Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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gastro-entérite infectieuse l.f.

infectious gastroenteritis

Inflammation des muqueuses gastrique et intestinale, d’évolution généralement aigüe, sous l’influence d’un microorganisme pathogène, bactérien ou viral, après une contamination le plus souvent alimentaire.
Sa traduction clinique est dominée par la diarrhée et des douleurs abdominales, avec ou sans fièvre. De nombreuses bactéries peuvent en être responsables (Salmonella, Shigella, Campylobacter, Yersinia, colibacilles, staphylocoques, etc.) ainsi que certains virus (rotavirus, parvovirus, enterovirus, etc.). Le traitement est à la fois symptomatique (réhydratation, médicament antidiarrhéique) et anti-infectieux après identification de l’agent responsable par examen direct des selles et/ou coproculture.
Cette affection atteint très fréquemment les voyageurs séjournant en pays tropical ; elle est communément dénommée tourista. Habituellement, elle guérit spontanément en moins de 4 jours.
Ses causes sont multiples : changement de régime alimentaire, infection ou toxi-infection par certaines bactéries ou par des rotavirus (Reoviridae) ou des norovirus (Caliciviridae). Dans ce cas, l’évolution est plus longue et plus sévère et peut, s’il s’agit de diarrhées bactériennes, imposer un traitement antibiotique.

gastro-entéro-anastomose l.f.

gastro entero-anastomosis

Création chirurgicale d'une anastomose entre l'estomac et l'intestin grêle.

Syn. gastroentérostomie

gastro-entérostomie l.f.

gastroenterostomy

Anastomose réalisée chirurgicalement entre l'estomac et l'intestin, la variété la plus fréquente étant la gastrojéjunostomie latérolatérale.

Syn. gastroentéro-anastomose

gastro-iléostomie l.f.

gastroileostomy

Création par voie chirurgicale d'une communication entre l'estomac et l'iléon.

gastro-jéjunostomie n.f.

gastrojejunostomy

Création par voie chirurgicale d'une communication entre l'estomac et le jéjunum.

gastrocytome n.m.

neurenteric, enterogenic cyst

Ancienne dénomination du kyste neuro-entérique.

kyste neuro-entérique

Gastrodiscoides hominis

Gastrodiscoides hominis
Douve responsable d’une distomatose intestinale en Orient.

distomatose intestinale

gastroduodénectomie l.f.

gastroduodenectomy

Résection d'une partie de l'estomac et du duodénum.

Syn. duodénogastrectomie

duodénogastrectomie

gastrodynie n.f.

gastrodynia

Syn. de gastralgie

gastroentérite à éosinophiles l.f.

eosinophilic gastroenteritis

Maladie bénigne rare caractérisée par la présence de manifestations gastro-intestinales (GI) anormales et non-spécifiques, associées à une infiltration éosinophilique du tractus GI pouvant affecter plusieurs segments et impliquer plusieurs couches dans la paroi GI.
Contrairement à l’œsophagite à éosinophiles, qui présente une incidence en nette augmentation, la gastrite, l’entérite et la colite à éosinophiles, rassemblées sous le nom de gastroentérite à éosinophiles (GEE), sont des entités rares. La GEE peut survenir à tout âge, le plus souvent observée entre l'âge de 30 et 50 ans. Hormis l’atteinte œsophagienne, l'estomac et le duodénum sont les sites les plus touchés. La présentation clinique est variable et dépend de la zone du tube digestif impliquée et de la profondeur de l'atteinte éosinophilique. Trois sous-types ont été définis en fonction de la couche digestive impliquée. La GEE muqueuse (sous-type le plus commun) est caractérisée par des douleurs abdominales, une diarrhée (avec ou sans hémorragie), une dyspepsie, des nausées, des vomissements, une perte de poids et des signes d'entéropathie exsudative (p.ex. gonflements et oedèmes). Les enfants et les adolescents peuvent aussi présenter un retard de croissance staturo-pondérale et une anémie. La GEE musculaire conduit à des symptômes d'obstruction/sténose intestinale. La GEE séreuse est caractérisée par des ballonnements, des ascites exsudatives et une éosinophilie périphérique. Les examens biologiques révèlent la présence d'éosinophiles dans le sang périphérique et des concentrations sériques élevées d'IgE (dans 20 à 80% des cas). Les autres résultats comprennent une stéatorrhée, une hypoalbuminémie, une anémie par carence en fer et un temps de prothrombine prolongé. L'endoscopie montre des anomalies muqueuses non spécifiques. L'examen histopathologique des biopsies gastriques et duodénales confirme le diagnostic et révèle habituellement des infiltrats éosinophiliques (> 20 à 30 éosinophiles par champ de forte puissance) en l'absence d'autres causes connues d'éosinophilie. La dégranulation ou la cryptite à éosinophiles sont également diagnostiques.La pathogénie de la GEE pourrait être médiée par une réaction d'hypersensibilité. Différents stimuli incluant des allergènes alimentaires, des médicaments (azathioprine, sels d'or, triméthoprime- sulfaméthoxazole) et des pathologies immunologiques, peuvent induire l'infiltration éosinophilique du tractus GI, suivie de leur dégranulation, de la libération de cytokines et des dommages cellulaires. Dans certains cas pédiatriques précoces, la GEE se résout en supprimant le lait du régime alimentaire. Le traitement repose sur la corticothérapie orale dans les cas modérés à sévères. Une corticothérapie de maintien à faible dosage est nécessaire en cas de rechute. Des stabilisateurs de mastocytes et des antihistaminiques ont été utilisés avec succès dans certains cas. Malgré le risque de rechute, le pronostic de la maladie est bon sous traitement, avec une disparition complète des symptômes. Les complications concernent le plus souvent l'atteinte séreuse.  

Réf. Orphanet, A. LUCENDO (2014)

oesophagite à éosinophiles

[L1]

Édit. 2020

gastromèle n.m.

gastromelus

Genre de monstre double parasitaire de la famille des polyméliens.
Un ou deux membres surnuméraires s'implantent sur le tronc du sujet principal.

gastroparésie n.f.

gastroparesis

Ralentissement et réduction de l'amplitude des mouvements de l'estomac.

Étym. gr. gaster: estomac; paresis: faiblesse

[L1]

Édit. 2019

gastropathie n.f.

gastropathy

Toute affection de l’estomac.

gastropathie exsudative l.f.

Affection gastrique qui comporte une excrétion excessive des protéines plasmatiques dans la lumière de l'organe.
La principale est le polyadénome gastrique diffus.

polyadénome gastrique

gastropexie l.f.

gastropexy

Geste chirurgical pratiquement abandonné, consistant à fixer l'estomac en cas de ptose, en suturant la séreuse gastrique à la paroi abdominale ou à la partie inférieure du lobe gauche du foie, ou encore à raccourcir l'épiploon gastrohépatique.

Étym. gr. gastêr: ventre, poche, pexis : fixation

gastroplastie l.f.

gastroplasty

Intervention plastique consistant à fixer l'estomac.

gastroplication l.f.

gastroplication

Opération consistant à réduire le volume d'un estomac fortement dilaté, en réalisant une plicature de sa paroi.

Syn. gastroplicateur, gastroraphie

gastroscopie n.f.

gastroscopy

Examen endoscopique de la paroi muqueuse de l’estomac.
Elle se fait par l’intermédiaire d’un endoscope à fibres de verre qui permet l’examen de l’œsophage, de l’estomac et de la première portion du duodénum.

gastrostomie  l.f.

gastrostomy, percutaneous endoscopic gastrostomy

Création par voie chirurgicale ou endoscopique, à titre provisoire ou permanent, d’une ouverture de la paroi gastrique, communiquant avec l’extérieur, méthode de référence pour une nutrition entérale prolongée de plus de quatre semaines pour des patients chez lesquels l’espérance de vie estimée est supérieure à un mois.
La gastrostomie endoscopique, alternative à la gastrostomie ou à la jéjunostomie chirurgicale est actuellement la plus utilisée. La technique permet la pose non chirurgicale, sous anesthésie loco-régionale d’un accès direct à l’estomac.
Elle est mieux tolérée que la sonde naso-gastrique.
Ses principales indications sont les affections neurologiques (accident vasculaire cérébral, coma…), carcinologiques, ORL, traumatiques (lésions cranio-faciales graves), la dénutrition majeure, les pneumopathies d’inhalation à répétition etc.

gastrostomie prépylorique l.f.

duodénostomie transgastrique

gastrotomie n.f.

gastrotomy

Incision de la paroi de l'estomac.

gastrula n.f.

gastrula

Stade de l’embryogénèse suivant celui de blastula et correspondant à la mise en place des trois feuillets (ectoblaste, endoblaste et mésoblaste) de l’embryon.

Étym. gr. gastêr : estomac, poche

gastrulation n.f.

Troisième phase de l’embryogénèse (troisième semaine) au cours de laquelle se mettent en place les trois feuillets du disque embryonnaire typiques des organismes pluricellulaires : l’ectoderme, l’endoderme et le mésoderme.
L’organisme embryonnaire formé est la gastrula.

disque embryonnaire tridermique, ectoderme, endoderme, mésoderme

[A4,O6]

GATA2 gene sigle angl.pour

 GATA binding protein 2

Gène situé sur le locus 3q21.3, codant un facteur de transcription : le Gata-binding factor 2, une protéine nucléaire qui régule l'expression des gènes.
La régulation des gènes joue un rôle critique dans le développement embryonnaire, l'auto-renouvellement, le maintien d'activité et de fonctionnalité des cellules hématologiques, du système lmymphocytaire et des cellules souches hématopoïétiques. 
Des mutations géniques et somatiques de ce gène conduisent à un large développement de pathologie familiale et sporadique : syndrome MonoMAC, leucémies. Des mutations inactivantes du gène GATA2 entraînent une réduction du taux cellulaire de GATA et le développement d'une large variété d'affections familiales  hématologiques, immunologiques, lymphatiques et autres pathologies regroupées dans une terminologie commune de déficience en GATA2. Moins communément ces affections sont associées avec  des mutations inactivantes de GATA2, non familiales (c.à.d.sporadiques ou acquises). La déficience en GATA2 se manifeste au début par anomalies bénignes qui, sans traitement évoluent vers des infections opportunistes sévères, des cancers induits par des virus, des atteintes pulmonaires, des syndromes myélodisplasiques, des leucémies aigües, principalement myéloblastiques, moins fréquemment des leucémies  myélomonocytaires chroniques et rarement des leucémies lymphoïdes.
La surexpression du facteur de transcription GATA2 n'est pas due à des mutations du gène GATA2 mais apparaît comme un facteur secondaire qui entraîne une agressivité de la leucémie myéloblastique EVI1 positive non familiale aussi bien qu''à l'évolutivité du cancer de la prostateOverexpression of the GATA2 transcription factor that is not due to mutations in the GATA2 gene appears to be a secondary factor that promotes the aggressiveness of non-familial EVI1 positive AML as well as the progression of prostate cancer.    
 

leucémie aigüe myéloblastique (paysage génomique), MonoMAC (syndrome)

[Q1,F1]

Édit. 2018

Gaté et Papacostas (réaction de) l.f.

formol gel test, Gaté and Papacostas' test

L’adjonction de quelques gouttes de formol à un sérum de syphilitique entraîne sa gélification en 24 ou 36 heures.
Obsolète et sans spécificité.

J. Gaté et C. Papacostas, dermatologistes français (1920)

syphilis

[D1]

Édit. 2018

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