collerette de l'iris l.f.
Ligne brisée située à l'union du tiers interne et des deux tiers externes de l'iris, correspondant à la partie la plus épaisse de l'iris (0,6 mm).
[A1,P2]
colobome de la choroïde l.m.
coloboma of the choroid
Absence d'un secteur de choroïde donnant au fond d'œil une plage blanche bordée d'un liseré pigmenté, d'étendue variable, surmontée des vaisseaux rétiniens d'aspect normal.
Typique s'il se trouve sur la ligne de la fermeture de la fente fœtale, et atypique s'il se trouve en dehors de la fermeture de la fente fœtale (maculaire ou autre). Il est partiel s'il n'intéresse qu'une partie de la fente fœtale et complet s'il parcourt toute la longueur de cette fente. Il existe dans cette zone une rétine visuelle "inversée", pas d'épithélium pigmentaire et de couche externe de la choroïde. La sclère peut être amincie en regard et donner une hernie, il s'agit dans ce cas d'un colobome ectasique.
[P2]
colobome de l'uvée l.m.
uveal coloboma
Colobome siégeant sur la ligne de fermeture de la fente fœtale : provoqué par sa fermeture trop précoce, il se présente au fond d'œil dans sa forme typique, comme une plage blanche, nacrée, bordée d'un liseré pigmenté, d'étendue variable, située au-dessous de la papille.
Le colobome est dit complet quand il s'étend de la papille au corps ciliaire, partiel, quand il n'intéresse qu'une partie de la fente fœtale. Il peut être associé à des signes oculaires tels qu'un colobome irien, à une microphtalmie, à une fente palatine, à un bec de lièvre, à une atrésie anale (syndrome oculo-anal ou de l'œil de chat). Le colobome peut être héréditaire, (le plus souvent autosomique dominant, parfois récessif ou lié au sexe, ou associé à une aberration chromosomique, trisomies (13, 18) ou délétions. Parfois un seul gène est responsable de malformations multiples (syndrome CHARGE).
[Q2,P2]
colobome maculaire l.m.
coloboma of macula
Plage ovalaire atrophique blanc nacrée au centre du pôle postérieur dans la région maculaire traversée par les vaisseaux rétiniens.
On distingue trois formes, le colobome pigmenté avec masses de pigments irrégulières sur l'aire colobomateuse, le colobome non pigmenté avec un simple liseré de pigment, et le colobome maculaire associé à des lésions vasculaires (anastomoses choriorétiniennes et vascularisation vitréenne à partir du colobome). Le colobome maculaire bilatéral peut être considéré comme une agénésie des tissus et non comme un véritable colobome sur la ligne de la fente fœtale. Les causes peuvent être métaboliques, inflammatoires ou héréditaires. L’affection est autosomique dominante (MIM 120300).
Clausen, ophtalmologue allemand (1921)
Syn. agénésie de la macula, aplasie fovéale, dysplasie maculaire
[Q2,P2]
colpopérinéoraphie n.f.
colpoperineorraphy
Opération chirurgicale destinée à réparer le périnée et rendre son volume au vagin distendu, en reconstituant le plan musculo-aponévrotique profond et en suturant avec elle-même la paroi vaginale partiellement avivée et réséquée au préalable.
Elle a pour but de remédier au prolapsus des organes génitaux. Opération destinée à corriger un prolapsus de la paroi vaginale postérieure et toute insuffisance périnéale ; outre la résection d'un fragment de tissu vaginal, les releveurs de l'anus sont rapprochés sur la ligne médiane.
Syn. colpopérinéoraphie postérieure
[O3]
commissure blanche antérieure de la moelle spinale l.f.
commissura alba anterior medullae spinalis (TA)
anterior white commissure of spinal cord, ventral white commissure of spinal cord
Lame transversale de substance blanche qui unit l’un à l’autre, sur la ligne médiane, les deux cordons ventraux de la moelle spinale.
Elle est comprise entre le fond du sillon médian ventral et la commissure grise.
[H5]
Édit. 2015
commissure grise antérieure de la moelle spinale l.f.
commissura grisea anterior medullae spinalis (TA)
anterior grey commissure of spinal cord, ventral grey commissure of spinal cord
Lame transversale de substance grise qui réunit sur la ligne médiane les deux moitiés droite et gauche de la moelle en avant du canal central de la moelle spinale.
Elle unit les cornes antérieures de la moelle.
→ substance intermédiaire centrale de la moelle spinale
[H5]
Édit. 2015
commissure grise postérieure de la moelle spinale l.f.
commissura grisea posterior medullae spinalis (TA)
posterior grey commissure of spinal cord, dorsal grey commissure of spinal cord
Lame transversale de substance grise qui réunit sur la ligne médiane les deux moitiés droite et gauche de la moelle en arrière du canal central de la moelle spinale.
Elle unit les cornes postérieures de la moelle.
→ substance intermédiaire centrale de la moelle spinale
[H5]
Édit. 2015
commissure postérieure des grandes lèvres de la vulve l.f.
commissura labiorum majorum pudendi posterior (TA)
posterior commissure of labium majus
Union sur la ligne médiane de l’extrémité postérieure des grandes lèvres, en arrière du frein des lèvres de la vulve, à distance de l’orifice anal plus postérieur.
[A2]
Édit. 2015
commissure supra-optique dorsale l.f.
commissura supraoptica dorsalis (TA)
dorsal supra-optic commissure
Commissure interdiencéphalique qui traverse la ligne médiane au niveau de la paroi ventrale du tuber cinéréum, en arrière et au-dessous du chiasma optique.
Elle réunit entre elles les deux régions sous-lenticulaires et la partie sub-lenticulaire de la capsule interne.
T. Meynert, neuropathologiste et psychiatre autrichien (1833-1892)
Syn. anc. commissure de Meynert, commissure supérieure
[H5]
Édit. 2015
commissure supra-optique ventrale l.f.
commissura supraoptica ventralis (TA)
ventral supra-optic commissure
Commissure interdiencéphalique jetée en pont entre les deux corps géniculés médiaux et peut-être entre les deux colliculus inférieurs.
Ses fibres suivent le côté médial des tractus optiques et croisent la ligne médiane le long du bord postérieur du chiasma optique. Cette commissure participerait au système acoustique. C’est la seule véritable commissure supra-optique.
B. von Gudden, neuropathologiste allemand (1824-1886)
Syn. anc. commissure de Gudden, commissure supra-optique vraie, commissure inférieure
[H5]
Édit. 2015
conduit paramésonéphrotique l.m.
ductus paramesonephroticus (TE)
paramesonephric duct
Chez l’embryon, canal se formant le long de l’uretère primaire (canal mésonéphrotique) à la suite d’un pincement de la pariétopleure.
Il disparaît chez le male ; il forme les voies génitales internes chez la femelle. Dans l’espéce humaine, il donne la trompe, puis par adossement sur la ligne médiane des canaux des deux cotés, l’utérus et la partie supérieure du vagin.
Syn. canal de Müller, canal paramésonéphrotique
[A4]
Édit. 2018
corde promontocotyloïdienne l.f.
promontory-acetabulum cord
Segment de droite qui sous-tend l'arc dessiné dans le bassin osseux par le sinus sacro-iliaque.
Elle va du point le plus saillant du promontoire, sur la ligne médiane, jusqu'au point osseux qui correspond, dans l'excavation, au fond du cotyle. Elle mesure, normalement, 9 cm.
[A1]
Édit. 2015
cordopexie l.f.
cordopexy
Intervention consistant à déplacer chirurgicalement la corde vocale avec l’aryténoïde pour la rapprocher ou l’éloigner de la ligne médiane en cas d’immobilité laryngée.
Cette opération peut être effectuée par voie extra-laryngée, trans-laryngée ou endoscopique.
[P1]
corps calleux l.m.
corpus callosum (TA)
corpus callosum
Commissure interhémisphérique néo-palliale formant une lame de substance blanche convexe dans le sens antéro-postérieur.
Elle forme un pont en aile de papillon entre les deux hémisphères au-dessus des ventricules latéraux et du diencéphale. Elle s’incurve en arrière, formant au-dessus des colliculi le splénium. Elle s’enroule en avant et en bas, formant le genou du corps calleux et se termine en s’effilant sur la paroi antérieure du troisième ventricule formant le rostrum du corps calleux. La partie intrahémisphérique s’épanouit dans la substance blanche des hémisphères constituant les radiations frontales, pariétales et occipitales du corps calleux qui joignent les régions symétriques du cortex des deux hémisphères en traversant la corona radiata.
Plus développé chez l'ambidextre que chez le droitier, le corps calleux permet : 1°- le transfert interhémisphérique d'informations élémentaires et symétriquement organisées (sensorimotrices), d'informations complexes et asymétriquement organisées nécessaires aux aptitudes linguistiques, praxiques, gnosiques et visuospatiales gérées par l'un des hémisphères ; 2° - le transfert d'apprentissages ; 3° - la coopération interhémisphérique et la fusion médiane ou la continuité à travers la ligne médiane de l'espace proprio- et extéroceptif pour les systèmes somatosensitif et visuel.
→ agénésie du corps calleux, corps calleux (pathologie liée au), syndrome calleux
[H5]
Édit. 2015
corps caverneux du clitoris l.m.
corpus cavernosum clitoridis (TA)
corpus cavernosum of clitoris
Chacun des deux organes érectiles droit et gauche du clitoris, analogues aux corps caverneux de la verge.
Ils s’insèrent sur la moitié antérieure du bord inférieur des branches ischiopubiennes et s’unissent sur la ligne médiane en avant de l’extrémité inférieure de la symphyse pubienne pour former le corps du clitoris.
[A1,M2]
Édit. 2015
corps caverneux du penis l.m.
corpus cavernosum penis (TA)
corpus cavernosum penis
Chacun des deux organes érectiles droit et gauche du pénis dont l’union forme le corps caverneux du pénis.
Leur extrémité postérieure ou racine est insérée sur les deux tiers antérieurs du bord inférieur de la branche ischiopubienne. Ils se réunissent sur la ligne médiane sous l’arcade pubienne, par accolement de leurs faces médiales et s’étendent sur toute la longueur de la partie dorsale du pénis. Ils limitent deux gouttières longitudinales dont l’inférieure, large, loge le corps spongieux et l’urètre. Ils se terminent en s’enfonçant dans la base du gland du pénis par une extrémité brusquement effilée et aplatie de haut en bas. Une enveloppe blanchâtre très résistante et très élastique, la tunique albuginée du corps caverneux, entoure le tissu érectile du corps caverneux. Elle est plus épaisse que sur le corps spongieux.
[A1,M2]
Édit. 2015
corps du fémur l.m.
corpus femoris (TA)
shaft of femur, body of femur
Partie du fémur intermédiaire entre l’extrémité supérieure au-dessous du petit trochanter et l’extrémité inférieure au-dessus des condyles.
Prismatique triangulaire elle a trois faces, antérieure, postéro-latérale et postéro-médiale et trois bords dont le postérieur constitue la ligne âpre.
[A1]
Édit. 2015
corps trapèzoïde l.m.
corpus trapezoidum (TA)
trapezoid body
Large faisceau situé en avant de la partie dorsale du pont.
Il est constitué de fibres transversales issues des noyaux cochléaires et qui, après avoir traversé la ligne médiane (décussation du corps trapézoïde), se continuent par le lemnisque latéral. Des amas cellulaires sont répartis le long du corps trapézoïde et constituent le noyau du corps trapézoïde.
[A1]
Édit. 2015
côté droit de l'embryon l.m.
latus dextrum embryonis (TE)
right side of embryo
Bien que les côtés de l’embryon puissent être reconnus ainsi que les pôles rostral et caudal dès le stade carnegie 5, c’est au début de la phase de gastrulation, dès la fin de la deuxième semaine de la vie embryonnaire que la ligne primitive et le nœud primitif établissent au stade carnegie 6b (horizon VII de Streeter), sur les bases moléculaires, l'axe longitudinal de l’embryon et par conséquent le plan de symétrie bilatérale du futur adulte.
→ pôle rostral de l'embryon, pôle caudal de l'embryon, stade carnegie 5, stade carnegie 6, horizon VII de Streeter
[A4,O6]
côté gauche de l'embryon l.m.
latus sinistrum embryonis (TE)
left side of embryo
Bien que les côtés de l’embryon puissent être reconnus ainsi que les pôles rostral et caudal dès le stade carnegie 5, c’est au début de la phase de gastrulation, dès la fin de la deuxième semaine de la vie embryonnaire que la ligne primitive et le nœud primitif établissent au stade carnegie 6b (horizon VII de Streeter), sur les bases moléculaires, l'axe longitudinal de l’embryon et par conséquent le plan de symétrie bilatérale du futur adulte.
→ pôle rostral de l'embryon, pôle caudal de l'embryon, stade carnegie 5, stade carnegie 6, horizon VII de Streeter
[A4,O6]
courbe ménothermique l.f.
basal body temperature
Evolution de la température basale sur au moins un mois lunaire, un cycle ovarien.
Son exécution exige un thermomètre unique, une prise identique dans sa durée, au réveil, avant le lever, avant toute ingestion d'aliment et tout effort musculaire. La lecture doit être faite au dixième de degré Celsius près, la courbe doit être portée sur une grille adéquate permettant de joindre par une ligne les prises quotidiennes. Le cycle fécond est caractérisé par son aspect diphasique, avec une période de durée variable qui commence au premier jour des règles et se termine après l'ovulation. Une seconde période lui succède après un décalage rapide de moins de trois jours, à un niveau plus élevé d'au moins cinq dixièmes de degré et surtout une durée supérieure à dix jours définissant le plateau thermique prémenstruel. Ce plateau permet de dater l'ovulation par le décalage thermique, d'évaluer la sécrétion progestéronique, donc la qualité du corps jaune par l'importance de l'élévation thermique mais surtout par la durée de la phase lutéale. La persistance du plateau prémenstruel au-delà de quinze jours annonce la grossesse, et ce malgré un retard de règles encore souvent incertain. La courbe ménothermique permet, par ailleurs, de déterminer une période d'infécondité à partir du quatrième jour du plateau prémenstruel, qui se poursuit jusqu'aux règles suivantes.
K. Ogino, gynécologue japonais (1924) ; H. Knaus, gynécologue autrichien (1929)
[C2,O3]
couronne d'implantation l.f.
implantation crown
Ligne d'implantation la plus externe des villosités crampons sur la caduque compacte de l'utérus.
De forme circulaire, elle entoure le placenta.
[A1,O3]
coxométrie n.f.
coxometry
Ensemble des constructions et des mesures effectuées sur des radiographies du bassin et des articulations coxofémorales réalisées selon des règles précises.
Principalement destinées à rechercher une dysplasie, elles consistent à distinguer plusieurs repères.
1) Sur le cliché de face du bassin (sujet couché), C, centre de la tête fémorale ; V, perpendiculaire à la ligne H (dite horizontale) joignant le point T, extrémité interne de la surface articulaire du cotyle à son homologue T' du côté opposé ; E, extrémité externe du toit du cotyle, on mesure :
- l'angle de couverture externe, (ou angle de Wiberg) VCE, normal s'il est supérieur ou égal à 25° (en cas de dysplasie, il devient inférieur à 20° ; en cas de couverture exagérée, il dépasse 35°) ;
- l'angle d'obliquité du toit du cotyle HTE, normal s'il est inférieur ou égal à 10°, (en cas de dysplasie, il devient supérieur à 13°).
2) Sur le cliché de hanche en faux-profil (sujet debout) : C, centre de la tête fémorale ; A, extrémité antérieure du condensé du toit du cotyle ; V étant la verticale vraie, on mesure l'angle de couverture antérieure VCA, normal s'il est supérieur ou égal à 25° (en cas de dysplasie, il devient inférieur à 20°).
Suivant les cas, la coxométrie comprend également la mesure de l'angle cervicodiaphysaire et celle de l'angle d'antéversion du col fémoral.
G. Wiberg, chirurgien orthopédiste suédois (1939)
[B2]
cranioschisis n.m.
cranioschisis
Absence pathologique de fermeture de la voûte crânienne sur sa ligne médiane, entraînant la protrusion méningocérébrale dans la cavité amniotique.
Étym. gr. schizo, séparer en fendant
[Q2]