Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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facteur de croissance du nerf l.m.

nerve growth factor

Facteur de différenciation des neurones présent dans le système nerveux, mais aussi dans les glandes salivaires (de souris mâles), des venins de serpent et des cultures de certaines cellules comme le sarcome 180 de la souris.
Il est constitué d'un ensemble de cinq sous-unités protéiniques : deux sous-unités α de 27 kDa, deux sous-unités γ de 26 kDa ayant une activité protéasique et une sous-unité β, formée de deux chaînes polypeptidiques de 13 259 Da, appelée β-NGF, seule responsable de l'activité de facteur de croissance.
Le NGF ne stimule pas la prolifération des neurones, mais il permet leur maintien en survie in vitro et, ajouté à des cultures de cellules ganglionnaires, il provoque la croissance de prolongements cellulaires neuritiques et stimule de nombreuses voies métaboliques.

Syn. facteur de croissance des neurones, facteur neurotrope, neurofacteur de croissance

Sigle angl. NGF

[C1, C3, H1]

Édit. 2019

Fessler (hamartome pilaire de) l.m.

Fessler’s hair hamartoma

Tumeur congénitale exceptionnelle, présente dès la naissance et consistant en un petit nodule siégeant sur l'oreille, contenant de nombreux poils matures et épais, plus ou moins bien différenciés auxquels quelques glandes sébacées rudimentaires peuvent être annexées.

A. Fessler, dermatologiste britannique (1924)

Syn. nævus du follicule pileux, nævus pilaire (obs.)

hamartome

[J1,Q2,]

Édit. 2018

fistule labiale l.f.

labial fistula

Trajet anormal congénital, souvent héréditaire, s'ouvrant à la surface de la lèvre, soit isolé, soit en association avec d'autres malformations telles qu'une fente orofaciale.
Les fistules labiales inférieures sont les plus fréquentes : les petits puits sont d'habitude situés symétriquement de part et d'autre de la ligne médiane et ont une profondeur de 5 à 15 mm. Elles peuvent communiquer avec des glandes muqueuses. La transmission est autosomique dominante, mais il existe une prédominance féminine. Les fistules labiales supérieures sont très rares et ne font généralement pas partie d'un syndrome malformatif complexe.

Étym. lat. fistula : canal

van der Woude (syndrome de), fente labiopalatine et kystes muqueux de la lèvre inférieure

[A3,P3,Q2]

Édit. 2018

follicules de l'urèthre l.m.p.

Formations glandulaires intra-muqueuses à répartition analogue à celle des glandes intra-muqueuses de l’urèthre chez l’homme mais en nombre plus réduit.

glandes uréthrales

[A3,M2]

Édit. 2018

Fordyce (grains de) l.m.p.

Fordyce’s spot ou disease

Petits grains jaunes situés sur les lèvres, la lèvre supérieure surtout, les faces internes des joues et éventuellement les muqueuses génitales et dus à la présence de minuscules glandes sébacées hétérotopiques sous la semi-muqueuse des lèvres ou la muqueuse buccale.
Ces lésions fréquentes, bénignes, ne nécessitent aucun traitement.

J. A. Fordyce, dermatologue américain (1896)

Syn. maladie de Fordyce (à ne pas confondre avec la maladie de Fox-Fordyce)

fosse triangulaire du cartilage aryténoïde l.f.

fovea triangularis cartilaginis arytenoideae (TA)

triangular fovea of arytenoid cartilage

Dépression à la face antéro-interne du cartilage aryténoïde.
Elle est limitée en arrière par la crête arquée, au dessus de la fosse oblongue. Elle est remplie de glandes.

Syn. fossette triangulaire du cartilage aryténoïde

[A1]

Édit. 2018

fossettes gastriques l.f.

foveola/e gastricae (TA)

gastric pits

Dépressions étroites de la muqueuse gastrique entre les plis villeux où s’ouvrent les glandes gastriques.

H. Frey, histologiste suisse (1822-1900)

Syn. cryptes muqueuses de l’estomac, follicules gastriques de Frey

[A1]

Édit. 2018

Fox-Fordyce (maladie de) l.f.

Fox-Fordyce disease, lichen axillaris, apocrine miliaria

Maladie inflammatoire des glandes sudorales apocrines d'étiologie inconnue, caractérisée par une éruption papuleuse très prurigineuse touchant le plus souvent les aisselles, évoluant de manière chronique, aggravée par les stimulations sexuelles, concernant essentiellement les femmes.
Elle correspond à une rétention sudorale apocrine, dont l'image histologique est plus ou moins nette du fait d'une lichénifaction secondaire.

G. H. Fox et J. A. Fordyce, dermatologues américains (1902)

Syn. miliaire apocrine, hidrosadénome

glande sudorale, glande apocrine, lichénifaction

[J1]

Édit. 2018

frisson n.m.

chill

Sensation de froid avec tremblements involontaires par augmentation du tonus musculaire et contractions réflexes de nombreux muscles (claquement de dents, etc.), vasoconstriction cutanée et horripilation («chair de poule»), survenant par accès irréguliers soit lors de la lutte contre le froid qui entraîne un notable dégagement de chaleur (frisson thermique), soit comme signe d'un accès de fièvre (frisson infectieux).
Les frissons surviennent lorsque le centre thermorégulateur, situé dans la partie postérieure de l'hypothalamus, est stimulé, soit par les impulsions des nerfs sensitifs (frisson thermique) transmettant les stimulations des récepteurs de la peau, des muqueuses et vraisemblablement du cerveau, soit par l'action de certaines toxines dites pyrogènes (frisson fébrile ou toxique) qui modifient le réglage du « thermostat » de l'hypothalamus. Contrôlé par un centre hypothalamique inhibiteur situé un peu plus en avant, le centre thermorégulateur, lorsqu'il est excité, met en jeu une vasodilatation et stimule les glandes sudoripares : la crise de sudation de la fièvre survient après la phase de frisson.Dans les infections, les substances pyrogènes peuvent provenir de toxines microbiennes et les leucocytes pourraient peut-être en sécréter. Les liquides de perfusion peuvent accidentellement contenir des substances pyrogènes provenant de débris des microbes tués lors de la stérilisation.

Étym. lat. frictio : tremblement

fièvre, pyrogènes (substances)

[C2, D1]

Édit. 2019

gastrite chronique antrale (B) l.f.

chronic antral gastritis

Gastrite fréquente localisée à l'antre, diffuse et caractérisée par une augmentation de la population lymphoplasmocytaire du chorion et par la présence de polynucléaires dans les cryptes, ce qui signe l'activité de la maladie.
Une deuxième caractéristique est la modification des glandes qui peuvent être normales (gastrite superficielle) ou plus ou moins atrophiques.
On classe cette atrophie en légère, modérée ou sévère ; la métaplasie intestinale est fréquente. La gastrite chronique antrale accompagne très fréquemment l'ulcère duodénal. Elle se voit également dans l'ulcère et le cancer gastriques. On reconnaît maintenant qu'elle est liée à la présence d'Helicobacter pylori, germe dont la niche est le mucus gastrique.

gastrite chronique fundique (A) l.f.

chronic corporeal gastritis, chronic fundic gastritis

Forme chronique des gastrites, localisée au fundus, moins fréquente que la gastrite chronique antrale, souvent de topographie insulaire.
L'image histologique est analogue à celle de la gastrite chronique antrale, avec des lésions du chorion et des glandes. Le classement en superficielle et atrophique est identique. La métaplasie peut être intestinale ou pylorique. Elle n'est pas secondaire à l'Helicobacter pylori, mais semble de nature auto-immune. On retrouve souvent dans le sérum la présence d'anticorps anticellules pariétales.

gestation (17ème à 20ème semaine) l.f.

pregnancy (17°-20° week)

La croissance se ralentit ; les diverses parties du corps ont acquis leurs proportions relatives.
Les glandes sébacées commencent à sécréter et le vernix caseosa vient recouvrir la peau et empêcher sa macération par le liquide amniotique. La myélinisation de la moelle spinale débute. La graisse brune se forme. La mère prend conscience des mouvements actifs du fœtus dans son utérus (coups de pieds).

G. L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948)

Étym. lat. gestatio action de porter

horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)

[A4,O6]

glaire cervicale l.f.

cervical mucus

Produit de la sécrétion des glandes cervicales.
Sa constitution et son aspect varient au cours du cycle menstruel. Sous l'effet des œstrogènes, sa sécrétion augmente pendant la première partie du cycle. En période ovulatoire, elle est abondante, transparente et très filante et permet la progression des spermatozoïdes. En deuxième partie du cycle, elle devient moins abondante, se coagule et forme un réseau de mailles enchevêtrées dont les dimensions, inférieures à 0,3 micron, empêchent la pénétration des spermatozoïdes.

Syn. mucus cervical

filance de la glaire cervicale, Insler et Bernstein (score de), pénétration in vitro (test de), test postcoïtal, Séguy et Vimeux (tests de)

glande bulbo-uréthrale l.f.

glandula bulbourethralis (TA)

bulbo-urethral gland

Chacune des deux petites glandes découvertes par Méry, décrites par Cowper et dénommées par Gübler, situées au-dessus des extrémités latérales saillantes droite et gauche du bulbe du pénis.
Elles sont comprises soit dans l’épaisseur du muscle transverse profond du périnée, soit dans la portion postéro-latérale du muscle sphincter de l’urèthre dont elles sont aisément clivables. Leurs conduits excréteurs, successivement rétrobulbaires, intraspongieux puis sous et intramuqueux, s’ouvrent sur la paroi inférieure de l’urèthre, à la partie antérieure du cul de sac bulbaire.

J. Méry, anatomiste et chirurgien français (1645-1722) ; W. Cowper, chirurgien et anatomiste anglais (1666-1709) ; J. Duverney, anatomiste français (1648-1730) ; J. Winslow, anatomiste et chirurgien danois (1669-1760).

Syn. anc. glande de Méry, glande de Cowper, glande de Duverney, prostate inférieure de Duverney, antiprostate de Winslow

glande eccrine l.f.

Glande mérocrine dont le conduit excréteur s’ouvre par un pore directement à la surface de la peau et non pas dans un follicule pileux ou un orifice pilo-sébacé.
C’est le type des glandes sudoripares de petite taille, disséminées sur la presque totalité des téguments.

glande sudoripare

glande exocrine l.f.

exocrine gland

Glande à sécrétion externe reliée aux surfaces épithéliales, peau ou viscères creux, par un canal excréteur et constituée de cellules épithéliales reposant sur une membrane basale.
On distingue les glandes simples et composées, selon que leur canal excréteur est non ramifié ou ramifié. La partie sécrétoire est entourée de cellules myoépithéliales qui assurent l’expulsion du produit de sécrétion. Leur sécrétion est de type holocrine, eccrine ou mérocrine, ou apocrine.

glande mammaire l.f.

glandula mammaria (TA)

mammary gland

Chacun des deux organes de la sécrétion lactée qui constituent la portion fonctionnelle des seins.
La glande mammaire a un prolongement axillaire supéro-latéral, le processus axillaire. Elle  est constituée d’une vingtaine de glandes indépendantes appelées lobes de la glande mammaire. Chaque lobe représente une glande en grappe qui se divise en lobules de la glande mammaire et en acini. Les conduits lactophores, au nombre de un par lobe, reçoivent les conduits provenant des lobules et s’ouvrent au niveau du mamelon par les pores lactophores. C’est une glande apocrine. Les lymphatiques de la glande mammaire sont collectés vers les nœuds lymphatiques axillaires, les nœuds lymphatiques thoraciques internes et les nœuds lymphatique supra-claviculaires.

glande parathyroïde inférieure l.f.

glandula parathyroidea inferior (TA)

inferior parathyroid gland

Chacune des deux glandes parathyroïdes situées sur le bord postéro-interne des lobes latéraux de la glande thyroïde, en dehors des nerfs laryngés récurrents, au-dessous de la terminaison de l’artère thyroïdienne inférieure, contre les premiers anneaux de la trachée.
Elles peuvent être placées en position basse, sur la face postérieure du pôle inférieur du lobe latéral thyroïdien, en regard des quatrième et cinquième anneaux de la trachée. Enrobées de graisse, elles sont soit sur la surface du lobe thyroïdien, soit dans l’épaisseur de la gaine thyroïdienne, soit à l’intérieur de cette gaine, entre la gaine et la capsule thyroïdienne, parfois enfoncées dans une dépression de la glande thyroïde.

glande parathyroïde

glande parathyroïde supérieure l.f.

glandula parathyroidea superior (TA)

superior parathyroid gland

Chacune des deux glandes parathyroïdes situées sur le bord postéro-interne des lobes latéraux de la glande thyroïde, au-dessus du point de pénétration de l’artère thyroïdienne inférieure, au contact du cartilage cricoïde.
Elles peuvent être situées plus haut au niveau du segment supérieur de la glande thyroïde. Enrobées de graisse, elles sont soit sur la surface du lobe thyroïdien, soit dans l’épaisseur de la gaine thyroïdienne, soit à l’intérieur de cette gaine, entre la gaine et la capsule thyroïdienne, parfois enfoncées dans une dépression de la glande thyroïde.

glande parathyroïde

glande parotide l.f.

glandula parotidea (TA)

parotid gland

La plus volumineuse des glandes salivaires (poids moyen 25 g.), située dans la loge parotidienne, en arrière de la branche mandibulaire, au-dessous du méat acoustique externe et en avant du processus mastoïde, du processus styloïde de l’os temporal, des muscles du rideau stylien et du muscle digastrique.
La glande parotide est divisée en deux parties, une partie superficielle et une partie profonde, par un plan fibro-celluleux occupé par le nerf facial et ses branches terminales, la veine jugulaire externe et la veine rétro-mandibulaire. L’artère carotide externe s’enfonce dans la partie profonde de la glande. Le conduit parotidien émerge du bord antérieur de la glande, traverse les régions massétérine et génienne, et s’ouvre dans la bouche par un orifice oblique situé en regard du collet de la première ou de la deuxième molaire supérieure. Très souvent il existe, le long du conduit parotidien, un prolongement de la glande (prolongement massétérin), parfois isolé de la masse principale et formant une parotide accessoire.

glande sébacée l.f.

glandula sebacea (TA)

sebaceous gland

Glande holocrine généralement annexée aux poils et sécrétant le sébum.
Située dans les couches superficielles du derme, elle se présente sous forme d’acini branchés individuellement sur un conduit excréteur ou groupés en lobes s’abouchant dans un seul conduit excréteur. L’épithélium glandulaire, appliqué sur une basale épaisse, est stratifié et présente, de la profondeur à la superficie, les mêmes couches constituantes que l’épiderme. Disséminées sur toute l’étendue des téguments (à l’exception des régions palmaires et plantaires), les glandes sébacées s’ouvrent dans les follicules pileux. Leur taille varie en raison inverse de celles des poils auxquels elles sont annexées ; les plus grosses, correspondant à des poils atrophiés, s’ouvrent directement à la surface de l’épiderme

glande suprarénale l.f.

glandula suprarenalis (TA)

suprarenal gland ; adrenal gland

Glande endocrine paire située au-dessus et en dedans du pôle supérieur de chaque rein.
Elle pèse environ six grammes. Elle comprend deux parties nettement distinctes des points de vue embryologique, histologique et physiologique : le cortex de la glande suprarénale et la médullaire de la glande suprarénale. Les glandes suprarénales constituent le plus important  des systèmes glandulaires parasympathiques chromatoffines.

J. Casserius (ou Casseri), anatomiste italien (1561-1616)

Syn. anc. glande surrénale, capsule surrénale, rein succenturié de Casserius

paraganglion

[A1,A2,A4,C2,O4,O6]

Édit. 2017

glande surrénale l.f.

adrenal (glande)

Glande endocrine située au-dessus et en dedans de chaque rein, composée de deux zones embryologiquement et physiologiquement distinctes : la médullaire (médullosurrénale) qui sécrète l'adrénaline et la noradrénaline, et la corticale (corticosurrénale) qui sécrète le cortisol, l'aldostérone et leurs précurseurs androgéniques.
Chacune des deux glandes est comprise dans une loge fibreuse juxtaposée à celle du rein correspondant. La sécrétion de la corticosurrénale dépend de la corticotrophine hypophysaire, sauf pour la zone glomérulée qui est sous le contrôle du système rénine-hypertensine. La sécrétion de la médullosurrénale dépend du système nerveux autonome.

Syn. capsule surrénale désuet

glande trachéale l.f.

glandula trachealis (TA)

tracheal gland

Glande siégeant dans la sousmuqueuse de la trachée et qui est de type tubuloacineux ramifié, séreux et séromuqueux.
Les glandes postérieures sont souvent volumineuses.

glandes bronchiques l.f.p.

glandulae bronchiales (TA)

bronchial glands

Glandes de type mixte, séreuses et muqueuses, disséminées dans la muqueuse des bronches de grand et de moyen calibre.

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