atlas de Hardy-Rand-Rittler l.m.
Hardy-Rand-Rittler’s plates
Test de vision des couleurs composé de plusieurs planches pseudo-isochromatiques permettant la détection des trois variétés de dyschromatopsies.
L. H. Hardy, ophtalmologiste, Gertrude Rand, psychologue, M. Catherine Rittler, technicienne américains (1954)
→ dyschromatopsie, dyschromatopsies deutan, protan et tritan
[P2]
audiométrie n.f.
audiometry
Mesure de l'acuité auditive par audition de sons purs de différentes intensités et fréquences. Investigation réalisée dans une pièce isolée de tout bruit.
Normalement, des fréquences de 32 c/s à 20 000 c/s sont perçues.
L’audiométrie liminaire mesure les seuils auditifs en réponse à une stimulation acoustique tonale (sons purs de différentes fréquences) ou vocale (mots phonétiquement équilibrés). L’audiométrie supraliminaire mesure des paramètres traduisant le fonctionnement du système auditif lorsque celui-ci est stimulé par des sons dont l’intensité est supérieure à son seuil. L’audiométrie effectuée par des examens paracliniques se différencie de l’acoumétrie, partie intégrante de l’examen clinique.
L’audiométrie comportementale ou conditionnée est très utilisée chez l’enfant (test du Peep Show Box, réflexe d’orientation conditionnée de Susiki-ROC).
Étym. lat. audire : entendre
baby dalton l. angl.
Album pseudo-isochromatique, utilisé chez l’enfant pour le dépistage précoce des troubles de la vision des couleurs.
Le test est formé de 4 planches :
- 1 formée de deux chiffres, le sujet normal voit le 5, le sujet dyschromate, le 2 ;
- 2, le sujet normal voit un canard, le dyschromate ne le voit pas ;
- 3, le sujet normal et le deutan voient un lapin, le protan ne le voit pas ou mal ;
- 4, le sujet normal et le protan voient un lapin, le deutan ne le voit pas.
→ dyschromatopsies, protan et deutan
[P2]
Édit. 2018
Bagolini (verres de) l.m.p.
striated Bagolini’s glasses
Verres permettant d’étudier les relations sensorielles qui existent entre les deux yeux, procédé peu dissociant qui doit toujours être réalisé au début de l’examen orthoptique.
Chaque verre est constitué de deux verres accolés, maintenus par un cercle de métal, l’un d’eux comporte des stries microscopiques parallèles qui transforment l’image ponctiforme de la lumière fixée en un trait lumineux perpendiculaire à la direction des stries. Les verres sont placés dans une monture d’essai, l’un verticalement, l’autre horizontalement. Plusieurs réponses sont possibles : les deux rayons se croisent (fusion ou union), ou la lumière apparaît traversée par un seul rayon (neutralisation), ou une partie de rayon est absente (scotome), ou deux lumières sont vues (diplopie).
La principale limite du test est le jeune âge du patient.
B. Bagolini, ophtalmologiste italien (1965)
Édit. 2017
Bailliart (test clinique de) l.m.
Bailliart’s clinical testing
Test de résistance à l’éblouissement.
On projette le faisceau d’un ophtalmoscope dont l’intensité est réglée au maximum sur la macula pendant 30 secondes. On mesure alors le temps nécessaire pour retrouver l’acuité visuelle de départ.
P. Bailliart, ophtalmologiste français (1939)
→ macula
Édit. 2017
Barlow (manœuvre de) l.f.
Barlow’s maneuver, Barlow’s test
Procédé d’examen des hanches du nouveau-né pour dépister une luxation, une subluxation de la hanche ou une simple instabilité.
L’enfant est placé sur le dos sur un plan dur. Les deux hanches sont examinées séparément ; une main immobilise le bassin d’un côté, l’autre main pousse le fémur en arrière et vers le haut en y associant des mouvements d’adduction et de légère rotation, Un ressaut est perçu en cas d’instabilité ou de malformation luxante de la hanche par déplacement de la tête fémorale en dehors de l’acétabulum (cotyle) ; c’est un ressaut de sortie. Un mouvement d’arrière en avant en légère abduction permet de percevoir sa réintégration dans l’acétabulum. Une sensation de piston laisse supposer une luxation permanente.
Cet examen est ordinairement couplé avec la recherche du signe d’Ortolani. En cas de test positif, une étude des hanches par échographie est nécessaire.
T. G. Barlow, chirurgien orthopédiste britannique (1962); M. Ortolani, pédiatre italien (1937)
[O1,I2]
Édit. 2017
basidiobolomycose n.f.
basidiobolomycosis, phycomycosis
Mycose rare, sous-cutanée, due à Basidiobolus ranarum, micromycète saprophyte du sol et des débris végétaux.
Cette mycose des pays tropicaux et subtropicaux atteint surtout les enfants dans les zones rurales. La contamination peut être digestive ou respiratoire ou bien secondaire à un traumatisme. Cliniquement, on distingue trois formes : dermo-épidermiques (cellulite inflammatoire, panniculite), profondes ou viscérales (poumon, médiastin, péritoine) et atypiques (localisées notamment au niveau de la face). A l'examen anatomopathologique, on observe de courts filaments non ou peu septés, larges, entourés d'un manchon éosinophile au sein d'un granulome. Il n'existe pas de test sérologique.
Syn. phycomycose sous-cutanée, entomophtorose, phycomycosis
Édit. 2017
Bender (test de) l.m.
Bender’s test
Evaluation de la maturité visuo-motrice des enfants de 4 à 11 ans, présentant des problèmes développementaux ou des troubles neurologiques.
Le test original se compose de neuf figures
Lauretta Bender, neuropsychiatre infantile américaine (1938)
Édit. 2017
bêta 1-glycoprotéine n.f.
β-1-glycoprotein, pregnancy-specific-glycoprotein
Protéine spécifique de la grossesse, de poids moléculaire de 90 000 comportant 29,3% d'hydrates de carbone, produite essentiellement dans le syncytiotrophoblaste.
Elle est sécrétée précocement dès le 7ème jour après la conception et son dosage serait pour certains auteurs le test de grossesse le plus précoce. Elle augmente ensuite rapidement tout au long de la grossesse jusqu'à des valeurs moyennes à terme de 200 mg/L. Cette glycoprotéine pourrait jouer un rôle immunosuppresseur, interviendrait comme protéine de transport des stéroïdes et aurait un rôle métabolique. En début de grossesse, le taux de β-1-glycoprotéine s'abaisse en cas de menace d'avortement ou de grossesse extra-utérine. En cours de grossesse, sa diminution peut s'observer en cas de retard de croissance intra-utérin.
Édit. 2017
Beyne (lanterne de) l.f.
Beyne’s test
Test de capacité chromatique professionnelle.
La lanterne permet de présenter des feux de couleurs convenablement choisis dont la tonalité correspond à celles observées réellement dans la signalisation colorée des métiers de la circulation.
J. Beyne, médecin militaire français (1921)
Syn. lanterne chromoptométrique de Beyne
Édit. 2017
biopsie liquide l.f.
liquid biopsy
Prélèvement et analyse d’un échantillon de plasma portant sur l’ADN circulant sans cellule, appelé cell-free DNA (cf DNA) afin de détecter des mutations somatiques traduisant la présence d’un cancer ou chez la femme enceinte l’existence de mutations dans l’ADN fœtal.
Chez les personnes saines, le cf DNA non tumoral est trouvé dans le plasma à taux faible (10 à 15 ng/ml).
Chez les patients atteints d’un cancer, le cf DNA est libéré des cellules tumorales est appelé ct DNA pour DNA circulant tumoral ; il constitue seulement une partie du cf DNA. La fraction du ct DNA parmi le cf DNA chez les patients ayant un cancer varie beaucoup, de 0,1 à plus de 90 %. L’analyse d’autres fluides biologiques que le sang est également possible (liquide cérébrospinal, salive, fluide pleural, péritonéal, selles et urines). Les applications en cancérologie sont prometteuses. L’analyse du cf DNA du plasma, pratique mini invasive, évite les risques et complications potentielles des biopsies tumorales. La présence de mutations somatiques dans l’ADN circulant est un test hautement spécifique de la présence d’un cancer. Déterminer le profil moléculaire pour la sélection du traitement est devenu essentiel. La concordance entre les résultats des biopsies standard et des biopsies liquides doit être bonne. Les biopsies liquides ont l’avantage de pouvoir être répétées, soit lorsque le matériel obtenu par les biopsies standard n’est pas suffisant, soit pour adapter le traitement lorsqu’après une ou plusieurs lignes de chimiothérapie, une résistance acquise survient. Le plus souvent, les résistances acquises proviennent de clones, qui préexistaient et qui émergent du fait de la pression de sélection du traitement. Ces clones résistants peuvent coexister dans la même lésion ou dans des sites métastatiques distincts. La biopsie standard, contrairement à la biopsie liquide, sous-estime de façon majeure cette hétérogénéité. La recherche de ct DNA est utile pour évaluer la réponse thérapeutique au traitement. En effet, la demi-vie du cf DNA est très courte, approximativement une heure ; la persistance de mutations tumorales dans le cf DNA en post opératoire doit faire craindre une maladie résiduelle, qui peut ultérieurement conduire à une rechute tumorale. Une augmentation des taux de ct DNA peut précéder la progression de l’imagerie de plusieurs semaines ou mois. Par rapport aux marqueurs tumoraux antigène carcinoembryonnaire, antigène CA 125, par exemple, dont la demi-vie est longue et la spécificité et la sensibilité médiocres, le suivi des altérations des clones tumoraux est supérieur. La rareté des cellules portant un ADN muté dans des cancers débutants rend cette recherche peu utilisable dans le dépistage. En outre, elle ne permet pas l’identification de l’organe atteint.
Dans le cas du diagnostic prénatal, la technique permet de détecter la présence chez le fœtus d’une mutation connue dans la famille et de posséder ainsi les éléments d’un conseil génétique aux parents.
→ ADN, diagnostic génétique, diagnostic génétique préconceptionnel, diagnostic génétique prénatal, CA 125
[A4, F2, Q1]
Édit. 2019
Bonney (manœuvre de) l.f.
Marshall’s test, Bonney’s test
Test utilisé dans l'examen clinique d'une incontinence urinaire féminine d’effort dans le but d'en préciser le mécanisme et d’apprécier le pronostic du traitement chirurgical.
Elle consiste à remonter et à maintenir de part et d'autre du col vésical la paroi antérieure du vagin à l'aide de deux doigts ou des deux mors d'une pince intravaginale, sans comprimer l'urèthre ni le col, de façon à remonter la vessie pleine dans l’enceinte des pressions manométriques abdominales mimant ainsi la restauration du hamac sous-vésical.
La manœuvre est dite positive si elle prévient la survenue de fuites à la toux ; elle est alors en faveur d'une déficience du soutien cervico-uréthral.
V. Bonney, gynécologue britannique (1923)
→ incontinence urinaire d'effort
Édit. 2017
brome-sulfone-phtaléine (épreuve à la) l.f.
bromsulfone-phtalein test
Test d’exploration fonctionnelle hépatique qui était destiné à évaluer la clairance de ce colorant et qui n’est plus utilisé.
Sigle BSP
Édit. 2017
bronchodilatation n.f.
bronchodilatation
Élargissement du calibre bronchique par relâchement des muscles lisses bronchiques.
On peut provoquer la dilatation bronchique par l'administration de produits à visée bronchodilatatrice comme les dérivés sympathicomimétiques ou les dérivés atropiniques. Ces épreuves sont réalisées lors de la constatation d'une obstruction au cours d'une exploration fonctionnelle ou après un test de bronchoconstriction.
Édit. 2017
Brown (syndrome de) l.m.
- en adduction par une très forte limitation de l'élévation simulant une parésie du petit oblique mais sans élévation en abduction de l'autre, donc sans hyperaction de son synergique opposé, le muscle droit supérieur,
- en adduction par un baissement normal dans le champ du grand oblique sans hypo-action de son synergique opposé, le droit inférieur.
Au test de duction passive, l'œil atteint ne peut pas être porté dans le champ d'action du petit oblique. Ce syndrome se traduit dans les mouvements par une limitation de l'élévation du globe en adduction (impossibilité même en duction). Peut être congénital ou acquis avec différentes étiologies dont tendon du muscle du grand oblique trop court, insertion anormale de ce tendon, glissement impossible ou limité au niveau de la trochlée du grand oblique (click syndrome ou petit bruit comparable à un déclic lors d'une élévation forcée en adduction), ténosynovite au niveau de cette trochlée, traumatisme. Plusieurs familles ont été décrites avec ce syndrome isolé, il existe également dans le syndrome de Noonan, mais la majorité des formes observées sont sporadiques ou plus rarement acquise.
H. W. Brown, ophtalmologiste américain (1950)
Syn. rétraction de la gaine du grand oblique (syndrome de), pseudo-paralysie du muscle petit oblique
→ orthophorie, ptosis, duction, Noonan (syndrome de)
Édit. 2017
Brunet-Lézine (échelle de) l.f.
Brunet-Lézine’s scale
Échelle d'évaluation de quatre secteurs de développement pour enfants de quatre mois à deux ans : développement postural, coordination oculomotrice, langage, socialisation avec, pour chaque secteur, un quotient de développement.
Cette modification du test de Gesell cherche à pallier ses inconvénients.
Plusieurs examens sont nécessaires avant de conclure à une avance ou à un retard.
On obtient des indications spécifiques liées au secteur. Le quotient global de développement est rapidement calculé en cas d'homogénéité. Les perturbations affectives éventuelles dues aux interactions enfant-environnement sont perceptibles dans les résultats des épreuves du langage et de la socialisation.
De même, une importante carence affective a des répercussions aux épreuves de coordination oculomotrice. On remarque un déficit du développement postural dans les cas de carence affective majeure ou de rupture de relations affectives.
Odette Brunet et Irène Lézine, psychologues françaises (1950)
Édit. 2017
BSA sigle angl. pour Bovin Serum Albumin
Séralbumine d'origine bovine utilisée comme antigène expérimental et dans le test d'agglutination à l'albumine.
Édit. 2017
Buchmann-Cüppers (test de) l.m.
Buchmann-Cüppers’ test
Test de correspondance rétinienne donnant simultanément les trois angles du strabisme (angle d'anomalie, objectif et subjectif).
C. Cüppers, ophtalmologiste allemand (1956)
Syn. test de Giessen
Édit. 2017
CADASIL acr. angl. pour Cerebral Autosomal Dominant Arteriopathy with Subcortical Infarcts and Leukoencephalopathy
Affection autosomique dominante avec pénétrance clinique quasi complète, caractérisée par la survenue, en moyenne à la quarantaine, chez un patient non hypertendu, d'accidents ischémiques sous-corticaux récidivants, d'évolution démentielle possible.
De très fréquentes crises de migraine avec aura neurologique et/ou, dans 20% des cas environ, des dépressions sévères atypiques, résistant aux chimiothérapies, alternant rarement avec des épisodes maniaques, peuvent leur être associées. Ce type de trouble de l'humeur doit faire évoquer une possible organicité surtout en cas d'antécédents personnels ou familiaux d'infarctus récidivant, voire de démence chez un proche.
Examen essentiel au diagnostic, l'IRM montre de multiples petits infarctus lacunaires sous-corticaux et une leucoencéphalopathie diffuse (leuco-araïose). Cette dernière, parfois longtemps silencieuse, peut être détectée chez des sujets asymptomatiques.
L'atteinte non athéroscléreuse, non amyloïde, des petites artères au niveau des cellules musculaires lisses de la média qui, si elle s'exprime essentiellement au niveau encéphalique, concerne tout l'organisme, peut permettre une biopsie.
En l'absence d'anomalie biochimique connue, le gène de ce modèle unique de leucoencéphalopathie artériolaire a été localisé2 sur le bras court du chromosome 19 : le gène Notch 3, récepteur hétérodimérique dont l'expression est limitée à la cellule musculaire lisse vasculaire. Un test est en cours d'élaboration, qui permettra le dépistage du CADASIL parmi les patients atteints d'accidents vasculaires cérébraux ou de manifestations psychiatriques à type prévalent d'états dépressifs et de démences vasculaires.
Aucune thérapeutique efficace n'a été retenue jusqu'à présent.
P. Sourander, anatomopathologiste suédois (1977),2 Élisabeth Tournier-Lasserre, immunologiste française (1991-1993) ; O. Binswanger, neuropsychiatre suisse (1894)
→ Binswanger (maladie), leuco-araïose, leucoencéphalopathie, Notch
[N1,Q2]
Candida albicans
Candida albicans
Micromycète levuriforme se présentant sous forme de cellules ovales ou arrondies.
Par rapport aux autres levures du genre Candida, il présente deux stades morphologiques spécifiques. Le premier correspond aux chlamydospores, spores volumineuses, à paroi épaisse, produites en culture sur milieu riz-agar-tween et à 24°C. Elles apparaissent à l’extrêmité de rameaux pseudomycéliens et constituent des formes de résistance. Le second stade est un mycélium vrai résultant d’une croissance apicale, qui peut être obtenu sur de nombreux milieux et qui débute en quelques heures par la formation d’un tube germinatif (test de filamentation en sérum). Dans certaines conditions de culture, apparaissent des formes de croissance allongées, fréquemment attachées par leur apex, qui constituent le pseudomycélium. L’identification biologique de Candida albicans est réalisée par des tests d’assimilation et de fermentation des sucres. Il existe deux sérotypes, A et B, respectivement proche de C. tropicalis et de C. stellatoidea. Saprophyte du tube digestif de l’Homme et des animaux, Candida albicans peut, dans certaines conditions particulières, proliférer en grand nombre et provoquer des manifestations pathologiques, cutanées ou muqueuses ou des septicémies entraînant des localisations viscérales diverses.
[D1]
candidose œsophagienne l.f.
oesophageal candidiasis
Infection opportuniste la plus fréquente chez les malades atteints du sida.
Chez les patients séropositifs il s'agit d'un critère de passage au stade sida-maladie pour des 25% des patients.
Elle est découverte à l'occasion d'une dysphagie mais peut être asymptomatique.
Le diagnostic est évoqué sur l'aspect endoscopique et confirmé par la mise en évidence de levure ou de filaments mycéliens sur les frottis réalisés à partir de biopsies endoscopiques, qui constituent le test le plus sensible. Les cultures des prélèvements sur milieux spécialisés (Sabouraud), permet de typer l'espèce de candida et d'établir un antifongigramme. Il s'agit pratiquement toujours de Candida albicans, plus rarement de Candida krusei, glabrata, tropicalis et parapsilosis. Le traitement antifongique basé sur l'administration de kétokénazole ou de fluconazole est d'efficacité rapide en 3 à 5 jours. Les candidoses œsophagiennes peuvent se rencontrer dans d'autres circonstances : antibiothérapie, obstruction œsophagienne.
Étym. lat. candica : blanc
Syn. moniliase, monilia candidiasis
[D1,L1]
carte d'acuité l.f.
acuity card
Carte portant sur une de ses moitiés un motif calibré en fréquence spatiale, de même luminance que le fond, destiné à mesurer la résolution spatiale de sujets préverbaux, particulièrement les enfants.
Une série de cartes est présentée, dont la fréquence spatiale augmente jusqu'à ce que le seuil de discrimination soit atteint. La passation du test utilise la technique du regard préférentiel, c'est-à-dire détermine de quel côté la carte est regardée le plus rapidement ou le plus longtemps.
→ regard préférentiel, bébé-vision
[P2,O1]
CATT n.m.
CATT test
Test sérologique d’agglutination sur carte autrefois utilisé pour le diagnostic de la trypanosomose humaine à Trypanosoma brucei gambiense.
[D1]
Chi carré l.m.
Chi square
Test statistique paramétrique pour estimer les liens entre des variables qualitatives sur des échantillons indépendants.
P. ex. pour comparer les résultats de l’angioscanner hélicoïdal et de la résonance magnétique nucléaire dans le diagnostic d’adénome hépatique.
Symb. χ²
[E1]
chorée de Huntington l.f.
Huntington's disease
Affection neurodégénérative, rare, héréditaire de transmission autosomique dominante à pénétrance complète, caractérisée cliniquement par l'association de mouvements choréiques, d'une démence progressive, des troubles de la personnalité (impulsivité, agressivité) et de l'humeur (dépression).
Le début de la maladie a lieu entre dix et soixante ans, par des mouvements choréiques débutant à la face, prédominant aux mains, imprévisibles, irréguliers, avec maladresse, nervosité, perte d’équilibre, faiblesse musculaire, akinésie et évolution hypertonique.
Il existe des troubles mentaux, et ultérieurement une démence progressive de type sous-cortico-frontal, de niveau psychotique.
A l’examen ophtalmologique s’observent une anisocorie avec mydriase et hippus, une rétraction des paupières avec apraxie d’ouverture et fermeture spasmodique, une anomalie des saccades avec ralentissement des vitesses.
L’évolution se fait vers la mort en 10 à 25 ans, dans la cachexie et le marasme intellectuel.
Des résultats cliniques positifs, appuyés sur la tomographie par émission de positons, ont été obtenus grâce à une greffe intracérébrale de neurones fœtaux chez un petit groupe de patients.
Les plus fréquentes et les plus communes modifications neuropathologiques consistent en une atrophie et une perte neuronale affectant d'abord les structures sous-corticales du striatum (noyau caudé et putamen) et probablement, plus tard, du locus niger. À un stade ultérieur, il est communément admis que les lésions dégénératives peuvent concerner le cortex (frontal et temporal surtout), le cervelet et le thalamus.
Cette maladie semble liée à une mutation siégeant sur le bras court du chromosome 4 en 4p16.3, consistant en une amplification du trinucléotide CAG (cytosine, adénine, guanine) au-delà de 37 répétitions. Le gène responsable, dénommé IT 15, code pour une protéine appelée huntingtine. Sa recherche par une technique d'amplification génique constitue un test diagnostique de la présence de l'anomalie génétique, mais pas obligatoirement de la maladie. L'affection est autosomique dominante à pénétrance complète (MIM 143100). Le conseil génétique est difficile.
G. Huntington, médecin américain (1872)
Étym. gr. khordê : corde
Syn. Cordome, chorée chronique progressive héréditaire
→ démence sous-corticale, conseil génétique en neurologie,
[H1 ]