Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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nude adj. angl.

Caractère génétique de la souris transmis sur le mode récessif autosomique associant une alopécie et une agénésie thymique responsable d'un important déficit de l'immunité cellulaire.
Le gène affecté par cette mutation est porté par le chromosome 11 de la souris. Chez ces souris, le développement des lymphocytes B et des cellules NK est normal mais la différenciation intrathymique des lymphocytes est absente. Ces souris sont incapables de rejeter les allogreffes et de développer des réponses immunitaires dépendant des lymphocytes T.
Symb. Nu

numérisation n.f.

digitalisation, digitizing

Procédé électronique et informatique consistant à transformer une donnée analogique à variation continue, en une série de chiffres.
Ceux-ci représentent les mesures effectuées sur les images à des intervalles de temps connus, mises en mémoire, puis traités en temps réel afin d'améliorer la visualisation de certaines structures (atténuation du bruit de fond, modification des contrastes, effet zoom, soustraction, reconstruction tridimensionnelle, etc.). Les "images numériques" ainsi obtenues sont reconverties en images vidéo et peuvent être exploitées en plusieurs clichés à partir d'une seule prise de vue initiale.
Les signaux fournis initialement par les détecteurs sont analogiques. Leur numérisation s'effectue en prélevant une série d'échantillons équidistants (équidistance qui définit le pas d'échantillonnage) et en adressant chaque valeur (en général des millivolts) à un convertisseur analogique-numérique. Celui-ci opère par comparaison avec une série de cellules dont les tensions progressent comme les multiples de 2; il fournit la suite de signes binaires (1 ou 0) correspondant à l'expression numérique de chaque échantillon, en système à base 2. Cette suite est adressée à une mémoire où sont stockées en correspondance la valeur de l'échantillon et sa localisation sur le signal ou l'image.
En imagerie médicale, la numérisation s'est imposée pour la scanographie et l'IRM, puis en angiographie et enfin en radiologie courante pour le traitement des images acquises par les écrans radioluminescents à mémoire ou par la fluorographie numérisée.
Ce procédé permet une diminution de la dose de rayonnement X distribuée.

→ programmation, méthode de convolution

NUP62 gene sigle angl. pour nucleoporin 62

Gène localisé en 19q13.33 codant pour une nucléoporine, composantes du complexe poreux nucléaire des cellules eucaryotes qui régule l’écoulement des macromolécules entre le noyau et le cytoplasme.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de la nécrose striatale bilatérale familiale infantile.

Syn. IBSN, p62, SNDI

→ nécrose striatale bilatérale familiale infantile

nutriment n.m.

nutriment

Composant alimentaire simple, qui ne nécessite pas de transformation chimique préalable pour être assimilé par l'organisme considéré, tels que les oses pour les glucides, les acides gras pour les lipides, les acides aminés pour les protides, les substances minérales, les vitamines.
Par ex. le glucose est un nutriment pour une cellule ; un glucide plus complexe peut être un aliment pour l'animal lorsque celui-ci est capable de l'hydrolyser dans son appareil digestif en oses, qui sont des nutriments assimilables par les cellules.
La plupart des nutriments sont absorbés à travers la muqueuse des villosités intestinales au cours d’un transport trans-épithélial grâce à des mécanismes de transport actif dépendants de l’énergie produite par le métabolisme cellulaire.

→ aliment

obstruction tubulaire l.f.

tubule obstruction

Occlusion de la lumière du tubule rénal qui relève d'étiologies multiples.
Elle peut être consécutive à la desquamation des cellules tubulaires après clampage de l'artère rénale, à la formation de cylindres au cours d'une insuffisance rénale aigüe de cause toxique ou hémodynamique, ou à la précipitation de cristaux de nature chimique diverse : acide urique, oxalate, sulfamides, méthotrexate.
Le rôle exact joué par l'obstruction tubulaire dans la genèse de beaucoup d'insuffisances rénales aigües reste mal élucidé.

Édit. 2017

ocularité n.f.

ocularity

Fait de dépendre de l'activité d'un œil ou de l'autre.
On dit ainsi que les cellules de même ocularité (dominées par le même œil) sont groupées dans les mêmes couches du corps géniculé latéral.

Édit. 2017

œdème cérébral l.m.

cerebral oedema

Accroissement du volume du cerveau par augmentation de sa teneur en eau entraînant une inondation du tissu nerveux par défaillance de la barrière hémato-encéphalique.
Son mécanisme peut être double : avant tout, issue de plasma hors des capillaires (œdème vasogénique, de nature circulatoire), plus rarement, accumulation de liquide à l’intérieur des cellules nerveuses consécutive à des altérations des parois cellulaires le plus souvent d’origine ischémique (œdème cytotoxique).
Du fait de la situation du cerveau dans la boîte crânienne qui est inextensible, l'œdème cérébral comprime les voies vasculaires efférentes (veines, drainage lymphatique) ce qui entraîne une hypertension intracrânienne traduite par des céphalées, des vomissements, des paralysies, un coma. En imagerie par résonance magnétique, l’œdème cérébral se manifeste comme un hypersignal en T2 et en séquence FLAIR.
En cas d’infarctus massif, l’œdème régional met en jeu le pronostic vital par un mécanisme d’engagement. Un arrêt de la circulation artérielle provoquerait rapidement la mort cérébrale.
Le traitement doit rétablir au plus vite la nutrition du cerveau en abaissant la pression intracrânienne qui dépend en partie de la pression artérielle et de la pression veineuse voisine de la pression alvéolaire moyenne (d'où l'intérêt de la pression expiratoire négative) et d'autre part de la pression oncotique du sang (d'où l'intérêt des injections d'albumine ; le mannitol et le sulfate de magnésie ont aussi été préconisés). Pour le reste, il s'agit de soins de réanimation à pratiquer en unité de soins intensifs.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

→ hypertension intracrânienne, œdème, tonus membranaire, transport aqueux

Édit. 2017

œdème cornéen épithélial l.m.

corneal epithelial oedema

Clarification des cellules épithéliales de l'assise basale de la cornée, avec microvésicules ou bulles épithéliales.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Édit. 2017

œstrogénothérapie masculine l.f.

male œstrogenotherapy

Utilisation thérapeutique des œstrogènes chez l'homme, basée sur l'hormonodépendance des cellules prostatiques, ce qui en fait un traitement palliatif du cancer métastatique de la prostate.
Les complications vasculaires dues aux doses importantes administrées autrefois en ont limité l'emploi.

→ blocage androgénique

Édit. 2017

olfactif (pédoncule) l.m.

olfactory peduncle, rhinocaul

Étroit cordon de substance blanche reposant sur le sillon olfactif à la face inférieure du lobe frontal, prolongeant le bulbe olfactif et s'élargissant en arrière en formant le trigone olfactif.
Il est parcouru d'avant en arrière par les axones des cellules mitrales, qui traverseront ensuite les bandelettes ou stries olfactives. Dans sa partie postérieure est placé le noyau olfactif antérieur, avec ses neurones dont les axones rejoignent le bulbe olfactif controlatéral en passant par la commissure blanche antérieure.
Avec les bandelettes olfactives, il constitue le tractus olfactif.

→ voies olfactives

Édit. 2017

onde propagée (théorie de l') l.f.

Théorie visant à expliquer le mode de propagation d’une onde sonore dans l’oreille interne

Cette théorie a été élaborée par György von Békésy en étudiant les déplacements de la membrane basilaire lors d’une stimulation sinusoïdale dans des cochlées post-mortem ou largement disséquées. Il observa que le déplacement des membranes cochléaires possédait les propriétés spatiales et temporelles d’une onde voyageant de la base vers l’apex de la cochlée. L’amplitude du déplacement augmente progressivement à partir de la base pour atteindre un maximum. Plus la fréquence de stimulation est basse, plus l’amplitude maximale du déplacement est apicale : c’est la tonotopie cochléaire. Cette théorie fut complétée par l’introduction de la notion de micromécanique cochléaire où un rôle dominant est attribué aux cellules ciliées externes.
G. von Békésy, biophysicien hongrois, prix Nobel de médecine en 1961

Édit. 2017

Onodi (celule d') l.f.

Onodi’s cell

La plus postérieure des cellules ethmoïdales qui peut coloniser le sinus sphénoïdal.
Il s’agit le plus souvent de la cellule ethmoïdale reculée.

A. Onodi, anatomiste et otorhinolaryngologiste hongrois (1857-1919)

Syn. cellule ethmoIdale

→ cellules ethmoIdales

Édit. 2017

onychomatricome n.m.

onychomatricoma

Tumeur bénigne dérivée de la matrice unguéale survenant chez l'adulte, siégeant au-dessous de l'ongle d'un ou de plusieurs doigts ou orteils et se manifestant par l'apparition d'une bande longitudinale jaunâtre de largeur variée présentant des petits hématomes filiformes, une striation longitudinale accentuée de l'ongle atteint et une accentuation de la courbure transversale de l'ongle.
L'avulsion de l'ongle dévoile l'existence d'une tumeur au niveau de la matrice, reliée à la tablette unguéale par des filaments de kératine. Histologiquement, la lésion se compose de travées épithéliales émanant de la matrice unguéale dont les zones centrales évoluent vers la formation de colonnes de cellules parakératosiques qui s'éliminent en laissant des lacunes verticales s'abouchant à la surface épidermique. L'évolution est bénigne, mais chronique. Le traitement consiste en l'excision chirurgicale, qui amène la guérison définitive.
L’onychomatricome est l’équivalent unguéal du pilomatricome ou tumeur de Malherbe.
Onychomatrixome est moins correct que onychomatricome.

Édit. 2017

oosphère n.f.

oosphere

L'une des cellules haploïdes contenue dans le sac embryonnaire : c'est le gamète femelle, qui après fécondation par un des noyaux spermatiques, sera à l'origine du zygote.

→ double fécondation

Édit. 2017

OPA1 gene sigle angl. pour OP, mitochondrial dynamin like GTPase

Gène localisé en 3q29 codant pour une protéine qui adapte la morphologie des mitochondries à leurs fonctions.
Cette protéine est située dans la membrane des mitochondries de différents types de cellules, en particulier du cerveau, de la rétine, des muscles squelettiques, du foie et du cœur.
Les mutations du gène OPA1 sont responsables de l’atrophie optique de type Kjer (atrophie optique juvénile), de l’ophtalmoplégie progressive externe, de l’atrophie optique compliquée de Behr.

Syn. FLJ12460, KIAA0567, MGM1, mitochondrial dynamin-like GTPase, NPG, NTG, OPA1 HUMAN, optic atrophy 1 (autosomal dominant)

→ atrophie optique de type Kjer, ophtalmoplégie progressive externe, Behr (atrophie optique compliquée)

[P2]

Édit. 2018

opsoclonus-myoclonus paranéoplasique l.m.

paraneoplastic opsoclonus-myoclonus

Syndrome rare, pouvant survenir à l'occasion de certains neuroblastomes de l'enfant très jeune, ainsi que chez l'adulte (cancer du sein essentiellement et cancer pulmonaire à petites cellules), associant aux myoclonies du tronc et des membres un opsoclonus, constitué de mouvements involontaires rapides, conjugués, se produisant successivement dans toutes les directions, continus, persistant les yeux fermés.
Fréquemment accompagné de signes cérébelleux, parfois d'une encéphalopathie ou d'une myélopathie, ce syndrome précède de quelques semaines la découverte du cancer.
Une réaction céphalorachidienne modérée est fréquente. Le plus souvent normale, l'imagerie peut montrer un hypersignal tectal en T2.
Parmi les données histologiques, il sera seulement rappelé que l'histochimie est analogue aux marquages anti-Hu, mais sans atteinte des neurones périphériques.

Sigle : OMP

Édit. 2017

ora serrata l.f.

ora serrata

Région de l’extrême périphérie rétinienne qui tranche par sa couleur blanchâtre sur la couleur brune de la pars plana du corps ciliaire.
Elle se présente sous la forme d’une ligne festonnée faite de dents et de baies concaves vers l’avant. Du point de vue histologique, elle se caractérise par une disparition progressive des différentes couches rétiniennes. Seuls persistent l’épithélium pigmentaire rétinien (qui se prolonge en avant par l’épithélium pigmentaire de la pars plana du corps ciliaire), les cellules de Müller qui sont abondantes et la membrane limitante interne qui se poursuit par la membrane basale de l’épithélium ciliaire. Les capillaires rétiniens s’arrêtent avant l’ora serrata. Elle est en rapport avec la base du vitré qui la déborde en avant et en arrière.

Étym. lat. ; serrata : dentelée

Édit. 2017

orchite aigüe l.f.

acute orchitis

Inflammation aigüe de la glande testiculaire, généralement par extension hématogène de diverses maladies infectieuses systémiques.
L'orchite ourlienne est la plus fréquente et représente une complication des oreillons ; elle est redoutable après la puberté par son caractère très aigu, douloureux et éventuellement bilatéral, par sa durée, et surtout par son évolution possible vers l'atrophie testiculaire, atrophie portant sur les tubes séminifères (atteignant donc la spermatogenèse), mais non sur les cellules de Leydig.

Édit. 2017

oreille n.f.

auris (TA)

ear

Organe sensoriel de réception et de transmission de l’audition et de l’équilibration.
Il est composé de l’oreille externe (auricula externa) constituée du pavillon ou auricule, du méat acoustique ou conduit auditif, l’oreille moyenne (auricula media) comprenant la caisse du tympan avec la chaîne des osselets, la trompe auriculaire et les cellules mastoïdes, et l’oreille interne (auricula interna) qui comporte le vestibule, la cochlée et le labyrinthe. 

Étym. latin auricula, diminutif de auris : oreille

Syn. imp. pour oreille externe, organe vestibulocochléaire.

[P1]

Édit. 2018

organe subcommissural l.m.

organum subcommissurale (TA)

subcommissural organ

Formation de l’épithélium épendymaire du troisième ventricule, située à la face inférieure de la commissure épithalamique.
Elle est retrouvée chez de nombreux mammifères, chez l’embryon humain et chez l’enfant durant sa première année. Elle est constituée par un épithélium pluristratifié et repose sur un tissu spongio-fibrillaire très vascularisé. Ces cellules épendymaires élaborent des produits colloïdes. Leur rôle est mal connu.

F. Nicholls, anatomiste et médecin britannique (1699-1778)

Étym. gr. organon : instrument de travail, organe

Syn. anc. organe sous-commissural de Dendy et Nicholls

Édit. 2017

organe spiralé de Corti l.m.

Corti’s organ, acoustic papilla

Formation réceptrice cochléaire contenant les cellules ciliées sensibles, située dans le canal cochléaire.

A. Corti, anatomiste italien (1851)

Étym. gr. organon : instrument de travail, organe

[A1,P1]

Édit. 2017

organes sensoriels l.m.p.

organa sensuum (TA)

sense organs

Organes qui reçoivent les impressions du monde extérieur.
Ils appartiennent aux appareils de la vie de relation. Ils sont au nombre de cinq : organe du toucher, organe du goût, organe de l’olfaction, organe de la vue et organe de l’ouïe. Chaque organe sensoriel comporte schématiquement deux parties : des éléments nerveux cellulaires récepteur des impressions périphériques, et des organes chargés de protéger ces cellules et de les mettre dans les meilleures conditions de réceptivité.

Étym. gr. organon : instrument de travail, organe

Syn. organes des sens

Édit. 2017

organisateur (centre) l.m.

organizing center

En embryolologie, zone de l’embryon dont les cellules commandent la différenciation et le développement des différents tissus et organes.

Étym. gr. organon : instrument de travail, organe

Syn. inducteur

Édit. 2017

orthokératose n.f.

orthokeratosis

Maturation normale d'un épithélium malpighien kératinisant dont la couche cornée, faite de cellules cornifiées dépourvues de noyau, recouvre la couche granuleuse.

→ kératinisation

Édit. 2017

osamine n.f.

osamine

Dérivé d'ose, produit de substitution d'une fonction hydroxyle (-OH) par un groupement aminé (NH2).
Les osamines naturelles sont la glucosamine, la galactosamine et la mannosamine, dans lesquelles la fonction amine portée par le carbone 2 est fréquemment acétylée (N-acétyl-osamine). Les osamines sont trouvées dans la partie glucidique des glycoprotéines et des glycolipides et dans les glycosaminoglycannes. A l’état libre, les osamines sont toxiques pour les cellules hépatiques

→ ose

Édit. 2017

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