Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

3007 résultats 

piedra n.f.

piedra, tinea nodosa (inusité)
Maladie infectieuse des poils de barbe et des cheveux caractérisée par la présence de petites nodosités fermes, irrégulièrement échelonnées sur les tiges pilaires.
Dans la piedra blanche, rare mais cosmopolite, ces nodosités blanchâtres peuvent rester individualisées ou former des gaines coalescentes difficiles à différencier de celles des trichomycoses axillaires et pubiennes : elles sont constituées par le développement d'une levure du genre Trichophyton (Trichosporum cutaneum antérieurement connu sous le nom de T. beigelii) qui s'infiltre entre les cellules cuticulaires; en culture, des colonies blanchâtres poussent en 2 à 3 jours. Dans la piedra noire, endémique en zones tropicales, ces nodosités très dures sont constituées par le développement d'un ascomycète, Piedraia hortai, qui pénètre la cuticule et se développe à l'intérieur même de la tige pilaire; en culture, des colonies brunâtres poussent, difficilement, en 2 à 3 semaines.

Étym. esp. piedra : pierre

Syn. trichomycose noueuse (obsolète), trichosporie noueuse (obsolète)

pingranliquose n.f.

Maladie du tissu adipeux formant des nodosités de deux à six cm de diamètre, bien délimitées, mobiles sous la peau, indolores, localisées au siège et au bas-ventre et contenant de la graisse liquéfiée.
Elle est expliquée par une nécrose aseptique du tissu adipeux sous l'influence d'une endartérite.

Étym. lat. pinguis : gras ; granum : grain ; liquescere : devenir liquide

pipobroman n.m.

Agent alkylant, dérivé de l'acide méthane sulfonique qui agit en altérant la granulocytopoïèse de la lignée myéloïde.
Le pipobroman est utilisé dans le traitement de la maladie de Vaquez.

→ Vaquez (maladie de)

piribédil n.m.

piribedil

Agoniste dopaminergique non dérivé de l'ergot de seigle, utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson où il aurait une certaine action sur le tremblement.

pityriasis rotunda l.m.

pityriasis rotunda
Maladie cutanée relativement fréquente en Extrême-Orient, caractérisée par des lésions ichtyosiformes, rondes, de quelques centimètres de diamètre et bien délimitées, apparaissant habituellement entre 25 et 45 ans puis persistant inchangées le reste de la vie.
Son étiologie et son traitement restent inconnus.

pityrosporose n.f.

Maladie cutanée provoquée par la prolifération sur la peau de Malassezia furfur (autrefois dénommé Pityrosporum ovale), se manifestant par des plaques rouges, mal délimitées, recouvertes de squames grasses et peu prurigineuses, touchant surtout le visage, le cuir chevelu et l'espace médiothoracique, sous forme d'une dermite séborrhéique, et parfois le dos, réalisant alors une folliculite pityrosporique, ou les zones pileuses génitales.

Syn. malasseziose, pityriasis versicolor, dermite séborrhéique, eczéma séborrhéique

plaque athéromateuse l.f.

atheromatous plaque

Lésion de la maladie athéroscléreuse où les dépôts lipidiques sont plus importants que les constructions scléreuses artérielles.

Étym. gr. athêrê : bouillie

Syn. plaque fibroathéromateuse

→ athérome, plaque athéromateuse (centre lipidique de la), plaque athéromateuse fibreuse, plaque athéromateuse fibrolipidique, plaque athéromateuse gélatineuse

plaque d'athérosclérose l.f.

atherosclerotic plaque

Lésion de la maladie athéroscléreuse comportant des lésions équivalentes de fibrose et de dépôts lipidiques.

Syn. plaque fibrolipidique, plaque de Peyer

→ Peyer (plaque de)

plaque pleurale l.f.

pleural plaque

Fibrose collagène circonscrite du feuillet pariétal de la plèvre.
Les plaques pleurales sont des affections liées classiquement à l'inhalation de fibres d'amiante le plus souvent. Elles sont habituellement bilatérales et asymptomatiques, souvent calcifiées et découvertes lors d'examens radiologiques systématiques.
Leur retentissement fonctionnel est considéré comme faible ou nul. L'amiante est pratiquement la seule étiologie connue des plaques pleurales. Des expositions faibles, professionnelles ou environnementales sont suffisantes pour induire des plaques pleurales. Les plaques pleurales sont une maladie professionnelle indemnisablere reconnue selon le tableau 30 du régime général de sécurité sociale.
Cependant au cours des thoracotomies pour carcinomes bronchiques, il est fréquent d'observer une ou des plaques pleurales en dehors de tout contact avec l'amiante.

→ amiante

plaque sénile l.f.

senile plaque

Accumulation de substance amyloïde déposée dans le tronc cérébral des patients atteints de maladie d'Alzheimer et, à un moindre degré, dans les cerveaux séniles.

plaquettes grises (syndrome des) l.m.

grey platelet syndrome

Maladie hémorragique, congénitale, rare, associant macro-thrombo-cytopénie, myélofibrose, splénomégalie; les plaquettes ont un aspect gris caractéristique au frottis sanguin par coloration de May Grünwald Giemsa.
Les signes caractéristiques incluent une thrombopénie, une tendance aux ecchymoses (pétéchies), des saignements prolongés et des épistaxis.
Les granules alpha sont les vésicules les plus nombreuses des plaquettes et stockent les protéines qui contribuent à l'adhésion et à la cicatrisation de celles-ci quand elles sont sécrétées durant l'activation plaquettaire.
Le diagnostic repose sur la clinique et l'absence ou la réduction significative des granules alpha en microscopie électronique.
L’affection est due à des mutations sur le gène NBEAL2. La transmission est autosomique récessive. Le pronostic est généralement bon pour les jeunes patients avec une thrombopénie modérée. Les patients avec un nombre de plaquettes inférieur à 30 GIGA/L sont à risque de saignements mettant en jeu le pronostic vital.
Il n'existe pas de traitement spécifique, seulement des mesures de prévention du risque hémorragique (par ex. transfusion de plaquettes avant une intervention chirurgicale)

W. A. Gahl, généticien américain, Meral Gunay-Aygun, pédiatre américaine (2011)

Réf. Orphanet, W. A. Gahl, généticien américain, Meral Gunay-Aygun, pédiatre américaine (2011)

→ NBEAL2

plasmaphérèse n.f.

plasmapheresis

1) Production, à des fins thérapeutiques différées, à partir d’échantillons de sang appropriés, de fractions de plasma réinjectable, conservées sous forme congelée, et de plasma destiné à un fractionnement industriel pour la fourniture ultérieure d’immunoglobulines, d’albumine et de facteurs de coagulation.
Tous ces produits sont considérés comme des médicaments et donc soumis à des règles strictes d’identification, de pureté et d’activité biologique.
2) Selon un objectif thérapeutique immédiat, pour traiter certaines hémopathies, élimination sélective de protéines anormales du sang circulant (myélome multiple, maladie de Waldenström) ou d’autoanticorps circulants (purpura thrombocytopénique idiopathique, syndrome de Goodpasture, myasthénie, certaines neuropathies périphériques).
Le plasma prélevé est remplacé par du plasma sain. On parle d’échanges plasmatiques.

Étym. du grec phérein : transporter, déplacer

→   échange plasmatique

plasmocyte n.m.

plasma cell

Lymphocyte B activé par sa rencontre avec l’antigène et producteur d’anticorps.
Habituellement non présent dans le sang circulant, il agit au niveau des tissus de la zone paracorticale des nodes (ganglions) lymphatiques, de la pulpe blanche de la rate, du tissu conjonctif des muqueuses, principalement intestinales, de la moelle osseuse. Cette cellule possède un noyau excentré, à chromatine en motte, répartie en rayons de roue ; un cytoplasme basophile riche en ribosomes et renfermant un appareil de Golgi et un réticulum endoplasmique granuleux très développés. L’ensemble de ces constituants cytonucléaires permet une intense activité de synthèse protéique et la production d’immunoglobulines. Dans les étapes qui conduisent du lymphocyte B au plasmocyte, l’activation dépend des antigènes : certains dits T dépendants, les plus importants, agissent grâce aux lymphocytes T par l’intermédiaire des interleukines sécrétées par les T auxiliaires ; d’autres, dits T indépendants, répondent à des polymères de haut poids moléculaire et induisent des liaisons avec les récepteurs cellulaires de surface. Une autre étape correspond à la prolifération des lymphocytes B activés, par divisions cellulaires assurant la transformation de ces cellules en plasmoblastes puis leur maturation en plasmocytes.
Chaque plasmocyte est spécialisé dans la biosynthèse d'une variété de chaîne légère κ ou λ, et d'une variété de chaine lourde α, γ, δ,, exceptionnellement epsilon. Cette spécialisation est acquise à la suite de remaniements portant sur les gènes des immunoglobines des précurseurs lymphoïdes B. Les plasmocytes sont observés comme une population minoritaire des cellules des nodes (ganglions) et tissus lymphatiques. Ils sont rares dans la moelle osseuse, absents dans le sang normal. La prolifération d'une lignée de plasmocytes est à l'origine de la maladie de Kahler ou de plasmocytomes solitaires. Ils peuvent, dans certains états inflammatoires, revêtir des aspects morphologiques particuliers par la distension de l'ergatoplasme (cellules de Mott).

plastie d'élargissement du col vésical l.f.

suprapubic bladder neck revision

Intervention chirurgicale visant à agrandir le col vésical, dans la cure de la maladie du col congénitale ou de certaines sténoses acquises.
La plus utilisée, notamment chez l'enfant, repose sur le principe des plasties YV. Leur inconvénient majeur chez le garçon est de créer des éjaculations rétrogrades, ce qui tend à les faire abandonner, et chez la fille de menacer parfois la continence.

platybasie n.f.

platybasia

Déformation du crâne, dont la base est anormalement plate, quand la valeur de l'angle sphénoïdal de Virchow et Welcker, ou celle de l'angle foramen magnum-clivus (van Bogaert) est augmentée.
Quand la platybasie est importante, les angles deviennent presque plats.
La platybasie est liée à une orientation anormalement horizontale du clivus. Elle peut être le fait de certaines crâniosténoses (acrocéphalie, scaphocéphalie) ou en rapport avec certaines maladies entraînant des déformations osseuses (rachitisme, ostéose parathyroïdienne, osteogenesis imperfecta et surtout ostéomalacie et maladie de Paget). L'existence d'une platybasie entraîne celle d'une impression basilaire, mais la réciproque n'est pas toujours vraie.

L. van Bogaert, baron, neuropathologiste belge, membre de l'Académie de médecine (1933)

Étym. gr. platus : plat ; basis : base

platyspondylie n.f.

platyspondyly

Désordre de la croissance des corps vertébraux qui sont à la fois plats et larges.
Bien qu’une seule vertèbre puisse être atteinte, très souvent la platyspondylie est généralisée. Cette anomalie est en particulier observée dans certaines chondrodysplasies : maladie de Morquio, dysplasie spondylométaphysaire, dysplasie spondyloépiphysaire tardive, etc.

Étym. gr. platus : large et plat ; spondulos : vertèbre

pleurésie sérofibrineuse l.f.

serofibrinous pleurisy

Épanchement sérofibrineux, d'origine tuberculeuse dans la terminologie française classique, réalisant la plus fréquente des localisations séreuses de la tuberculose.
Elle représente 10 à 15% des cas de la maladie tuberculeuse d'une part, mais aussi 10 à 15% des pleurésies.
Les symptômes pleuraux sont au premier plan, augmentés à l'inspiration profonde : point de côté, toux sèche. La dypsnée témoigne de l'abondance de l'épanchement. Une discrète atteinte de l'état général est fréquente. La radiographie confirme l'épanchement. La ponction de la cavité pleurale révèle un liquide sérofibrineux à prédominance lymphocytaire riche en protides, ayant tendance à coaguler. La culture n'est positive qu'une fois sur deux.
La biopsie pleurale permet d'affirmer le diagnostic en révélant un granulome épithélioïde avec ses formations folliculaires et parfois une ébauche de nécrose caséeuse centrale. Si elle est négative, les méthodes d'amplification génique sur le liquide pleural peuvent se révéler utiles.

Sigle  : PSF

pleurésie virale l.f.

viral pleurisy

Pleurésie dont la cause est un virus.
Maladie très rare quoique souvent évoquée. Une réaction pleurale radiologique se voit parfois lors d'une atteinte pulmonaire virale associée à une infection pulmonaire. Chez l'enfant, elle peut s'observer après une infection par un adénovirus.

plexite radique l.f.

radioinduce plexitis

Séquelle tardive de l'irradiation d'une tumeur se manifestant par une paralysie définitive, partielle ou totale, des nerfs constituant le plexus (brachial, lombaire ou sacré), avec fibrose tissulaire et atteinte artériolaire.
La plexite brachiale est la plus connue. Elle constituait une séquelle grave irréversible du traitement des cancers du sein, de l'apex pulmonaire ou de la maladie de Hodgkin. Elle risquait de se produire dix à trente ans plus tard lorsque les doses dépassaient 45 grays.

plongée (accident de) l.m.

diving accident

Accident survenant au cours ou après une plongée subaquatique ou un séjour en caisson hyperbare.
Les causes sont multiples et peuvent se combiner entre elles, la noyade peut en être une conséquence. On distingue : les accidents non spécifiques, perte de connaissance et malaises chez un sportif ; les accidents spécifiques par toxicité du mélange gazeux (oxygène, azote, polluant, poussières), par barotraumatismes, par décompression ou désaturation.
Une maladie professionnelle devenue très rare  chez les plongeurs est liée à la répétition d'incidents de désaturation après la plongée, souvent négligés, entraînant une ostéonécrose à peu près symétrique des os des parties mal vascularisées des membres (partie basse de la diaphyse fémorale, partie haute de la diaphyse tibiale, têtes et cols de l'humérus et du fémur).

→ décompression (accidents de), plongée profonde (troubles psychiques en)

pneumaturie l.f.

pneumaturia

Émission, lors de la miction, de gaz mélangé à l'urine.
Symptôme révélateur d'une fistule urodigestive, qui peut être d'origine tumorale ou inflammatoire (diverticulose sigmoïdienne, maladie de Crohn).

pneumonie n.f.

pneumonia

Inflammation aigüe du parenchyme pulmonaire d'origine infectieuse se manifestant sous la forme de foyers multiples ou d’un foyer unique.
Elle peut être définie par :
- la nature de l'agent causal (bactérien, viral, fongique, parasitaire) ; le pneumocoque est la bactérie la plus fréquemment en cause et la plus souvent responsable de décès précoces ;
- sa topographie dans le poumon : systématisée (lobaire ou segmentaire, multilobaire) ou non systématisée ;
- ses caractéristiques histologiques : alvéolaire, interstitielle ou alvéolo-interstitielle.
La pneumonie est la première cause de mortalité par maladie infectieuse dans le monde. Elle peut être communautaire ou nosocomiale.
Le terme "pneumopathie" est réservé aux inflammations non infectieuses du tissu pulmonaire. Il est parfois utilisé à tort pour celui de pneumonie, par transposition du terme "pneumopathy" des auteurs américains.

pneumonie des immunodéprimés l.f.

pneumonia in the immunocompromised host

Infection pulmonaire survenant chez des sujets ayant un déficit congénital ou acquis des défenses phagocytaires immunes, humorales (immunoglobulines, complément) ou cellulaires (polynucléaires, lymphocytes).
Ces déficits peuvent être sélectifs et isolés telle une agamma globulinémie, ou associés (SIDA) ou être l'expression complexe d'une maladie ou d'un traitement déprimant l'immunité : cancer, lymphome, leucémie, collagénose, traitement cytostatique, corticothérapie de longue durée et/ou à haute dose, transplantation d'organes, splénectomie. Les agents infectieux responsables peuvent être opportunistes, naturellement peu virulents chez le sujet sain, ou d'expression opportuniste, pathogènes chez le sujet sain, mais responsables d'infections anormalement fréquentes et graves chez des immunodéprimés.

→ infections respiratoires de l'immunodéprimé (éléments du diagnostic)

pneumopathies interstitielles (étiologie des) l.f.

interstitial pneumopathy (etiology of)

Certaines causes sont connues, d'autres ne le sont pas.
- Causes connues :
pneumopathie d'hypersensibilité,
pneumoconiose fibrosante,
pneumopathies médicamenteuses,
poumon radique,
vascularites pulmonaires,
lymphangite carcinomateuse pulmonaire,
maladies de surcharge.
- Causes inconnues :
fibrose idiopathique
fibrose associée à une maladie systémique
sarcoïdose
spondylarthrite ankylosante
fibrose congénitale
histiocytose X
hémosidérose pulmonaire idiopathique
microlithiase alvéolaire
hémorragie alvéolaire
lymphangiomyomatose.

pneumothorax n.m.

pneumothorax

Épanchement d'air entre les deux feuillets de la plèvre qui peut être spontané ou provoqué par un processus morbide, un traumatisme ou par l'insufflation thérapeutique d'un gaz.
Sur le cliché thoracique, le pneumothorax réalise une hyperclarté avasculaire, limitée en dehors par le gril costal et en dedans par le poumon souligné par un fin liseré dense répondant au feuillet viscéral de la plèvre. Dans la détection des formes difficiles, la sensibilité de la scanographie est plus élevée que celle de la radiographie standard.
L'épanchement peut intéresser les deux plèvres.

Le pneumothorax spontané, dit «idiopathique», est de beaucoup le plus fréquent. Il est dû à la rupture de petites bulles d'emphysème souspleurales qui prédominent à l'apex des poumons. Cette affection est, en règle, bénigne, mais la plupart des auteurs conseillent l'évacuation de l'air par un drain ou un cathéter, voire par simple exsufflation à l'aiguille. La récidive (30% des cas) dans les cinq années qui suivent, du même côté ou du côté opposé, justifie alors la chirurgie vidéo-assistée.
Le pneumothorax «à soupape» provoque un syndrome de compression médiastinale avec insuffisance ventilatoire aigüe causée par l'accumulation de l'air entrant à chaque inspiration dans la plèvre : du fait d'un mécanisme de clapet, cet air ne peut sortir à l'expiration suivante. L'évacuation en urgence s'impose.
L'hémopneumothorax associe les signes d'insuffisance respiratoire à ceux d'hémorragie interne, il est dû à la rupture intrapleurale d'une bride très vascularisée. Le traitement est chirurgical en urgence.
Il y a d'autres formes de pneumothorax spontané notamment dans les bronchopneumopathies chroniques obstructives, les emphysèmes pulmonaires avec ou sans bronchite et la tuberculose pulmonaire active.
Au cours d'un syndrome d'immunodépression acquise compliqué d'une pneumopathie à Pneumocystis carinii traitée par la pentamidine en aérosols, le pneumothorax est dû à la rupture de pneumatocèles et de gros kystes aériens souspleuraux.
Plus rarement le pneumothorax est dû à une pneumopathie granulomateuse ou interstitielle, florissante ou non, à une maladie de Marfan, à une lymphoangiomatose ou à une connectivite.

Le pneumothorax thérapeutique n'a plus qu'un intérêt historique, il était pratiqué naguère pour la collapsothérapie de la tuberulose pulmonaire.
Un pneumothorax résiduel, souvent induit, fait suite à une intervention cardiothoracique ou ORL basse. Il se résorbe en quelques jours. La chirurgie vidéoassistée du thorax nécessite la création d'un pneumothorax provisoire, par insufflation de CO2 qui se résorbe en général rapidement.
Un pneumothorax iatrogène peut se voir après une ponction pleurale, un cathétérisme de la veine sousclavière et surtout au cours de la ventilation mécanique par trachéotomie, intubation nasale ou orale (barotraumatisme), lorsque l'importance des résistances bronchiques ou le caractère réfractaire de l'hypoxémie justifient une pression positive permanente. Devenu plus rare avec l'emploi de l'hypercapnie contrôlée, ce type de pneumothorax est souvent d'un pronostic très mauvais, tant par lui-même que par le contexte étiologique.

J. M. Itard, médecin français, membre de l'Académie de médecine (1803)

Étym. gr. pneuma : souffle, air ; thôrax : poitrine

→ emphysème pulmonaire, pneumothorax spontané, pneumothorax bridé, pneumothorax thérapeutique, pneumothorax traumatique, pneumothorax suffocant,  hémopneumothorax, bride, bronchopneumopathie chronique obstructive, tuberculose pulmonaire commune, syndrome d\'immunodépression acquise, Pneumocystis carinii, maladie de Marfan, lymphangiome, connectivite, barotraumatisme, collapsothérapie, hypercapnie contrôlée

[K1]

Édit. 2018

| page précédente | /121 | page suivante