Garden (classification de ) l.f.
Garden’s femoral neck fracture’s classification
Classification des fractures cervicales vraies (transcervicales) du col du fémur.
Type I : fracture transcervicale engrenée, avec peu de déplacement, habituellement en coxa valga.
Type II : fracture transcervicale sans déplacement ou avec un léger déplacement en varus de la tête fémorale.
Type III : fracture transversale avec déplacement modéré en coxa vara, les deux surfaces fracturaires restant en contact.
Type IV : fracture à grand déplacement avec perte de contact des surfaces fracturaires.
R. Garden, chirurgien britannique (1961)
Gardner (syndrome de) l.m.
Gardner’s syndrome, FPC (Familial Polyposis of the Colon)
Génopathie rare à transmission autosomique dominante, caractérisée par l’association d’une polypose colique du type de la polypose adénomateuse familiale (PAF) à des polypes duodénaux, des anomalies dentaires, des ostéomes bénins de la face, du crâne et des os longs, ainsi qu’à des tumeurs cutanées à type de kystes épidermoïdes, à des tumeurs desmoïdes et plus rarement des lipomes, léiomyomes, neurofibromes ou carcinomes basocellulaires.
Les polypes intestinaux présentent des risques très élevés de transformation maligne
Des lésions hamartomateuses du fond d’œil (hypertrophie congénitale de l’épithélium pigmentaire rétinien) sont présentes dans environ 70% des cas et peuvent précéder l’apparition des polypes et du cancer colo-rectal.
La fréquence est de 1 à 6/10.000 naissances ; dans 70% des cas il existe des antécédents familiaux. L’affection est liée à une mutation du gène APC (Adenomatous Polyposis Coli) situé sur le bras long du chromosome 5 en 5q21-q22, La pénétrance est complète, l’expression variable. Ce gène suppresseur de tumeur code pour la protéine APC produite dans de nombreux tissus. La plupart des mutations connues conduisent à la production d’une protéine tronquée incapable de bloquer la prolifération cellulaire.
La détection des porteurs sains est possible en biologie moléculaire.
E. J. Gardner, médecin généticien américain (1950) ; E. J. Gardner médecin généticien et R. C. Richards chirurgien américains (1953)
Syn. syndrome de Gardner et Richards, syndrome ostéomatose-polypose intestinale, polypose adénomateuse familiale, polypose intestinale héréditaire
→ polypose adénomateuse familiale
[L1,Q2,P3,I1,J1]
Gardner (vaginite desquamative de) l.f.
desquamative inflammatory vaginitis
Variété de vaginite définie par des lésions érythémateuses, érosives, de la muqueuse vaginale.
Il s'agit, dans 90% des cas, d'un lichen plan érosif qui peut s'étendre à la muqueuse vulvaire. Ces formes érosives de lichen plan vulvovaginal entrent dans le cadre d'un syndrome vulvovagino-gingival récemment individualisé. Cette vaginite desquamative évolue parfois de façon synéchiante. Plus rarement, il s'agit d'une pemphigoïde cicatricielle.
H. L. Gardner, gynécologue obstétricien américain (1968)
→ vulvo-vagino-gingival (syndrome)
Gardner et Richards (syndrome de) l.m.
E. J. Gardner, médecin généticien et R. C. Richards, chirurgien américains (1953)
Gardner-Diamond (syndrome de) l.m.
Gardner Diamond syndrome, psychogenic purpura
F. H. Gardner et L. K. Diamond, pédiatres américains (1955)
Syn. syndrome des ecchymoses douloureuses, purpura douloureux ecchymotique
→ syndrome des ecchymoses douloureuses
[A3,K4]
Édit. 2019
Gardnerella vaginalis
Gardnerella vaginalis
Bacille à Gram négatif aérobie, commensal du vagin et de l’urèthre.
Chez la femme, il est responsable de la vaginose bactérienne, d’infections urinaires ou puerpuérales ; il peut aussi provoquer des infections néonatales. Le plus souvent, des bactéries anaérobies y sont associées.
Syn. Corynebacterium vaginalis, Haemophilus vaginalis
gardnerellose n.f.
gardnerellosis
Infection vaginale due à Gardnerella vaginalis et à des anaérobies.
La gardnerellose n'est pas une infection sexuellement transmissible mais est un processus pathologique bénin dû à un déséquilibre de la flore vaginale.
Syn. vaginose bactérienne
Garel (signe de) l.m.
Garel’s sign
Absence d’éclairement d’un sinus maxillaire lors de sa transillumination par une source lumineuse, témoigant de son inflammation.
J. Garel, otorhinolaryngologiste français (1842-1931)
Syn. signe de Burger, signe de Vohsen Davidson, signe de Herying
gargarisme n.m.
gargarism, gargarisma, gargle, throat wash
Préparation liquide utilisée pour les lavages de bouche et de gorge.
Étym. lat. méd. gargarisma, du gr. gargarein : gargouiller
gargoylisme n.m.
gargoylism
Terme synonyme de mucopolysaccharidose mettant l’accent sur deux points : l’existence possible d’une dysmorphie à type de facies en gargouille et la présence dans les tissus de dépôts de mucopolysaccharides dans les cellules vacuolisées, les « gargoyl cells » des Anglo-Saxons.
Étym. vieux fr. garg : gosier ; goule : gueule
→ mucopolysaccharidose de type IIIA,IIIB,IIIC, Hurler (maladie de), Goldberg (syndrome de), leucodystrophie métachromatique, gangliosidose généralisée GM1 de type 2 ou juvénile et de type 3 de l'adulte, neuraminidase (déficit en)
Garipuy (méthode de) l.f.
Garipuy's method
Procédé d'hémostase adapté aux déchirures cervicales mais qui n'est plus usité en pratique.
Après traction sur le col, l'hémostase est obtenue par la mise en place d'un clamp en cas de déchirure linéaire ou de deux clamps si la déchirure est irrégulière, laissés en place douze heures.
R. Garipuy, gynécologue obstétricien français (1930)
Garissa (virus)
Garissa (virus)
Virus à ARN de la famille des Bunyaviridae responsable de fièvres hémorragiques en Afrique orientale.
Isolé à l'occasion d'une épidémie de fièvre hémorragique survenue au Kenya et en Somalie en 1997-98, le virus Garissa est proche du virus Bunyamwera ; il serait en fait un réassortant entre ce dernier virus et un autre virus non défini. Peut-être ne s'agit-il que d'un variant du virus Ngari. Les signes cliniques présentés par les malades ressemblent beaucoup à ceux de la fièvre de la Vallée du Rift.
Garland (syndrome de) l.m.
Garland's syndrome
Forme clinique des processus neurogènes (voire myogènes) au cours du diabète, qui réalise une amyotrophie bilatérale et souvent asymétrique de la ceinture pelvienne sans troubles sensitifs.
H. Garland, neurologue britannique (1955)
Garland (angle) l.m.
L. H. Garland, médecin radiologue américain (1961)
garniture n.f.
pad
Terme utilisé en urologie.
garniture chromosomique l.f.
chromosome complement
Ensemble des chromosomes présents dans le noyau d'une cellule eucaryote.
Syn. stock chromosomique
Garraud (incidence de) l.f.
Garraud's view
Incidence oblique palmodorsale de la main dégageant l'interligne pisipyramidal.
R. Garraud, médecin français (1938)
garrot n.m.
tourniquet
En médecine, lien placé autour d’un membre pour interrompre la circulation sanguine, de façon à obtenir le gonflement d’une veine superficielle qu’on veut ponctionner ou à assurer une hémostase temporaire.
Pour arrêter la circulation artérielle, un morceau de bois peut être passé dans la boucle pour permettre le serrage par torsion du lien. Pour arrêter la seule circulation veineuse une simple bande de caoutchouc suffit. En chirurgie des membres on utilise un garrot pneumatique pour faciliter l'acte chirurgical en maintenant le champ opératoire exsangue. En anesthésie locale intraveineuse on utilise aussi cette technique. De toute façon, un garrot ne doit jamais être laissé plus de 90 minutes. La pose d'un garrot artériel pour arrêter une hémorragie doit être exceptionnelle en raison des risques que la levée d'un garrot laissé trop longtemps fait courir au patient.
Accidents du garrot : des phénomènes toxiques généraux de choc peuvent survenir lors de la levée d’un garrot laissé trop longtemps en place. Ils sont liés à la libération dans la circulation générale de produits tissulaires toxiques accumulés pendant la période d’ischémie.
Étym. francique wrokkan : tordre
Garth (incidence de) l.f.
Garth’s apical oblique projection
Incidence radiographique de l’épaule utilisée dans l’exploration des instabilités antéro-médiales.
Le rayon est incliné de haut en bas de 45° environ, le patient étant assis en forte oblique, l’épaule à radiographier contre la table. Cette incidence qui dégage à la fois le rebord antéro-inférieure de la glène (recherche de fracture) et la partie postéro-supérieure de la tête humérale (recherche d’encoche de Malgaigne) est sensible et spécifique. Elle peut (à l’inverse du profil glénoïdien de Bernageau) être réalisé chez tous les patients quelle que soit leur mobilité.
W. P. Garth Jr, chirurgien orthopédiste américain (1984)
[I2]
Gartner (canal de Malpighi-) l.m.
Malpighi-Gartner's canal
Gartner (canal de) l.m.
H. T. Gartner, anatomiste et chirurgien danois (1822)
gasp n.m.
gasp
Inspiration forcée, avec ouverture de la bouche et dilatation des ailes du nez, se produisant en série lors de l'agonie, particulièrement en cas d'arrêt circulatoire.
Les affres de la mort ou gasps se voient lors de l'ultime effort de l'agonie (lutte contre la mort) quand le moribond cherche désespérément de l'air. Le faciès est affreux : les yeux grands ouverts, les pupilles complètement dilatées, la bouche s'ouvre spasmodiquement, les ailes du nez battent, tous les muscles de la face se contractent au même rythme. S'il n'y a pas d'autre cause évidente, ce faciès avec son rictus tragique est caractéristique de l'arrêt cardiaque : il impose la mise en route immédiate de la ressuscitation cardiorespiratoire (massage cardiaque, bouche à bouche, etc.).
Chez le nouveau-né, ce trouble respiratoire peut survenir en cas d’anoxie ou de lésion cérébro-méningée : il se caractérise alors par des inspirations saccadées, en hoquet.
Étym. angl. gasp : halètement, suffocation (du vieux norrois geispa : bailler)
→ affres, agonie, apneusie, arrêt cardiaque, détresse vitale, massage cardiaque, ressuscitation
gasper v.
gasp (to)
Pour un patient, faire des gasps.
→ gasp
Gasperini (syndrome de) l.m.
Gasperini’s syndrome
Syndrome protubérantiel caractérisé cliniquement par la présence du côté de la lésion d’une paralysie du nerf facial et du moteur oculaire externe et du côté opposé d’une hémi anesthésie le plus souvent thermo algésique.
U. Gasperini, médecin interniste italien (1912)
gasping n.m.
gasping
→ gasp