gène de virulence l.m.
virulence gene
Forme allélique d'un gène présente chez un parasite lui permettant de manifester un certain degré de virulence à l'égard d'un hôte dépourvu de résistance vis-à-vis de ce parasite.
gène des anticorps l.m.
antibody gene
Gène codant pour chaque domaine d'un anticorps.
On distingue les gènes C codant pour les régions constantes, présents dans une ou quelques séquences d’un génome, et les gènes V codant pour les régions variables, présents en un très grand nombre de séquences différentes.
Dans la cellule vierge à l'origine d'un lymphocyte B, les gènes V sont groupés à une grande distance du ou des gènes C sous forme de segments de gènes V, et au cours de la différenciation lymphocytaire n'importe lequel des gènes V peut subir une transposition et, grâce à ce réarrangement de l'ADN, être placé près d'un gène C ; le lymphocyte B résultant synthétise alors uniquement la chaîne légère ou lourde de l'anticorps ainsi réalisée.
Dans un génome, l'ensemble des gènes V et le ou les gènes C correspondants sont placés sur le même chromosome. Il existe ainsi trois regroupements distincts sur trois chromosomes différents : pour la chaîne légère κ, la chaîne légère λ et la chaîne lourde. On parle alors de gènes VX, Vλ ou VH et Cκ, Cλ, ou CH.
→ anticorps (domaine d'un), segment de gène Jλ, site de combinaison antigénique
gène discontinu l.m.
split gene
Gène de structure constitué d'une succession d'exons et d'introns.
C'est le cas des gènes présents chez presque tous les Eucaryotes et chez certains Procaryotes.
Syn. gène interrompu, gène mosaïque
gène domestique l.m.
housekeeping gene
Gène assrurant les fonctions indispensables à la vie cellulaire.
¨P.ex. ceux condant les enzymes de la glycolyse, de la réplication, la transcription, etc)..
réplication, transcription
[Q1]
Édit. 2018
gène dominant l.m.
dominant gene
Terme impropre qu’il serait préférable de remplacer par allèle dominant.
gène du choc thermique l.m.
heat shock gene
gène dupliqué l.m.
duplicate gene
gène égoïste (théorie du) l.f.
sociobiology, selfish DNA theory
Théorie extrapolant aux gènes l'hypothèse darwinienne de la sélection des plus aptes, et basée sur la transmission des caractères héréditaires par les gènes.
Le gène étant considéré comme la seule unité permanente au cours des générations, il favoriserait sa propre conservation au sein de la population, ce qui assurerait la perpétuation des groupes d’individus génétiquement proches dans la société. Un élargissement tendancieux de cette idée a servi à justifier et à entretenir des inégalités sociales ; elle a encouragé des comportements racistes. Aux Etats-Unis, elle est connue sous le nom de sociobiologie.
gène extra-chromosomique l.m.
extrachromosomal gene
Gène se trouvant sur un réplicon indépendant des chromosomes d’un organisme ou d’une cellule.
P. ex. dans les génomes des chloroplastes ou des mitochondries ou bien dans les plasmides de levure.
→ réplicon, eucaryote, chloroplaste, mitochondrie, plasmide
[Q1]
Édit. 2018
gène FMR1 l.m.
[H1,O1,O6,Q2]
Édit. 2017
gene Foxp2
Forkhead-box P2
Gène codant pour la protéine de même nom qui est un facteur de transcription de nombreux autres gènes et joue un rôle majeur dans le développement du langage et de la parole en ce qui concerne l’articulation, mais aussi la compréhension
Le gène est situé sur le bras long du chromosome 7 et code pour une protéine de 715 acides aminés dont le domaine Forkhead se lie à l’ADN. Cette protéine intervient dans les communications verbales chez l’homme comme chez l’animal. Des variants du gène ont été retrouvés dans la schizophrénie et l’autisme. Une famille porteuse d’une mutation (famille KE) a été particulièrement étudiée. Les sujets porteurs sont atteints de dyspraxie verbale (difficulté de répéter les mots usuels et inventés) et orofaciale limitée aux muscles de la face. Cette maladie héréditaire est à transmission autosomique dominante.
[L1, Q1, Q2]
Édit. 2020
gène fragmenté l.m.
discontinuous gene, split gene
Gène dont la région codante est interrompue par un ou de plusieurs introns.
Les introns de l’ARN sont éliminés au cours du processus appelé épissage.
[Q1]
Édit. 2018
gène homéotique l.m.
Gène responsable de la métamérisation du corps de l’embryon.
Les gènes homéotiques contiennent au niveau protéique une séquence commune dite homéobox permettant la liaison à l’ADN. Ce sont des gènes dits HOX, homologues des gène homéotiques de la drosophile, et qui persistent dans l’espèce humaine sous forme de quatre groupes de copies : HOXA, HOXB, HOXC, HOXD.
homoeotic gene (angl.), homeotic gene (amer.)
Étym. gr. génos : origine, descendance ; homoïos : semblable, identique
→ homéobox, homéodomaine, homéogène, acide rétinoïque
[Q1]
gène homologue l.m.
gène hybride l.m.
hybrid gene
Gène construit in vitro par fusion de deux gènes homologues et qui comporte une séquence de chacun des deux gènes.
P. ex. : un gène formé à partir du gène de l'interféron humain x1 et du gène de l'interféron humain x2.
gène indicateur l.m.
indicator gene
gène instable l.m.
unstable gene
gène interrompu l.m.
split gene
gène labile l.m.
labil gene
gène létal l.m.
lethal gene
Gène dont la présence, ou la mutation, entraîne la mort du produit de conception.
gène lié l.m.
linked gene
Gène dont le locus est situé suffisamment près de celui d'un autre gène de telle manière que leurs allèles sont souvent cotransférés lors de la reproduction sexuée.
La proportion de génotypes recombinés sera alors inférieure à 50%, et d'autant plus faible que les gènes sont plus proches.
→ gène indépendant, ligat, Mendel (lois de), recombinaison génétique
gène mainteneur l.m.
maintainor gene
Terme fautif : utiliser l'expression gène mainteneur de stérilité.
→ stérilité mâle nucléocytoplasmique
gène modificateur l.m.
modifier gene
Gène qui, par interaction avec les gènes d'autres locus, modifie leur expression phénotypique.
C'est le plus souvent l'existence de ces modifications qui fait supposer la présence et l'action de tels gènes.
gène mosaïque l.m.
split gene
gène mutable l.m.
mutable gene
Gène présentant une fréquence de mutation spontanée vers d'autres allèles plus élevée que la moyenne.
La mutation peut se produire au début du développement et s'exprimer tout au long de celui-ci, ou bien se produire au cours du développement et ne s'exprimer qu'un certain temps et dans certaines cellules ou tissus seulement. Elle peut être sous la dépendance de facteurs environnementaux ou sous la dépendance d'un gène mutateur.
Syn. gène instable, gène labile