
Temps pendant lequel une femelle garde sa progéniture à l’intérieur de l’utérus et la nourrit à ses dépens.
Étym. lat. gestatio action de porter
Syn. grossesse
→ embryogénèse, organogénèse, fœtus, horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines), fœtogénèse, organogénèse, période fœtale, stade fœtal, période de gestation
[A4,O6]
gestation (13ème à 16ème semaine) l.f.
pregnancy (13°-16° week)
La croissance rapide se poursuit.
La tête s’est redressée et les yeux ont gagné la partie antérieure de la face mais ils sont encore largement séparés. L’oreille externe est en cours de différenciation et a quitté la partie supérieure du cou pour venir se placer sur le côté de la tête. L’ossification se fait rapidement. Le squelette est nettement visible sur une radiographie et le corps est recouvert du lanugo.
G. L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948)
Étym. lat. gestatio action de porter
→ horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines), lanugo
[A4,O6]
gestation (17ème à 20ème semaine) l.f.
pregnancy (17°-20° week)
La croissance se ralentit ; les diverses parties du corps ont acquis leurs proportions relatives.
Les glandes sébacées commencent à sécréter et le vernix caseosa vient recouvrir la peau et empêcher sa macération par le liquide amniotique. La myélinisation de la moelle spinale débute. La graisse brune se forme. La mère prend conscience des mouvements actifs du fœtus dans son utérus (coups de pieds).
G. L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948)
Étym. lat. gestatio action de porter
→ horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
gestation (21ème à 25ème semaine) l.f.
pregnancy (21°-25° week)
Les fœtus nés à partir de la 25ème semaine de gestation sont généralement viables.
Les paupières et les sourcils sont bien développés. Le lanugo prend une couleur plus foncée et la couche de vernix caseosa est plus épaisse. La peau est parfois très ridée du fait de sa forte croissance et du manque de graisse sous-cutanée. Les ongles des doigts sont visibles. Le visage et le corps ont en général l’aspect qu’ils présenteront à la naissance.
G. L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948)
Étym. lat. gestatio action de porter
→ horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines), lanugo
[A4,O6]
gestation (26ème à 29ème semaine) l.f.
pregnancy (26°-29° week)
Tout le corps s’arrondit, devient potelé et rondelet grâce aux dépôts de tissu adipeux sous-cutané.
Les yeux sont de nouveau ouverts ; les sourcils et les cils sont bien formés ; la membrane pupillaire disparaît. Les cheveux poussent.
G. L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948)
Étym. lat. gestatio action de porter
→ horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
gestation (30ème à 34ème semaine) l.f.
pregnancy (30°-34° week)
Le corps devient plus potelé et la peau est rose.
Les ongles des orteils sont visibles. Aux mains, les ongles ont atteint les extrémités des doigts. Les testicules descendent.
G. L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948)
Étym. lat. gestatio action de porter
→ horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
gestation (35ème à 38ème semaine) l.f.
pregnancy (35°-38° week)
Au cours des dernières semaines, près de 14g de graisse se déposent chaque jour ; le nouveau-né pèse approximativement 3 400g et sa VC est d’environ 360mm ; normalement le garçon pèse plus que la fille au moment de la naissance.
Aux pieds les ongles ont atteint les extrémités des orteils. Presque tout le lanugo a été éliminé et la peau est recouverte de vernix caseosa. L’ombilic siège au milieu de l’abdomen. Les testicules sont descendus dans le scrotum mais les ovaires siègent encore au-dessus de l’ouverture supérieure du pelvis et n’occuperont leur position définitive qu’à la naissance. La myélinisation de l’encéphale a commencé.
G. L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948)
Étym. lat. gestatio action de porter
→ horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines), lanugo
[A4,O6]